No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Cold: « The Things We Can’t Stop »

Les trois premiers albums de Cold c’était quelque chose. 13 Ways To Bleed On Stage, leur deuxième opus reste un monument du courant nu-metal / post-grunge. 19 ans plus tard, 8 ans depuis le plus qu’oubliable Superfiction et 10000 changements de line-up plus tard, la bande à Scooter Ward revient avec The Things We Can’t Stop, son sixième album. Cold n’a jamais eu autre chose qu’un succès d’estime quand un Staind a cartonné, dans le même genre, et pas forcément mieux d’ailleurs. Malgré tout, la bande a continué son petit bonhomme de chemin et cette nouvelle livraison était attendue. On s’attendait à un album sombre, torturé, guitares rugissantes ; le seul hic est qu’onne rugit pas beaucoup et qu’il faudra arrément attendre le septième morceau de l’album pour que ça s’énerve un peu avec « Without You » qui, effectivement, fait carrément plaisir pour ce côté retour aux sources.

Malheureusement, ce sera à peu près tout… Les mid-tempo sont trop nombreux, sont trop longs, les premiers passent « Shine », « Snowblind » et « The Devil We Know » sont sombres comme ils se doivent de l’être), mais on finit par s’ennuyer au bout de la cinquième chanson où rien ne se passe. Une reprise de Snow Patrol (« Run »), totalement inutile. L’émotion est bien présente dans la voix, mais malgré un piano omniprésent sur la fin de l’album, on ne peut plus cacher notre déception et ces 45 minutes paraissent malheureusement bien longues. Si les morceaux pris à part tiennent la route, sur l’ensemble d’un disqueils manquent de liant. The Things We Can’t Stop n’est même pas un mauvais album, c’est juste un album où rien ne se passe et qui laisse, hélas, indifférent ; un peu comme si il est des choses que rien ne peut plus arrêter.

**1/2

21 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | Laisser un commentaire

Dux Louie: « Tonight in Neon Moon City »

Dux Louie est un jeune groupe qui nprésente ici son deuxième disque. Agé d’à peine un an, le quintette pratique un style qu’on imagine mal sortir d’Allemagnes a terre originellle ; le surf rock. Bien sûr, il aurait pu se contenter de se la jouer revival. D’autres le font très bien sans que je ne trouve quoi que ce soit à leur reprocher. Mais ses membres le coupent à l’indie rock et à la lounge pop.

Ceci aboutit à huit titres inégaux mais sympathiques. Ce disque sonne un peu comme un disque de branleur, mais c’est le genre qui veut ça. Et si on ne ressort pas complètement sous le charme, il est inutile de nier le savoir-faire du combo et on ne peut que les encourager à continuer dans ce sens, tout en y mettant n peu plus de conviction et d’énergie.

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20 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

The Faim: « State Of Mind »

Depuis la sortie de leur E.P. Summer Is A Curse ( 2018), The Faim a fait un bon bout de chemin. Entre changement de musiciens et explosion sur la scène musicale internationale, les Australiens ont (tout de même) trouvé le temps de s’enfermer en studio et de sortir leur premier album, State Of Mind.

Le groupe ne réinvente pas la roue mais il a le mérite de remplacer ce manque d’originalité en mettat dans ce disque mettre beaucoup de cœur et de sincérité.

Le disque nous livre ainsi dix titres puissants et bien produits, remplis de jeunesse et de fougue. Les influences de Fall Out Boy ou Panic! At The Disco sont relativement bien digérées (hormis sur « Buying Time » qui, malgré son influence manifeste des groupes sus-nommés, est l’un des meilleurs morceaux du disque).

Les thèmes abordés ne sont pas novateurs non plus mais ils restent pertinents et traités avec profondeur et sensibilité : une relation compliquée père-fils avec la ballade « Where The River Run ”, des histoires d’amour contrariées avec « Hunman » ou les tribulations d’une jeune fille perdue avec “Amelie”. Ils sont en tout cas traités avec beaucoup de profondeur et de sensibilité.

La musique est bien exécutée mais manque parfois de finesse ou d’inspiration et les envolées lyriques ne sont pas toujours crédibles. Résultat mitigé donc pour ce « debut album » qui dispose de bases solides qu’il pourra, espéreons-le pour lui, mieux entreposer dans le futur si il parvient à nourrir nore curiosité.

**1/2

19 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Deadthrone: « Premonitions »

Post hardcore ? Metalcore ? Post hardcore ? On ne sait pas trop quel qualificatif donner à ce premier album de Deadthrone. Un peu de tout ça probablement. En tout cas, si ça ne sonne absolument pas original, c’est dans l’air du temps et que cela se nomme la modernité. Toujours estil que c’est plutôt bien foutu, que les mélodies pop sont sympathiques et que le riffs sont épais comme on les aime et que l’alternance de voix emo et deathcore couplée à quelques éléments electro dynamisera le tout.

Premonitions est un premier album à prendre pour ce qu’il est ; franchement mais pas foncièrement renversant. Vouloir en faire un opus accessible enegendre le risque de le faire sonner quelque peu édulcoré ce qui ne pourra que faire renâcler le fondamentaliste du genre.

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15 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

CRX: « Peek »

Outre Julian Casablancas et Albert Hammond Jr., il y a également eu Nick Valensi l’ancien guitariste des Strokes qui s’était lancé dans une carrière solo. La preuve en a été un side-project de new wave/stoner nommé CRX et un premier album New Skin paru il y a trois ans mais qui, bien que co-pduit avec Josh Homme, n’avait pas laissé un souvenir impérissable. Cette année, son groupe revient en fanfare avec son successeur nommé Peek.

Pour cette nouvelle livraison, Nick Valensi et sa bande ont décidé de puiser leur inspiration dans les années 1980. Ainsi, Peek (produit par Shane Stoneback) regroupe de titres énergiques comme « We’re All Alone » qui annonce la couleur avec son groove bien particulier tout comme sur « Love Me Again » ou les allures synthpop de « New Obsession » mettant les claviers en avant.

À la différence de son prédécesseur qui se voulait garant de riffs mémorables, on ne peut s’empêcher de penser que CRX se repose quelque peu sur d’autres lauriers. Hormis les urgents « Crash » et « Falling » rappelant que Nick Valensi est un sacré guitariste, le groupe cède quelque peu à la facilité lorsque l’on écoute des titres comme « Get Close », « Wet Paint » ou encore « Back & Forth ». Peek aurait mérité un peu plus de piquant comme son prédécesseur mais tout laisse penser que CRX a beaucoup écouté du Cars lors de ces sessions. La chose n’est pas rédhibitoire, certes et l’effort demeure louable donc mais encore quelque peu convenu.

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28 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Knocked Loose: « A Different Shade Of Blue »

Quand le premier album de Knocked Loose, Laugh Tracks, est arrivé en 2016, il a donné même aux fans de death metal les plus allègres et alertes une bonne excuse pour terasser l’interlocuteur sans culpabilité ni gène tant les sons hardcore du combo jaillissaient avec une fluidité rarement égalée.

S’il en va de même pour A Different Shade Of Blue, le deuxième album du groupe, et c’est pour cette raison que le groupe n’attirera sans doute pas de nouveaux admirateur tant cette collection de titres véhéments de moins de quarante minutes reproduit exactement les schémas du « debut album ».

Bien sûr, des morceaux comme « Trapped In The Grasp Of A Memory » et « Mistakes Like Fractures » et une atmosphère sinistre émulant les guitares tronçonneuses façon Slayer Mindsnare et Hatebreed donneront plaisir à qui cherche ce type de récréation mais ce sont surtout les participations extérieuress d’Emma Boster (Dying Wish) sur » A Serpent’s Touch » et de Keith Buckley (Every Time I Die) sur » Forget Your Name » qui fonctionneront le mieux.

Fondamentalement, bien que des coupures comme « In The Walls » et « ….And Still I Wander South » soient bonnes en soi, elles ne sont que les révélateurs du problème plus large de ce dique qui voit Knocked Loose ne rien y exploiter de nouveau.

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26 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Winterbourne: « Echo Of Youth »

Le duo indie-pop Winterbourne a survécu à la renaissance de l’indie-folk et à son emprise sur le milieu des années 2010, avec deux excellents EP qui ont montré une volonté de fusionner leurs racines avec le dark et l’expérimental.

Leur premier album, Echo Of Youth, n’a, toutefois, pas le même punch ni la même excitation que les précédents. Tout en continuant à repousser les limites sonores – avec toutes sortes de touches, de cuivres et d’électronique superposées sur les mélodies.

Des morceaux comme « Better » et « Sunday Night » se traînent avec une certaine fluidité mais, s’ils sont certes accrocheurs, se sortent pas de leur zone de confort et demeurent prévisibles.

On aura, en revanche, de moments plus lustrés qui traversent ce disque comme une brise fraîche, à savoir un « Too Many » qui navigue sur un bon rythem de croisière et le tendre mais groovy « Puzzle ». De même, « The Actors » fournira un peu de bruits de pas joyeux et « Daylight »dont les synthés enlevés rappelleront ceson de chants au coin du feu qui leur a valu tant de fans au départ.

Il y a des diamants dans un disque mais, pour la plupart, loin d’être bruts, ils sont surpensés et surproduits. Des titres comme « Breaking Out » ou le coup d’envoi de l’album « Revolutionary, Man » montreront un groupe avec toutes sortes d’ idées, mais pas vraiment l’exécution ou l’imagination nécessaires pour les faire vraiment briller.

**1/2

25 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Obey The Brave: « Balance »

Obey The Brave est un trio canadien qui œuvre depuis quelques années dans le domaine du metalcore. Balance, son quatrième album, emprunte au genre des riffs heavy, une rugosité hardcore dans le chant, et y insuffle de la mélodie et des refrains assez accrocheurs. Sans être forcément original et sans, non plus, strictement chercher à plaire, il s’est assigné une fonction, donner du plaisir, à laquelle il s’astreint malgé les nombreux déboires qui l’ont accompagné.

Sa musique se veut sincère et directe et il réussit à transmettre, en l’espace de 25 munites, une certaine efficacité entraînante. Peu surprenant Balance ne bascule pas pour autant dans la redite et ne génère pas ennui ou lassitude et sera un exemplaire candidat pour une équilibrée comme son titre l’indique et, avant tout, sans prise de tête.

**1/2

21 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Young Guv: « Guv 1 »

Avec un tel patronyme et un titre d’album sur le même registre on aurait tendance à penser que Young Guv est un autr edes ces rappeurs anglais dont la phraséologie ne va pas plus loin que l’horizon, forcément obscur, de la périphérie londonienne et d‘un quotidien aussi flamboyant que le smog britannique.

Young Guv, de son vrai nom Ben Cook, est tout autre que cela puisque ce Canadien n’est ni plus ni moins que le leader du combo hardcore Fucked Up. De cette origine on pourraot déduire alors une inspiration du même tonneau mais c’est pourtant le contraire qui va se dérouler à l’écoute de Guv 1.

En effet, comme beaucoup d‘artistes aujourd’hui, Cook a chosi une certaines mouvance crypto 70’s moins abrasive qu’on peut résumer par des alliances de type Big Star rencontre Lennon, qui lui-même rencontre Guied By Voices qui, à leur tour, s’entremêlent avec Teenage Fan Clab.

Ce rejeton mutant se veut filtré par le lo-fi et, même s’il ne laisse pas indifférent, il sonne plutôt anachronique. Les compositions sont, en général, bonnes mais le résultat d’ensemble est quelquep eu laborieux, comme si le revival power pop n’était plsu d’actualité. Rien à dire sur l’exécution, simplement il serait peut-être plus simple de réécouter des classiques, par exemple Nuggets, pour entendre matière à autre chose que du dérivatif.

**1/2

12 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Of Monsters And Men: « Fever Dream »

Ce groupe islandais sort ici son troisième album studio, Fever Dream, après un sympathique premier opus My Haed Is An Animal puis un, meilleur, Beneath The Skin. Cette la nouvelle proposition du groupe le voit, de l’indie-folk, passer à l’electro-pop, du moins à l’écoute d’« Alligator », la chanson d’ouverture de l’album. 

Passée la surprise, le tite s’avère assez entraînant et ne peut que donner envie de poursuivre plus loin. « Ahay », hélas, sera une chanson pop rêveuse très passe-partout, un peu mollassonne bien éloignée des cuivres épiques de « Little Talks » du précédent album. « Róróró » ou « Vulture »confirmeront la tendance ersatz Florance And The Machine sauf que, là, la machine est en panne.

« Sleepwalker » suscitera sommeil et seuls « Under ta Dome » et « Soothsayer » , ainsi qu’une section rythmique redevenue elle-même, sauveront la donne. Quitte à écouter de l’electro-pop autant revenir aux fondamentaux historiques et, cela Of Monsters And Men, en est encore éloigné.

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8 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire