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Tant qu'il y aura du Rock!

Apparat : « LP5 »

Sasha Ring alias Apparat, compose depuis ses débuts, un univers qui conjugue intériorité et sensations en retenue, oeuvrant à marier pop et électronique dans un écrin de velours, qui n’est pas sans rappeler les albums solo de Thom Yorke.

Plus connu pour sa participation avec la formation Moderat, née de la collaboration aux cotés de Modeselektor, Sasha Ring reprend son travail en tant qu’Apparat pour raviver les éléments d’une musique qui aime expérimenter et faire voyager, faisant flirter instruments électroniques et organiques sur des tapis de rythmiques à l’ébullition douce mais intense.

LP5 tente de renouer avec les débuts de l’artiste, de par la diversité des sons superposés, qu’ils soient issus de machines ou de véritables instruments, des cordes en passant par les cuivres, guitare ou piano, donnant naissance à des atmosphères qui poussent plus au chill qu’au dancefloor, esquissant des titres à la quiétude reposante ou habités de soubresauts élégants, pointant discrètement du coté de l’IDM (Interlligent Dance Music), le tout survolé par sa voix androgyne.

Sans être son album le plus abouti, Apparat cherche à s’extraire de la machine dancefloor qu’était Moderat, pour revenir à des paysages plus intimes, débarrassés du superflu, plongeant vers des profondeurs gorgées de lumières suaves, bercées par des mélodies caressantes, n’oubliant pas de faire danser nos âmes sur le titre de fin « In Gravitas ».

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Suplington: « After Life »

Après Repeating Flowers paru en 2017, le compositeur britannique Suplington propose cette fois une immersion au cœur de la nature avec un second album aux sonorités très organiques.

Parmi les nombreux « field recondings » utilisés pour cette production, on entendra d’abord le bruit de l’eau, présente sous différentes formes, mais également le bruit des mouettes, des cloches et autres sonorités worlde auxquelles vient s’ajouter le travail de compostions du violoncelliste Greg ‘Cosmo D’ Heffernan, du saxophoniste Kroba, flûtiste Nadiya Darling.

Cet assemblage remarquable aux  vertus par moment méditatives donne un album jamais monolithique, avec des variations permanentes. Une release ambient très réussie.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Synaesthesis: « Another Point of View: Lithuanian Art Music »

La Lituanie n’en finit plus de révéler de jeunes artistes, qu’ils soient compositeurs ou musiciens, à l’image de l’ensemble de musique contemporaine Synaesthesis, formé par le chef d’orchestre Karolis Variakis et le compositeur Dominykas Digimas, entourés d’une pléiade de musiciens, partageant avec eux le goût pour la musique contemporaine sous toutes ses coutures.

Avec leur premier album Another Point Of View: Lithuanian Art Music, Synaesthesis marque les esprits par sa capacité à s’approprier les oeuvres de jeunes compositeurs lituaniens tels que Dominykas Digimas, Andrius Arutiunian, Julius Aglinskas, Rita Mačiliūnaitė, ainsi que celles de plus anciens comme Ramūnas Motiekaitis, Rytis Mažulis et Ričardas Kabelis, et en offrir un lecture minimale intense, où les silences ont leur espace.

Synaesthesis s’inscrit dans les formations de musique contemporaine qui comptent, combinant pour chaque titre les musiciens les plus adéquats, de manière à frapper nos oreilles sans ornements. Un opus qui livre une partie des capacités d’un groupe qui devrait continuer à faire parler de lui dans les sphères appropriées. Très fortement recommandé.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Synaesthesis: « Another Point of View: Lithuanian Art Music »

La Lituanie n’en finit plus de révéler de jeunes artistes, qu’ils soient compositeurs ou musiciens, à l’image de l’ensemble de musique contemporaine Synaesthesis, formé par le chef d’orchestre Karolis Variakis et le compositeur Dominykas Digimas, entourés d’une pléiade de musiciens, partageant avec eux le goût pour la musique contemporaine sous toutes ses coutures.

Avec leur premier album Another Point Of View: Lithuanian Art Music, Synaesthesis marque les esprits par sa capacité à s’approprier les oeuvres de jeunes compositeurs lituaniens tels que Dominykas Digimas, Andrius Arutiunian, Julius Aglinskas, Rita Mačiliūnaitė, ainsi que celles de plus anciens comme Ramūnas Motiekaitis, Rytis Mažulis et Ričardas Kabelis, et en offrir un lecture minimale intense, où les silences ont leur espace.

Synaesthesis s’inscrit dans les formations de musique contemporaine qui comptent, combinant pour chaque titre les musiciens les plus adéquats, de manière à frapper nos oreilles sans ornements. Un opus qui livre une partie des capacités d’un groupe qui devrait continuer à faire parler de lui dans les sphères appropriées. Très fortement recommandé.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Tamaryn: « Dreaming The Dark »

C’était en 2015 que Tamaryn avait atteint les sommets avec son troisième album Cranekiss. L’artiste néo-zélandaise a prouvé qu’elle réussissait bien dans le registre shoegaze et dream-pop. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis et elle est déterminée à passer à l’étape supérieure sur son quatrième disque nommé Dreaming The Dark.

Pour ce nouvel opus, fini les influences dignes de Cocteau Twins et de My Bloody Valentine. Tamaryn a décidé de s’aventurer vers des terrains plus synthpop digne des années 1980.Ce changement s’opère sur les premières notes de « Angels Of Sweat » où l’interprétation de la néo-zélandaise a de quoi surprendre tout comme sur les titres suivants que sont « Path To Love » et « Fits of Rage ». 

Dreaming The Dark chasse tout l’esprit goth auquel l »artiste a baigné pour des moments beaucoup plus sucrés qu’à l’accoutumée. Il est clair que Tamaryn a beaucoup écouté du Tears For Fears et penche son versant vers le mélodramatique sur « Paranoia IV » et sur « Victim Complex » ce qui peut lui porter préjudice. Envolmées ont disparu, remplacées par des titres plus domestiqués et en demi-teinte comme « You’re Adored » et « The Jealous Kind ».

Retour plus nuancé, donc ? Tamaryn a choisi de naviguer vers des contrées plus lumineuses ; espérons qu’elle ne s’’y noiera pas au point de perdre de sa singularité.

***

 

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Ex Hex: « It’s Real »

Fin 2014, ce trio féminin est venu mettre une sacrée pagaille sur la scène indie rock américaine. Il répondait au nom d’Ex Hex et, cinq années plus tard, l’annonce d’un nouvel album du combo fait d’autant plus plaisir qu’elle et réelle à si on considère le titre du disque.

Une fois de plus, le trio de Washington déchaîne les foules et les ardeurs avec Leur indie rock demeure toujours teinté de garage-rock et hard-rock digne des années 1980 et met à l’amende des groupes plus testostéronés qu’elles. Impossible de ne pas bouger la tête à l’écoute des morceaux puissants mais mélodiques comme l’introduction nommée « Tough Enough » mais encore « Rainbow Shiner » qui posent les bases de façon solide. C’est musclé et explosif et Ex Hex ne déçoit toujours pas à cette attante qui pourrait être la nôtre au regard de leurs débuts.

Entre morceaux riches en riffs impétueux comme « Want It To Be True » avec ses jolis chœurs et autres « Diamond Drive » et « Cosmic Crave » et certiains, plus sucrés, rappelant quelque peu The Runaways comme sur « Good Times » et sur « Another Reflection », Mary Tiwony, Betsy Wright et Laura Harris nous offrent ce que l’on attendait d’eux. On ne remettra donc pas en cause leur énergie contagieuse et constante de bout en bout. S’achevant sur le glorieux « Talk To Me », It’s Real n’a peut-être pas l’impact inédit de son prédécesseur mais il s’agit d’un opus abouti, consistant et fougueux.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Meitei: « Komachi »

La musique du japonais Meitei se nourrit des traditions de son pays mais aussi de sa modernité, alliant références aux mangas et à l’ambient abstraite, gorgés de poésie et de délicatesse bucolique.

Komachi est un hommage à sa grand-mère, décédée à l’age de 99 ans, porteuse d’histoires à jamais emportées avec elle, dernier lien entre ce qui fut et ce qui reste, jardins auréolés de mélancolie vaporeuse et de matière impalpable.

Meitei s’inscrit dans la grande tradition des créateurs de mondes oniriques, habités de créatures fantastiques, êtres surnaturels surgissant des profondeurs d’une nature mutante aux clairs-obscurs envoutants, où chaque note, chaque rythme est une ombre qui se déplace dans l’esprit de forêts ancestrales.

La beauté sait se faire discrète pour subjuguer nos sens sur la longueur, dévoilant ses multiples facettes à travers le jeu de miroir ensorcelants.

****1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Angel Du$t: « Pretty Buff »

En 2016, Angel Du$t avait fait paraître un second album nommé Rock The Fuck On Forever. Ce groupe punk-rock originaire de Baltimore avait été remarqué pour ses compositions bruts de décoffrage. Trois années se sont écoulées et les voici beaucoup plus assagis avec un successeur nommé Pretty Buff.

Sur ces treize morceaux Angel Du$t a décidé de mettre la pédale douce que ce soit sur le titre d’ouverture, « No Fair », ou encore « On My Way », « Biggest Girl » ou « Push ».

Les riffs se font plus soft mais les rythmiques fusent toujours à 100 à l’heure et l’ambiance se veut plus pop-punk. Les titres ne dépassent jamais les 3 minutes ; juste ce qu’il faut pour remplir leurs contrats.

Angel Du$t a décidé de dévoiler un côté doux mais toujours aussi énergique ; on pourra en juger sur écoutes de « Bang My Drum », « Want It All » et autres « Where I Am ». Conclure de manière plus nuancée avec un « Take Away The Pain » auréolé de cuivres lui permet de se faire entendre et de terminer sur la proverbiale, et bienvenue, bonne note.

***

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Low Life : « Downer Edn »

Idles est devenu un des groupes majeurs en matière de punk actuel. Pourtant, on fait toujours l’impasse sur leurs voisins australiens qu’est Low Life. En effet, le groupe originaire de Sydney avait fait forte impression avec leur premier album Dogging en 2016 qui était un pur condensé de post-punk abrasif. Cette année, ils retentent l’expérience avec leur successeur nommé Downer Edn.

Une fois de plus, Low Life tape dans le lard avec leur post-punk bien tranchant incitant à la disruption. Il n’y aura qu’à juger les écoutes des fuzzy « The Pitts », « 92 » ou bien même « Rave Slave » qui envoient du lourd avec ses riffs agressifs, ses rythmiques tapageurs qui sont contrastées par ses synthés aux saveurs new wave.

Un soupçon d’originalité les démarquera tout au long de ce Downer Eden avec « Gabberton » où la voix passée à l’auto-tune de Pitch Tolman arrivéré à s’insérer dans ce décor menaçant ou même sur « Warrior»,, qui incite au chaos et à la confusion.

Avec ce second album, Low Life a créé la bande-son parfaite pour en découdre avec le gouvernement et autres autorités. Comme Idles, les Australiens arrivent à captiver la rage d’une génération dépassée par les dérives socio-politiques et le font avec précision.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Uranium Club: « The Cosmo Cleaners »

Ce groupe originaire de Minneapolis est sorti des sentiers battus avec un album paru en 2017 nommé All Of Them Naturals sur lequel peu ont pu mettre la main. Les voici de retour avec un nouveau disque intitulé The Cosmo Cleaners.

La raison pour laquelle Uranium Club étonne par son originalité est tout simplement parce que le groupe arrive à mêler post-punk, art-punk, protopunk ou bien même new wave. Et cette fusion musicale des plus improbables se fait entendre sur des titres complètement excentriques mais redoutables comme l’entrée en matière nommée « Flashback Arrestor ».

Impossible de ne pas penser à du Television par moments avec des morceaux comme « Michael’s Soliloquy » et « Man Is The Loneliest Animal » qui s’avère notable pour son introduction lancinante avant de partir sur des chemins effrénés ou au courant plus « post-skate » sur « Grease Monkey » et « Geodesic Son » aux riffs ravageurs.

Il n’y a aucun répit d’annoncé pour ce nouvel album d’Uranium Club tant le groupe de Minneapolis possède un flot d’idées. S’achevant sur un « Interview With The Cosmo Cleaners » d’une durée de 11 minutes, il ne fait aucun doute sur leurs intentions : nous proposer du contenu direct, efficace et complètement addictif.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire