No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Interview de Fountaines D.C.

 Les post-punkers irlandais de Fontaines D.C se singularisent par un goût pour la poésie merveilleusement exemplifiésur leur nouvel album, Dogrel. Ils abordent ici des sujets personnels où, selon leur guitariste Carlos O’Connell,il n’y a aucune appréhension à faire part de sa vulnérabilité. Il répond ici sur toutes les problématiques qui ont occupé le combo dans la genèse de ce nouvel opus.

Dogrel semble être plus personnel qu’avant ; êtes-vous inquiet de vous exposer ainsi ?

Oui, inquiet et excité à la fois. Il y a une grosse part de vulnérabilité edans. Avant, nous ne travaillions qu’à mi-temps ; maintenant nous somes plus au fait du quotidien et certains expériences sont retranscrites ici ; en particulier les phases dépressives et la perte de notre innocence.

Il y a ce goût inhabituel dans le rock pour la poésie.

Ça a toujours été le cas chez nous et on avait déjà publié deux ou trois livres avant. Du coup on a été influencés par Kerouac, Ginsberg et d’autres. Ensuite nous avons eu notre période irlandaise : Kanvanagh ou Joyce. Puis on a été absédés par Yeats. Ce sont ces autours qui nous donnent inspiration mais aussi énergie et une immense sensation de liberté aunt à ce que nous désirions écrire.

Il y a quelques années, le gouvernement irlandais a investi beaucou pd’agent pour la culture…

Nous en avons bénéficié. Ils nous ont aidés à réaliser l’album et, plus eimportant encore, nous ont accordé un soutien sans failles. Sans eux nous n’aurions pas pu faire autant de tournées et jouer dans de si grandes salles dont certaines, pour notre plus grande joie, étaient complètes.

Beaucoup de vos titres évoquent aussi des sujets économiques et financiers…

Il est important d’en parler car l’argent est le thème central sur Drogrel. Ces derniers temps beaucoup de gens ont pu prospérer, les personnes qui travaillent dans la technologie ou qui ont pu investir dans l’immobilier. Mais pour la majorité, nous vivons une période difficile ; beaucoup de familles qui vivaient à Dublin depuis des générations on dû partir en raison de la hausse des prix. Pour des artistes c’est encore plus difficile, nous l’avons vécu personnellement et c’est pour cette raison que nous en parlons.

Que pensez-vous de l’impact des médias sociaux sur l’art ?

Je crois que le problème réside dans le fait qu’ils crèent une distraction dans l’univers des gens et que ceux-ci dovent être un peu plus consients des véritables enjeux. J’ai été professeur et faire en sorte que les élèves laissent tomber leurs martphones et prêter attention à ce qu’on leur disait était une vraie galère. Parfois j’avalks l’impression que je leur coupais un membre. Au moins cela m’a permis de les mettre sur la liste des invités pour aller à nos concerts. (Rires) Qu’on le veuille ou non c’est un outil de promotion.

7 juin 2019 Posted by | Rapid Talk | | Laisser un commentaire

Interview de Methyl Ethel

Le dernier album de Methyl Ethel, Triage est, pour dans son intégralité, une avanture sen solo, celle de Jake Webb qui a enregistré et produit le disque dans son studio à Perth, en Australie. Mélodies art-pop électiques et influences R&B, tonalités infectieuses tout en demeurant réflectives et songeuses, cette collection de neuf plages amalgame des images surréalistes à la fois lyriques et sombres sur fond de dancefloor. Que dit son auteur de ces évolutions ?

Comment vous-êtes vous mis en rapport avec 4AD et quelles sont vos relations avec le label ?

Ils m’ont contacté un peu avant que je ne joue au festival du CollegeMusic Journal. Nous étions, des deux côtés, assez excités et satisfaits et sommes devenus très proches. C’est génial de pouvpoir travailler avec des gens de qui vous vous sentez proches.

D’où viennent, selon vous, vos meilleures idées ? Est-ce que le d’avoir des horaires ou une structure fixes peut vous aider en termes de créativité ?

En général tout se cristallise l’après-midi. Le matin je mets mes idées à la broyeuse et c’est la que le flot de l’inspiration se matérialise. Travailler à des horaires réguliers m’aide à me mettre en branle sans devoir attendre d’être frappé par un éclair de créativité.

Qu’avez-vous appris dans cette exépériance où vous réalisiez tout vous-même de l’écriture à la production ? Et qu’avez-vous tiré de votre expérience avec Marta Salogni pour la production ?

Travailler seul m’a permis d’acquérir pas mal d’astuces techniques. Ceci dit, avec Marta qui a collaboré avec moi, j’ai vu que faire participer d’autres personnes pourrait se montrer profitable aussi. La solitude n’est eaut-être pas la meilleure solution pour moi.

Vous dites avoir fini une trilogie en terminant cet album ; en suois dont-ils tous reliés les uns aux autres ? Et à quoi va ressembler le prochaine chapitre de votre carrière ?

Sur tous ces disques, tout est issu de mes expériences personnelles et tout y est direct. Je voulis écrire en me déterminant par rapport à cela. Ma vie a été passablement bouleversée et je me suis dit que la meilleure manière de m’en éloignée était d’écrire en l’évoquant. C’est sans doute un procédé cathartique pour moi.

Quelle est voter notion du succès ? Et direz-vous que vous l’avez atteint pou approché ?

Le succès n’est pas un paramètre pour moi. À mon sens, ce qui importe est d’avoir été au bout de mes objectifs.

24 mai 2019 Posted by | Rapid Talk | | Laisser un commentaire

Interview de Gruff Rhys

Que ce soit avec ses groupes ou en tant qu’artiste solo, Gruff Rhys a toujours eu une approche colorée et versatile quand il s’agit de composer. Sur son nouvel album, Babelsberg, il s’est servi de quelques morceaux simples et de messages élémentaires et leur a donné une plus grande ampleur grâce à ne pléthore d’orchestrations. Il était intéressant d’entendre le Gallois évoquer la façon de réutiliser ses vieux titres et de les adapter aux nouveaux médias.

Vous parlez de Babelsberg en évoquant une approche surréaliste sur ce que peut être la réélité et l’histoire : était-ce le moteur de votre inspiration pour ce disque ou était-ce l’étrangeté du nom qui vous a interpellé ?

Ce n’était pas un « concept album » en soi. Je faisais simplement référence aux conditions qui ont mené à son enregistrement. C’était une course contre la montre avant que le studio ne soit démoli pour être remplacé par des appartements de luxe et, à l’époque, je n’étais plus sous contrat avec personne. Ma deadline c’était cela et il m’a fallu très vite trouver un titre et je me suis souvenu d’un code postal en Allemangne alors que j’étais en tourbée. Le nom m’a semblé magique et je me suis mis à imaginer une sorte de tour où les gens essayient , à leurs manières, d’atteindre le ciel. Il y a aussi un orchestre à Babelsberg qui fait des musiques de films et c’est cela qui a donné une signification orchestrale au titre de l’album.

Comment Kliph Scurlock, Stephen Black et Osian Gwynedd ont-ils été impliqués avec le disque et qu’est-ce qui en a résulté ?

La coïncidence a fait que nous habitions à proximité. Je pouvais donc passer les voir en voiture et comme Stephen et Kliph avaoent déjà joué avec moi sur mon deuxième album solo,Candylion, et pour une trentaine de concerts c’était le plus simple. Osian avait déjà joué sur mon disque précédent agalement aussi nous avons py collaboré de manière tangible et très pratique.

Ce que vous faisiez en termes opératoires , comment cela s’est-il répercuté sur votre album ?

J’ai écrit le livret et lui en est le compositeur. J’ai fini par écrire les textes sur quelques-unes- de ses passages. C’était la première fois que je procédais ainsi et il m’a beaucoup aidé. C’était complètement inédit pour moi et le fait de lui amener ce type de travaux nous a pris du temps tout comme recruter un orchestre.

Qu’avez-vous tiré de cette adaptation pour un concert en public et projetez-vous de le réinterprétér avec le BBC National Orchestra du Pays de Galles ?

On avait démarré en juin dernier à Cardiff où ça devait faire partie d’un festival.On avait, au total, 72 musiciens et ceux qui avaient pris part à l’enregistrement étaient là aussi. Souvent, sur mes disques, je ne suis pas très discipliné en studio et on a fini par utiliser des tas de techniques expérimentales. Je ne suis pas très fan de l’idée de capturer les moments et je préfère de loin utiliser toute la machinerie dont je dispose pour faire quelque chose de mémorable. Cette fois-ci nous étions très disciplinés da façon à ce que les prises soient véritablement live. Travailler avec tous ces musiciens et le chef d’orchestre pour un concert en direct a été une expérience fantastique. Ça a été même assez simple car nous souhaitions quelque chose de brut et d’aussi peu poli que posssible. Nous avon,s adapté la musique pour des plus petits orchestres à Londres et ça s’est également très bien passé. Malheureusement il n’y a que dans ces deux villes que j’ai pume permettre de jouer avec un orchestre mais, le reste du temps, un piano fait très bien l’affaire aussi.

Qu’est ce qu a permis de faire de « Kegative Vibes » un titre aussi abouti pour l’album après que vous ayez pensé à l’utiliser pour votere projet Candylion ?

Ce titre a été mon point de départ. C’est une chanson très simple mais, pour quelqu’un qui, comme moi, écoute beaucoup de musique, il était intéressant de voir comment le processus s’opérait. Parfois, certaines compositions doivent être évaluées et il vous faut trouver un moyen de les faire progresser. J’avais toute cette batterie de compositions issues de « Negative Vibes » et elles étaient si directes que j’ai pensé que je pourrai les réadapter de cette manière.

Vous avez fait de le musique pour des jeux vidéo, des spectacles musicaux et avez même dirigé quelques films ; voyez-vous en lien entre ces projets atypiques et ce que vous faites quand vous enregistrez ?

Le principe unificateur est toujours la collection de chansons. C’est là que réside le coeur de mes activités. Les films que j’ai faits dont basés sur des tournées d’ailleurs. J’ai écrit un livre pour supplémenter le musique de American Interior, car j’ai toujours eu assez de matériel pour me le permettre et servir de support. Tant qu’il y a des morceaux de musique en jeu, je me sens autorisé à expérimenter sur divers supports et faire avancer ce que je produis. Ma seule crainte et d’écrire toujours et encore la même musique et c’est pour cela que je me lance dans l’expérimentation.

20 mai 2019 Posted by | Rapid Talk | | Laisser un commentaire

Interview: The Get Up Kids

Ce sixième album de The Get Up Kids les voit s’appuyer plus sune sensibilité pop, atayée par des riffs de guitares accrocheurs. Le son reste familier mais il est évolutif ; le guitariste Matt Pryor explique quelle dynamique s’est fait jour dans le groupe.

Après un silence de huit ans, qu’est-ce que ça vous a a fait de sortir un nouvel album ?

Du bien déjà. Nous sommes passés par plusieurs cycles et nous allons partir en tournée;le calme avant la tempête. Ça n’est pas ce que je préfère mais, comme on s’est à nouveau réunis, il nous semblait nécessaire d‘être à 100 % dans le schéma enregistrement et tournées même si rien ne nous y forçait.

Est-ce un facteur important par rapport à la pression avant la sortie de chaque album ?

Auparavant, nous étions trop jeunes et arrogants et son se disait que si ça marcherait forcément. Cela n’a pas été toujours le cas et ça nous permet de ne plus nous prendre trop au sérieux. J’ai du mal à considérer que je suis un artiste car, après tout, je ne fais que jouer dans un groupe punk. Nous ne sommes pas des artistes, nous n’allons pas à des concerts, on va juste à des spectacles. On fait ce qu’on fait le plus sérieusement possible.

Qu’est-ce qui a changé dans votre façon d’écrire depuis 15 ou 20 ans ?

Pas grade chose. Chacun a ses propres compsitions ; Jim (Suptic, guitare et vocaux ) en a trois, moi deux.. la moitié d’entre elles était déjà prête et celels de Jim sont les plus proches de nos états d’âme alors que chez moi, pour « Salina » par exemple, tout était conçu et préconçu sous la forme d’une « demo » acoustique. Le plus souvent, on part d’une ébauche, comme avec « The Problem is Me” » ; un riff de guitare sur laquel on cnstruit et mprovise avec une bière ou deux et une sauvegarde sur « Dropbox ».

Comment décidez-vous de qui va chanter ?

Chacun interprète les siens.Jim a avait écrit « Fairweather Friends” » mais j’y ai ajouté des textes et une mélodie. Finalement c’est moi qui la chante après que nous nous soyons mis d’accord.

Et quid de vos influences quand vous écrivez ?

Je ne sais pas si ellesont beaucoup évolué ; nous avaons toujours les même thèmes. CE qui a changé c’est la dynamique qui a fait de moi un père de famille, avoir divorcé, la mort de certains membres de noter entourage ou l’état du monde en général. Je suis plus conscient et impliqué qu’avant quand je me moquais de savoir qui était note Président.

Il y a ce titre, « Lou Barlow », quel rapport y a t-il avec Dinosaur Jr ?

Aucun ! Je ne l’ai jamais rencontré. C’est une chanson où l’on évoque la fin d’une relation et il se trouvait qu’à ce moment on parlait de Lou Barlow de ce qu’on aimait ou pas dans sa musique. Omme il était mentionné dans les textes, on s’est dit qu’on pouvait très bien intituler le morceau ainsi.

Et qu’est-ce qui est dans les tuyaux pour la suite ?

D’abord les tournées avec la prise de conscience que nous étions encore capable de nous supporter les uns les autres…

18 mai 2019 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Paws

En combinant mélodies pop-punk à rock indieexplosif et ballades qui s’insinuent Paws a réussi à faire de Your Church on My Bonfire leur album le plus abouti. Tirant aussi les leçons de leurs expériences douloursuses les Écossais mêlent ainsi mélodies accrocheuses et refrains épiques ; amalgame dont leur chanteur et guitariste Philip Taylor explique les sources et ressorts.

Le son de ce nouvel opus est indiscutablement plus granduoise que sur votre précédent album No Grace. Qu’est-ce qui vous a conduit dans cette direction ?

Sur nos deux premiers albums, les textes étaient très personnels et j’ai voulu m’en élogner avec No Grace. Nous sommes un petit groupe et je m’étais dit qu’il fallait qu’ils soient sortis de ce contexte autobiographique. C’était assez génant pour moi, rétrospectivement. Avec No Grave je souhaitais un climat plus énergique et entraînant et, surtout, parler de choses dans lequelles le groupe était, lui aussi, le personnage. Maintenant, ma perspective est celle du groupe. J’aime la résonnance de ces nouveaux morceaux et je n’ai plus l’impression que je me racontais des histoires comme précédemment. C’est un disquesur lequel nous nus sommes beaucoup impliqués.

En quoi cela a-til rejailli sur la composition ?

La façon d’écrire n’était pas si différente mais c’était tot aussi cathartique qu’avant. Assez curieusement j’y étais plus moi-même. Un peu comme i j’étais un artiste solo et que je peaufinais mes compositions pour les autres.

Thérapeutique ?

Je ne sais pas, en tout cas plus honnête paradoxalement. Avant, j’écrivais une ligne puis je me sentais obligé à en écrire une suivante qui allègerait l’atmopshère. Cette fois-ci j’ai voulu être le plus sincère possible dans le déroulé de mes écits. C’est plus positif tout en étant un exorcisme difficile. Je suis heureux de ce recul et me dis que, si notre groupe séparait, je pourrais le gérer.

D’ou vous est venu ce titre : « Your Church is my Bonfire » ?

Dans ma tête c’est très visuale et ça veut sire des tas de choses. Il y a quelque chose de romantique dans l’idée que vous vous faites des relations humaines, amicales ou non.J’ai toujours eu le sentiment que je nétais pas en mesure de bien les appréhender. Ma santé mentale m’a toujours posé des problèmes et j’essaie de me dire qu’il faut que je parvienne à faire en sorte que mes relations affectives ne se terminent pas dans une impasse. J’ai trop souvent eu une attitude destructrice et ce quatrième album est une façon de me regrouper avec moi et les autres.

12 mai 2019 Posted by | Rapid Talk | | Laisser un commentaire

Interview de Pup

Morbid Stuff est le quatrième opus de ce quatuor canadien mais c’est le premier qui soit auto-produit. La résultante montre que le combo va profiter de ce contrôle sur sa production mais ne pas hésiter à s’exposer puisque les sujets principaux du disque, même si ils sont accompagnés de textes au second degré, sont la dépression, l’addiction et la mortalité.

Le thème de l’album est difficile à esquiver ; comment avez-vous abordé le rapport entre le son et les textes ?

Steve Sladkowski (guitare) : On voulait faire apparaître la face la plus obscure de notre personnalité mais la compenser avec un peu d’humour. C’est une manière de rire un peu de sa dépression parce que, parfois, c’est le meilleur moyen de la gérer.

L’album préccédent, The Dream is Over, se focalisait sur les difficultés de vie sur la route et, plus généralement, de ce qui se joue aund on fait partie d’un groupe. Pensez-vous que Morbid Stuff en est aussi une réflexion ?

Zack Mykula (batterie): Je crois que chacun dans le groupe a eu à lutter avec ses propres problèmes mentaux et a trouvé ses stratégies pour les combattre. Tout le monde était passé par là aussi on s’est regardés et son s’est dits que, ce faisant, nous étions restés proches et soudés et c’est cela qui nous a permis de faire ce disque.

Qu’est ce qui fait alterner ces tempos entre le chaotique et le mélodique en matière d’écriture ?

Zack : Le plus souvent cela vient de Stefan (Babcock chant) ou Nestor (Chumak, basse) qui ont extirpé leurs squelettes. La pupart du temps Stefan vient avec un une idée qui sert de curseur à une chanson. On le décortique et chacun y injecte ses propres parfums. On s’efforce de servir la chanson et de ne pas nous marcher les uns sur les autres. Ensuite vient le montage et on arrondit les angles.

Steve : On a toujours fonctionné ainsi ; il n’y a pas de paramètres stricts qaunt à la façon dont on doit sonner. Lemieux c’est d’écrire et de s’interroger sur la nature de la composition, sur ce qu’il est préférable d’utiliser, sur le rôle de la guitare, la place accordée à la section rythmique. Parfois tout arrive en même temps, parfois une ligne de guitare spécifique comme sur »Kids » où la guitare est très mélodique. C’est toujours un travail à quatre.

Zack : C’est parfois frustrant car nous avons chacun notre propre manière de fonctionner mais c’est cette approche non conventionnelle qui rend les morceaux intéressants.

C’est votre premier album sur votre ce label ; qu’est-ce qui vous a poussés à l’auto-produire ?

Zack : SideOne nous a beaucoup aidés et, sans eux, on ne serait allés nulle part. Auparavnt nous étions dans une structure qui ne permettait pas d’avoir à des objectifs plus larges que simplement enregistrer un disque puis un autre. Nous voulions faire partie d’une communauté plus large, plus artistique et créative. Je pense que ça devrait préserver notre santé mentale ; arrêter de boire comme on le faisait en tournées, êtrs productifs, forger des partenariats avec d’autres artistes.

21 avril 2019 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de The Jean Paul Sartre Experience

The Jean-Paul Sartre Experience est de ces groupes dont le nom est trompeusement simple. Les mélodies ont beau faire, la palette sonique du combo, un des piliers de Flying Nun, a toujours été captivante comme sur un dernier opus I Like Rain. Dave Yetton, bassiste et vocaliste, nous en explicite certaines ficelles.

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Parlez-moi de vos premiers enregistrements et de ce qui a attiré l’attention de Flying Nun ?

C’était une cassette de 30 plages, enregistré avec les moyens du bord dans des boîtes de de nourriture pour chiens vides et q’on essayait de vendre dans les maisons de disques qu’on fréquentait. Le personnel en a commandé quelques exemplaires et ils se sont vendus assez vite. C’était un concept original, surtout sur uen scène réduite comme la Nouvelle Zélande. On a été invités à jouer à la soirée de Noël de de Flying Nun en 85 je crois et je crois que ça nous a boostés un peu.

Dans ces années 80 ; qu’est-ce que représentait le fait de faire parler de soi dans le marché indie ?

Il n’y avait ni internet, ni emails et nous étions plutôt isolés du reste du monde. On comprenait que l’intérêt de Flying Nun venait d’un tropisme pour certains groupes venus d’ailleurs. Ce qui en a résultat a été du bouche à oreille grâce à des journaux comme le NME et ça nous a permis d’avoir accès à d’autres groupes qui contribuaient à nos collections de disques. Rétrospectivement c’était une période facile, influencée par la drogue mais emprisonnée dans une cette isolation culturelle conservatrice qui rendait étroit d’esprit. À l’époque on ne s’en rendait pas compte mais on était, quelque part, une épine dans le pied dans la culture « mainstream ». Se situer à l’extérieur était une bénédiction à cet égard. Flying Nun était un label destiné à tous ceux qui ne souhaitaient pas s’intégrer dans ces convenances. Créativement le terreau était fertile et on était tous en compétition entre nous avec des ressources réduites au minimum.

Hormis le Velvet Underground quels autres groupes étaient importants pour vous ?

Je crois que toute véritable fan peut apprécier des musiques s’élargissant dur de nombreus specetres musicaux. On aimait l’expérimental mais aussi le mainstream ; un peu comme une discothèque où Cindy Luper et Pricne côtoyaient The Residents, Pere Ubu ou Rhrobbing Gristle. On état fans de Wire, Television, Pere Ubu, Joy Division, Can, Brian Eno, Fela Kuti, Nina Simone, Motorhead, Captain Beefheart, 70’s disco, Billy Idol, Bruce Springsteen, Suicide, James Brown, Van Morrison, Paul Simon, PIL, The Beatles, Nick Cave.

Quelle était votre approrhe en termes de songwriting alors ?

On écrivait différemment et les composions étaient rarement complètes. C’est le groupe qui remplissait les trous et leur connaît un ensemble. On dégraissait alors les idées mais, à mesure que nous progressions, nous étions de plus en plus attentifs aux détails et à collaborer ensemble. C’est de ce chaaos qu’est né nos compositions les plus intéressantes. Nous devions tomber tous d’accord à la fin d’autant que nous avions beaucoup de songwrtiters et qu’ile devaient donner un élan.

7 septembre 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Local H

Hey Killer le nouvel album de Local H semble être un virage vers une musique plus « crossover ». Pour son leader, Scott Thomas, « c’est un retour à une ville fantôme. Même si je suis toujours resté fixé sur le « grunge » c’est comme si je revisitais Frankeinstein Junior ou même Bambi. » Où se situe alors cette ville fantôme puisque ville fantôme il n’y a plus ? D’une part « il y a un refus obstiné à « romancer le passé et à ne pas considérer que ça demeure un bastion de ma culture », mais d’autre part, « perdure toujours cet élément que quelque chose ne vous appartient plus Ce n’est pas comme Bruce Springsteen et sa façon d’appréhender le New Jersey. »

Il explique ainsi son imagerie sur les villes fantômes : «  Vous écoutez des récits ou voyez des pellicules sur des choses qui sont déjà mortes. C’est ainsi que je considère cette épée à deux tranchants qu’est la religion. Le cinéma est une façon de mettre de côté ce qui a existé et qui scintille encore c’est pour cela que je m’éloigne de plus en plus d’albums qui sont basés sur des concepts ; je ne suis plus un puriste. »

De là aussi ce désintérêt pour la politique : « chaque album traite toujours de la religions, de la mort de la vie, les miens ou ceux des autres, tous ces éléments se combinent implicitement, à quoi bon alors avoir en faire la promotion ou la nécrologie. »

Les idées sont venues ainsi ; « nous avons eu « Misanthrope », nous avons eu « One of Us », tout s’est fait de manière informelle ; c’est « pour moi le seul moyen de composer ; ne pas prétendre à la longévité mais just avoir une perception de ce qui entrera dans la tête des gens et de ce qui y laissera trace. »

Quel rapport alors avec l’téhique « grunge » qui demeure celle de Local H ? « Je n’essaie pas d’en établir, contradictoirement à ce que je peux prétendre, il y a certains titres qui pour moi ne valent rien et ne dureront que le temps qu’il a fallu pour les composer et les interpréter. Je me contenterai d’être honoré si d’autres artistes dépassent mon ambition et, un jour, y fassent référence. Je vous l’ai dit, un disque c’est comme un film, une fois le rideau éteint la vie que l’oeuvre prend ne vous appartient plus.  Comme dans une ville fantôme. »

5 septembre 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de The Dream Syndicate

Il est rare de pouvoir s’entretenir avec Steve Wynn de The Dream Syndicate. Depuis son chef d’oeuvre, The Days of Wine and Roses en 1982 le groupe était devenu un secret caché aux autres, une des ces choses qu’on ne pouvait que dissimuler alors que, à l’époque, c’était la disco qui monopolisait l’attention. Steve Wynn est, par conséquent, suffisamment une légende du rock alternatif pour que quelques échanges avec lui ne puissent être qu’un bonus.

Omnivore a sorti certains de vos albums ; comment vous en sentez-vous ?

Omnivore est un label fabuleux. Ils sont les vrais héritiers de ce travail d’archiviste que j’adorais dans le passé ; Rhino, Ryko ou Edsel. La sortie de The Day Before Wine and Roses ainsi que quelques sessions radio et des trucs en solo que j’ai faits en Espagne sont destinés à revoir vie grâce à eux. C’est assez excitant de pouvoir se dire que certains titres vont acquérir une nouvelle vie, en particulier ceux qui sont épuisés depuis plusieurs années. Ce qui est génial avec Omnivore est qu’ils savent choisir le disque qu’il faut et qu’ils sont conscients de ce qui va le mettre en valeur.

Votre disque est, aujourd’hui, aussi mémorable qu’en 1982 ; qu’est-ce qui, à votre sens, l’a permis ?

Eh bien, je crois que la musique que nous faisions était hors du temps dans la mesure où nous mixions tous ces éléments que nous aimions et qui venaient de notre passé, les 60’s, la psychedelia, le garage avec ce qui était excitant à un cette époque où le le punk et le post-rock étaient les genres phare. C’tait comme une bande de mixage d’ères où nous pensions que la musique n’était pas destinée à une époque spécifique.

C’est vrai que ça fait bizarre d’écouter de véritables instruments aujourd’hui par rapport à avant.

Ça n’a pas changé sauf si vous le voulez bien. Il y aura toujours beaucoup de bonne musique. Aujourd’hui il est plus difficile de savoir ce qui se passe car tout est fragmenté. À notre époque il était plus facile de trouver ce qui valait le coup car il y avait moins de sorties discographiques. On pouvait être facilement très clairs si ce qui nous plaisait ou pas. Chacun pouvait choisir son album préféré et on y parvient toujours.

Votre public couvre aujourd’hui plusieurs générations, cette idée est venue de vous ?

Oui ; c’est une idée que j’avais en tête depuis deux ou trois ans. Il y a même des gens qui n’étaient pas nés à l’époque de notre première année. Je trouve qu’ils entre mieux dans ce que nous faisons ; c’est un peu comme si le monde nous avait rattrapé. Quand on a commencé, on n’appartenait à aucune époque, on était une anomalie. C’était frustrant par moments mais ça nous a bien servi. Nos fans avaient le sentiment de faire partie d’une croisade ; c’était d’ailleurs ainsi que nous voyions les choses. C’est pour cela que je suis heureux de repartir en tournée et de jouer ces chansons devant des visages qui semblent heureux.

Vous étiez considérés comme faisant partie du mouvement « Paysley Underground » ; est-ce que cela vous posait des problèmes ?

Oui ; on avait l’impression d’être le mouton noir, les cousins bizarres de la famille Paisley. On se sentait beaucoup d’affinités avec Green On Red qui, eux aussi, évoluaient dans un terrain plus sombre et sinistre. Mais on était aussi fans de The Bangles ou Salvation Army qui sont ensuite devenus Three O’Clock. On était tous dans un certain contexte ce qui rendait les choses faciles pour nous. Et on se sentait plus proches de ces groupes que de ceux qui occupaient le hit-parade à la radio.

Vous étiez tous diplômés d’Anglais à l’université. Est-ce que cela a compté pour que les critiques musicaux aient un faible pour vous ?

Je crois que cela nous a bien servis, tout comme la prétention que ça pouvait générer chez nous. On souhaitait mélanger des choses que l’on connaissait et avions une totale irrévérence par rapport à l’histoire. On voulait édifier quelque chose et vous si on survivrait à une démolition, un peu comme le Velvet.

Votre fusion entre racines punk, psychedelia des sixties et tonalité Velvet vous semble-t-elle encore d’actualité ?

Vous savez, tout va très bien en ce qui nous concerne. Notre musique a toujours une signification ne serait-ce qu’en écoutant des groupes comme Thee Oh Sees ou Tame Impala. Je dis souvent que si The Dream Syndicate a existé c’était parce qu’on ne pouvait entendre la musique que nous aimions.

21 août 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Chelsea Wolfe.

La singer/songwriter californienne Chelsea Wolfe a toujours eu les honneurs de ces pages pour son approche atypique des schémas gothiques imprégnés d’imminence funèbre. Son nouvel album, Abyss, la voit trouver son inspiration vers des sujets aussi joyeux que la paralysie durant le sommeil, la sécheresse et la stérilité extrêmes ou l’exploration des esprits avec l’ambition d’y plonger au plus profond.

L’artiste semble exister dans un espace énigmatique et rudimentaire entre le distant et le troublant ; visuellement ses performances sont sporadiquement interprétées sous un voile mais, musicalement, son rock gothique est enfiévré et vampirique, propulsant ses pulsions de façon on ne peut plus ouverte. Son répertoire est totalement américain, enraciné structurellement dans la géographie de Los Angeles mai hanté également par les tourments qui peuplent l’americana dans ce qu’elle a de plus classique. Alors que Pain Is Beauty était avant tout et justement décrit comme un « concept album » ure le déni, son « follow up », Abyss, est plus intense et déstabilisant nourri qu’il est par une immersion riche et sauvage dans une intensité sonore proche de la musique industrielle.

« Alors que je grandissais, j’entendais le groupe country de mon père répétant inlassablement ses harmonies. Je suis tombée vraiment amoureuses ses ses riches nappes », confie-t-elle. « Quand j’ai commencé à faire ma propre musique, j’ai très vite accumulé nappes sonores sur nappes sonores et couches harminiques que j’avais peine à dénombrer. Je suis également une créature d’eau, j’adore nager et peut-être que ce sont ces choses quise sont reflétées dans Abyss. Je ne pensais pas à cette idée d’être submergée en soi, j’avais plus en tête la notion que l’esprit est un abysse qui devait être exploré et mis en contraste avec l’univers qui, lui aussi, recèle des profondeurs inconnues. »

Durant tout l’enregistrement, Wolfe a admis volontiers avoir souffert de crises de paralysies liées au sommeil, une affliction qui, voit certaines personnes incapables de se mouvoir, de parler ou de réagir qu’elles soient endormies ou éveillées. De là est née la notion qui sous tend Abyss et qui pose le présupposé qu’un tel état peut générer des expériences qui altèrent notre esprit. Pour elle ce disque est par conséquent « le plus désolé qui soit ». C’est pourquoi sa trajectoire sonique « atteint des territoires ténébreux inexplorés jusqu’à lors, des arcanes qui, à l’instar de « Carrion Flowers », sont de véritables exercices pour véhiculer une perversion squelettique et répétitive au moyen des percussions. » Les vocaux de Wolfe, au départ commotionnés, sont supplantés par des couches harmoniques qui se multiplient à l’image du rôle qu’elles ont parfois chez Portishead ; « c’est le titre d’ouverture de Abyss choisi à cet endroit pour la bonne raison qu’il préfigure le châtiment qui, ensuite, nous attend. »

4 août 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire