Évènements Fraîchement Actualisés

Katie Day: « Flood Nertwork »

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Malgré son association avec The Orchid Tapes, la musique de Katie Dey est difficile à situer tant, même si elle revendique une origine australienne (Melbourne). Productrice et compositrice sa musique est, en effet, un étrange amalgame de synthés broyés à tort et à travers, de guitares power pop aux fortes giclées et, pour couronner la distorsion, de vocaux éructés à tue-tête.



Nous sommes ici dans une zone crépusculaire où les idées habituelles de ce que sont la mélodie et l’harmonie n’existent pas et où règne est celui de l’expérimentation.

Day utilise un laptop au maximum de ses possibilités et, sans nous indiquer une moindre image, nous plonge dans les pièces trompeuses des sous-genres et des identités. Flood Network est un réseau où toutes les productions se réclament de l’insolite et de l’inquiétant ; le huit morceaux sont semblables à des interludes dont, fatalement, on peine à démêler l’écheveau.

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Steven Tyler: « We’re All Somebody From Somewhere »

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We’re All Somebody From Somewhere est, pour le chanteur de Aerosmith, un essai à se faire sa place dans un marché plus lucratif, celui de la country. La chose est surprenant tant il n’a montré beaucoup d’intérêt à ce genre et, sur l’album, ce manque d’affinité est plus qu’évident.

Malgré les efforts de T-Bone Burnett et d’autres à la production, Tyler demeure incapable de modifier sa manière de chanter et de nous proposer quelque chose de sensible, acoustique et discret.

La mandoline de la chanson titres ou l’accordéon sur « My Worst Enemy » se distingueront avant que Tyler ne revienne à sa nature profonde, qui est celle d’une scansion aux accents heavy. On retiendra alors rien de plus que « Rad, White & You », « Sweet Louisiana » et, même une tentative à évoquer les violences domestiques, (« Janie’s Got A Gun »), sombrera dans le mélo et le larmoyant.

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Jeff Beck: « Loud Hailer »

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Collaborer avec la chanteuse Rosie Bones et la guitariste Carmen Vandenberg du groupe pop-punk Bones est une manière, pour Jeff Beck, de réaliser un album qui soit une nouvelle déclaration d’intention lui permettant de se frotter aux problèmes que rencontre aujourd’hui le monde, qu’ils soient passés, présents ou à venir.

Avec Loud Hailer, Beck, 72 ans, nous montre qu’il n’est toujours pas effrayé à l’idée d’aller plus loin et qu’il est capable de naviguer sur son manche de six cordes comme s’il s’agissait d’un jouet où il pouvait faire étalage de sa verve et de son style.

Son balancer de guitare est toujours percutant et nerveux comme sur le riff de « Richt Now » ou sur l’instrumental « Pull It ». Il donne, à cet égard, des leçons de techno-bass tout comme de rock industriel à Queens of the Stone Age sur l’entame du disque.

C’est en ce point-même que l’on peut admirer sa versatilité à manier ce dernier genre et à le laisser s’imprégner avec légèreté de des racines blues-rock sur lesquelles il a fait ses premières armes.

Sa guitare n’abandonne jamais ses gémissements et ses cris qui, par moments, font penser à une instrumentation n’ayant rien à voir avec sa Fender. On retrouvera donc son idiosyncrasie lui permettant d’agglomérer des sons électroniques ajustés à bon escient avec les vocaux de Bones et son attitude de poétesse punk proche des écrivains « beats ». C’est d’ailleurs sur cela que Loud Hailer montrera quelques limites.

Beck ne traîne pas avec la réputation d’un lyriciste hors pair et la majeure partie de son catalogue se caractérise par de nombreux instrumentaux. On peut comprendre alors que la responsabilité des textes ait été confiée à Bones mais ceux-ci ne font pas preuve d’originalité. Il faut admettre, néanmoins, qu’il s’agit pour Beck d’un secteur dans lequel, n’ayant aucune aptitude, on ne pourra que se féliciter que de la manière dont le phrasé de Bones épouse à merveille les tonalités que le guitariste est capable de tirer de son instrument. « Scared For The Children » mérite d’être oublié et seul « The Revolution Will Be Televised » évitera les claudications de la chanson « engagée ».

Vociférations, one le sait, ne sont pas tables de loi et le déjà entendu qui perce ça et là désamorce toute tentative poétique, surtout quand on fait référence à un jeu vidéo datant de 15 ans ou plus.

« Thug’s Club » évoquera, lui, David Cameron et George Bush, le sort des ces deux hommes politiques aujourd’hui partis ne nous fera que plus apprécier le retour d’un « guitar hero » dont on se félicite qu’il soit encore capable d’en remontrer à beaucoup des aspirants à sa succession.

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Wild Beasts: « Boy King »

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Wild Beasts n’ont jamais hésité à verser dans l’épanchement, bon pas par mièvrerie, mais tout simplement parce là se situait leur sensibilité. Le coeur était chez eux un organe vulnérable tout comme peuvent l’être d’autres endroits de notre constitutions physique et mentale : sur Boy King, nous entons dans un autre domaine, toujours aussi empli de pathos mais ce dernier se meut ici vers le désir et la luxure, l’appétit charnel de plus en plus sombre et tordu.

Ls compositions sont, plus la plupart, centrées sur la confusion des genres : «  Big Cat », « Tough Guy », « Eat Your Heart Out Adonis » et même la chanson titre. Elles sont une extension de la thématique de l’identité que l’on percevait sur leur précédent opus, Present Tense.

Mais, ici, la mise au point est beaucoup plus large, « He The Colossus » est une créature pétrifiée par la crainte et « Alpha Female » est une utopie bien glauque sur le féminisme.

Pour cela, la colone vertébrale du disque résidera dans sa section rythmique, une sorte d’échafaudage d’acier permettant à Hayden Thorpe d’apposer des vocaux duveteux. On écoutera alors la machinerie éreintée de chaque accord frappé au synthétiseur, comme pour délivrer le canon de l’électronique la plus confondante dans sa douleur post-coïtale.

***1/2

Deerhoof: « The Magic »

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Deerhoof a déormais plus de 20 ans et le combo a papillonné autour de ce qui se trouve en matière de rock : des effets de guitares tranchants, des mélodies sans fins, des étrangetés excentriques, de l’invention pure et dure : bref tout ce qui fait du rock une inépuisable merveille.

The Magic ne surprendra pas les plus acharnés de ses fans mais cela ne sinfie pas qu’il ne projette rien en matière d’impact, on pourait même dire « aura » tant il semble imbriqué à un style de vie hippie.



« Life is Suffering » est du Deerhoof à l’état pur ; John Dieterich et Satomi Matsuzaki semblant s en symbiose pour créer un version arty/baba cool de classic rock. « Model » Behaviour » frôlera le funk avec quelques tendances « heavy » aux synthés « Acceptance Speech » est tout bonnement merveilleux par la façon dont il se fait insidieusement place en nous. The Magic fait partie de ces albums réalisés par un groupe américain légendaire dont on aimerait qu’ils soient plus nombreux.

***1/2

Wye Oak: « Tween »

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Wye Oak est un duo qui se contentait, jusqu’à présent, d’un répertoire pop-folk façon R.E.M. ou Modest Mouse mais qui a décidé, une fois avec Civilian, l’autre fois avec Shriek, à s’en extraire pour s’aventurer vers l’electro rock puis l’expérimentation.

Le dernier cité était considérer comme un non album par le combo ; Tween marque la résultant de ce que serait une combinaison des deux.

L’effort est mis ici sur une créativité dont était dépourvu ce qu’ils produisaient auparavant. Les compositions sont profondément inscrites, avec quelques brèves mélodies, des chorus oniriques et une instrumentation post-rock.



L’inconvénient de cet enregistrement est qu’il apparaît comme un pas de côté plutôt qu’une avancée vers ce que serait un véritable album. Nulle part ne ressent-on l’impression que les morceaux existent ailleurs que de ce qu’était leur somme de travail. À tenter d’édifier un pont entre Civilian et Shriek, Tween ne fait que mettre encore plus en exergue ses origines et, surtout, à ne pas réaliser un opus ou cohésion servirait de ciment.

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Sarah Schonert: « My Unwinding State »

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Sarah Schonert est une artiste d’electronica originaire d’Illinois et dont My Unwinding State est le quatrième album. Son disque n’est pas avare de synthés et de vocaux dont les nappes sonores rappèleront Enya. Enregistré chez elle, on retrouvera toutes les caractéristiques de bidouillages expérimentax, le tout dans un environnement qui n’a aucune peine à être vecteur d’isolation.

Quelques incursions viseront à s’extérioriser (« Break Me Down » ou « Laundry Day ») mais le font de manière qui reste ancrée dans des structures pop traditionnelles.

Schonert est influencée par la théâtralité et le dynamisme atypique de Kate Bush et le disque donne, en effet, l’impression d’avoir été mis en place pour étayer une chorégraphie.

On retiendra quelques titres déchiquetés et angulaires comme « Corners » ou d’autres en quête de beauté immaculée (« Trade My Smile »).

On restera perché sur un vil qui penche, soit soit l’intimité, soit vers l’expansivité, comme si on était convié à une exploration dont nous n’aurions pas droit de vister les creux et les niches.

**1/2

Octopus Syng: « Hollow Ghost »

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Ce n’est pas qu’il y a quarante ans et en Angleterre que Syd Barret a fait des émules car, o l »écoute des Finlandais de Octopus Syng, on se cpoirait revenu à l’épqoque du Pink Flod en 1967. Leur leader, Jaire Pätäri est amateur de musique concrète et mordu de vieux micros, fervent de Paris et d’histoires de fantômes. Ses influences vont de ces dits centres d’intérêt des années 20 et ce quatrième album vas owciller entre climats automnaux et instrumentaux propres à se ramifier dans le cerveau.

On trouvera, qui du Beautiful Junkyards, qui du Paul Roland (« Echoes From The Past Centuries ») et des vocaux qui vont du charmant à l'(excentrique. « Surrealistic Room » est délicat tout en gardant une teinture mystérieuse gothique et Melancholy of Delight » récitatif et atonal avec une instrumentation dépouillée et un violon spectral.



Trompettes et harmonies couplées ne seront pas oubliées sur un « Belle and Ville » formant une délicieuse tapisserie vocale et « Today’s Portarit » se penchera du côté des Doors.

Entre bucolisme champêtre et acidité plus débridée, Octopus Syng agaceront nos oreilles avec une musique douce et hallucinogène où même les pépiements d’oiseaux sonnent d’un autre monde.

***1/2

Blossoms: « Blossoms »

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Selon Tom Ogden, le leader de ce combo de Manchester, rien ayant le sens des mélodies et de la composition n’est sorti de la ville de puis longtemps. Le premier album de ce quintette ayant été produit par James Skelly de The Coral, on aurait pu s’attendre à ce qu’il se situe à l’extrémité la plus loufoque du rock indé. Blossoms n’est pourtant qu’un opus qui sonne comme celle s’un groupe qui ne veut surtout prendre aucun risque en termes de réalisation.

On y trouvera une pincée de synthpop hérité des années 80 (« At Most A Kiss »), des chants funèbres gratouillés avec amateurisme (« On Her Bed ») et le titre psychepop rituel (« Blown Rose »).



Ogden essaie de s’approprier le timbre de voix plein d’esprit de Alex Turner sans succès et ne surnagent d’ici qu’un titre aux textes accrocheurs (« Deep Grass ») et une complainte acoustique, « My Favourite Room ».

Ajoutons enfin que le groupe semble rétif à toute entreprise d’expérimentation et on obtiendra un disque dont chaque morceau sonne comme nimbé dans le même brouillard.

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The Heaters: « Baptitisna »

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Ce trio de Grand Rapids, dans le Michigan sort ici un deuxième excellentissime album si on est adepte de cette propulsion qui ménage psychedelia façon Nuggets et space-rock délirant comme Hawkwind avait l’habitude de nous en proposer.

Baptitisna chevauche une ligne de crête qui s’évade dans des nébuleuses, celles du l’espace profond au moyen de riffs de guitares où la réverb semble être l’adjuvant principal. Émane, alors, de celle-ci une tonalité garage qui semble se perdre dans les trous noirs les plus lointains.

Les seuls points de repère seront des petites touches de surf pop, amalgamant de manière éthérée Byrds,Thirteen Floor Elevators, Creedence Clearwater, Dick Dale ou même Blue Cheer.

Les vocaux, accentuent une monotonie qui lorgne du côté de Sacemen 3 ou Jesus and Mary Chain ainsi, bien sûr, de Dave Brock et Robert Calvert. Ajoutons une section rythmique ancréee sur celle des Sonics et on obtiendra une épopée dans ces fossés labyrinthiques où l’on retrouvera Desert Mountain Tribe ou autres Myrrors.

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