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Camp Counselor: « scabs »

En 2017, un one-man-band a réussi à sortir de l’ordinaire de l’underground ; il s’agit de Camp Counselor qui n’est autre que le projet musical de Mickey Yacyshyn qui nous vient tout droit de St. Louis et qui avait publié un premier EP de bedrom-pop lo-fi cette année. En ce début d’année, le projet revient avec son successeur intitulé scabs.

Composé de six titres uniquement, la musicienne de St. Louis nous cajole avec ses compositions intimistes et touchantes telles que « museum of broken relationships » en guise d’introduction mais également de « cotton mouth » et de « black crayon » qui font office de thérapie pour elle.

Camp Counselor chasse les vilains nuages qui la pourchassent grâce à sa plume réaliste sur « devil’s advocate/apathy » et « turning songs into rituals ». Il ne manquera plus qu’un touchant « when it counted » pour synthétiser l’univers chatoyant de cette compositrice mesurée et subtile.

***1/2

9 décembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lauren Hoffman: « Mercury Girls »

Depuis Choreography en 2006 et Interplanetary Traveler quatre ans plus tard, on était, quelque part, en manque d’un retour de l’attachante Lauren Hoffmann et de son répertoire que d’aucuns pouvaient trouer quelque peu éthéré, voire léger.

Si on retrouve une belle délicatesse sur Shadow of The Moon avec chœurs et violoncelle, non seulement c’est plus convaincant, mais ce n’est qu’une des facettes de ce court album. On note en effet sur bien d’autres morceaux un gros revirement donc parce qu’il se permet d’être percutant. C’est le piano qui mène les échanges, appuyant d’emblée un « If you don’t love me anymore/I hope they burn down the tacos stand where we first met » sur un « Heartbreak and Tacos » ravgeur et vengeur.

Il y aura également des morceaux plus directs, franchement rock (« Lost Cause ») ou des incursions de soul blanche sur le plus alangui « Sunrise at The Apocalypse ». Dans le genre, c’est moins tarabiscoté que Regina Spektor par exemple mais avec en point commun une bien belle voix. On pensera aussi à une version policée de St Vicent quand la belle mélodie de « The Chemical » entraînera ce morceau à tiroirs qui la montrera à la manœuvre à tous les étages.

La timide Lauren Hoffman donne raison à notre patience, en montrant à quel point elle a évolué. Percussif et délicat à la fois, cet album varié montre que le futur lui appartient toujours un peu plus.

***1/2

6 décembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lucy Dacus: « 2019 »

Dans l’idée de sortir du canevas rigide d’un album, la musicienne américaine s’est inspirée de sept fêtes (officielles ou non) pour les explorer en satellite, c’est-à-dire sans tout leur clinquant. La méthode Dacus fait encore bel effet : des phrases simples et claires comme des gifles, une voix de basse ronde et mesurée, des accords vifs et serrés comme un tricot.

Si ses quatre reprises — dont « La Vie en Rose » d’Édith Piaf et « In the Air Tonight « de Phil Collins — ont certes une ligne de guitare électrique aiguisée, Lucy Dacus marque bien davantage avec ses trois pièces inédites, qui racontent la solitude de l’après-fête (« Fool’s Gold) », le poids de l’héritage féminin (« My Mother and I) » et la culpabilité inhérente au statut de citoyen américain (« Forever Half Mast »). Quoi qu’elle fasse, vraiment, Lucy Dacus n’est pas tributaire de son jeune âge, bien au contraire.

***1/2

6 décembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Amy Klein: « Winter/Time »

Après avoir quitté Titus Andronicus, Amy Klein s’était lancée en solo avec plus ou moins de succès. L’auteure-compositrice-interprète et musicienne venue de Brooklyn avait publié un premier album intitulé Fire qui avait néanmoins fait parler d’elle. Aujourd’hui, elle revient avec son successeur : Winter/Time.

Sous ce titre bien approprié, Amy Klein continue de s’éloigner des standards de son ancien groupe afin de creuser un peu plus le sillon. En recrutant Jeff Zeigler (qui n’est autre que le responsable du succès de The War On Drugs) à la production, Winter/Time ira mettre en avant le songwriting éloquent de la native de Brooklyn. Résultat des courses, on a affaire à des morceaux indie rock nuageux et riches en émotion comme l’atteste des morceaux comme l’introductif « Nothing » riche en distorsions mais également la diptyque « Daisy ».

Imaginez une fusion entre Kate Bush et The Who sur le frémissant « Come To You » ou bien encore des sonorités dignes de Stevie Nicks sur « White Wind » toutes guitares dehors, et bien vous obtiendrez un second disque court mais bien intense. Amy Klein arrive à nous envoûter avec ses compositions sentant l’hiver puisque ainsi est intitulé son opus mais aussi en espérant nous faire sorir de cette épression de saison.

***

25 novembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Fern Mayo: « Week of Charm »

Fern Mayo avait fait ses premiers pas en 2015 avec son premier album intitulé Happy Forever. Et même si elle n’a pas connu le succès tant attendu, l’auteure-compositrice-interprète venue de Brooklyn a de suite bâti son univers musical résolument attachant. Trois ans après son EP qui a suivi, Katie Capri récidive dans la matière avec son successeur intitulé Week of Charm.

L’album s’ouvre sur un « Echo » qui est à l’image de cet opus envoûtant et émouvant mettant en avant le chant désespéré de la native de Brooklyn et ses arrangements indie rock hypnotiques. Fern Mayo mise sur le pathos sans jamais en faire trop mais suffisant pour que l’on puisse se perdre. Elle ainsi que son acolyte musical Michael Thomas nous offrent de moments poignants comme « The Sweets » légèrement estival avant que les distorsions de guitare ne prennent le dessus mais également les allures gothiques de « Goddess Under Exclusions » et de « Pivot » nous laissant jamais indifférent.

Katie Capri nous bouleverse avec son chant alarmiste et ses compositions gentiment gothiques et chaotiques telles que « Hard Candy » et « Saying Goodbye » riches en nuances avant que la conclusion plus acoustique et touchante nommée « The Wheel » viendra mettre un terme à ce voyage riche en contraste. Week of Charm est un disque ambitieux et enivrant de la part d’une Fern Mayo qui mise tout sur les émotions et a réussi sa mission.

***1/2

12 novembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Bradford Cox / Cate Le Bon: « Myths 004 »

L’artiste galloise Cate Le Bon et le cerveau de Deerhunter/Atlas Sound, Bradford Cox, n’ont pas collaboré depuis longtemps, mais dès que Le Bon a coproduit Why Hasn’t Everything Already Disappeared ? de Deerhunter, il était clair qu’ils faisaient une excellente équipe. Chacun a une affinité pour l’isolement : Le Bon a passé des jours sans parler à personne lors de l’écriture de son dernier album, tandis que Cox a déclaré qu’il préférait être laissé seul. Ils partagent même un sens sophistiqué de la mode : Cox a marché sur la piste pour Gucci, tandis que Le Bon a noté sa préférence pour le français. Leur dernière sortie, Myths 004, est la quatrième de la série en cours de l’été mexicain en conjonction avec le festival annuel Marfa Myths dans le désert du Texas. Si les tenues qu’ils portaient lors de l’enregistrement ne sont pas dévoilées (photos s’il vous plaît !), l’EP de sept titres trouve Le Bon et Cox dans une zone créative volontairement rugueuse sur les bords, qui se sent à parts égales nu et hallucinogène.

Les passages nus n’ont rien à voir avec le silence ou le minimalisme. Myths 004 est un petit album bruyant, plus bruyant en fait que tout ce que les deux ont sorti seuls ou avec leurs groupes. Les guitares électriques bourdonnent et se déforment sans effort sur le morceau court et surtout instrumental « Constance », où l’on entend aussi des divagations frénétiques de saxophones à la James Chance, des cris étouffés et des couches zigzagantes de percussions hors normes. « Jericho », un autre semi-instrumental, met en scène l’aboiement d’un chien comme colonne vertébrale de son rythme, puis ajoute un saxophone plus sauvage, une note de piano répétée à l’infini (pensez aux premières secondes de « Runaway » de Kanye, en vitesse) et une voix indéchiffrable et robotique.

Mais ce quasi-chaos est nu, nécessairement honnête. Le Bon et Cox (avec Tim Presley de White Fence, Stella Mozgawa de Warpaint, Stephen Black de Sweet Baboo et Samur Khouja sans groupe) ont écrit et enregistré les sept chansons du EP en seulement sept jours. Les deux aristes s’abstiennent d’essayer de cacher n’importe quelles coutures, avec des résultats hypnotisants et parfois hilarants. « What Is She Wearing », par exemple, met en scène Le Bon racontant une journée sans fioritures et peu amène de sa vie. Le but n’est pas un jeu de mots astucieux ou une rime élaborée mais un réalisme impassible et où un jeu de guitares proto-punk et (éventuellement) des percussions prennent la place d’un rythme chaud.

Le disque laisse encore la place à de nombreux jeux de rôle, à des contes et à des rêves. La ballade « Canto » permet à Cox d’assumer le rôle du motard vieillissant, vêtu de cuir), tandis que le mélodieux « Secretary » donne à Le Bon l’occasion de considérer tout le travail quotidien impliqué dans lle processus de création( Dans le même ordre d’idées, Cox propose un pont parole-mot qui imagine la position de l’assistant comme une rêverie existentielle sur l’avant-pop qu’est « Fireman », où Le Bon évoqiue l’extinction des feux tandis que Cox parle du point de vue d’un pompier qui se rappelle un incendie qui a tué une famille entière la veille de Noël. Mais, hé, au moins le chiot survit !

Le Bon et Cox ne prennent rien de tout cela trop au sérieux, mais ils n’hésitent pas non plus à nous diriger vers de grandes idées. Mythes 004 est une ode à l’épuisement, une étude de ce qui arrive au cerveau quand il manque de temps pour se reposer. Le chaos émerge. Des visions apparaissent. L’inspiration arrive. Le produit final n’est pas un groupe de chansons polies et soigneusement reliées. Mais c’est le plaisir et la liberté. La force de la série Myths jusqu’à présent est qu’elle donne aux artistes l’occasion de voir quel sens ils peuvent donner à la cohabitation et à la co-création dans un temps très limité. C’est au crédit de Le Bon et de Cox qu’ils ont laissé tomber le sens des choses et qu’ils nous ont fait entrer directement dans leurs consciences communes.

***1/2

11 novembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Doug Tuttle: « Dream Road »

Doug Tuttle est un auteur et compositeur, multi-instrumentiste, arrangeur et producteur de petits airs pop psychédélique à couper le souffle. Ses arrangements sont déjà inspirés quand il apparait à Boston en 2007 pour former un duo avec une musicienne dont il se séparera. Le duo ne dure pas deux ans, l’idylle non plus mais c’est pour notre plus grand régal puisqu’il en sort en 2014 un premier album solo d’excellence de 11 titres nommé Doug Tuttle où il est question de rupture sentimentale. Ensuite parait le magnifique It Calls on Me, suivi en 2017 de Peace Potato au son plus pop et doté de psyché seventies. Tout en parcourant le territoire américain et nombre de scènes pendant l’année 2018, il compose un petit bijou très stylé indie-pop alternative et addictive : Dream Road.

Dream Road est un album somptueux. Il évoque évidemment le voyage, une route à tracer dans un mouvement favorable, non pas une fuite. Des pas en avant, Doug Tuttle en fait des géants, nous invitant dans ses balades qu’on accepte en sautillant. Dès les notes de guitare de « I’ll Throw It All Away », la grâce surgit avec une construction fine digne de George Harrison, Grandaddy, Elliott Smith, Big Star, Guided by Voices. Le charme continue d’opérer avec « Twilight » qui gonflé d’une ritournelle jouée avec délicatesse est aussi incrusté de regrets. Arrive le dansant et rythmé « Long Day to Your Home » qui trottine avec impatience sur sa guitare électrique fantastique et le tambourin magique. L’énergie de « But Not for You » passe des regrets à la rancune, les partitions langoureuses gagnent du terrain sur des paroles mordantes joliment interprétées. L’harmonie pop de « Did You Need Someone » poursuit l’enchantement avec ses notes de basse confiantes et bondissantes qui préparent à l’explosion de riffs de guitares sur « Well I Guess, » bonbon mélodique réussi où le tambourin revient taquiner la batterie.

« In This World Alone « poursuivra l’effet spirale absorbante et Doug Tuttle montre un pouvoir certain pour l’écriture de pépites pop. L’ambiance est entrainante, la mélodie et les effets de voix sont engageants, comme sur le tempo juste et ciblé de « Can You Feel It ». L’auteur mélodiste séduit par son pragmatisme dans les mots et dans sa façon d’établir les refrains-couplets qui s’enchainent de manière limpide. Chaque titre tient d’un talent sans faille et notable sur « All Alone », une pure merveille planante. La fin du disque arrive trop vite avec « Fade » qui capte l’attention de manière imparable avec sa mélopée à la fois pop et performante performante. Les amateurs de Badly Drawn Boy seront appâtés. Les arpèges de guitares, la batterie enthousiaste, le tambourin, le moog et la voix parfaite  sont sculptés d’une main de maitre et le travail élégant de Doug Tuttle, Dream Road, est simplement fabuleux.

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9 novembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Daniel Martin Moore: « Never Look Away »

On a beau suivre la carrière discrète de Daniel Martin Moore depuis quelques années, jamais son talent ne nous avait semblé aussi évident que sur ce Never Look Away.

Co-produit par le multi-instrumentiste Seth Kauffman (qui a travaillé notamment avec Jim James ou Ray Lamontagne), cet album aux 10 chansons constitue sans doute ce que le songwriter du Kentucky a fait de plus abouti à ce jour, que ce soit en terme de production que de composition.

Enregistré dans le studio de Seth Kauffman à Black Mountain, en Caroline du Nord, l’album est bâti autour de la guitare, du piano et de la voix superbe de Daniel Martin Moore… des éléments auxquels viennent s’ajouter des arrangements (flûte, clarinette, saxophone, violon, violoncelle…) parfaits.

Le résultat est d’une beauté incomparable, nous renvoyant à Nick Drake, Damien Jurado, mais également des artistes comme Ray Lamontagne ou encore Gareth Dickson, avec cette mélancolie mise en musique de façon très convaincante dans des chansons bouleversantes.

Un neuvième album aux harmonies parfaites, sans doute son plus réussi à ce jour.

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7 novembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Bodus Songs: « Abyss Versions »

Ll dernier album de Matt Sweet, alias Bodus Songs, survient après quatre ans de silence ; suffisamment de temps sans doute pour être à même d’appréhender avec impatience les noivelles compositions folks, introspectives et hantées que l’Anglais compose inlassablement mais avec parcimonies dans sa campagne de Southampton.

Les arpèges de guitare, les lignes de basses apaisantes, intenses, augmentés par une boite à rythmes minimaliste que l’on peut entendre sur « Unseen Forces And How to Use Them » sont un refuge pour qui, une fois la nuit tombée, peut se souder à ce besoin d’une bulle de calme.

« Sword Weather » validera ce désir de la musique qui commence sur presque rien, juste un sample, un peu de guitare et Mat Sweet qui chuchote devant son micro. Le morceau décolle progressivement avant qu’une batterie calme n’intervienne comme une vague. L’écriture devient plus cinématographique. Elle plante le décor d’une séquence nocturne qui vous sort de vos réflexions personnelles. Un effort de narration qui nous touche et nous touchera à chaque fois que l’on réécoutera ce disque si bien bien nommé tagrémante nos versions des abysses, celles que tout un chacun ravive dans les vieux souvenirs de ses mémoires.

***1/2

28 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Patrick Watson: « Wave »

Mélangeant des caractéristiques communes à plusieurs de ces groupes — usage d’instruments d’orchestre, expérimentations sonores, mélodies accrocheuses — Patrick Watson s’est rapidement imposé comme un artiste emblématique de la scène montréalaise

Lorsqu’on lance Wave, son dernier opus, on se retrouve d’emblée en territoire connu. Le rythme simple, mais bien affirmé du premier morceau de l’album soutient un enchaînement d’accords de piano nimbé d’écho, suivi plus loin d’envolées de violons. La voix caressante de Patrick Watson s’installe rapidement, mais on sent quelque chose de différent. La légèreté n’est plus la même et les paroles nous confirment qu’il y a trouble en la demeure.

L’œuvre de Patrick Watson a mis de l’avant jusqu’ici un univers planant, empreint de rêveries et d’histoires fantastiques. Certes, son dernier album, Love Songs For Ronots, transportait déjà l’auditeur sur des chemins plus tortueux, inspirés par la science-fiction. Sur Waves, cette théâtralité cède un peu la place à la réalité.

Une réalité torturée, au cours des quatre dernières années, par le décès de la mère de Patrick Watson, puis par la séparation d’avec sa compagne. De plus, Robbie Kuster, le batteur l’accompagnant depuis ses débuts, a quitté le groupe. Cette période trouble imprègne ainsi Wave, amenant le chanteur à signer son album le plus personnel jusqu’ici.

Ainsi, dès le second morceau, la chanson titre de l’album, l’atmosphère se fait plus lourde. D’une immense tristesse, la pcomposition prend la forme d’un long crescendo. Mais le deuil évoqué par les paroles semble trouver sa résolution dans la finale, après un changement de rythme inattendu, tandis que la batterie vient briser la vague construite jusque là dans le morceau, avant de se retirer et de laisser le pedal steel de Joe Grass conclure.

Le ton de Wave est dès lors donné. Exploitant une large plage dynamique, les arrangements mélangent de brillante façon des éléments qui semblent résumer toute la discographie du chanteur. Les cordes de Wooden Arms et Adventures In Your Own Backyard se mélangent aux synthétiseurs de Love Songs For Robots et aux effets sonores de Close To Paradise.

Celui-ci compare les difficultés de l’existence à une rivière qui vous emporte. Des violons magnifiques viennent renforcer la métaphore, montant tranquillement de niveau jusqu’à noyer la voix du chanteur. Patrick Watson signe ainsi un album bouleversant, son plus abouti jusqu’ici, peut-être le plus puissant de sa carrière.

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18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire