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Jesse Mac Cormack: « Now »

Jesse Mac Cormack a toujours baigné dans l’industrie musicale. Réalisateur de plusieurs albums dont le premier d’Emilie & Ogden il les accompagne aussi sur scène lors de leurs spectacles. En l’espace de quelques années, il nous a présenté 3 EP. C’est à la suite de tournées aux États-Unis et en Europe qu’il il présente son premier album complet, Now.

Mac Cormack est un musicien talentueux. Son objectif, c’est de faire de la musique tet se concentrer sur son art. Chose qu’il réussit à faire à sa manière et à son goût.

L’engouement autour de Jesse Mac Cormack est palpable : son nombre d’adeptes ne cesse de croître, et ce, un peu partout dans le monde. Son nouveau matériel est aussi plus qu’attendu dans l’industrie du disque.

Parce qu’il est unique et qu’il propose un folk-pop-rock réinventé et accrocheur, à ’écoute de Now, on reconnaît que ses inspirations sont larges : les Beatles, Madonna (« Ever go on »), Eddie Vedder (« Nothing Lasts) » ou encore Justin Timberlake « (No love go »), Now respire l’éclectisme et!a lui va bien.

Il nourrit ici son inspiration et il n’y a pas une chanson qui ressemble à une autre.

L’ambiance musicale de Now est un peu plus pop que ce pour quoi on connaît l’artiste, mais les paroles font toujours autant dans l’émotion brute. Le mélange des genres est incroyablement bien fait et bien dosé. Conçu en commençant par penser aux rythmes il ne peut qu’offrir à ses auditeurs quelque chose qui bouge, aussi bien à l’intérieur des âmes qu’aux phrasés des corps.

***1/2

13 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Truth Club: « Not An Exit »

Truth Club est un quatuor basé à Raleigh, en Caroline du Nord, qui possède un son bien particulier comme l’atteste son premier album intitulé Not An Exit.

Impossible de ne pas penser à du Parquet Courts ou à du Ought et Protomartyr à l’écoute de ces neuf compositions complètement incisives. Dès lors, leur post-punk minimaliste et cérébral fait rapidement effet que ce soit sur l’introductif bien radical nommé « I Know There Is » qui est suivi de « Student Housing » mettant bien en avant la voix bien racée de Travis Harrington qui tente d’analyser du mieux qu’il peut son cercle social.

Impossible de ne pas résister à ces morceaux complètement catchy et addictifs comme « No Planned Sequel » et « No Planned Exit » qui ne dépassent que rarement les 3 minutes. Il faudra attendre la fin de l’opus avec « Tethering » et la montée en puissance de 5 minutes nommée « Dry Off » pour se rendre compte de la complémentarité des membres du groupe à l’aise dans tous les schémas pop-rock.

**1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Get Up Kids: « Problems »

Un an après la sortie de Kicke, The Get Up Kids sont de retour avec un album, leur premier depuis These Are Rules en 2011. Impression initiale, cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas entendu le combo aussi véloce ; 12 nouvelles chansons en 39 minutes, simplicité et efficacité avec pour mot d’ordre . Et surtout, on retrouve tous les éléments qui font aimer le groupe : des guitares précises qui pourraient écrire des mélodies entêtantes dans leur sommeil, ce clavier un peu fou, cette section rythmique d’une précision à toute épreuve et la voix de Matt Pryor, associée aux backing vocals de Jim Suptic, fonctionnent toujours, même après tant d’années.

Entre morceaux rentre dedans et catchy (« Satellit », « The Problem Is Me », l’atmosphérique « The Advocate ») et de très belles ballades (la sublime « Salina », « Common Ground »), on assiste clairement à un retour de tout premier ordre. These Are Rules possédait de bons titres, mais on l’aimait plus parce qu’il s’agissait d’un album du groupe que parce que c’était un grand disque. On aime Problems pour les deux raisons : ce sont The Get Up Kids, et les morceaux sont forts. Une belle émotion se dégage de ce disque et Matt Pryor possède toujours ce timbre de voix si particulier et si enchanteur. Et que dire de « Your Ghost Is Gone » une ballade de toute beauté, où le clavier est mis avant et qui clôt Problems d’une bien belle manière.

***1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rhiannon Giddens: « There Is No Other »

Il n’y en a pas d’autre… qu’elle. Rhiannon Giddens est non seulement la plus grande interprète de notre monde, elle gagne en pertinence et en audace à chaque extraordinaire projet. Après avoir brandi avec d’autres auteures-compositrices de nouvelles chansons folk pour dénoncer les iniquités d’hier et d’aujourd’hui,  la voilà forte d’une autre alliance qui permet à la chanteuse d’opéra (qu’elle est encore) de pousser son gospel-blues avec une puissance inouïe.

À son cher banjo s’ajoute la multitude des instruments que joue l’improvisateur jazz Francesco Turrisi, et si le résultat nous souffle, rien n’est déraciné. Bien au contraire : tous poumons dehors, Rhiannon fait voyager dans le monde entier son héritage. Ses relectures des traditionnelles « Wayfaring Stranger » et « Ten Thousand Voices » qui devient une sorte d’opéra africain) sont plus qu’épatantes : elles donnent du courage pour changer le cours des choses.

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11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , , | Laisser un commentaire

Karen O & Danger Mouse: « Lux Prima »

En 2011, Danger Mouse surprenait tout son monde en signant avec Rome un album rétro pop avec le compositeur Daniele Luppi. Ceux qui s’en souviennent n’auront pas de mal à entrer dans ce nouveau projet étonnant porté par le producteur américain et l’ancienne Yeah Yeah Yeahs, Karen.O. La rencontre de l’un des plus grands manieurs d’univers sonores de ces vingt dernières années et d’une punk sur le retour se noue en fait quelque part quarante ans en arrière, dans un espace-temps fantasmé d’avant les musiques modernes, un avant le punk, l’electro et les nouvelles nouvelles vagues. A l’époque, le rock et la pop se confondent et partagent encore quelques obsessions communes : le recours aux cordes en est un ; la déclinaison de schémas rythmiques ordonnés en est un autre.

C’est dans ce temps d’avant que nous projette Danger Mouse en utilisant les technologies d’aujourd’hui, mi-rétro, mi-futuriste, sous l’influence iconique d’un Morricone devenu fou et guimauve à la fois. Le disque s’ouvre par un « Lux Prima » de 9 minutes qui agit comme si on plongeait dans un conte de fée, ample et cinématique, immersif et sans fond. Il y a du psychédélisme là-dedans (les années 70), du glamour kitsch et de la pop essentielle ponctuée de soupirs et de désirs charnels. Karen O joue le jeu à fond et ralentit la respiration jusqu’à ne plus faire que susurrer. On pense aux hymnes pervers de Black Box Recordeur le sublime « Ministry ».

La vanité de l’exercice y est assumée et Danger Mouse ne vise rien moins que l’essence de la pop, ce point des origines où la jeunesse, le désir, l’innocence et le fantasme se rejoignent. Karen O est une complice parfaite, revendiquant une pureté cristalline qu’on sait évanouie. Lux Prima ne fait pas que nous donner des vapeurs évanescentes. On est aussi là pour danser et faire la fête : seventies toujours, soul et disco se font la nique dans un night-club d’illusions où tournent quelques jouissances extrêmes et stylées. « Turn The Light » sent l’élégance rare et « Woman » sonne la libération de la femme d’une manière un peu surjouée mais néanmoins efficace. Plus loin, « Leopard’s Tongue » est tout bonnement irrésistible et l’une des chansons les plus emballantes qu’on a entendues depuis la retraite de Gloria Gaynor.

Lux Prima pâtit parfois de son caractère artificiel mais fait rarement son âge. L’efficacité et le charme l’emportent le plus souvent sur les ficelles de fabrication et l’envie de sonner rétro. On s’immerge, on perd pied et on y croit plutôt deux fois qu’une. La musique est faite aussi pour voyager, pour parcourir les époques et les âges. « Redeemer » sera un véhicule de luxe, à la production savoureuse, qui nous transporte dans un monde de paillettes et de soies portées. Que dire alors de « Drown » qui ajoute de la tragédie et des larmes au drame ? Danger Mouse est un maître en création d’ambiances. Tout ici est fait de luxe, de talent et de volupté. On se croit dans un film de Sergio Leone de Tarantino, parmi les maîtres de l’entre-deux genres et de l’entre-deux-époques, de l’entre-ton où les sentiments s’expriment, s’épanchent et sont sublimées par le son et l’image.

Les deux compères fermeront le ban sur un « Nox Lumina » de près de six minutes qui répond superbement au morceau d’ouverture. On éteint en se demandant où on est et en quelle année. On n’a pas rapporté grand-chose du voyage si ce n’est une griffe érotique sur le bras et la poitrine, l’impression d’avoir quitté terre pendant une éternité et un bon mal de tête. Voyager dans le temps a des effets pervers mais reste une expérience merveilleuse.

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21 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Matthew Edwards and The Unfortunates: « California, Can You Wait? »

Le troisième album de Matthew Edwards and The Unfortunates est une belle démonstration de songwriting racé et solidement cultivé, flirtant avec le lyrisme désabusé de Jack et les bouquets enivrants de The Lilac Time. Après Folklore qui faisait la chronique du retour de Matthew Edwards dans sa ville natale de Birmingham, suite à un exil de deux décennies outre-Atlantique, le musicien adresse aujourd’hui une nouvelle lettre d’amour à la capitale des West Midlands avec The Birmingham Poets.

<p><a href= »https://vimeo.com/328631637″>Matthew Edwards and the Unfortunates &quot;California, Can You Wait?&quot;</a> from <a href= »https://vimeo.com/decembersquare »>DecemberSquare</a&gt; on <a href= »https://vimeo.com« >Vimeo</a>.</p>

Le premier « single », éponyme, extrait de ce nouvel album, California, Can You Wait?, expose la facette la plus lumineuse de l’univers de Matthew Edwards and The Unfortunates, et s’avère être la grande chanson pop après laquelle Morrissey court en vain depuis l’époque You Are The Quarry. Remarquable.

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20 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Deaf Cente: « Low Distance »

Huit ans après Owl Splinters, c’est peu dire si un troisième opus du binôme norvégien Otto A. Totland et d’Erik K. Skodvin était attendu….

Owl Splinters voyait déjà je jour six ans après Pale Ravine ; un troisième opus de la part d’Otto A. Totland et d’Erik K. Skodvin s qui se  devait frapper fort. Si l’on pouvait se consoler avec les productions respectives du duo norvégien entre-temps, il était clair que derrière l’obscurité puissante de Svarte Greiner (Skodvin) et les errances piano de Totland, l’auditeur ne pouvait que ressentir la présence-absence de Deaf Center ; un monstre au final qui semblait presque les dépasser, comme une source massive et permanente où puiser les inspirations individuelles. Ce n’était d’ailleurs sûrement pas par hasard qu’à la sortie d’Owl Splinters, Skodvin replongeait dans sa propre production la même année à travers Svarte Greiner pour le retravailler et sonner comme son double ténébreux.

Par rapport aux précédents albums, Low Distance semble s’inscrire davantage dans une musicalité fuyante, passagère, mais qui semble être la contrepartie de la teneur un peu plus raffermie de l’énergie et de la puissance habituelle du duo. Comme en témoignent des morceaux comme « Entity Voice », « Gathering », « Red Glow » ou encore « Far Between » où les notes de piano effleurent l’ensemble et les électroniques balaient l’espace, relançant l’attention de son auditeur à chaque fois et retenant éveillée sa sensibilité pour la creuser davantage. L’attente entre les albums de Deaf Center est sûrement pour beaucoup dans ce travail imaginaire, dans le sens où elle pétrit aussi l’écoute qui en devient une expérience condensée, purifiée de ses imperfections. Une architecture invisible qui fournit à l’ensemble sonore les allures d’une apparition.

D’une manière générale, on peut dire que le minimalisme du duo au sein de Low Distance a ceci de séduisant qu’il se traduit et se développe comme une architecture invisible qui fournit à l’ensemble sonore les allures d’une apparition, comme une forme qui soudainement se détache de l’ombre. L’aspect éphémère est travaillé à travers des sons hésitants, répétés mais rapidement évanescents, qui leur donne une figure à la fois profonde mais en même temps relativement distante. Comme si tout cela, au final, n’était que l’œuvre de la contingence, une musique provoquée par le hasard.

Une telle approche permet de lire Low Distance et de s’en imprégner dans la continuité des autres albums, avec le retour éclatant de cette matière sonore rare du duo et sa force évocatrice. Cette force nous place, comme à son habitude, dans une situation de réminiscence, comme celle qui nous ferait basculer dans un puits d’images ; images faites de souvenirs et de projections, ouvrant, dans un même mouvement, sur le passé et sur le futur.

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19 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Fil Bo Riva: « Beautiful Sadness »

Fil Bo Riva, avec son premier EP If You’re Right, It’s Alright en 2016, a montré que ce jeune eune auteur-compositeur-interprète, ne serait-ce que de la façon sont il avait parlé de lui, méritait une certains notoriété, chose que Filippo Bonamici, de son vrai nom, essaie de renforcer ici avec son premier album, Beautiful Sadness.

Voici donc treize morceaux où nl’artiste virevolte entre pop-folk romantique et indie rock lancinant mais avec une pointe de charme qui va avec. S’ouvrant sur une introduction « Sadness » où notre hôte chante toute sa détresse émotionnelle d’une façon théâtrale, voilà que l’on est embarqué pour un voyage riche en sentiments et en nostalgie avec en prime « Time Is Your Gun » plus offensif qui suit mais également des moments plus rock avec « Radio Fire » et le désormais connu « Go Rilla » dévoilant une nouvelle facette du bonhomme.

Si tout au long de l’opus, il chante sa détresse amoureuse avec sa voix forte en caractères, Fil Bo Riva arrive à surmonter du mieux qu’il peut sa peine de cœur avec ce côté crooner qui lui va à ravir. Que ce soit sur les plus rythmés « Head Sonata », « L’over » et le plus surprenant « Blindmaker » ou des ballades plaintives avec « Baby Behave », il sait sortir de sa zone de confort en se métamorphosant musicalement une fois de plus.

Bien que résidant en Allemagne, il n’oublie pas ses origines italiennes pour autant sur « L’Impossibile » avant de partir sur des épopées audacieuses avec « Different But One » rappelant quelque peu « Bohemian Rhapsody » dans la démarche.

Tout ceci permet de montrer un Fil Bo Riva sous un nouveau jour avec unjolie tristesse qui marque la guérison après la peine amoureuse. Plus rock, plus rythmé et plus osé que son premier EP, il est parti pour conquérir des cœurs brisés avec son interprétation qui fait toujours aussi mouche.

***1/2

19 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Fontaines D.C.: « Dogrel »

Ces cinq jeunes de Dublin se sont formés il y a 3 ans sur les bancs de la fac et après une série de trois « singles » ils font paraître leur premier album, Dogrel. Il faut dire que le buzz est monté très vite appuyé qu’il était par des prestations scéniques survoltées et une signature chez Partisan Records, le label du moment, hôte, entre autres, de Cigarettes After Sex ou des Idles, avec lesquels le combo présente nombre de points communs.

À l’instar de Manchester pour The Smiths ou New York pour Lou Reed, Dublin est vraiment l’épicentre de Fontaines D.C., D.C. pour Dublin City, Fontaines venant d’un personnage du Parrain.

La ville leur colle aux chevilles, et malgré ses défauts et sa gentrification, on y sent un attachement qui transparait tout le long des 11 titres jusqu’au somptueux dernier morceau, « Dublin City Sky ». Fontaines D.C. effet, excessivement doué pour les explosions post punk mais sait varier le rythme et laisse l’espace nécessaire à Grian Chatten  de poser sa voix et sa mélancolie sur « Television Screen » ou « The Lotts ». Ces quelques morceaux plus calmes font d’ailleurs du bien après un début époustouflant et des pépites comme « Big, Sha Sha Sha », « Too Real », dignes rejetons de  The Fall, The Clash ou, pour rester en Irlande The Undertones.

On appréciera également une « Liberty Belle » où Buddy Holly sera comme passé à la moulinette punk et on pourra voir en ce premier album un opus comme on les aime, à savoir bourré jusqu’à la gueule de chansons imparables.

***1/2

12 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Devon Townsend: « Empath »

Devin Townsend est un artiste qui donne tout son sens au mot créatif. Le Canadien écume depuis des dizaines d’années maintenant la scène musicale avec une hyperactivité débordante. Que cela soit avec Strapping Your Lad ou son Devin Townsend Project, l’artiste propose une musique riche et travaillée qui ne laisse que peu de personnes indifférentes.

Il se lance encore un nouveau défi en réalisant un album solo qui sort de ses habitudes discographiques ; le curieusement nommé Empath.

Fidèle à sa marque de fabrique, la première écoute de ce disque apparaîtra totalement déconcertante. Cela part dans tout les sens et bien malin celui qui pourra donner d’emblée la ligne conductrice de cet ensemble. Mais avec un œil et une oreille attentive, l’œuvre proposée par Townsend se révèle être minutieusement ficelée.

« Castaway » et « Genesis », qui démarrent les réjouissances le font sur les chapeaux de roues. Les ambiances se succèdent et on dénombre autant de mélodies bien pensées que de riffs efficaces avec des nappes électros du plus bel effet. Devin Townsend le montre une fois de plus, il ne se donne aucune limite et il prend même à un malin plaisir à faire cohabiter des univers qui semblent pourtant peu compatibles.

« Spirits Will Collide » reviendra à quelque chose de plus familier avec un art du riff qu-on avait déjà entrevu sous son avatar qui avait nom The Devin Townsend Project. La présence de Strapping Your Lad se fait également ressentir dans certaines compostionsavec le registre agité qui s’impose sur « Hear Me ». Devin Townsend ne fait donc pas table rase du passé. Mais il saura y ajouter de brillantes touches avec malice et à propos.

La folie créatrice du déjanté canadien est symbolisée par deux morceaux qui prennent une place considérable dans le tracklisting. « Borderland »”déroule pendant plus de onze minutes une succession de passages rock, électro et installe des ambiances propices à l’évasion. Tout cet assemblage se fait avec une cohérence assez bluffante si on considère l’éventail de styles abordés par l’artiste.

Mais cela be sera pourtant rien à côté de « Singularity » qui conclut l’écoute d son opus. Amorcé par les notes classiques de « Requiem », ce morceau de vingt-trois minutes sera l’incarnation parfaite de la frénésie créatrice qui habite le Canadien.

Cette conclusion fait ainsi étalage de toute la riche palette de ownsend : mélodies envoûtantes, riffs efficaces et ciselées, rythmiques entraînantes allant du metal le plus brut au jazz le plus surprenant. Son fidèle acolyte Steve Vai y va même de son intervention guitaristique pour agrémenter le tout. Un morceau long mais clairement saisissant et qui laissera l’auditeur pantois.

Il est évident que Empath est une œuvre massive qui necessiera un certain temps pour être appréhendée. Mais après une écoute minutieuse, le génie de Devin Townsend se révèle et confirme une fois de plus tout le bien qu’on pense de lui. Sa créativité débordante et débridée donne naissance à des compositions qui poussent à aller plus loin qu’une simple écoute basique. Le jeu en vaudra la chandelle, car une fois cet effort fait, la musique du Canadien prend tout son sens.

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6 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire