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Tant qu'il y aura du Rock!

Noneyblood: « In Plain Signt »

Honeyblood c’est, désormais, un projet parallèle, celui de Stina Tweeddale qui reste aux commandes de ce In Plain Sight en un, originellement, duo qui se fait aujourd’hui aventure solo pour ce troisième pus de ce « combo ».

Honeyblood recentre de plus en plus ses chansons sur l’efficacité, quitte à y perdre en originalité. Une bonne dose de punk pop par ici, une autre de revival rock par là, des sonorités stoner, une pincée de rythmiques électroniques, mélangez le tout et vous aurez un disque qui ratisse large.

L’impression sera alors celle d’un potentiel qui ne va pas au bout, qui survole et picore plutôt qu’il ne se pose, qui extrapole et théorise plutôt que de creuser dans la verve et le sensible. On regrettera que ce côté passe-partout n’ouvre pas des portes mieux armées pour planter de véritables fondations.

**1/2

17 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Bleached: « Don’t You Think You’ve Had Enough? »

Aux côtés de Death Valley Girls et de The Coathangers, Bleached arrivait à  se faire entendrer avec un second album Welcome The Worms ympathique mais qui faisait pâle figure. Le combo féminin reviennent ici avec un troisième disque, Don’t You Think You’ve Had Enough ? dont le but est de se faire une place dans la scène californienne.

Pour ce faire, Bleached a décidé d’effectuer un grand virage musical ; finis donc les aspects garage-pop teintés de stoner sentant bon le désert californien pour une musique beaucoup plus pop et plus aseptisée comme le montrent des influences dignes de Two Door Cinema Club sur les funky « Hard To Kill » et « I Get What I Need ». Plus flagrant encore, le désormais duo s’enfonce dans les clichés FM à l’écoute de « Somebody Dial 911 » ou les allures disco-funk (vraiment pas nécessaires) de « Kiss You Goodbye ».

Cela n’empêche pas pour les deux sœurs Jennifer et Jessie Clavin de revenir aux sources de temps à autre avec des moments plus électriques comme « Heartbeat Away », « Daydream » et « Valley To LA » mais la verve des débuts semble bien lointaine. Il peut y arriver d’avoir quelques bonnes surprises malheureusement rares comme « Rebound City » ou la conclusion faussement acoustique nommée « Shitty Ballet » qui s’emballe sur les dernières secondes avec ses riffs fuzzy toujours de bel effet.

Toujours est-il que Bleached des débuts qui dominait la scène musicale du désert californien n’est plus et que Don’t You Think You’ve Had Enough? ne rse résume qu’à un jukebox pop quelconque manquant d’originalité.

**1/2

15 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Band Of Skulls: « Love Is All You Love »

Une question s’impose d’emblée pour ceux quiont beaucoup aimé le premier album de Band Of Skulls, Baby Darling Doll Face Honey, mais qui n’ont pas trouvé leur compte dans leurs productions suivantes : revient-on, avec Love Is All You Love, au blues-rock cru et énergique, sorte de rencontre entre The Bvlack Keys et Led Zeppelin, qui caractérisait le groupe à l’origine ? Eh bien, non. Si c’est que l’on cherche de la part du groupe britannique, ce nouvel opus risque peu de satisfaire ; par contre, si on apprécie le rock aux accents plus pop, les radios commerciales tout comme l’auditeur desdites musiques y trouveront leur compte tant Love Is All You Love flirte en grande partie avec ce second genre et y inscrit même ses meilleurs moments.

Dès son deuxième album, Band of Skulls avait pris un virage hard rock, taillant sa musique très années 1970 pour s’assurer quelques tubes radiophoniques. Avec Love Is All You Love, le groupe prend un nouveau tournant : les guitares deviennent moins incisives, la batterie est plus carrée, les synthétiseurs occupent plus d’espace, et les refrains prennent toute la place, insistant systématiquement sur des lignes courtes, répétitives, mais très accrocheuses. En résulte un album techniquement irréprochable, mais inégal, péchant par un manque flagrant d’originalité.

Le disque s’ouvre sur « Carnivorous », morceau qui tente péniblement d’exploiter des sonorités arabisantes. S’articulant autour d’un riff de guitare très stéréotypé, la voix n’arrive pas à prendre sa place, les meilleurs moments du morceau étant les puissants punchs qui le ponctuent. Dès le second titre, on reviendra toutefois en territoire un peu plus familier avec un « That’s My Trouble » qui prendra une tangente plus rock et investira le type de rythmique un peu molle qui caractérisait le groupe à l’origine.

Il faudra donc attendre le troisième morceau avant que l’album décolle véritablement avec un la chanson-titre qui est assurément l’un des moments forts de l’album. On reste ici en terrain rock. Les harmonies vocales du refrain confèreront à la mélodie très accrocheuse une légèreté et une certaine richesse harmoniques qui redonneront du souffle à l’auditeur.

On continuera, lors des titres suivants, dans cette même lancée hard rock, pour, ensuite, enchaîner avec la très radiophonique « Cool Your Battles » et sa batterie qui martèle les temps, ses larges accords de synthétiseurs et son refrain classique constitué de « ouh ouh », nous faisant entrerdans un territoire résolument pop qui établira le ton pour la suite de l’album, et le rock bluesy étant définitivement mis en retrait.

Ponctué seulement par la balade « Sound of You », le reste du disque installera une pop aux accents rock qui s’avèrera d’intérêt variable et constellés de clichés comme « Speed of Light ». Nettement plus intéressante, « We’re Alive » sera traversée par un rythme et des harmonies de voix simple et efficace et « Gold » qui fera montre d’un riff de guitare un peu plus élaboré.

Love Is All You Love constitue un album plutôt inégal. Il met de l’avant les grandes qualités vocales de Russel Marsden et Emma Richardson. Ceux-ci arrivent à déployer quelques mélodies fort accrocheuses qui peuvent valoir le détour, malgré des compositions généralement très stéréotypées. C’est peut-être là ce qui manque à Love is All You Love : des interprétations un peu plus profondes, qui auraient donné un supplément d’âme à un album plutôt conventionnel.

**1/2

9 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | Laisser un commentaire

Ty Segall: « Deforming Lobes »

Quatre années séparent le Live In San Francisco (enregistré en 2014, sorti en 2015) et ce Deforming Lobes (enregistré en 2018, sorti en 2019) et 4 années dans la vie de Ty Segall ça correspond à beaucoup de LP/EP produits et surtout à des changements de line-up et donc de son !
Avec son Freedom Band, Ty a largement durci la chose, ses compositions se transforment en véritables bombes massives, les potentiomètres sont montés au maximum, il faut faire du bruit, toujours plus, ils visent l’explosion sonore. Et c’est comme çà qu’on crée une bête adorée par certains, crainte par d’autres !


Fortement impressionné par la formation sur Freedom’s Goblin, ici c’est l’exécution et la production qui pêche fortement et peut faire soupirer. La distorsion partout, pas vraiment de nuances entre les instruments, ça se noie, ça devient parfois de la bouillie sonore qui ne permet même pas d’apprécier les chansons à leur juste valeur , mais faut que ça soit logique et qu’on puisse comprendre quand même ce qui se passe. Sur « The Crawler », « They Told Me Too » et « Cherry Red » (l’échange de guitare bien pensé) tout y est clair et appréciable, « Finge » s’en sort assez bien, « Love Fuzz » et son improvisation finale ne mène nulle part, « Warm Hand » » et « Squealer »/ « Breakfast Eggs » vont, par conyre, partir dans tous les sens et feront qu’on n’y comprendra pas goutte. « Warm Hands » est censé être une jam musclée et bien pensée mais, là, ce sera chacun jouant pour soi.

Enregistré sur 3 soirées (26, 27 et 28 Janvier 2018, le 26 étant le jour de la sortie de Freedom’s Goblin), pas sûr que les meilleures performances soient celles gravées sur ce disque… Deforming Lobes reste globalement une assez bonne performance, trop massive certainement et sans grandes nuances dans le son du groupe et la production de Steve Albini. Maintenant, Ty Segall devrait sûrement prendre un peu plus de risques, quitte à modifier de nouveau son (comme il a su bien le faire avec Emotional Mugger), parce qu’il commence sérieusement à tourner en rond avec son Freedom Band.

**1/2

5 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

People Under The Stairs: « Sincerely, The P »

Thes One (Chris Portugal) et Double K (Mike Turner) ont sorti Sincerely, The P qui serait, selon eux, serait leur dixième et ultime album. Quelques mois sont passés et la situation s’est régularisée et, fnalement, le doux son de la dixième partition des People Under The Stairs continue de tourner.

Sincerely, The P débute en forme de début de la fin par un live de « San Francisco Knights » qui nous rappelle à « The Next Step », premier album des trublions angelinos. Introduction qui voit se glisser un riff de guitare, peu conventionnel pour le groupe, apportant l’énergie habituelle nécessaire à un long format du groupe. Sans contredire leurs essais passés, Thes One & Double K propose un album solide (sans être ce qu’ils ont fait de meilleur)  dans leurs plus pures traditions soit un rap rythmé, fun et funky, aux accents afro par moment ordonnant à notre cou de s’affranchir de sa raideur dont le morceau « Here, For A Good Time » en est le plus représentatif.

Les compères, par leur état d’esprit dandy représentent une certaine image californienne qui colle de manière quasi rigoriste aux préceptes de la culture hip hop (Peace, Love, Unity & Havin’ Fun). Ecouter Chris & Mike donnent à la fois envie de faire du skate du côté de Venice Beach, de faire un bon barbecue entre potes (en famille ça marche aussi) ou de tout simplement profiter de l’instant présent. Pour en revenir à Sincerely, The P,  la conclusion en forme d’hommage aux regrettés énumérés par Double K sur The Sound Of A Memory est un tantinet à contre-courant de cet état d’esprit même si bien sentie pour accentuer une sortie du duo sans fioriture au-delà de tout égotisme. Pour conclure, on a aimé, on aime et on aimera ne pas oublier la discographie décagonale des People Under The Stairs.

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27 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Bastille: « Doom Days »

Deux ans après le généreux Wild World, le projet de Dan Smith revient à la charge avec, pour un nouvel opus qui nous laisse une impression mitigée. En 2013, non avait fait connaissance avec un Bastille qui apparaissait comme un vent nouveau dans le paysage pop-rock britannique avec Bad Blood, un premier disque fédérateur et produit avec une certaine finesse. Wild World, sorti près de trois ans plus tard, a engendré ce qui reste à ce jour la plus grosse tournée de Bastille.

Tout ce que proposait cet album semblait déjà poussé à son maximum ; la production, l’écriture des morceaux, la structure. N’arrivant pas à la hauteur du premier opus, l’album s’est vite perdu dans dans la maudite comparaison. Même si quelques titres demeurent franchement réussis, Wild World a invoqué, avec le recul, comme un sentiment de lassitude. Qui perdure d’autant plus aujourd’hui.

On tient déjà peut-être là le premier souci de Doom Days – c’est qu’il marche bien trop dans les pas de ses prédécesseurs, sans vraiment proposer quelque chose de nouveau. « Bad Decisions », « Million Pieces », ou encore « The Waves »… Les 11 morceaux qui composent ce troisième chapitre ne dessinent rien de bien neuf à l’horizon, si ce n’est la confirmation du talent d’écriture de Smith mais cela ne suffit pas.

En effet, même si on peut noter le ton toujours aussi chavirant du musicien et une voix qui sait toujours autant porter le projet, on peut trster de marbre face n la dimension « conceptuelle » quelque peu redondante du projet (chaque album est crédité comme un long métrage) respectée ici avec un disque qui retracerait le déroulement d’une nuit.

Visuellement, les clips sont toujours aussi léchés, l’esthétique globale du disque est dans la parfaite lignée deux précédents. Mais en choisissant de ne pas vraiment innover, le groupe se complait dans une facilité instrumentale mainstream qui est de plus en plus déconcertante – malgré quelques moments au-dessus du lot, entre autres l’effervescence trap « Doom Days” »ou l’élégant « 4AM » avec un saxophondu plus beau cru. Dans un dernier instant lumineux (« Those Nights », suivi de « Joy » et ses chœurs élégiaques), le disque se terminera sur une note certainement optimiste mais mais elle ne parviendra pas à occulter ces Doom Days, jours sombres tels qu’ils sont annoncés et énoncés.

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25 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

YONAKA: « Don’t Wait ‘Til Tomorrow »

Si YONAKA réussissent leur pari, ils auront écrit un conte de fée pour aspirants pop stars. L’histoire de jeunes passionnés qui se sont donnés les moyens de monter au sommet des charts et de jouer sur les plus grandes scènes du monde.
Ce quatuor est animé d’une énergie folle et témoigne d’une attitude punk et arty à la Yeah Yeah Yeahs, une mise en danger permanente sur scène sans rien lâcher sur la qualité du jeu ou du chant.
Ils ont tourné, en effet, avec Frank Carter And The Rattlesnakes et Bring Me The Horizon, ce qui ne pouvait que donner une indication quant à la suite de leur carrière. De retour en studio, c’est un autre groupe, celui qui a de l’ambition et un goût étrange pour l’auto-tune dont on à très vite peine à se remettre.


Produites et enregistrées par leurs soins, leurs chansons prennent un virage ultra pop. En voulant canaliser leur énergie et partager un message sur la confiance en soit, leur album arrive au croisement entre les Spice Girls et Garbage (« Fired Up ») tandis que « Guilty (For Your Love) » pourra être l’aveu assumé de cette direction artistique. Le morceau est dépouillé de tout ce qui fait un son rock, à part la batterie qui peine à se faire entendre. Avec une telle énergie, le groupe aurait pu être une version en bonne santé/bien élevé de la nouvelle scène rock enragée britannique (IDLES, Slaves…) mais il n’en est encore rien.

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23 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Haybaby: « They Get There »

2015, le trio Haybaby a fait une entrée plutôt discrète avec leur premier album nommé Sleepy Kids. Venu de Brooklyn, le groupe mené par la chanteuse et guitariste Leslie Hong est venu mettre les pendules à l’heure avec leur indie rock noisy digne des années 1990 et un soupçon sludge que n’auraient reniés feu Sonic Youth.

Les voici de retour quatre ans plus tard avec They Get There. Quatre longues années se sont écoulées et tout laisse à penser que le combo a pu acquérir un peu plus de maturité. On les découvre pus sages et plus maîtrisés mais jamais apaisés pour autant. Des titres comme « Total Bore » et « Monster » placés en tout début d’album dévoilent une nouvelle facette plus audacieuse et chaleureuse que jamais. Mais ils n’oublient pas de faire crier leurs guitares fuzzy et de convoquer les rythmiques déchaînées avec « Witch Like Me » où le chant guttural de Leslie Hong se fait sentir.

A mi-chemin entre shoegaze et noise-pop, Haybaby redouble d’ambition sur ce They Get There avec des œuvres plus entêtantes comme « Animosity », « Home » et autres « You Got It, Steve! » et la plume sarcastique de Leslie Hong. On y décèlera aussi des sonorités Americana sur « Empathy » montrnt ainsi que, par comparaison à des moments plus rentre-dedans comme « My Mother Tells Me » et « Get Down », ils sont capables de versatilité et d’une assez appréciable marge de progression.

**1/2

22 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Arthur Buck: « Arthur Buck »

R.E.M. n’étant plus là depuis 2011, son guitariste Peter Buck poursuit ses activités extra-musicales. Également membre du supergroupe Filthy Friends avec Corin Tucker de Sleater-Kinney et inventeur de l’oversampling, il décide de se lancer en solo pour la première fois avec un album en compagnie de Joseph Arthur pour un tandem nommé Arthur Buck.

Entre les prouesses guitaristiques de Peter Buck et les talents de compositeur de Joseph Arthur, le ta,dem était prometteur. Le duo nous fournit en effet des morceaux sympathiques mais loin d’être mémorables en marticulier le manque de relief de titres comme« Are You Electrified ? », « If You Wake Up In Time » et « American Century ».

Les guitares fusent avec les éléments électroniques pour en donner quelque chose de bancal et peu surprenant sur « Forever Falling » et « Before Your Love Is Gone » qui sonnent plus Joseph Arthur que Peter Buck. On peut citer quelques moments plutôt « originaux » avec le titre d’ouverture « I Am The Moment » mais encore « Forever Waiting » et « Can’t Make It Without You ». C’est à peu près tout pour un Arthur Buck qui ne donne rien de vraiment spécial et sonne trop souvent comme du déjà entendu.

**1/2

14 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | Laisser un commentaire

Frenship: « Vacation »

Frenship est un duo éléctropop de Los Angeles sont le premier « single », « Capaize » a comptabilisé plus de 750 millions de « streams » dans le monde. Accompagnés d’Emily Warren, James Sutherland et Brett Hite présentent leur tout premier album nommé Vacation ; pourquoi pas un peu de vacances, après tout ?

A mi-chemin entre synthpop et électro-pop un peu grand public, Frenship tente de sortir du lot avec leurs compositions soufflant le chaud et le froid. Il en résulte donc des morceaux colorés et sentimentaux à l’image de « Breathe Deeper, See Brighter, Feel Better, Hear Now » qui ouvre le bal mais également d’autres issus de la même trempe comme « Remind You », « Keep You Close » et « Get Out My Way ».

Nul ne peut reprocher le talent indéniable de Frenship malgré son côté pop bubblegum qui persiste tout au long. Et cet aspect est indéniable sur des collaborations extérieures comme le groupe Bastille sur « Won’t Let You Go » ou bien même Yoke Lore sur « Wanted A Name ». Pour le reste, Vacation s’avère être un disque de coupure pour l’auditeu unopus correct qui ne fait pas démentir son titre.

**1/2

7 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire