No BS: Just Rock & Roll!

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James Blunt: « Once Upon a Mind »

Avec Once Upon a Mind, James Blunt retourne vers la formule qui a créé son succès dans les années 2000, tout en tentant de rester actuel. Mais quelques ingrédients manquent à la recette, et le résultat manque de saveur.

En fait, le tout sent un peu trop le réchauffé. Cela ne signifie pas que l’écoute des 11 chansons est désagréable, loin de là. Il n’y a rien à détester. Mais il n’y a presque rien, non plus, à adorer.

Quelques titres se démarquent : « Monsters », « Halfway mais le plus gros des morceaux de ce sixième opus ne fait souvent ni chaud ni froid. On sent dans les mélodies que le James Blunt de l’album Some Kind of Trouble tente un retour.

Le Britannique a pris la (bonne) décision de délaisser les tons électroniques de son précédent essai pour revenir vers les chansons douces tournées à la sauce populaire. S’il n’y a aucune complexité à la plupart des mélodies, les paroles, joliment composées, parviennent à rendre plus intéressantes certaines ballades.

La voix du chanteur de 45 ans n’a pas changé. Même lorsqu’elle est moins juste, on sent que ce n’est qu’au profit de l’émotion, qu’elle ne cherche pas à être parfaitement contrôlée. On se sent (presque) mal de parler encore de « Goodbye My Lover », « You’re Beautiful « et « 1973 », mais James Blunt semble vraiment avoir atteint le pinacle de sa carrière à ses débuts, avec ses trois premiers albums.

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29 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Take Offense: « Keep an Eye Out »

Ceux qui ont connu les fastueuses années du Speed Metal au début des années 80, celles qui ont amené ensuite les pointures du Trash Metal que sont devenus Slayer et Metallica, seront sans doute amusés de découvrir que 30 ans après, ce son contenu de perdurer.

Mais c’est plutôt du côté du hardcore qu’il faudra aller chercher les influences de Take Offense avec un son qui rappela par exemple celui des mythiques New Yorkais de Agnostic Front qui s’apprêtent d’ailleurs à sortir un nouvel album. 

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20 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Starcrawler: « Devour You »

Héritière de Courtney Love (Hole) ou Donita Sparks (L7), Arrow De Wilde cache bien son jeu. Elle chante, elle invective, elle hurle et c’est pour cette réison que Starcrawler s’était fait remarquer avec son précédent disque éponyme. Le groupe entend bien remettre le couvert : un rock indie simple, direct, grungy et punky, un peu plus sophistiqué que sur son premier album, mais pas suffisamment pour oublier de s’en méfier en permanence.

Starwrawler affiche les mêmes intentions ; Devour You donc. Entre grosses ficelles rock old school et attitude rebelle, les 13 titres ici présents s’adressent clairement à la frange de population qui a craqué et craque encore pour les disques les plus rock de l’iguane ou de Jack White. En gros, si vous aimez le rock avec des tripes, vous allez aimer Devour You . Si vous préférez les choses plus proprettes, passez votre chemin.

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19 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Stereophonics: « Kind »

Onzième album pour les Stereophonics, combo gallois le plus renommé du public et loué des critiques. Après 25 ans de carrière, s’est créusé un fossé qualitatif de plus en plus large en raison, notamment, de derniers disques qui, pour beaucoup, sonnaient de moins en moins audacieux.

Kind a donc pour mission de confirmer que les guitares rageuses sont bien un lointain souvenir, s’ancrant alors dans un registre pop-rock particulièrement acoustique mais qui demeure, sur son ensemble, cohérent.
L’album composé de dix titres débute qur le genre de morceau qui se fait trop rare aujourd’hui, un « I Just Wanted The Goods » qui s’ouvre sur un riff caverneux à souhait et nous entraîne par la suite dans un rock bluesy aux textes contestataires et annonciateurs de joiles choses.
Mais la montée en puissance ne se fait pas. Les trois
morceaux suivants restent de qualité mais dans le registre, vu le contexte, de la ballade acoustique. Ainsi « Fly Like An Eagle » le « single », « Make Friends With The Morning » et « Stiches » sont trois ballades acoustiques aux arpèges simples mais efficaces dans la mesure où elles parviennent à ne pas ouvrer dans l’emphase.


Le tempo ne va pas s’emballer après cet interlude romantique et la série de morceaux suivante s’enlise dans le mielleux, tant au niveau de la musicalité bien banale que des paroles légèrement larmoyantes comme « Hungover » et « This Life Ain’t Easy ». On frisera même l’auto-parodie neo-folk qur la complainte traitant de la dure condition ouvrière qu’est « Street Of Orange Light ».
Un soupçon d’audace vient de « Bust This Town »
viendra rehausser la cadence grâce à son côté funky la voix profonde de Kelly Jones donnera une patine plus licencieuse mais le soufflé retombera très vite, et le disque lui se termine dans la complainte amoureuse larmoyante avec les deux derniers titres « Don’t Let The Devil Take Another Day » et « Restless Mind » où ; seulela voix éternellement jeune, suave et éraillée de Kelly Jones maintiendra le tout hors l’eau.

Ne reste plus qu’à espérer que le combo décidera de s’éloigner du consensus dans lequel il se fourvoie depuis quelques années, si tant est qu’il en est encore capable.

**1/2

19 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Monolord: « No Comfort »

Le stoner doom de Monolord avait déjà fait des étincelles en 2017 avec le troisième album Rust, où le combo confirmait tout le bien qu’on pensait de lui et montrait une marge de progression impressionnante, notamment sur le dernier titre, tortueux et grandiose. Sans trop de surprise, « No Comfort » rempile avec peu ou prou le même genre de titres ; des titres mid-tempo tendant vers la lenteur, chargés de riffs lourds et gras, avec une voix heavy en retrait, une rythmique de plomb et quelques envolées guitaristiques sobres mais efficaces. Cet album prend, cependant, plus le temps de s’installer ; ainsi, il avance plus sagement, développant des structures plus recherchées, et s’éloignant donc un peu plus des pères fondateurs, tout en employant exactement les mêmes ingrédients. Les éléments les moins metal du disque sont quand même mieux rendus, plus discernables. Mais l’équilibre entre les deux n’est pas encore optimal.

Toutefois, Monolord a igommé les quelques imperfections qui émaillaient ses précédentes réalisations pour se concentrer sur des riffs parfois minimalistes mais toujours percutants. L’ambiance est en général un peu plus sombre, et les sonorités plus homogènes. Cela contribue à donner l’impression d’un bloc ; logique puisque No Comfort est un concept-album. Au final, et même si une bonne partie des qualités du précédant sont là, ce dique manque de particularités mémorables et force un peu trop le trait le trait sur la partie dooom.Il restera à Monolord d’amener sa musique beaucoup plus loin.

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14 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Battles: « Juice B Crypts »

La philosophie musicale qui sous-tend la formule du « moins c’est plus » pourrait expliquer pourquoi Battles a résisté à l’envie d’ajouter de nouveaux membres après le départ du bassiste Dave Konopka l’année dernière, les réduisant à la moitié de leur taille originale. En effet, batteur Jon Stannier et le guitariste/claviériste Ian Williams semblent avoir découvert plus de liberté créative en s’amusant à travers une série de jams ludiques et de mélodies hors du commun.

Influencé par les rythmes trépidants de New York, il y a peut-être plus de couleur qu’on ne pourrait l’imaginer, comme s’ils avaient jammé avec le psychédéliqqme d’un combo comme Guerrilla Toss.

Comme dans tous les albums de Battles, il y a une mêlée orgiaque de rythmes imposants, mais ici, ils sont découpés et réassemblés de façon ludique, avec quelques pépins supplémentaires. Jon Anderson et Prairie WWWWW ajoutent quelques voix sauvages à « Sugar Foot, » mais ailleurs, Battles ne parviennent pas à tirer le meilleur parti de leurs invitées. Même la présence de Tune-Yards, qui sur le papier semble être un partenaire parfait, ne correspond pas à l’album, et les roues d « closer » « Last Supper On Shasta » ne s’avèreront pas très emballantes. Juice B Crypts est sauvage et non conventionnel, mais parfois difficile à connecter à un niveau émotionnel.

**1/2

14 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Broken Social Scene: « Lets Try The After 1 & 2 »

En 2017, Broken Social Scene avait effectué un retour en puissance bien fracassant avec on album Hug of Thunder. Le collectif indie rock canadien avait ainsi prouvé que malgeésept années d’absence, il pouvait revenir encore plus fort. Cette année, le combo evient mais en format court et à deux reprises avec un premier volet intitulé Let’s Try The After.

Composé de cinq titres, Broken Social Scene continue de nous surprendre avec sa musique toujours aussi romanesque et fantasque. Après une introduction étonnamment ambient nommée « The Sweet Sea », le collectif canadien pousse le bouchon avec le quasi-instrumental intitulé « Remember Me Young » aux allures post-rock alors que l’on attendait les interprétations passionnantes et passionnées. Fort heureusement, Ariel Engle de La Force ira répondre présent sur ce titre tout comme sur l’épique « 1972 » aux arrangements dantesques tout comme Kevin Drew qui nous envoûte sur le plus classique « Boyfriends ». S’achevant sur le glorieux « All I Want », Broken Social Scene ne déçoit pas avec ce premier volet même si l’on attendait des sommets plus dignes du collectif.

Après un premier volet qui manquait un peu de surprise, on était en droit de demander si Broken Social Scene allait définitivement se lâcher sur cette dernière partie du saga de cinq titres.

Le collectif indie rock canadien débute comme il a débuté le premier volet avec une introduction cinématographique nommée « Memory Lover » dont on aperçoit un clin d’œil à « Boyfriends » avant d’enchaîner avec des morceaux plus conventionnels et formatés comme « Can’t Find My Heart » et « Can’t Find My Heart ». La surprise de l’EP se nomme « Big Couches » où ils auront recours à l’Auto-Tune mais en dépit de cela, ils ne réussiront pas à raviver la flamme d’antan tout comme sur la conclusion nommée « Wrong Line » dont on attendait un final des plus dantesques. En fin de compte, ce Let’s Try The After nous laisse un peu sur notre faim et nous donne la conviction que Broken Social Scene est encore un peu en dedans de ce qu’il pourrait réaliser avec plus de volonté.

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14 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Vitja: « Thirst »

Vitja s’est, jusqu’ici, illustré par son mélange electro metalcore parfois musclé, parfois mainstream et des pochettes quelque peu hideuses ; Thirst, lui jouit d’un artwork assez classique mais élégant D’ailleurs, « Light blue » démarre de façon très soft. On imagine sans mal le titre catapulté en « singl »e et propulsé sur les ondes avec la bannière « nouveau Linkin Park ». Bien sûr, quelques vocaux plus metal sont présents en fin de bouche, mais bon, on va plus retenir la jolie mélodie et le feeling général très pop du titre. « Silver lining », se fera beaucoup plus incisif, mais conserve toujours cette touche Vitja faite de beaucoup de sucre et d’un poil de piment.

Le reste un mélange suffisamment équilibré pour qu’on en redemande, quel que soit le côté qu’on préfère chez le combo. Comme ce qu’on avait supputé après le premier titre, Thirst a pas mal levé la pédale sur la violence (relative) sur ce disque qui se situe tout de même en droite lignée de  Digital Love dans l’intention d’axer ses efforts sur l’hybridation. Les 13 titres sont mieux produits, bénéficiant d’un son encore plus « rond », et mixe donc bien mieux la bipolarité du groupe ; tout ici sonne de manière plus naturelle, plus intégrée. C’est évident, certains ne retiendront que le fait que Vitja se soit calmé, mais on ne peut que continuer à trouver ce disque plutôt fort sympathique.

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13 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | 2 commentaires

We Lost The Sea: « Triumph & Disaster »

Il s’agit d’abord d’établir quelque chose de façon claire et nette ; We Lost The Sea ne va jamais répéter les sons ou la portée de l’album précédent Departure Songs – et ils ne devraient pas essayer. Ce troisième album est issu d’une tragédie (Chris Torpy, ancien chanteur du groupe, est décédé en 2013), ce qui a donné lieu à un disque magnifiquement cathartique.

Cette fois-ci, sur le très attendu Triumph & Disaster, le groupe est entré en studio avec un sens de la concentration bien plus aigu et le résultat final semble plus précis et cohérent.

Il y a ici des moments de lourdeur que le groupe n’a pas explorés depuis bien longtemps et, avec les titres d’ouverture que sont « Towers » et « A Beautiful Collapse », ce point culminent va s’effondrer dans des abysses terribles.

Pourtant, des coupes plus dynamiques comme « Dust » et « Distant Shores » montrent que la retenue du groupe peut contrebalancer la tendance à l’emphase.

En conclusion avec un morceau aussi empreint de vulnérabilté comme un « Mother’s Hymn » mettant en vedette Louise Nutting au chant, Triumph & Disaster s’envole sans effort, un moment de répit bienvenu. A parts égales tendres et turbulentes, il s’agit en l’occurence d’une suite triomphanle, surtout après avoir frôlé le désastre.

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11 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Empirion: « Resume »

Formé en 1993, l’Anglais Empirion a été contemporain de de l’émergence de la tendance la plus dansante et « dure » de la house et de l’electro avec des d’ensembles comme The Empirion sort un premier album en 1996… Et puis plus rien en raison d un cancer contre lequel l’un des membres a bataillé durant pluieurs années, avant de parvenir à s’en débarrasser. Le goût et l’envie de faire de la musique a peu à peu refait surface, jusqu’à la réactivation du groupe fin 2010. Le temps de se remettre d’accord sur la direction à donner au nouveau matériel se matérialise ainsi sur Resume.

Empirion considérait ne pas avoir pu s’exprimer à sa guise ; on retrouve donc ici pas mal d’éléments de la jeunesse musicale du duo. Big beat, breakbeat, techno, techno indus se répandent donc au sein de cet album clairement rétro, aux beats secs et aux boucles entêtantes. Très dancefloor, ce disque est l’enchaînement de onze (longs) titres durs et nerveux, traversés de quelques samples vocaux bien sentis au but principalement rythmique. Resume s’adressera donc surtout aux nostalgiques de l’époque et aux amateurs de musique électronique brutale et vénéneuse, datée aujourd’hui, mais efficace.

**1/2

9 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | Laisser un commentaire