Mike Donovan: « Exurbian Quonset »

Maintenant que Sic Alps n’est plus de sa priorité, Mike Donovan continue à tracer sa route. L’ex-chanteur du combo s’émancipe comme personne à travers sa carrière solo des plus fleurissantes dont un nouveau disque intitulé Exurbian Quonset.

Les aspects garage-punk lo-fi des débuts ont , ici, définitivement disparu. Mike Donovan continue ses excursions pop psychédéliques aériennes et somptueuses avec des morceaux à l’image de « Digital Dan » en guise d’introduction mais également de « Iwata-Wise » qui suit et de « Stone » qui voit notre hôte à la hauteur de son inspiration.

On peut aussi bien penser à feu Elliott Smith et à du Syd Barrett par moment à l’écoute des arrangements organiques et oniriques de « B.O.C. Rate Applied » et de « Nowhere Descender ». À l’inverse, on adhérera moins aux expérimentations bizarres de « Hate Mail Writer » ou aux moments superflus de « Wot Do Rich People Do All Day ? » très George Martin dans l’âme et de « Zone Dome » qui font quelque peu tâche. Il résultera un disque plutôt inégal pour un résultat qui demeurera bancal.

**1/2

Hurt Valley: « Glacial Pace »

Hurt Valley est un projet musical du one-man-band californien, en l’exemple le dénommé Brian Collins, qui présente ici son univers musical sur premier album nommé Glacial Pace.

Comment résumer l’univers musical de Hurt Valley ? Et bien prenez une dose d’indie folk mêlée à la pop psychédélique gentiment lo-fi. Un peu comme si Chris Cohen ou Sufjan Stevens empruntait des sonorités dignes de Pink Floyd et le résultat fonctionne à merveille. Il n’y a qu’à juger les compositions célestes de « Geology Dreamer » en guise d’introduction mais aussi de « Bothers » et de « Live In To It » où la voix du californien est quasi semblable à celle de Kevin Parker mais avec les modulations psychédéliques en moins.

Glacial Pace fourmille de très bonnes idées avec notamment le solo de guitare sur la fin de « No Meaning » ou les interludes instrumentales de « Del Amo ». Hurt Valley arrive à distiller ses influences afin de n’en ressortir une harmonie qui règne sur « Be The Lighthouse », « Keepsake Ruin » ou encore sur « Immaterial Worlds » on ne plus tendu mais toujours aussi aérien. Un premier album qui convoque le spectre de l’indie folk lo-fi psychédélique rêveur comme on en fait plus.

***1/2

The Minders: « Hooray for Tuesday »

Avec l’âme des Beatles dans les cordes, des Beach Boys dans les voix et les notes ensoleillées, Martyn Leaper qui est à l’origine des Minders avec Tammy Ealom, est un auteur-compositeur de grand talent. Il écrit ses chansons en sachant leur donner tous les bons attributs en tant qu’ingénieur et producteur de studio. Le groupe en perpétuelle mutation, quitte Denver pour Portland et enregistre Golden Street en 2001; Suit The Future’s Always Perfect en 2004 puis It’s a Bright Guilty World en 2006. Ces trois albums géniaux sont construits avec préciosité et les arrangements sunshine-pop, orchestral-pop aboutis et lumineux sont époustouflants. The Minders sont devenus des références dans le domaine pour beaucoup les groupes émergents depuis 2000. En 2011, ils nous offrent une compilation d’inédits, Cul-De-Sacs and Dead Ends et réitèrent en mars 2012 avec Cul-De-Sacs and Dead Ends vol 2.

En 2013, paraitra une fabuleux titre : « It’s Gonna Break Out! » qui ouvrira le quatrième album studio à venir en 2016 Into the River. The Minders frappent fort dès les premières notes du disque avec des arrangements pop finement orchestrés de violons, de basse et de joyeux sifflements qui donnent d’emblée sacrément envie de danser. Le travail de production est dirigé par l’ingénieur Lawrence Crane, également producteur d’ Elliott Smith, M.Ward, Go- Betweens, entre autres, qui offre son savoir-faire au groupe, l’auteur compositeur, guitariste et chanteur Martyn Leaper, le bassiste Alex Arrowsmith, le guitariste Jeff Lehman, la batteuse Karen Page et le pianiste Joe Kincher. Natalie suit en déroulant du rythme, de la mélodie, du charisme dans le chant et en insufflant une belle dose d’énergie dans les les trilles de chorale. L’orchestration de cordes symphonique est joyeuse, hautement cordiale sur « Heart of the Heartaches » couronnée d’un accompagnement de cuivres rutilants et du piano boogie qui apporte une touche de pop sixties.

Le grain de voix rieur de Martyn va comme un gant à l’ambiance festive, comme sur « Summer Song « au tempo soutenu et absorbant. Les mots ensoleillés et colorés se marient magnifiquement aux violons et à la basse trottinante avant le piano gracieux de « Into the River » ; 3 minutes de douceur spirituelle intense et cristalline. Puis le rythme s’envole grandiose sur les claviers psyché de « I Know Where D.B Cooper » Lives alliés à la guitare griffée garage fifties malicieuse pour laisser place à la fantastique « Needle Doll « et ses guitares électriques panachés de clap-hands. La pop de génie resurgit sur « Terry », bondissant et solide, au style alternatif et mordant à la manière des Smiths avant Jubilee et ses harmonies de guitare ornées de la brillante batterie. Karen est aussi épatante avec ses baguettes qu’au chant sur « Into the River Pt » en duo avec Martyn. Le dernier somptueux titre « I Hope I Don’t Let You Down » convoque tout le talent des Minders qui reviennent pour notre plus grand plaisir avec le « single » « Let’s Go Driving » qui contient toute l’excellence d’un groupe qui devrait figurer sur toutes les listes de lecture de tout amateur de d’élégante indie-pop.

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Doug Tuttle: « Dream Road »

Doug Tuttle est un auteur et compositeur, multi-instrumentiste, arrangeur et producteur de petits airs pop psychédélique à couper le souffle. Ses arrangements sont déjà inspirés quand il apparait à Boston en 2007 pour former un duo avec une musicienne dont il se séparera. Le duo ne dure pas deux ans, l’idylle non plus mais c’est pour notre plus grand régal puisqu’il en sort en 2014 un premier album solo d’excellence de 11 titres nommé Doug Tuttle où il est question de rupture sentimentale. Ensuite parait le magnifique It Calls on Me, suivi en 2017 de Peace Potato au son plus pop et doté de psyché seventies. Tout en parcourant le territoire américain et nombre de scènes pendant l’année 2018, il compose un petit bijou très stylé indie-pop alternative et addictive : Dream Road.

Dream Road est un album somptueux. Il évoque évidemment le voyage, une route à tracer dans un mouvement favorable, non pas une fuite. Des pas en avant, Doug Tuttle en fait des géants, nous invitant dans ses balades qu’on accepte en sautillant. Dès les notes de guitare de « I’ll Throw It All Away », la grâce surgit avec une construction fine digne de George Harrison, Grandaddy, Elliott Smith, Big Star, Guided by Voices. Le charme continue d’opérer avec « Twilight » qui gonflé d’une ritournelle jouée avec délicatesse est aussi incrusté de regrets. Arrive le dansant et rythmé « Long Day to Your Home » qui trottine avec impatience sur sa guitare électrique fantastique et le tambourin magique. L’énergie de « But Not for You » passe des regrets à la rancune, les partitions langoureuses gagnent du terrain sur des paroles mordantes joliment interprétées. L’harmonie pop de « Did You Need Someone » poursuit l’enchantement avec ses notes de basse confiantes et bondissantes qui préparent à l’explosion de riffs de guitares sur « Well I Guess, » bonbon mélodique réussi où le tambourin revient taquiner la batterie.

« In This World Alone « poursuivra l’effet spirale absorbante et Doug Tuttle montre un pouvoir certain pour l’écriture de pépites pop. L’ambiance est entrainante, la mélodie et les effets de voix sont engageants, comme sur le tempo juste et ciblé de « Can You Feel It ». L’auteur mélodiste séduit par son pragmatisme dans les mots et dans sa façon d’établir les refrains-couplets qui s’enchainent de manière limpide. Chaque titre tient d’un talent sans faille et notable sur « All Alone », une pure merveille planante. La fin du disque arrive trop vite avec « Fade » qui capte l’attention de manière imparable avec sa mélopée à la fois pop et performante performante. Les amateurs de Badly Drawn Boy seront appâtés. Les arpèges de guitares, la batterie enthousiaste, le tambourin, le moog et la voix parfaite  sont sculptés d’une main de maitre et le travail élégant de Doug Tuttle, Dream Road, est simplement fabuleux.

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Mikal Cronin: « Seeker »

Mikal Cronin est un membre en règle du Freedom Band, groupe qui accompagne Ty Segall en studio et en concert. Cronin est également un auteur-compositeur doué qui a déjà fait paraître trois albums en carrière : les excellents MCII et MCIII.

En mode solo, l’Américain est nettement moins lourd que Segall. En fait, Cronin enrobe toujours ses chansons dans un habillage influencé par la power-pop, recelant quelques pointes de rock garage. Après quatre années d’absence, le multi-instrumentiste est de retour avec un quatrième album studio intitulé Seeker.

Enregistré et mixé par Jason Quever (meneur de la formation indie-pop Papercuts), interprété avec l’aide de ses acolytes du Freedom Band, ce nouvel album marque un important changement de cap dans ce qu’il nous a toujours proposé. Et ce n’est pas étranger au fait que le Californien d’origine a connu les affres de la déception amoureuse, ce qui l’a poussé à se réfugier dans un chalet afin d’écrire et de composer ces dix nouvelles chansons.

Dans ses introspections, Cronin sonde intensément son esprit afin de percevoir la lumière au bout du tunnel, même s’il sombre parfois dans une vengeance un peu puérile (« Free It All »).

Musicalement, l’artiste nous offre un disque en parfaite cohérence avec ses incertitudes. En revanche, Seeker est un opus de transition qui souffre d’une direction artistique imprécise.

On y entend des influences folk-rock à la Tom Petty (« Show Me » en est un quasi-pastiche) ainsi qu’une incursion dans un rock arabisant à la Led Zep (« Shelter) ». Cependant, Cronin garde en vie les explosions sonores aux accents garage qui le caractérisent si bien (« Caravan ») et puisque l’homme est un maître mélodiste – et qu’il n’a rien perdu de son talent – les ballades pianistiques « On the Shelf » et « Sold « lui vont comme un gant.

D’autres chansons font également le travail. Malgré la ressemblance mélodique indéniable avec « Dear Prudence », « I’ve Got Reason « est fougueuse et parfaitement accrocheuse. « Guardian Well « possède un je-ne-sais-quoi de Neil Toung & Crazy Horse et malgré les lamentations de Cronin, la power-pop orchestrale « Feel It All » est une véritable pourvoyeuse de frissons.

Seeker est loin d’être exécrable, mais le virage artistique n’est pas tout à fait assumé pour être pleinement satisfaisant. Cronin n’a rien perdu de son talent. Pour lui, il s’agit maintenant de solidifier les assises de cette nouvelle direction musicale.

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Dirty Sound Magnet: « Transgenic »

Par opposition aux couleurs chatoyantes qui orne sa pochette, ce trio suisse œuvre dans des nouvelles teintes et celles-ci sont plutôt sombres, se référant à une scène psychédélique qui cherche à se démarquer des années 60. Il en résulte un album aux préoccupations très actuelles (« Hashtag Love », le diptyque « Social media boy » / « Social media girl », « Transgenic ») à l’avenant de leur proposition musicale qui retient du passé l’esprit aventureux plutôt que la fidélité absolue à l’idiome exubérant tel qu’il est fantasmé. Pour autant point de virage électro à l’horizon mais un bricolage malin et ingénieux, œuvre d’un trio de freaks/geeks qui aurait mis la main sur le stock de pédales d’effets du voisin.

A la fois classique dans la trame (on y entend guère que de la guitare, de la basse et de la batterie) mais totalement original dans la forme le trio entraîne l’auditeur sur des sentiers escarpés, de la distorsion à tous les étages, dont on ressort étourdis par l’audace formelle du trio, son sens de l’écriture mais aussi cet art de vitrioler ses compositions à grandes lampées de sons sortis d’on ne sait où, signant l’œuvre d’un trio de cerveaux vrillés. Ainsi est annoncé un vent nouveau soufflant sur la scène psychédélique.

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One Sentence. Supervisor: « Acedia »

En l’espace de trois albums, One Sentence. Supervisor a réussi à se forger une place sur la scène indie suisse. On les avait quitté en 2016 avec leur album ambitieux nommé Temporær Musik 1-13 les montrant au sommet de leur art. Ils ont choisi la voie de la simplicité avec leur nouvel opus intitulé Acedia.

Voici donc venir dix nouvelles compositions où One Sentence. Supervisor arrive toujours à conjuguer krautrock, pop psychédélique et sonorités orientales pour un résultat toujours aussi incroyable à l’écoute. Produit par Radwan Ghazi Moumneh (Jerusalem In My Heart), le groupe de Baden nous entraîne dans une transe dès les premières notes du morceau-titre ainsi que sur les deux parties de « Double You » et « Who’s Whose » comprenant une participation de Jeans For Jesus.

On se laissera facilement prendre par cette fusion musicale voyageuse et intrigante à travers ces morceaux toujours empreints d’intelligence comme « …And The Rat Feels Nirvana » mais également « Seems Less Seamless » et « Don’t Be Alarmed ». Entre les épopées audacieuses de 7 minutes de « *** » et de la conclusion intitulée « Sadah », One Sentence. Supervisor reste au top de leur forme avec cet Acedia hypnotique et grâcieux.

***1/2

Someone: « Orbit »

Dans le rayon des révélations pop psychédéliques, on peut citer Someone. De son vrai nom Tessa Rose Jackson, l’artiste pluri-disciplinaire (ayant une passion pour la musique et l’art) britannique basée à Amsterdam étonne pour ses compositions dream-pop psychédéliques comme l’atteste son premier EP intitulé Orbit.

En l’espace de cinq titres, Someone nous transporte dans l’au-delà avec ces compositions astrales venues d’ailleurs. Il n’y a qu’à juger les écoutes du titre introductif nommé « From Here » pour s’apercevoir qu’elle possède un sacré univers. Aussi bien onirique qu’entraînant, Tessa Rose Jackson passe la seconde avec des morceaux implacables à l’image de « Pull It Together » et « I Can’t Remember How To Talk To You » où ses arrangements cosmiques rappellent l’inventivité de C Duncan.

D’ailleurs en parlant de ce dernier, celui-ci est également convié à la partie sur « Two Satellites ». S’achevant sur un « Braver Times » des plus étonnants, il y a fort à parier que Someone sera la relève de la scène dream-pop psychédélique avec ses compositions arty et accrocheuses.

***1/2

Kadavar: « For The Dead Travel Fast »

Kadavar sort un cinquième album, For The Dead Travel Fast, inspiré par l’occulte et les écrits du poète gothique Gottfried August Bürger et dans lequel Le groupe invite son audience à le suivre dans un univers mystique et psychédélique.

Le trio berlinois livre, dans son approche, sa vision gothique du rock psyché aux accents 70’s. Chaque titre plonge l’auditeur dans un univers sombre et surnaturel, peuplé de créatures démoniaques. Les ambiances sont très maîtrisées et chaque morceau possède une identité propre. Les riffs puissants sont entrecoupés de passages plus lents, dont s’émanent tristesse et mélancolie. La section rythmique, toujours impeccable, soutient le groove de la guitare de manière réjouissante.

La formule du trio rappelle parfois l’efficacité de Ghost dans la manière de composer. Ainsi « The Devil’s Master » prendra des allures de « From The Pinnacle To The Pit » dans son break. « Children Of The Night » possède également ce côté presque pop et vintage. Rien d’étonnant à cela puisque les influences des deux groupes sont les mêmes.

For The Dead Travel Fast frappe également par le travail effectué sur la voix de Lupus. Un chant façon Ozzy Osbourne sur « Evil Forces », une intro cryptique sur « The Devil’s Master” »et un refrain explosif sur « Poison” » De nombreux passages avec des chœurs ou des deuxièmes voix font leur apparition. Des variations appréciables, qui découlent de l’acceptation par Lupus de son rôle de chanteur.

Les atmosphères, soutenues par une utilisation nouvelle des synthétiseurs, envoûtent l’auditeur. L’album rend hommage aux musiques de films d’horreur des années 80 et le groupe s’est permis d’expérimenter un peu. Les machines apportent des touches électroniques, qui confèrent des ambiances mystiques comme sur « Dancing With The Dead ».

Le trio se permet deux ballades. « Saturnales » prendra le parti d’une instrumentale simple pour un propos mystérieusement poétique. « Long Forgotten Song » se présente comme un voyage de presque huit minutes, au cours duquel les tempos et les ambiances varient jusqu’à une fin spectaculaire annoncée par un solo de batterie plutôt inattendu.

For The Dead Travel Fast est un disque varié, aux ambiances finement travaillées et dont certains passages plombent, à bon escient, l’ensemble puisque le but affiché et de nous subjuguer.

***1/2

Allah-Las: « LAHS »

Allah-Las a réussi à se faire une place sur la scène indie rock américaine. On les avait quittés en 2016 avec leur album Calico Review toavant d’effectuer une mini-pause pour retrouver son inspiration. Après un album solo du guitariste Pedrum Siatadan qui a officié sous le pseudonyme PAINT, le groupe californien prolonge la saison estivale en octobre avec leur nouvelle livraison intitulée LAHS.

Une fois de plus, Allah-Las nous séduit avec ce qu’il sait faire de mieux, et ce, cette fois-ci, grâce à l’aide de Jarvis Tarveniere de Woods aux commandes pour élargir un peu plus la palette musicale du combo. Ce seront donc des compositions sentant toujours les années 1960 comme le titre introductif « Holding Pattern » qui annonce sans réelle surprise la couleur mais également le guilleret « In The Air » et le gentiment mélancolique « Star ».

La véritable nouveauté sera le virage psychédélique qu’entreprend Allah-Las. La fusion entre folk psychédélique et jangle-pop fait effet sur des pièces toujours aussi nostalgiques que sont « Electricity » aux faux airs de bossa nova et « On Our Way ». Mais le groupe californien ne tournera pas le dos à ses origines surf notamment avec « Light Yearly » et « Polar Onion » qui raviront les fans d’antan face à un panel de nouveautés comme les instrumentaux prenants de « Roco Ono » et de l’hypnotique « Houston ».

La dernière nouveauté est également son côté cosmopolite où des morceaux chantés en espagnol (« Pleasure ») et en portugais (« Prazer Em Te Conhecer ») sont à souligner. Force est de constater qu’Allah-Las a décidé de ne pas tourner en rond même si les vibes ensoleillées de Californie sont toujours mises en avant mais avec une pointe de psychédélisme en prime. Un opus en phase avec avec d’où vient le groupe et avec les vibes dont ll peut nous gratifier.

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