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Sacri Monti: « Wainting Room For The Magic Hour »

Originaires de San Diego, les cinq membres de Sacri Monti avaient déjà fair parler d’eux avec leur premier album éponyme sorti en 2015. Riche de 6 morceaux, lopus faisait la part belle à un stoner psychédélique à la fois moderne et emprunt d’un feeling très blues hippie 70’s. Tout en nervosité malgré ses envolées planantes, ce premier album se concluaiitdur la canshon-titre, une épopée de 12 minutes tantôt atmosphériques, tantôt nerveuses. C’était bien construit, ça montait doucement en force et laissait sur une impression de chaos hautement savoureux.
Wainting Room For The Magic Hour jutifie largement l’attente suggérée par son titre ; écrit sous influence dès lentrée en matière on a droit à quelque chose de mystique et de fouguaux à l’image de «  Fear and Fire » qui semble avaoir été écrit sous influence lysergique avec ces riffs qui reviennent comme un mantra.

La suite de l’album gardera une excellente dynamique avec alternance entre énergie explosive et sonorités d’un trip entamé en douceur (sous acide) avec un cadre idéal que serait le désert sous un ciel étoilé.

La suite des passages planants rappellera le Pink Floyd pour sa sensibilité, le son de guitare et lesaccompagnements au clavier, cela sanspour autant sonner comme un cliché ou une repompée (« Affirmation »)

Arrivera le « sngle » « Gone From Grace » viendra elancer la machine jusqu’à ce que le groupe nous quitte, à bout de souffle sur « You Beautiful Demon » aux sonoritéshippie-folk des 60’s et 70’s.

La conlusion sera simple, Wainting Room For The Magic Hour est un disque à écouter en ces heures magiques telles quu’elles sont énoncées dans le titre de l’album : ce seront des moments nocturnes où l’esprit hésite entre désir de co,templation et sursauts d’énergie, ces moments entre chien et loup où le mental est engourdi mais également alerte et affuté sur des seensations qui, même si elles ne sont que virtuelles, ne sont pas pour autant négligeables
***1/2

14 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Hoodna Orchestra: « Ofel »

La scène musicale de Tel-Aviv est toujours en ébullition. Le dernier exemple en date se nomme Hoodna Orchestra qui est un collectif de 14 musiciens qui mêle afrobeat, éthio-jazz et rock psychédélique sans vergogne. Et ce cocktail explosif donne naissance à un premier album nommé Ofel.

Composé de neuf morceaux dont une introduction et une conclusion bien implacables, Hoodna Orchestra étonne par leur alchimie indéniable. Cette fusion musicale fait ses preuves avec ses compositions bien efficaces en diable comme le morceau-titre et son sequel qui se complète à merveille mais également « Breathe » et « Power Ballad ».

Ajoutez cela aux grooves diaboliques et électriques de « EF-M » et de l’ambitieux « Beit Leichem » et vous obtiendrez un premier album de Hoodna Orchestra qui viendra vous réveiller comme jamais.

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13 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Graduation: « Back When I Was Pretty »

Un peu de tendresse vintage, douce et vapareuse, pour ce petit album qui vous taquine gentiment d’une manière qui n’est pas sans rappeler Tame Impala pour l’utilisation de ces sonorité anciennes, vieux claviers remis aux gouts du jour et crépuscules encore ensileillés.

Un album qui fleure bon le temps qui passe lentement et paresseusement, qui oscille entre ballade  pop et chansons rock psych/électro mais le fait sans jamais hausser le ton.

Pour qui aime les climats « chill out » ou « blissful » dans le plus grand des calmes avec l’oreille penchée façon revival 60’s, et ces temps où la pop était bienheureuse.

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11 août 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Flamingods: « Levitation »

Entre Flamingods et Tame Impala il y a plus qu’une proximité ; le choix du registre psychédélique, et, à cet égard, les poncifs du genre font florès. Levitation en est l’exemple parfait mais, comme très souvent, l’émulation n’est pas un copier-coller.

On trouve ici, en effet, des parfums krautock, des effluves de dance et, pour s’accorder au titre donné à l’album, s’il y a poussée vers le haut, celle-ci a une liturgie faite d’explosion plutôt que de contemplation.

C’est ici que l’album du groupe se singularise : notes et riffs ruissellent d’une seule parole, l’énergie. On y dansera dans la bonne humeur et la convivialité. Un climat festif mais qui n’est pas décérébré.

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15 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Plastic Mermaids: « Suddenly Everyone Explodes »

The Flaming Lips, Mercury Rev, MGMT, Grandaddy , Spiritualized, The Streets, Polyphonic Spree, Super Furry Animals… On met tout ça dans la même bouteille, on secoue bien fort, on tourne le bouchon sans laisser reposer et on se retrouve éclaboussé par tout ce qui fait l’essence des Plastic Mermaids avec et un album truc fun, malin, un peu drogué et surtout, totalement incontrôlable.

Car Suddenly Everyone Explodes est un véritable feu d’artifice. Au départ, on ra droit à cinq jeunes insulaires de l’île de Wight. Avec parmi eux, les frères Richards – Douglas et Jamie – qui se partagent la voix et les synthés, les deux allumettes et éléments clés de l’univers en kaléidoscope, elfique et parfaitement (néo)psyché des Plastic Mermaids. Leur force ? Habiller le tout avec des machines et des dizaines d’instruments qu’ils entreposent chez eux depuis des années (ce côté « bricoleurs »), mais aussi avec des chœurs qui propulsent certains passages vers des territoires inespérés, et hallucinés.

On pense notamment à Jason Pierce, ce petit miracle « space pop » tout en spokenword ludique et ces mêmes effets après le break céleste de 1996, l’un des « singles » de ce premier album que les Plastic Mermaids auront mis cinq ans à enregistrer (après une poignée d’EPs qui valent aussi le détour). Ça s’est passé dans une grande cabane, celle-là même dans laquelle les frères Richards jouaient lorsqu’ils étaient gamins. Un Abbey Road en pleine nature. Parfait pour jouer aux petits sorciers, et mettre en boîte ce qu’ils considèrent comme un disque « folkadelic » et orchestral.

Sans jamais véritablement viser le juste milieu, les Plastic Mermaids tapent régulièrement dans le mille (« 1996 », « Floating in a Vacuum », « 10 000 Violins Playing Inside an Otherwise Empty Head », « Milk », « Yoyo », et « I Still Like Kelis » écrits au lendemain d’un concert de Grandaddy auquel ils avaient assisté), tout en brouillant les pistes. Exit les algorithmes, les choses biens rangées là où il faut, la liberté des Plastic Mermaids est totale. Au risque, parfois, d’en faire un peu trop. Mais peu importe, ce Suddenly Everyone Explodes est une petite pépite incandescente de « debut album ».

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23 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Lucy In Blue: « In Flight »

Malgré un patronyme aimable, le spychédélisme de cette Lucy n’est pas doucereux mais plutôt voisin d’un rock progressif, islandais de surcroît. Il y a même une pointe d’anticonformisme à ces qualificatifs qu’ont peut adjoindre à In Flight. Certes il se fait planant mais il le fait sur un mode délicat, poétique et splendide. Non pas cette poésie austère et âpre à laquelle on peut être habitué dur cette île mais celle héritée de certains fondateurs du genre, en premier lieu le Pink Floyd.

Probablement son côté posé, virtuose de simplicité, les effets dosés au millimètre, et cette légèreté rêveuse typiquue mais san la moindre trave de mélancolie exacerbée ou de copier-coller.

Ce disque coule de source, tout y semble naturel, ni vraiment calculé, ni le fruit du hasard. Un peu comme si cette musique avait toujours été là, attendant nos chastes oreilles pour les abreuver de beauté et de délicatesse.

 In Flight ne se caractérise pas que par son aspect planant, mais surtout par cette foule d’ambiances qu’il explore, cette multitude de sentiments qu’il fait naître. C’est un très bel album que nous avons ; celui d’une Lucy qui est, on ne peut mieux, In the Sky.

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16 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Olden Yolk: « Living Theatre »

Olden Yolk avait publié un premier album qui fut un classique instantané tant Shane Butler de Quilt et Caity Shaffer que l’on a aperçu aux côtés de Molly Burch nous avaient concocté une livraison de superbes chansons indie folk psychédéliques mises en boîte par Jarvis Tarveniere en personne. Il n’est pas question pour eux de se reposer sur leurs lauriers car voilà qu’ils nous présentent leur successeur nommé Living Theatre.

Inspiré par le mouvement comique expérimental new-yorkais du même nom où l’heure est d’exorciser ses pensées les plus profondes, Olden Yolk décide de passer à l’étape supérieure. Plus expérimental qu’à l’accoutumée, le superduo compte lorgner du côté de l’art-rock et de la dream-pop tout en conservant leurs bases folk psychédélique des débuts comme l’atteste des superbes titres comme « 240 D », « Meadowlands » ou encore les sonorités 70’s de « Cotton & Cane ».

Contrairement à leur prédécesseur, Olden Yolk met de plus en plus l’accent sur la complémentarité tant Shane Butler et Caity Shaffer se partagent les tâches. Cette dernière arrive à imposer sa patte sur des morceaux qu’elle interprète comme les punchy « Blue Paradigm » et « Every Ark » tandis que Shane Butler sait nous captiver comme bon lui semble sur les percussions jazzy et les ébulitions électroniques de « Violent Days » et le cacophonique « Grand Palais ». Bien évidemment, le retour au calme est prévu avec le serein « Distant Episode » sans oublier ses instrumentaux méditatifs « Meadowlands » et « Angelino High ».

Moins facile d’accès que leur prédécesseur, il en résulte un disque plus court certes mais totalement ambitieux et brillant qui fait une fois de plus ressortir l’alchimie musicale du tandem de Brooklyn qui ne finit pas de nous impressionner.

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23 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Clinic: « Wheeltappers & Shunters »

Voilà plus de vingt ans que Clinic et délivre ses noirceurs enivrantes mais il aura fallu attendre sept ans pour voir naître ce huitième album ; Wheeltappers & Shunters, en référence à un obscur vieux programme télé de variété diffusé dans les années 70 en Angleterre, reprend la formule magique du groupe : douze titres, des synthés vintage et cette voix si caractéristique.
Le frontman, Ade Blackburn, déclare avoir voulu, par le biais de cet album, démystifier les 70’s et montrer qu’il pouvait aussi y avoir un côté pervers et sombre à cette époque que l’on associe souvent à la libération des mœurs et à la désinvolture. Il a sans nul doute réussi son pari.
Seulement quinze secondes dans « Laughing Cavalier » nousintrdisent dans son univers ; un son krautrock brut où le post-punk n’est jamais loin. La mélodie sera est lourde et lancinante, véhicule parfait aux atmosphères malsaines dans lequelles le combo évolue et qu’il prolonge ensuite sur « D.I.S.C.I.P.L.E. » et un « Mirage » dont la rythmique binaire est redoutable dans son efficacité.


S’ajoutera à l’album une dimension psychédélique omniprésnte par exemple sur .un « Laughing Cavalier » ou un « Rejoice ! » qui n’est pas sans évoquer Syd Barrett.
« New Equations (At The Copacabana) » concluera l’album de la plus étrange des manières avec ses bruits de machine à écrire, où la douceur côtoie l’étrangeté, où l’on avance dans un équilibre délicat.
S’il est parfois difficile de réussir à asseoir une ambiancecar les titres ne sont pas assez longs pour être pdéveloppés, Clinic y parviennent avec brio et joue avec avantage des césures qui sont autant de pauses nécessaires pour reprendre son souffle et repartir de plus bel. Leur pop noire, loin des clichés dansants, reste ancrée en tête.
Le très vampirique « Rubber Bullet » sera, à lui seul ,le parfait condensé de ce huitième album : en moins de deux minutes trente, elle marque Wheeltappers & Shunters cordeau et au fer blanc notamment grâce à son son très 70’s et malgré tout intemporel qui incite encore mieux à visiter ce freakshox suave et doucereux.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Dream Syndicate: « These Times »

Qui aurait cru que The Dream Syndicate aurait pu effectuer un come-back aussi fracassant ? Et pourtant. Après moins de trois décennies d’absence, le groupe de Paisley Underground avait signé un grand disque après leur reformation nommé How Did I Find Myself There ? Désormais déterminé à reprendre le flambeau, ils reviennent sur le devant de la scène avec leur successeur nommé These Times.

Marchant sur les pas de leur prédécesseur, The Dream Syndicate revisite l’âge d’or du rock’n’roll et de la jangle-pop à travers ces compositions lumineuses et entraînantes. Comme le souligne  son leader Steve Wynn, These Times se voit à la croisée de Captain Beefhart et autres créateurs du même genre

Ces nouveaux morceaux sont à l’image de l’introduction nommée « The Way In » mais également « Black Light » et « Bullet Holes » nous fascinent avec leur volonté d’explorer cette musique aussi bien datée qu’intemporelle.

Plus psychédélique et distordu qu’auparavant, The Dream Syndicate nous offre un voyage étourdissant et inouï à travers des morceaux agréables à l’écoute comme « Still Here Now » sans oublier « Recovery Mode » et « The Whole World’s Watching ». Vouloir insister sur ce côté désorienté, These Times se veut être un reflet du monde de plus en plus en perdition notamment à l’écoute de « Speedway » et de « Space Age ». On ne peut, par conséquent qu’aimer se perdre dans les odyssées mélodiques du combo et accueillir cette reformation qui porte ses fruits comme il se doit.

***1/2

7 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Guided By Voices: « Warp and Woof »

Guided By Voices avait présenté voilà peu son énième nouvel album nommé Zeppelin Over China. La bande de Robert Pollard nous a promis une suite deux mois plus tard ; le combo tient sa promesse et elle s’appelle Warp and Woof.

Comme d’habitude, il faut s’attendre à un double-album composé de 24 morceaux qui dépassent rarement les 2 minutes à l’exception de « Blue Jay House » ou des excursions jangle-pop de la planante « It Will Never Be Simple ». Robert Pollard ainsi que son casting remodelé à l’occasion (Kevin March à la batterie et au chant, Bobby Bare Jr. à la guitare et Mark Shue à la basse) est partagé entre power-pop, post-punk et jangle-pop sur ces morceaux ultra-courts allant de « Bury The Mouse » qui ouvre le bal à « The Pipers, The Vipers, The Snakes! » en passant par « Foreign Deputies », « Mumbling Amens » ou même par « Cohesive Scoops ».

Warp and Woof alterne donc morceaux bien électriques et acoustiques avec « Photo Range Within », « Tiny Apes » ou bien encore « Thimble Society » et « Cool Jewels and Aprons » sans une véritable surprise. Guided By Voices reste dans sa zone de confort et nous offre pas tant de moments mémorables, c’est peut-être le principal défaut d’être trop prolifique justement. Au final, ce nouvel opus s’inscrit dans la norme, on le passera pendant un petit bout de temps mais n’aura certainement peu d’impact par rapport à leur grosse discographie.

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3 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire