Cold War Kids: « Hold My Home »

S’il n’y avait pas Nathan Willett, leur guitariste/vocaliste, on pourrait estimer à juste titre que Cold War Kids ne seraient pas différents de cette myriade de groupes indie-rock qui parcourent et émergent de la scène rock américaine quotidiennement. La vois de Willet parvient à couvrir un large spectre d’émotions avec un enthousiasme tapageur et communicatif parvenant à transformer des chansons relativement quelconques en titres entraînants.

Il semble toujours ici fonctionner sur le registre du chant destiné à s’arracher la gorge ou du cri à vous la trancher et c’est cette particularité qui demeure l’élément le plus accrocheur de leur musique. Hold My Home n‘est qu’à peine un départ de leur précédent opus, Dear Miss Lonelyhearts, mais des titres comme un fracassant « Alll This Coud Be Yours » qui ouvre l’album et les grooves cachés de « Drive Desperate » nous rappellent que Cold War Kids demeurent experts en l’art de confectionner une « pop song ».

On note un discret virage vers la soul, mais, hormis cela, on serait bien en peine de trouver des différences entre cet album et l’entière discographie du combo. Les inconditionnels seront ravis de retrouver la même chose en différent, mais ceux en quête de variété ne décèleront que quelques allusions: e légers synthés 80’s sur « Hotel Anywhere » et les percussions trip-hop de « Nights & Weekends ».

Les thèmes non plus n’iront pas vers des grosses évolutions (amants délaissés, potentialité que peut signifie une nouvelle romance) ; à ce stade-là on a presque affaire à une caricature (voir la chanson titre).

On était en droit d’attendre plus de CWK à ce stade ; Hold My Home ne parvient qu’à réussir une certaine constance qui ne génère que de l’inconsistance. C’est un exploit à l’envers. Il serait temps de fédérer les masses sur quelque chose qui ne soit pas une redite.

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Mark Lanegan Band: « Phantom Radio »

Phantom Radio est le neuvième album de l’ancien leader et vocaliste des Screaming Trees et du, toujours, collaborateur des Queens of the Stone Age. Avec son groupe, Mark Lanegan a canalisé toutes les influences post-punk et grunge-rock de ses pairs et a réussi à édifier une sorte de art-pop mâtinée de rock gothique. Le résultat en est un son complété par synthétiseurs en surmultipliée façon Joy Division servant de véhicule à une poésie sombre où on retrouverait les textes et la voix de Tom Waits.

La tonalité morose du disque se profile dès l’ouverture avec les ruminations de « Harvest Home » suivi de « Judgement Time » , deux titres révélant les penchants de l’artiste à ne pas laisser les compositions évoluer de man !ère traditionnelle. Les synthés sont les adjuvants de cette propension à projeter ses pensées sur la mort, le paradis, l’enfer et le péché au moyen des paysages soniques ainsi suggérés.

Même sans que ces derniers n’aient la préséance (sur « I Am the Wolf » ou « Jonas Pap ») on a du mal à échapper à cette impression que les morceaux ne vont pas aussi loin que leurs fondations le laissaient entendre ; un peu comme si on explorait et tournait autour d’une ligne tumultueuse sans qu’un climax ne puisse être atteint.

Cette mélancolie sera exemplifiée par cette phrase : «  Je meurs depuis le jour où je suis né ». Elle sera interrompue à mi-parcours par une chanson d’amour déchirante et incroyablement aboutie, « Torn Red Heart ». Elle révéle un Lanegan plus doux et romantique, chose qu’on ne peut que souhaiter, tout comme le solo de guitare « grunge » avec lequel il a eu le bon goût d’accompagner le morceau.

C’est pourtant comme voyageur rock and roll que Lanegan a décidé de diriger Phantom Radio. C’est une option intéressante mais si elle n’est pas tout le temps magnétique.

Malgré cela, et avec une telle carrière derrière lui, on pouvait être certain qu’un nouvel album du bonhomme ne pouvait être qu’engageant. Ce disque demeure un testament à sa créativité et à son art dans la mesure où il s’éloigne des schémas blues-rock de ses débuts. Après 30 ans d’ascension musicale, Lannegan peut, désormais, aller là où il le veut.

***1/2

… And You Will Kow Us The Trail of Dead: « IX »

En dépit des critiques que l’on a pu adresser à Trail of Dead depuis Source Tags & Code, le groupe continue de nous pondre depuis dix ans du alt-rock expérimental à intervalles réguliers. Malgré des flux et des reflux en matière d’agressivité et des tendances au post-rock voire même des excentricités prog-rock, ils demeurent des personnages punks axés vers les franges de l’inspiration avec toujours autant de détermination.

Cela n’est pas toujours réussi car sur ce disque il y a des titres qui sont indiscutablement des bouche-trous (« A Million Randonm Digit » par exemple) mais c’est, fort heureusement, une exception. « The Ghost Witthin » fera penser à Mellow et « Like Summer Tempests Came His Tear » au Pink Floyd certes mais même un album de Trail of Dead a besoin de répit.

Passées ces réticences, « Lie Without A Liar » sonne comme le genre d’hymnes que l’on retrouvait sur Source Tags & Codes, et « Worls Apart » est empli de ces accroches percutantes et ce ces rythmes downbeat et mélodiques. « To Avoid Ships » est construit tel un énorme crescendo qui regorge de détermination imperturbable alors que « Lost In The Grand Scheme » parvient à nous faire perdre un fil sans qu’on y trouve à redire avec ce pont grinçant qu’on reconnaîtra immédiatement comme une de ces prouesses techniques dont ils ont l’apanage.

Le « closer » « Sound of the Silk » est sans doute une de leurs meilleures compositions, d’un point de vue instrumental déjà (un stone rock tempêtueux plein de drones et de percussions) mais aussi par les textes mélancoliques et infectieux de Conrad Keely. C’est une chanson typique de Trail of Dead avec une description on ne peut plus vive des paysages de l’esprit.

IX est, au final, un excellent moyen de découvrir ou redécouvrir Trail of Dead ; il nous ré-introduit à un groupe alternatif fidèle à lui-même et ce, quelles que soient les registres qu’il se plait à aaborder.

***1/2

Sterling Roswell: « The Call Of The Cosmos »

La dernière chose qu’on serait en droit d’attendre d’un ancien Spaceman 3, en particulier du batteur responsable de la rythmique façon métronome qui a jalonné leur œuvre, est un album sui semblerait pasticher The Flaming Lips. C’est pourtant ce que Sterling Roswell nous propose ; quelque chose à combustion lente, une excentricité à moitié « ambient » dans laquelle il est parfois difficile de discerner la signification et surtout la source des compositions.

The Call Of The Cosmos peut toutefois être divisé en deux parties. Vous avez les chansons pop qui glissent joyeusement sur une vague comme le titre d’ouverture, un « Give Peace Another Chance » qui partage le même charme que le morceau de John Lennon ; mais on a droit également à ces expérimentations strictement réservés aux « musicos » comme « Time Is Of The Essence » et beaucoup d’autres ou, pour être honnête, rien ne se passe véritablement hormis quelques jolis bruits ici et là. Ce sont des moments tranquilles, rappelant Yosimi Battles The Pink Robot des Lips, mais avec moins de coeur.

 

Les passage où les deux fonctionnent sont ceux où ils entrent en collision : « The Girl From Orbit In Dub » est un un excellent exemple avec son climat onirique baigné de délicieuses mélodies et de sons space rock délirants. C’est tout simplement une belle composition qui montre à quel point la pop et la psychedelia peuvent cohabiter et fusionner. Ce titre transcende les genres et l’album et il est dommage qu’il n’y en ait pas d’autres.

« Tripmaker » en est le contre exemple absolu tant il bouleverse le flot tranquille du disque dans son effort de canaliser l’énergie qui habitait le groupe précédent de Sterling. C’est un titre garage rock débridé nous rappelant que nous avons affaire à un musicien qui n’a pas peur d’entrelacer les divers éléments ce qui est, peut-être, la vision future qu’a Roswell de sa production. Il est devenu un artiste porté sur expérimental, attentif à ce que son travail peut avoir de complaisant ; il n’en demeure pas moins que The Call Of The Cosmos est un opus certes plaisant, mais aussi inégal et lacunaire.

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Weyes Blood: « The Innocents »

Natalie Mering, qui enregistre sous le nom de Weyes Blood, appartient à cette lignées de chanteuses folk dont le registre est dramatique ; on peut donc l’associer à Sharon Van Etten, Angel Olsen, voire même Nico.

Mering s’est d’abord intéressée à la musique expérimentale au sein de Jackie-O Motherfucker et Axolotl, mais elle se distingue de touts ces références par une esthétique sévère, parfois morbide (elle mentionne la mort et des tombes dans plusieurs de ses chansons) et un art de la composition particulier qui doitt autant à l’indie contemporain quà l’étrangeté modale de la musique médiévale.

The Innocents (qui, comme son nom de scène, fait allusion à une idole littéraire) va bien au-delà de l’obscurité flottante qui présidait à The Outside Room de 2011. Ici elle s’aventure progressivement dans un baroque qui va s’aiguiser et nous entraîner vers une formalité, théâtrale certes, mais avant tout glaçante.

Ses meilleurs titres véhiculent alors un sentiment d’aliénation quand ils se parent d’effets anachroniques. Des bandes en distorsion semblent vaciller pour brouiller ce qui, sinon, serait une ballade directe accompagnée d’un piano (« Some Winters ») et des éclairs soudain de fuzz martelés engloutissent la conclusion du remarquable « Land of Broken Dreams ». Au milieu de ce paysage, Mering se lamente sur ce qui l’a laissée sèche et comme stérile : famille, nation ou école.

D‘autres entrées possèdent un équilibre similaire entre la mélancolie et l’artifice doré : « Hang On » et ses cadences lourdes à la Grizzly Bear et « Ashes » dont les vers cyclique souligne à merveille la torture que peuvent représenter des pensées obsessionnelles.

On peut trouver ces lyriques trop systématiques, mais on ne saurait leur reprocher leur inconsistance. On doit néanmoins déplorer qu’ils n’égalent pas la précision de sa voix quand il s’agit d’atteindre des registres plus subtils. Les résultats sont alors moins concluants (« Summer », délicat et mélancolique, brille faiblement et les arrangements dépouillés de « Bad Magic » nous font plonger dans l’inertie).

Les influences de Mering son nombreuses et de taille : parfois elle les maîtrise totalement, parfois demeurent encore des moments qu’on pourra oublier.

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Tennis System: « Technicolour Blind »

Tennis System est un trio punk qui s’est récemment localisé en Californie après des débuts bruyants à Washington DC. Sur son premier album, Technicolour Blind, le résultat semble immédiat tant leur musique est passée de l’énergie à une approche plus laidback qui semble désormais dominer les tendances shoegaze du combo. Leur son ne va sans doute pas révolutionner les foules mais il offre une parfaite variation de ce que l’on nomme le « beach-punk » sur la côte ouest.

Ainsi, les vocaux de Matty Taylor sont distants, comme enterrsé sous le fuzz de guitares et de percussions syncopées. L’instrumentation est agressive mais les compositions sont imprégnées d’une pop qui pointe le nez au-dessus des effets statiques. On pourrai, de ce fait, comparer le groupe à ces autres californiens que sont Wavves même si le goût qu’a Taylor pour le shoegaze des 90’s marque une nette ligne de démarcation.

Les riffs de guitare sont majestueux (« Dead Honey ») ce qui situe Tennis System ailleurs que sur les « beach parties » et la nappes, toutes den,ses qu’elles soient, ne noient toutefois pas la verdeur de ces dix titres que le groupe exécute avec vivacité et conviction. Les jams prolongées (« Technicolour Blind », « Such A Drag » s’étendent sur près de 5 minutes) sont tout aussi engageantes que les compositions de punk éthéré, plus concises et l’atmosphère que Taylor parvient à conjuguer ne s’éloignera pas ainsi de l’éthique punk originelle.

Les groupes californiens ont tendance à adopter une esthétique surf/garage rock : Tennis System réalise ici un disque qui sait se frayer sa place entre la désinvolture et la brutalité et, de ceci, ils n’ont pas à rougir.

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Nicole Scherzinger: « Big Fat Lie »

La carrière solo de Nicole Scherzinger n’a pas été lisse et, après maints projets non aboutis, la voilà de retour avec Big Fat Lie son second album prsuit et écrit par The Dream et Tricky Stewart, claire indication du lien entre les trois acteurs.

Deux « singles » (« Your Love » et « On the Rocks » ont précédé l’album et sont inclus ici. Étant donné leurs qualités relativse, le disque est une surprise plus que plaisante. Il a d’abord un climat de cohésion inhabituel pour ce qui se veut une sortie « mainstream », chose que l’on doit à l’équipe aux manettes.

Cette cohérence se manifeste tout au long du disque par un midtempo urbain assez séduisant même si, dans le tracklisting, il semble ne pas être imbriqué de manière fluide. C’est à la fois une qualité et un défaut ; les plages ne font pas montre de climats consécutifs mais cela permet à chacune de briller en se distinguant des autres.

Le premier titre à nous mettre en humeur « groove » est « Electric Blue » un morceau que l’ex Pussycat Doll aborde parfaitement et de manière laid back. Il s’agit d’une jam urbaine dans laquelle apparaît le rappeur T.I., ce qui n’est pas une mauvaise idée. « Heartbreaker » sera la composition la plus imposante du disque, peut-être même celle où Scherzinger ne s’est jamais montrée aussi séductrice. Son phrasé y est lascif et irrésistible tout comme sur le ésingle » suivant, un « Run », ballade qui ne peut que nous forcer à être en félicité.

Dans un genre soul-pop un peu trop envahi par la surenchère et l’image, Big Fat Lie apparaîtra comme ce qu’il n’est pas ; un album qui ne repose pas sur le mensonge.

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FF: « Lord »

FF est un de ces groupes intangibles de la scène de Seattle dont le premier album, Lord, a enfin pu voir le jour sans qu’ils aient éprouvé la nécessité de se manifester sur Internet.

C’est un disque court, 7 plages dont la première moitié tourne comme une pluie nuageuse en colère ; des morceaux qui vous consument lentement pris sur un mode mineur et des rifs dissonants. Ils capturent à merveille cette sensation d’isolation qu’on peut éprouver dans le nord-ouest des USA, ces mois sombres et humides et ces endroits auxquels on accède au pas de course en évitant les mares d’eau.

La bassiste Claire Nelson fournit des backing vocals éthérés et obscurs, Harley Thompson apporte sa guitare en plein fuzz au titre d’ouverture, « Dead Head », crescendo morose et phrasé qui rappelle le timbre morceaux des punks tout en parvenant à flotter au-dessus du mix.

Le travail du batteur, Michael Abeyta, est à l’unisson, infatigable et violent surtout quand il s’agit de frapper les cymbales. »Dusted » en est la représentation la plus agressive avec un rythme en 4/4 sans que les vocaux plus légers de Nelson n’apparaissent en soutien. Le chorus mettra la surmultiplié ; un bel exemple de composition de bretteur sans complexes.

Quand arrive « In A Day » les buages se dissipent. Nelson s’empare des vocaux et sa voix douce et céleste flotte au-dessus d’une instrumentation détrempée. Les harmonies à deux voix de « Past Year » véhiculent optimisme et même élévation en particulier la dernière séquence du morceau.

Le titre final, un « Come To Pass » judicieusement nommé, apportera une touche charmante sur le mode majeur en un hymne qui se voudra facteur d’apaisement et dissipation du poids et de l’angoisse générés au début.

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The Pop Group: « Cabinet of Curiosities »

The Pop Group est un groupe de post-punk britannique légendaire qui ressort à la fois un disque de compilations, We Are Time, et ce Cabinet of Curiosities, album fait de mixes alternatifs et de rares extraits de concerts.

Cela tombe à point nommé puisque le genre connaît un renouveau d’intérêt avec un certain nombre de combos pour qui la référence est le son « new wave » de la fin des 70’s et du début des 80’s. Le résultat en est que des anciens groupes se reforment, ne serait-ce que pour le plaisir.

Cabinet of Curiosities est rempli de prises inédites et autres raretés (« live » ou non) comme par exemple un « Amnesty Report III », une version alternative d’un titre qui apparaît sur We Are Time.

Le son du Pop Group a toujours été très expérimental, exemplaire même de ce qu’on avait coutume d’appeler l’avant-garde (une de plus!).Formé en 78 ils étaient fort en avance sur l’époque dans leur manière d’aborder le punk. Parfois atonaux et dissonants ils revendiquaient l’aliénation qu’ils suscitaient vis-à-vis de leur public ce qui fait que leur musique va encore au-delà de l’attitude de l’attitude des groupes qui se réclament du post punk aujourd’hui. Des morceaux comme « Springer », plus un exercice parlé qu’une véritable chanson, sont un exemple parfait de l’étrangeté qu’ils pouvaient produire.

The Pop Group est un ensemble essentiel à écouter pour qui est intéressé ou veut se replonger dans l’univers post-punk. Leur réunion en 2010 semble indiquer qu’ils ont l’intention de revenir sur le devant de la scène. Ce ne sera que bonne nouvelle.

***1/2

The Luxembourg Signal: « The Luxembourg Signal »

The Luxembourg Signal est un avatar de Aberdeen groupe qui officiait à la fin des 90’s et au début des années 2000. La plupart de ses membres a donc opté pour un nouveau nom mais leur musique demeure toujours une indie-pop solide contstruite autour de mélodies fortes et de guitares à faison.

S’y ajoute néanmoins des petites incursions dream-pop, voire shoegaze, et un son plus plein qu’à l’origine mais la force du groupe reste la même : un songwriting riche d’émotions et des vocaux de Beth Azry à la pureté confondante.

Les tonalités de Luxembourg ont un poids dont Aberdeen était dénué. Les guitares acoustiques et électriques multiplient les nappes sur des claviers éclatants et une section rythmique solide et régulière.

Les morceaux alternent le noisy (« Dying Star ») ou la reverb (« Drowning ») ce qui, en soi, montre en quoi le groupe bénéficie de cette nouvelle approche. Les titres qui aurient pu s’apparenter à du Aberdeen (l’effronté « She Loves to Feel the Sun » ou le traînant « We Go On ») ont plus d’impact grâce à ce son plus assuré.

Au niveau des climats, la plupart des morceaux ont ce côté brumeux et nostalgique qui semble accompagner le passage du temps et le fait de pousser en âge. « We Go On » en est l’exemple et évoque immanquablement The Smiths (tout comme « Heaven » et la ballade « Let It Go »)) à cet égard.

Il est évident que les membres du groupe sont conscients que ces changements représentent des étapes difficiles et les vocaux, tout tendres qu’ils soient, ne cherchent pas à le dissimuler. CE disque n’est pas un album indie pop pour le gamins ; si il en conserve les attributs comme les guitares en carillon il y ajoute une appréhension de cette vraie vie faite de mélancolie, de sommeil, de voix honnêtes et dont le résultat est un mix parfait entre mélodie et bruit.

***1/2