No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Lewsberg: « Lewsberg »

Lewsberg est censé être un des groupes les plus prometteurs en matière d’indie rock aux Pays-Bas, du moins pour les nostalgiques des années 1990. Les influences musicales du combo sont, en effet, assez parlantes et se situent entre Pavement, Parquet Courts et le Velvet Underground.

Sur cet opus de neuf titre le combo a décidé d’aller au plus sirect, il n’est que d’entendre des morceaux bien incisifs à l’image de l’introduction « Vaan » qui a de quoi rappeler « Sunday Morning » mais encore « Terrible » et autres « Chances ».

Tout au long de cet opus, Lewsberg nous entraînera dans ne excursion où il va soulever tout un florilède de questions existentielles qu’il habille parfois d’un college rock accrocheur sur des compositions comme « Non-Fiction Writer »ou bien « Edith ».

Lle quatuor fascine et arrive ainsi à faire entrer l’auditeur dans sonintimité en particulier quand il parvient à y ajouter des effluves de Neil Young sur « Carried Away » ou d’autres, autres, plus Sonic Youth avec la conclusive « Vivar’s Cross Pt. 2 ».

Un bon petit manifeste ; « debut album » idéal pour un groupe qui peut espérer mieux.

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19 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Bloody Hammers: « The Summoning »

On a pas trop de mal à s’imaginer, en contemplant la pochette de ce cinquième album du duo américain Bloody Hammers, la teneur de ce disque ; un heavy doom bien rétro aux paroles inspirées des films d’horreur eighties. Le côté gothique très prononcé de Bloody Hammers est, toutefois, contrebalancé par une écriture assez pop et accrocheuse, qui garantit à chaque titre une écoute facile et agréable sans ce côté repoussoir qui finit par éclore de la vague revival, aux gimmicks et tics instrumentaux répétitifs.

Ainsi, le « Let Seepings Corpses Lie » qui nous accueille et se situe à la frontière du gothic rock et du heavy gothique, s’avère, malgré son côté un peu pompier (les claviers y jouent un rôle non négligeable), assez rafraîchissant

Le riff de « Now the Screaming Starts » nous rappellera à l’ordre : en effet, si l’accroche est toujours là, la datation au carbone 14 ne trompera personne. Mais, on verra très vite que la magie continuera d’opérer en particulier avec l’accroche mélodique de la chanson-titre. Ce sera, au bout du compte, une raison de vouloir continuer plus loin. Ce voyage durera environ 45 minutes, pas trop longtemps pour ne pas nous lasser et pour que le feeling gothique prenne le pas sur l’outrage et l’affectation qui le duo frôle mais auquel il parvient à échapper.

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19 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Kaiser Chiefs: « Duck »

Pour son septième album, Kaiser Chiefs continue son dynamitage du rock indépendant. Avec Duck le combo reste dans une sonorité FM avec les arrangements habituels au genre mais con pèlerinage saura s’appuyer dans une tradition ; celle de la pop anglaise dansante qui occulte les guitares par un unsage excessif des synthés et des rythmiques acidulées, une production dont la cible évidente est le grand public.
Mais la surprise vient de cet effet dent de scie. L’expression n’est pas ici péjorative bien au contraire. Nous sommes face à un disque qui, une plage sur deux, proposera un son qui renouera avec une tradition rock chère aux excellents débuts du groupe.
Ainsi marqueront cette alternance le titre d’ouverture « People Know How To Love One Another », en raison de son riff et du jeu de batterie, « Wait » aux accents funky et aux trompettes entrainantes, ou, au final, « Don’t Just Stand There, Do Something » qui se retrouve épuré des samples et boites à rythme chers au groupe depuis quelques albums.

De même, le titre final « Kurt vs Fraiser (The Battle For Seattle) » sortira carrément des sentiers battus de façon étonnamment bondissante.
Néanmoins, l’ensemble restera entrecoupé de titres beaucoup trop poppy, tels « The Only Ones », « Northern Holiday », « Lucky Shirt » ou le mielleux « Target Market » qui sèmeront le trouble face à direction prise par l’album.

Au demeurant, on reconnaitra que quelle que soit la couleur des morceaux, la voix de Ricky Wilson ne fait jamais défaut. Qu’il soit en mode rock ou chanteur mainstream, il n’y a aucune sortie de route et la puissance perdure tout du long. À cet égard, els fans de la première heure y trouvent leur compte et tout un chacun szaura apprécier la sincérité jamais démentie d’un groupe qui n’a jamis failli depuis 2005.

***1/2

18 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Merryn Jeann: « Merryn Jeann »

Merryn Jeann est l’album éponyme d’une jeune australienne et il se compose de sept morceaux qui sont autant de pépites craquantes qui pontuent le premier album de la chanteuse.

Hormis sa collaboration avec le musicien electro Møme, une chose ne passe pas inaperçue est une voix qui est aussi à l’aise dans le registre electro que dans des combinaisons voix et paroles imprégnées de poésie et de lyrisme.

On passera ainsi de moments calmes et sereins sur « Floating Away » et « See Saw » à des temps plus angoissants. Un peu comme lors d’un voyage, on est d’abord apaisé, puis l’angoisse monte au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans un horizon, entouré par l’eau et ses profondeurs sombres.

Cette anxiété montante qui nous coupe la respiration et nous fait chercher l’air se retrouvera alors sur des titres comme « Canopy » et « Out of the City-To Find Air ». On retrouvera ici un peu de Laura Marling ou encore Kate Havnevik, à savoir une voix intense qui nous procure une émotion brutale et magnifique et qui nous prend aux tripes. Restera à espérer que le calme sous-jacent de certains passages ne soit pas occulté par de la froideur de ton imposée par le phrasé de la vocaliste.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Chelou: « Out Of Sight »

Cinq ans que l’on suit chacune des discrètes apparitions de Chelou, discrètes parce que l’Anglais distille des petits bijoux adroitement ciselés dans le plus grand des secrets.

Ne se limitant pas à un seul registre, le musicien alterne pistes folk épurées et pasagess à l’aspect pop assumé et au tempo plus relevé sur lesquels il est difficile de ne pas se déhancher.

Out Of Sight voit Chelou rassembler ses deux mondes et livrer un album dont la production soignée structure les compositions et amplifie les mélodies intimes.Plus fragile que jamais, la voix du chanteur ne trébuche pas une seule seconde nous invite à nous laisser naturellement bercer par les douze pistes, parfois mélancoliques, parfois nostalgiques mais toujours roboratives.

***1/2

17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ed Sheeran: « No. 6 Collaborations Project »

Imaginez une liste de lecture constituée d’une dizaine de très bonnes chansons disparates, interprétées par quelques-unes des plus grandes vedettes de la scène musicale contemporaine (et une ou deux sommités ressurgies du passé). Le seul point commun à tous ces titres : Ed Sheeran.

Le dernier album du Britannique, No.6 Collaborations Project, est cette liste de lecture. Comme son nom l’indique, l’opus n’est fait que de collaborations. Des pointures adjoignent leurs voix et leurs noms aux chansons écrites par Sheeran : de Camila Cabello et Cardi B à Justin Bieber, Chance the Rapper, Travis Scott, Skrillex et Bruno Mars, en passant par un retour (réussi) du duo Eminem-50 Cent. Installé dans un studio de Nashville, Ed Sheeran y a fait défiler ses invités durant trois mois d’enregistrement.

Les fans de la première heure du chanteur ne renoueront donc pas avec les sérénades acoustiques qui ont fait connaître le rouquin il y a huit ans déjà. Ils ne retrouveront même pas les tonalités pop légères, où s’insurgeait parfois la guitare, de ses deux précédents albums, x (2014) et ÷ (2017).

Sheeran, avec ses succès internationaux des dernières années, peut se permettre d’explorer, de sortir de son cadre. Et il ne s’est pas gêné. Il n’a pas fait qu’amener, à travers ses collaborateurs, une touche R&B (Beautiful People, avec Khalid, dans votre poste de radio très bientôt), hip-hop (l’entraînante trap-pop « Take Me Back to London », avec Stormzy), rock (« Blow », une des plus intéressantes, avec Chris Stapleton et Bruno Mars) ou latine (« South of the Border », avec Camila Cabello et Cardi B) à ses chansons. Devenu caméléon, l’artiste s’est lui-même transformé tantôt en rappeur, tantôt en rockeur, sans manquer de rester parfois fidèle à son identité de doux troubadour à la voix haut perchée.

Cette diversité déboussolera certains auditeurs. Mais si l’ensemble n’est pas homogène, il est tout de même cohérent ; un album éclaté qui est indéniablement dans l’air du temps.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Stats: « Other People’s Lives »

Ce groupe londonien mené par Ed Seed au chant et à la guitare fait partie des fers de lance de la scène dance-punk/électro-pop et il sort, ici, son premier album Other People’s Lives.

Entre art-rock, synthpop et allures disco, Other People’s Lives s’emploie à capturer une certaine énergie live avec six musiciensqui s’évertuent à en faire une véritable machine à danser. Cela s’entendra sur les morceaux efficaces en diable comme « I Am An Animal » en guise d’introduction mais également le funky « Rhythm Of The Heart » résolument 80’s ou autres « Lose It ».

Ed Seed qui a tourné avec La Roux et Dua Lipa parvient à trouver un compromis entre LCD Soundsystem et Talking Heads et à livrer des messages percutants sur les romances, l’espoir ou bien même la paternité avec des titres comme « A Change of Scenery » et « Raft » qui a de quoi faire penser au fameux « Funky Town ». Bien entendu,la formation arrivent à changer de ton comme bon llui semble notamment avec le plus sombre « From A High Sky » aux ambiances qui feront penser à Wild Beasts.  Un premier album plutôt satisfaisant, entre jukebox pour danser et moments plus contemplatifs.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Penelope Isles: « Until The Tide Creeps In »

Penelope Isles va, paraît-il faire du bruit parmi la scène indé britannique ; c’est, su moins, le bruit qui court et qui fait le buzz dans ladite scène. Ce quatuor de Brighton mené par le duo de frères et sœurs que sont Lily et Jacky Wolter a réussi à faire parler de lui après quelques « singles » comme pour nous préparer à la sortie de son premier album, Until The Tide Creeps In.

Ce qu’on peut retenir du combo, c’est une mosaïque d’influences qui fait sa richesse musicale. Entre indie rock digne des années 1990, art-rock et pop doucement psychédélique et entraînante, la formation impressionne par ses riffs grungy qui habillent les morceaux comme « Chlorine » en guise d’introduction mais encore « Not Talking » et « Leipzig » mais également par ses ascensions arty totalement habiles à l’image de « Round » où l’on entend une fusion entre Radiohead et Deerhunter et « Three ».

Si on imagine un amalgame entre Speedy Ortiz, Grizzly Bear, The Flaming Lips (dont l’influence se fait ressentir sur « Underwater Record Store), The Thrills et Tame Impala on obtiendra alors des moments aventureux comme « Gnarbone » où Jacky Wolter impressionne par son interprétation mais également « Looking For My Eyes First » et « Cut Your Hair ».

Résolument dense et ce, jusqu’à la passionnante et éthérée conclusion qu’est « Through The Garden », Penelope Isles nous offre un disque à la fois complexe et facile d’accès faisant ressortir les talents de songwriter des frères et soeurs Wolter mais également les talents de musicien pour nous offrir un beau petit panel d’émotions entre nostalgie et contemplation.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Nightime Project: « Pale Season »

The Nightime Project : ne serait-ve que par ce patronyme on sait déjà qu’on ne sera pas face à quelque chose de basique, ; c’est, en effet, le cas avec ce supergroupe composé de memebres de Katatonia et dont ledit projet est, précisément, d’oevrer dans le rock progressif, tendance mélancolie.

Leur deuxième album ne va pas aller dans une direction autre, avec une petite inflexion qui verra Pale Season q’orienter vers un schéma un peu plus gothique, à savoir un rocke qui devient plus sombre et des éléments metal qui ressortent par petites touches plus heavy, et parfois par le biais d’une voix ou des riffs plus agressifs.

Ce disque, constitué de neufs titres délicats et racés, ne s’adresse donc ni aux fans de heavy gothique (pas assez lyrique) ni à ceux de funeral doom (pas assez metal), et pas tout à fait à Ce projet n’est donc pas gagné, pourtant, on ne peut pas dire que, tout nocturne qu’il soit, on peut le qualifier de soporifique. Les musiciens mettent tout leur art et leur doigté au service de titres à la fois beaux, épiques, tortueux, sensibles et mélancoliques, qui pourraient évoquer un croisement entre Porcupine Tree, Anathema et les premiers albums du Nightingale de Dan Swano.

Cela placera l’album en dehors de la juridiction des blockbusters et, eu égard à sa date de sortie estivale,il risque d’avoir une fière allure dans la liste des disques maudits ; raison de plus pour qu’il fasse démentir son appelation et qu’il ne devienne pas le fruit d’une saison si pâle qu’elle soit inaperçue.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Eyolf Dale & André Roligheten: « Departure »

Après trois albums sous le nom d’Albatrosh, Eyolf Dale et André Roligheten prennent un nouveau départ, comme l’indique l’intitulé de cet albumt. De fait, c’est sous leurs noms propres que les Norvégiens s’avancent ici, conservant toutefois la combinaison de leurs précédents efforts, à savoir un dialogue entre piano et instruments à vent (saxophone ténor et clarinette).

Comme sur leurs autres disques, les deux musiciens savent livrer des propositions amples, suaves et assez calmes (« First Clue », « Crystalline) », ou bien des travaux plus expérimentaux, marqués par des interruptions intempestives, des mini-envolées de clarinette, d’accords plaqués de piano et de simili-improvisations (« Take Me Home »), en passant par des morceaux sur lesquels André Roligheten agit en solo, sur un tapis de notes rapides pourvues par Eyolf Dale (« Moon Jogger »).

Parfois, cependant, les deux compères ne parviennent pas tellement à se partager la première place pour des soli successifs, ils en arrivent alors à opérer quasiment en même temps dans cet exercice, frisant ainsi une forme de micro-cacophonie (« Reflection »).

Une nouvelle fois, le point fort du duo se trouve donc dans sa configuration et sa capacité à œuvrer dans des registres différents, bien que les bonheurs y soient variables et les résultats mitigés.

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16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire