No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Lucy In Blue: « In Flight »

Malgré un patronyme aimable, le spychédélisme de cette Lucy n’est pas doucereux mais plutôt voisin d’un rock progressif, islandais de surcroît. Il y a même une pointe d’anticonformisme à ces qualificatifs qu’ont peut adjoindre à In Flight. Certes il se fait planant mais il le fait sur un mode délicat, poétique et splendide. Non pas cette poésie austère et âpre à laquelle on peut être habitué dur cette île mais celle héritée de certains fondateurs du genre, en premier lieu le Pink Floyd.

Probablement son côté posé, virtuose de simplicité, les effets dosés au millimètre, et cette légèreté rêveuse typiquue mais san la moindre trave de mélancolie exacerbée ou de copier-coller.

Ce disque coule de source, tout y semble naturel, ni vraiment calculé, ni le fruit du hasard. Un peu comme si cette musique avait toujours été là, attendant nos chastes oreilles pour les abreuver de beauté et de délicatesse.

 In Flight ne se caractérise pas que par son aspect planant, mais surtout par cette foule d’ambiances qu’il explore, cette multitude de sentiments qu’il fait naître. C’est un très bel album que nous avons ; celui d’une Lucy qui est, on ne peut mieux, In the Sky.

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16 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Olden Yolk: « Living Theatre »

Olden Yolk avait publié un premier album qui fut un classique instantané tant Shane Butler de Quilt et Caity Shaffer que l’on a aperçu aux côtés de Molly Burch nous avaient concocté une livraison de superbes chansons indie folk psychédéliques mises en boîte par Jarvis Tarveniere en personne. Il n’est pas question pour eux de se reposer sur leurs lauriers car voilà qu’ils nous présentent leur successeur nommé Living Theatre.

Inspiré par le mouvement comique expérimental new-yorkais du même nom où l’heure est d’exorciser ses pensées les plus profondes, Olden Yolk décide de passer à l’étape supérieure. Plus expérimental qu’à l’accoutumée, le superduo compte lorgner du côté de l’art-rock et de la dream-pop tout en conservant leurs bases folk psychédélique des débuts comme l’atteste des superbes titres comme « 240 D », « Meadowlands » ou encore les sonorités 70’s de « Cotton & Cane ».

Contrairement à leur prédécesseur, Olden Yolk met de plus en plus l’accent sur la complémentarité tant Shane Butler et Caity Shaffer se partagent les tâches. Cette dernière arrive à imposer sa patte sur des morceaux qu’elle interprète comme les punchy « Blue Paradigm » et « Every Ark » tandis que Shane Butler sait nous captiver comme bon lui semble sur les percussions jazzy et les ébulitions électroniques de « Violent Days » et le cacophonique « Grand Palais ». Bien évidemment, le retour au calme est prévu avec le serein « Distant Episode » sans oublier ses instrumentaux méditatifs « Meadowlands » et « Angelino High ».

Moins facile d’accès que leur prédécesseur, il en résulte un disque plus court certes mais totalement ambitieux et brillant qui fait une fois de plus ressortir l’alchimie musicale du tandem de Brooklyn qui ne finit pas de nous impressionner.

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23 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Clinic: « Wheeltappers & Shunters »

Voilà plus de vingt ans que Clinic et délivre ses noirceurs enivrantes mais il aura fallu attendre sept ans pour voir naître ce huitième album ; Wheeltappers & Shunters, en référence à un obscur vieux programme télé de variété diffusé dans les années 70 en Angleterre, reprend la formule magique du groupe : douze titres, des synthés vintage et cette voix si caractéristique.
Le frontman, Ade Blackburn, déclare avoir voulu, par le biais de cet album, démystifier les 70’s et montrer qu’il pouvait aussi y avoir un côté pervers et sombre à cette époque que l’on associe souvent à la libération des mœurs et à la désinvolture. Il a sans nul doute réussi son pari.
Seulement quinze secondes dans « Laughing Cavalier » nousintrdisent dans son univers ; un son krautrock brut où le post-punk n’est jamais loin. La mélodie sera est lourde et lancinante, véhicule parfait aux atmosphères malsaines dans lequelles le combo évolue et qu’il prolonge ensuite sur « D.I.S.C.I.P.L.E. » et un « Mirage » dont la rythmique binaire est redoutable dans son efficacité.


S’ajoutera à l’album une dimension psychédélique omniprésnte par exemple sur .un « Laughing Cavalier » ou un « Rejoice ! » qui n’est pas sans évoquer Syd Barrett.
« New Equations (At The Copacabana) » concluera l’album de la plus étrange des manières avec ses bruits de machine à écrire, où la douceur côtoie l’étrangeté, où l’on avance dans un équilibre délicat.
S’il est parfois difficile de réussir à asseoir une ambiancecar les titres ne sont pas assez longs pour être pdéveloppés, Clinic y parviennent avec brio et joue avec avantage des césures qui sont autant de pauses nécessaires pour reprendre son souffle et repartir de plus bel. Leur pop noire, loin des clichés dansants, reste ancrée en tête.
Le très vampirique « Rubber Bullet » sera, à lui seul ,le parfait condensé de ce huitième album : en moins de deux minutes trente, elle marque Wheeltappers & Shunters cordeau et au fer blanc notamment grâce à son son très 70’s et malgré tout intemporel qui incite encore mieux à visiter ce freakshox suave et doucereux.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Dream Syndicate: « These Times »

Qui aurait cru que The Dream Syndicate aurait pu effectuer un come-back aussi fracassant ? Et pourtant. Après moins de trois décennies d’absence, le groupe de Paisley Underground avait signé un grand disque après leur reformation nommé How Did I Find Myself There ? Désormais déterminé à reprendre le flambeau, ils reviennent sur le devant de la scène avec leur successeur nommé These Times.

Marchant sur les pas de leur prédécesseur, The Dream Syndicate revisite l’âge d’or du rock’n’roll et de la jangle-pop à travers ces compositions lumineuses et entraînantes. Comme le souligne  son leader Steve Wynn, These Times se voit à la croisée de Captain Beefhart et autres créateurs du même genre

Ces nouveaux morceaux sont à l’image de l’introduction nommée « The Way In » mais également « Black Light » et « Bullet Holes » nous fascinent avec leur volonté d’explorer cette musique aussi bien datée qu’intemporelle.

Plus psychédélique et distordu qu’auparavant, The Dream Syndicate nous offre un voyage étourdissant et inouï à travers des morceaux agréables à l’écoute comme « Still Here Now » sans oublier « Recovery Mode » et « The Whole World’s Watching ». Vouloir insister sur ce côté désorienté, These Times se veut être un reflet du monde de plus en plus en perdition notamment à l’écoute de « Speedway » et de « Space Age ». On ne peut, par conséquent qu’aimer se perdre dans les odyssées mélodiques du combo et accueillir cette reformation qui porte ses fruits comme il se doit.

***1/2

7 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Guided By Voices: « Warp and Woof »

Guided By Voices avait présenté voilà peu son énième nouvel album nommé Zeppelin Over China. La bande de Robert Pollard nous a promis une suite deux mois plus tard ; le combo tient sa promesse et elle s’appelle Warp and Woof.

Comme d’habitude, il faut s’attendre à un double-album composé de 24 morceaux qui dépassent rarement les 2 minutes à l’exception de « Blue Jay House » ou des excursions jangle-pop de la planante « It Will Never Be Simple ». Robert Pollard ainsi que son casting remodelé à l’occasion (Kevin March à la batterie et au chant, Bobby Bare Jr. à la guitare et Mark Shue à la basse) est partagé entre power-pop, post-punk et jangle-pop sur ces morceaux ultra-courts allant de « Bury The Mouse » qui ouvre le bal à « The Pipers, The Vipers, The Snakes! » en passant par « Foreign Deputies », « Mumbling Amens » ou même par « Cohesive Scoops ».

Warp and Woof alterne donc morceaux bien électriques et acoustiques avec « Photo Range Within », « Tiny Apes » ou bien encore « Thimble Society » et « Cool Jewels and Aprons » sans une véritable surprise. Guided By Voices reste dans sa zone de confort et nous offre pas tant de moments mémorables, c’est peut-être le principal défaut d’être trop prolifique justement. Au final, ce nouvel opus s’inscrit dans la norme, on le passera pendant un petit bout de temps mais n’aura certainement peu d’impact par rapport à leur grosse discographie.

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3 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

King Gizzard and the Lizard Wizard: « Fishing for Fishies »

King Gizzard and the Lizard Wizard est déjà de retour ! En effet, nos hyperactifs favoris n’ont pu s’empêcher de produire un autre album, un an et demi après la naissance de quintuplés qu’ont été Flying Microtonal Banana, Murder of the Universe, Sketches of Brunswick East, Polygondawanaland et Gumboot Soup.

Fishing for Fishies, le 14e album studio en 7 ans pour la bande menée par Stu Mackenzie et le premier lancé par la propre maison de disques du groupe, Flightless Records. Le leader du combo, Stu Mackenzie, voulait, selon lui, laisser chaque chanson bâtir se proprre personnalité et tailler son propre chemin.

King Gizzard and the Lizard Wizard emprunte ainsi une nouvelle direction où il plonge autant dans le jazz-rock FM « à la Steely Dan-Doobie Brothers » que dans le boogie rock à la « T. Rex-Status Quo ». Les vétérans mélomanes ne seront pas dupes. Ils identifieront assez rapidement les emprunts…

Par contre, toutes ces influences sont magnifiquement mâchées et digérées. Puisque la formation fait preuve (et pour une énième fois) d’une dextérité hors du commun, ce Fishing for Fishies se classe de nouveau dans les nombreuses réussites du septuor, même si aux premières écoutes, le fanatique pourrait être déstabilisé par la facture plus léchée de la production.

On ne peut pourtant qu’être séduite par cette réalisation limpide qui permet d’apprécier encore plus la performance musicale irréprochable des Australiens. Sans atteindre les hauts sommets des 5 précédents efforts révélés en 2017, King Gizzard and the Lizard Wizard nous propose un disque divertissant et étrangement accessible.

En plus de 3 excellents boogies (« Boogieman Sam », « Plastic Boogie » et « The Cruel Millenial) », le groupe en ajoute un quatrième avec « Cyboogie » qui constitue le condensé parfait de tout ce qui a été entendu précédemment dans ce Fishing for Fishies. En plus d’avoir été séduit par « The Bird Song » (très Doobie Brothers) et par la stoner-blues « Reals Not Real », les Australiens nous donnent peut-être un indice de ce qui pourrait être la suite pour eux grâce à la conclusion d’« Acarine ».

Dans un prochain processus créatif, si jamais King Gizzard and the Lizard Wizard poursuivait dans la même veine « électro », nous en serions rassurés, mais l’écoute de ce nouvel album, nous rend quelque peu perplexes. Malgré la pertinence de cette nouvelle création, on décèle tout de même chez le groupe une indéniable envie de plaire à un public plus large… ce qui présuppose une approche un peu plus consensuelle. C’est peut-être le seul reproche que l’on pourrait faire mais c’est loin d’être là où le bât blesse tant Fishing for Fishies confirme de nouveau les immenses possibilités à la portée de Stu Mackenzie et ses accompagnateurs.

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1 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

White Denim: « Side Effects »

Un an après leur dernier LP Performance, nos Texans surexcités reviennent ici avec un huitième et imprévisible album, Side Effects. Imprévible cet opus l’est car White Denim pourrait s’apparenter aux Allman Bothers sous amphétamines, à savoir des riffs accrocheurs au sein de structures parfois kraut, parfois classic rock, parfois psyché : un son toujours nerveux et sans concessions, variant sans cesse.

La bande de déjantés texane se joue une fois de plus des structures musicales attendues, un constat qui émerge dès le premier morceau « Small Talk (Feeling Control). » Et si l’album continue dans la même lignée, c’est « NY Money » qui sera de première surprise et s’avèrera être le centre de ces neuf titres. Commençant de façon classique avec une structure harmonique accrocheuse et un chant rapide, le morceau se désaxe vers la 4ème minute pour partir en jam psyché planante, riche de multiples couches de guitares s’entremêlant comme autant de reflets scintillants.

Le titre est suivi de l’interlude « Out of Doors « où les répétitions rappelleront les cadences africaines, une source d’influence qui disparaît entièrement sur un « Reversed Mirror » dont la longue instrumentation des plus chics nous ramènera, elle, vers le milieu des années 70.

Rockeurs hyperactifs aux riches influences, nos Texans, rangers des contrées sonores, ne sont toujours pas dans l’errance ; avec ce huitième album, leur discographie demeure aussi cohérente que riche et créative, et ça après déjà plus dix années.

***1/2

22 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Wand: « Laughing Matter »

En 2017, Wand avait effectué son grand retour avec leur album Plum qui a surpris pas mal de monde ; désormais déterminé à reprendre d’assaut la scène garage californienne, Cory Hanson et sa bande ont renchéri avec un EP montrant leur versatilité. Même si ils n’atteignent pas le côté prolifique de leurs concurrents comme King Gizzard & The Lizard Wizard, les Californiens sont résolus à ne pas perdre une once d’inspiration et reviennent avec un nouvel opus nommé Laughing Matter.

Pour cette nouvelle livraison, Wand a décidé de voir les choses en grand. On avait déjà vu le groupe s’aventurer dans des nouveaux terrains sur les albums précédents et sur Laughing Matter, ils semblent atteindre leur forme finale sur ce qui est considéré comme étant leur disque le plus abouti de leur discographie. Moins garage et plus psychédélique qu’auparavant, les Californiens nous offrent une variété de sensations auditives en tous genres avec des titres aux arrangements étoffés pour ne pas dire anxiogènes comme l’intense titre d’ouverture nommé « Scarecrow » ou d’autres plus lumineuses comme le midtempo « xoxo » résolument pop ainsi que les arrangements de corde de l’aérien « Hare ».

Il est clair que Wand a l’air de se complaire dans ces ambiances plus apaisées et plus psychédéliques malgré des moments pour les moins angoissants et hypnotiques. Ils n’oublient pas pour autant des moments de garage colérique notamment avec « Lucky’s Sight » ou encore le plus animé « Walkie Talkie » rappelant les Strokes dans leur démarche et « Wonder » qui arrivent à s’insurger avec fluidité dans cet océan de douceur comme le sublime « Evening Star », « Rio Grande » ou même « Airplane ». Beaucoup verront une étrange ressemblance à Radiohead (l’acoustique « High Plane Drifter » ainsi que « Thin Air » avec ses accords de guitare hypnotique et son piano magistral) notamment Cory Hanson qui possède un timbre de voix similaire à Thom Yorke la plupart du temps mais rien n’empêche de se perdre dans des tourbillons lancinantes de « Wonder II » porté par une voix féminine ou la conclusion désinvolte nommée « Jennifer’s Gone » dont le style a de quoi faire penser à Lou Reed.

Résolument long mais audacieux, Wand semble avoir atteint sa forme finale sur Laughing Matter plus psychédélique que garage comme attendu. Malgré quelques légers moments de perdition, le groupe californien a pour le moins réussi sa mue musicale en nous désorientant à bon escient avec ce disque s’enchaînant avec une incroyable fluidité.

***1/2

21 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Lorelle Meets The Obsolete: « De Facto »

Lorelle Meets The Obsolete est un duo psychédélique dont l’originalité est que sa provenance n’a que peu à voir avec ce courant puiqu’il est issu de Guadalajara au Mexique. De Facto est leur cinquième opus et il constitue un nouvel épisode des aventures soniques de notre tandem.

Voici donc neuf nouvelles pistes où Lorena Quintanilla et Alberto González explorent de nouveau les recoins krautrock et noise-pop psychédélique de façon précise et inventive. De Facto s’ouvre sur les morceaux « Ana » résolument dronesque et « Líneas En Hojas » où Lorelle Meets The Obsolete nous entraîne dans des coins ténébreux et hypnotiques avec la voix scintillante de Lorena Quintanilla qui résonne au milieu de riffs macabres comparables à des bruits de moteur.

Ce démarrage se fait de une belle manière et il s’efforce de s’instensifier ensuite avec des titres qui rappelleront Exploded View comme « Inundación », « Resistir » ou bien même « El Derrumbe ». Le groupe de Guadalajara veut nous gratifier de passages ambiteux et, parfois, renversants, par exemple sur l’épopée de neuf minutes qu’est « Unificado » et une conclusion de haute volée sétalant sur 11 minutes, « La Maga » , et synthétisant tout le style du duo résolument urbain, toxique et électrique. De Facto est une autre réussite de Lorelle Meets The Obsolete qui s’incruste à merveille à la scène psychédélique en lui greffant des effluves d’asphalte qu’il fait bon respirer.

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6 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Yak: « Pursuit of Momentary Happiness »

Pursuit of Momentary Happiness est le second album de ce combo londonien et, pour un groupe qui s’est formé en 2014, il brille grâce à une production brute et taillée pour un vinyle qui serait sorti tout droit d’un studio de Nashville. Le résultat est pour le moins revigorant : une sorte de punk arty british enrobé de cuivres soul et de guitares made in America.
Le disque mêle ainsi mélopées bruitistes à la Sonic Youth, paroles haranguées avec un accent Cockney tranché et un sens du groove qui fait mouche. On pense notamment au bouillonnement arty de la scène new-yorkaise du début des années 2000.
L’album démarre pied au plancher, avec l’excellent single « Bellyache » qui justifie à lui seul l’écoute de l’album. Un groove quasi hip-hop, des riffs massifs, un falsetto, des chœurs : pour peu on se croirait chez les Queens Of The Stone Age qui auraient grandi dans l’East End londonien. L’arrivée inattendue des cuivres sur le final propulse définitivement la chanson vers la stratosphère. Morceau de bravoure suivi d’un « Fried » qui amplifie un peu plus cette lancée. La voix d’Oliver Henry Burslem y évoque un jeune Bowie glam qui aurait eu un penchant pour les murs d’amplis façon Dinosaur Jr.


Sur Pursuit Of Momentary Happiness Yak pastiche d’abord une bluette 50’s avant d’exploser en déluge bruitiste. Dans un registre proche, la très belle ballade « Words Fail Me » feramouche grâce notamment à un magnifique final cuivré qui aurait pu figurer sur certains titres des Raconteurs. La suite de l’album permet tra à Yak d’afficher une belle maîtrise des atmosphères et des dynamiques, alternant entre moments apaisés et explosions rock’n’roll gorgées de fuzz, parfois à la limite du Hardcore. « Layin’ It On The Line » sera, ainsi, parmi les plus réussies du lot, avec un couplet groovy psychédélique mutant en une soul décapée à la moulinette électrique à mi-morceau.
Les morceaux les plus bruitistes, Blinded By The Lights ou White Male Carnivore, pencheront, eux ,du côté d’IDLES ou des Sex Pistols et achèvent de faire de ce Pursuit Of Momentary un album passionnant. Affichant une volonté évidente de casser les codes, Yak fusionnent punk, soul et rock’n’roll avec un enthousiasme fdébridé réjouissant. Un peu d’expérimentation qui fait le plus grand bien dans ce monde de streams.

***1/2

2 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire