Download Festival: « Pour Qui Sonne Le Riff »

Avec les beaux jours, les transhumances festivalières vont se profiler et, avant les gros escadrons des mois de juillet et d’août, quelques escarmouches musicales pointent leurs premiers décibels comme pour saluer le passage du printemps à l’été.

Le Download Festival, annexe de celui sis à Castle Donington au Donington Park en Angleterre, prend, pour une troisième fois la relève hexagonale de celui qui, ayant succédé aux fameux Monsters of Rock « sévit » depuis 2003 au Royaume-Uni.

On se permettra une nouvelle interrogation sur le patronyme de « download » tant les affiches qui y sont présentées n’ont rien à voir avec le concept de téléchargement. Puisque c’est de festival qu’il s’agit, l’insistance est plutôt mise sur l’idée jouer en « live », de la manière la plus organique qui soit. En outre, progressivement, la programmation s’est éloignée du format rock ou indie-rock stricto sensu pour nous proposer un panorama plus viscéral , celui de la mouvance heavy ou hardcore. L’édition 2018 ne va pas déroger à cette règle, au fond la plus adaptée à ce format et elle retrouvera son site de prédilection : la base aérienne de Brétigny sur Orge après avoir siégé à l’Hippodrome de Longchamp en 2016.

Les têtes d’affiches sont plutôt alléchantes (Ozzy Osbourne, Marilyn Manson, Foo Fighters, Guns n’Roses) pour une escadrille de riffs électriques qui s’étalonnera du 15 au 18 juin. Y figurent aussi des seconds couteaux de choix mais, indépendamment de la programmation, on pourra gager que ce rassemblement permettra, comme  pour les précédents, de tordre le cou aux clichés et partis pris concernant les « métalleux ».

Non, le public qui s’y rend n’est pas constitué simplement d’abrutis, non les musiciens qui s’y produisent ne sont pas plus incultes que le pékin moyen et, oui on peut y croiser des personnes articulées, sympathiques et bon enfant.

On ne donnait pas cher du Download Festival en France, il se fait, petit à petit, sa place par la façon dont il sert de prélude aux trois prochains mois ; il forme une fois de plus, un avant-goût  atypique et appétissant à une saison 2018 qui se clôturera par le rituel,  quelque peu convenu, Rock en Seine en fin du mois d’août.

https://www.downloadfestival.fr/fr/news/77-groupes-annonces-pour-4-jours-intenses