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Broken Social Scene: « Lets Try The After 1 & 2 »

En 2017, Broken Social Scene avait effectué un retour en puissance bien fracassant avec on album Hug of Thunder. Le collectif indie rock canadien avait ainsi prouvé que malgeésept années d’absence, il pouvait revenir encore plus fort. Cette année, le combo evient mais en format court et à deux reprises avec un premier volet intitulé Let’s Try The After.

Composé de cinq titres, Broken Social Scene continue de nous surprendre avec sa musique toujours aussi romanesque et fantasque. Après une introduction étonnamment ambient nommée « The Sweet Sea », le collectif canadien pousse le bouchon avec le quasi-instrumental intitulé « Remember Me Young » aux allures post-rock alors que l’on attendait les interprétations passionnantes et passionnées. Fort heureusement, Ariel Engle de La Force ira répondre présent sur ce titre tout comme sur l’épique « 1972 » aux arrangements dantesques tout comme Kevin Drew qui nous envoûte sur le plus classique « Boyfriends ». S’achevant sur le glorieux « All I Want », Broken Social Scene ne déçoit pas avec ce premier volet même si l’on attendait des sommets plus dignes du collectif.

Après un premier volet qui manquait un peu de surprise, on était en droit de demander si Broken Social Scene allait définitivement se lâcher sur cette dernière partie du saga de cinq titres.

Le collectif indie rock canadien débute comme il a débuté le premier volet avec une introduction cinématographique nommée « Memory Lover » dont on aperçoit un clin d’œil à « Boyfriends » avant d’enchaîner avec des morceaux plus conventionnels et formatés comme « Can’t Find My Heart » et « Can’t Find My Heart ». La surprise de l’EP se nomme « Big Couches » où ils auront recours à l’Auto-Tune mais en dépit de cela, ils ne réussiront pas à raviver la flamme d’antan tout comme sur la conclusion nommée « Wrong Line » dont on attendait un final des plus dantesques. En fin de compte, ce Let’s Try The After nous laisse un peu sur notre faim et nous donne la conviction que Broken Social Scene est encore un peu en dedans de ce qu’il pourrait réaliser avec plus de volonté.

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14 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Allah-Las: « LAHS »

Allah-Las a réussi à se faire une place sur la scène indie rock américaine. On les avait quittés en 2016 avec leur album Calico Review toavant d’effectuer une mini-pause pour retrouver son inspiration. Après un album solo du guitariste Pedrum Siatadan qui a officié sous le pseudonyme PAINT, le groupe californien prolonge la saison estivale en octobre avec leur nouvelle livraison intitulée LAHS.

Une fois de plus, Allah-Las nous séduit avec ce qu’il sait faire de mieux, et ce, cette fois-ci, grâce à l’aide de Jarvis Tarveniere de Woods aux commandes pour élargir un peu plus la palette musicale du combo. Ce seront donc des compositions sentant toujours les années 1960 comme le titre introductif « Holding Pattern » qui annonce sans réelle surprise la couleur mais également le guilleret « In The Air » et le gentiment mélancolique « Star ».

La véritable nouveauté sera le virage psychédélique qu’entreprend Allah-Las. La fusion entre folk psychédélique et jangle-pop fait effet sur des pièces toujours aussi nostalgiques que sont « Electricity » aux faux airs de bossa nova et « On Our Way ». Mais le groupe californien ne tournera pas le dos à ses origines surf notamment avec « Light Yearly » et « Polar Onion » qui raviront les fans d’antan face à un panel de nouveautés comme les instrumentaux prenants de « Roco Ono » et de l’hypnotique « Houston ».

La dernière nouveauté est également son côté cosmopolite où des morceaux chantés en espagnol (« Pleasure ») et en portugais (« Prazer Em Te Conhecer ») sont à souligner. Force est de constater qu’Allah-Las a décidé de ne pas tourner en rond même si les vibes ensoleillées de Californie sont toujours mises en avant mais avec une pointe de psychédélisme en prime. Un opus en phase avec avec d’où vient le groupe et avec les vibes dont ll peut nous gratifier.

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14 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Vitja: « Thirst »

Vitja s’est, jusqu’ici, illustré par son mélange electro metalcore parfois musclé, parfois mainstream et des pochettes quelque peu hideuses ; Thirst, lui jouit d’un artwork assez classique mais élégant D’ailleurs, « Light blue » démarre de façon très soft. On imagine sans mal le titre catapulté en « singl »e et propulsé sur les ondes avec la bannière « nouveau Linkin Park ». Bien sûr, quelques vocaux plus metal sont présents en fin de bouche, mais bon, on va plus retenir la jolie mélodie et le feeling général très pop du titre. « Silver lining », se fera beaucoup plus incisif, mais conserve toujours cette touche Vitja faite de beaucoup de sucre et d’un poil de piment.

Le reste un mélange suffisamment équilibré pour qu’on en redemande, quel que soit le côté qu’on préfère chez le combo. Comme ce qu’on avait supputé après le premier titre, Thirst a pas mal levé la pédale sur la violence (relative) sur ce disque qui se situe tout de même en droite lignée de  Digital Love dans l’intention d’axer ses efforts sur l’hybridation. Les 13 titres sont mieux produits, bénéficiant d’un son encore plus « rond », et mixe donc bien mieux la bipolarité du groupe ; tout ici sonne de manière plus naturelle, plus intégrée. C’est évident, certains ne retiendront que le fait que Vitja se soit calmé, mais on ne peut que continuer à trouver ce disque plutôt fort sympathique.

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13 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | , | 2 commentaires

Penguin Cafe: « Handfuls of Night »

Le Penguin Cafe revient pour une quatrième album, cette fois dominé par le piano. Ce n’est pas forcément le plus original mais il conserve toujours cette sa poésie et son côté bucolique.

Depuis qu’Arthur, le fils de Simon Jeffes a repris le Penguin Cafe Orchestra pour en faire le Penguin Cafe, le groupe sort des albums au rythme d’un tous les deux ans avec à chaque fois la satisfaction de retrouver un peu de ce qui faisait le charme et la qualité de ce groupe au style si singulier et novateur dans les années 70 et 80.

Penguin Cafe officie dans un registre à la fois Folk Jazz et Modern Classical. Sur Handfuls of Night, le piano tient plus que jamais une place centrale. Autour, viennent se poser des cordes ou des instruments divers (kalimba, xylophone, guitare, synthés, etc…) dans des arrangements assez discrets dans l’ensemble.
Moins séduisante que pouvait l’être The Imperfect Sea, Handfuls of Night est un exercice assez sage et sans surprise qui s’écoutera néanmoins avec plaisir, dans un registre évoquant par moment Yann Tiersen ou la musique de film.

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13 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Paul Cauthen: « Room 41 »

Room 41 fait partie de ces albums coçus avec les tripes. Après deux années d’écriture à l’hôtel Belmont à Dallas, le rockeur à la voix de baryton livre un opus plus que personnel. Paul Cauthen est ses chansons. Ses morceaux retracent le pan de sa vie marqué par les excès en tout genre, l’obligeant à s’arrêter à la case hôpital.

Country, blues, funk, autant de style que Paul Cauthen conjugue sur ses dix nouveaux titres pour évoquer tant le désir que l’orgueil, en pensant par la destruction et le pardon. Un artiste dont la voix envoûtante vous invite à passer de l’autre côté du miroir, afin de comprendre davantage son penchant pour l’adrénaline.

***1/2

12 octobre 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Afterlife: « The Comet Is Coming »

The Comet Is Coming est un mini album qui suit de peu Trust In The Lifeforce Of The Deep Mystery qui, déjà, avait suivi Channel The Spirits, un premier opus prometteur mais perfectible.

Depuis, le groupe anglais s’est progressivement débarrassé de sa démarche tâtonnante pour s’avancer lentement mais sûrement vers une vraie œuvre musicale. La diversité des morceaux, le travail des synthés, l’ajustement du rôle du gourou Shabaka Hutchings, tout faisait de Trust In The Lifeforce Of The Deep Mystery un disque incontournable.

Alors quel est le rôle de The Afterlife ? Cex titres, très probablement enregistrés en même temps que le LP, a clairement pour objectif de compléter son grand frère. Et alors qu’on pensait la boucle bouclée sur Trust In The Lifeforce Of The Deep Mystery, la mystique The Comet Is Coming nous révèle que cette totalité n’était que partie, dépassant du coup nos attentes. Plus qu’une série de morceaux qui auraient été laissés de côté dans la dernière ligne droite, The Afterlife est un vrai projet à part, pensé pendant l’album pour être le compagnon paradoxal venant ajouter un superbe déséquilibre à l’écoute des deux disques.

L’énergie du mystère est toujours là, mais plus profonde et subtile encore, comme on l’entend sur « The Softness Of The Present ». Les trois musiciens rapetissent, de plus en plus discrets et loin de la franchise désormais adolescente de leurs premiers morceaux. Partout des échos apparaissent, enrichissant les deux ensembles : à l’incroyable titre avec Kate Tempest répond « All That Matters Is The Moments » avec le poète Joshua Idehe ou sur Channel The Spirits ; à cette « Lifeforce » à laquelle on devait accéder par le premier album répond sa matérialisation dans ces deux titres qui ouvrent le disque ; et à cette péremption rendue inévitable par l’économie du streaming, c’est tout un propos sur la réincarnation qui vient donner du sens à la musique. Danalogue, betamax et King Shabaka sont les mêmes, et ne le sont plus à la fois. Ils changent, se transforment, se modifient dans leur musique et ne sont plus ce qu’ils sont que sur le fameux instant dont il est question ici.

Tranquillement, avec The Afterlife, Comet Is Coming vient de nous montrer comment ne pas faire mourir un disque, plus de six mois après sa sortie. Et comme un retour vers la réécoute de Trust In The Lifeforce Of The Deep Mystery, le disque nous prend par la main pour nous montrer son envers et son complément.

***1/2

12 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rhi: « The Pale Queen »

Artiste canadienne basée à Londres, Rhi œuvre dans le trip-hop mais le sien est bien loin d’être consensuel comme il le fut au moment où le genre a commencé à faire le « buzz ». son premier « single » ;, « Swagger » déployait un lyriqme envoûtant et des ambiances « chill out » hypnotiques bien an phase avec son « debut album », un Reverie où se mélaient déjà compositions immersives, où affleuraient brio et sensualité et les influences hip-hop, R&B, neo soul et bass music.

Sur The Pale Queen surgissent désormais des textures électroniques minimalistes et éthérées flirtant avec un trip-hop narcoleptique, lle tout conduit par une ligne de basse entêtante et bien dépaisse.

Cet opus est alors suffisamment triste pour émouvoir et suffisamment différent pour que l’écouter en boucle aparaisse comme une évience.

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12 octobre 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Darkness: « Easter Is Cancelled »

Pâques est annulée si on en croit le titre de ce nouvel opus de The Darkness, disque qui se veut « conept album », une création faite de chansons rock accrocheuses avec un air délibéré de déjà entendu.

Chaque titre sonnera de façon familière mais ne vous y trompez pas, les morceaux changent souvent de tempo, surtout dans « Heavy Metal Lover », qui rebondit entre ballade douce et hardcore metal. Avec des solos de guitare brefs mais puissants et le faussetto signé Justin Hawkins, Easter Is Cancelled est un hommage très énergique à tout le rock. Et bien qu’à première vue, cela puisse paraître un peu cliché, c’est peut-être là le problématique qui est induite par le combo.

De ce fait, Easter Is Cancelled est à la fois moqueur et révélation, The Darkness se présentant comme les héros du rock’n’roll dont la mission est de « défier l’establishment » et d’autres artistes rock’n’roll… qui se sont complus dans cette attitude en faveur d’une célébrité facile et frelatée.

The Darkness ne sont pas réputés se prendre au sérieux et ce nouvel album le prouve plus que jamais. L’album s’ouvre sur la déclaration « Rock And Roll Deserves To Die » et termine son dernier titre, « We Are The Guitar Men », avec la ligne savoureuse « long live arock and roll » le rock and roll ; La boucle est bouclée, avec un délicieux mélange de pétards absolus craquants du début et la fin.

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11 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Underground Lovers: « A Left Turn »

The Underground Lovers est de retour avec son dixième album studio, le troisième depuis sa réactivation quite à une pause ayant duré près de 10 ans, comme si le combo souhaitait montrer qu’il est toujours en pleine forme ave son mélange d’indie-rock psychédélique et d’electronica et qu’il avait encore pour moteur la faculté de réunir les éléments qui faisianet sa spécificité dans une parfaite harmonie hypnotique.

Leur dernier album Staring At You Staring At Me s’était concentré sur le son de guitare du groupe, lui donnant une touche plus rock. Cette fois-ci, ils ont relancé les explorations électroniques, rapprochant ce nouvel opus du travail qu’ils avaient produit sur Cold Feeling à la fin des années 90.

Dès le début, « Bells » vise le cœur de l’esprit et, tout aussi viablement, le dancefloor. Son Krautrock bourdonnant s’étend sur plus de six merveilleuses minutes. Ils ont la capacité – comme Spiritualized et Wooden Shjips – de trouver le oint névralqique d’un groove et de le chevaucher sans fin. Hooky fait monter la barre du rock, tout en restant chaleureux avec les mélodies de la guitare de Glenn Bennie et les incantations vocales de Vincent Giarrusso. Le shoegaze a toujours été un autre pilier du son du groupe et sur « Dunes and Lusher », Philippa Nihill sonne comme une la sœur idéale d’une union entre My Bloody Valentine et Cocteau Twins. La musique scintille, brille et frémit doucement derrière elle. Le « single » « Seven Day Weekend » est un hymne de par son rythme à la batterie et ses guitares à bascule déformées et Giarrusso va voyager en mode Shaun Ryder sur cette ode à la socialisation insouciante.

En arrivant à la conclusion du disque, restera cette épopée épique de neuf minutes qu’est « Rocky Endings (A Left Turn ») avec cette sensation d’exaltation en montagnes russes soniques allant eu travers des sillage que sont les pics propulsifs et des vallées flottantes de A Left Turn. La chanson serpentrae pendant quatre minutes avant de s’envoler dans la stratosphère pour une mission spatio-rock interstellaire de guitares carillon, de basses pulsées et de percussions métronomiques qui s’étirent et s’amplifient magnifiquement. A Left Turn est un autre joyau sonore de l’une des plus belles merveilles psychédéliques née en Australie.

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11 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

We Lost The Sea: « Triumph & Disaster »

Il s’agit d’abord d’établir quelque chose de façon claire et nette ; We Lost The Sea ne va jamais répéter les sons ou la portée de l’album précédent Departure Songs – et ils ne devraient pas essayer. Ce troisième album est issu d’une tragédie (Chris Torpy, ancien chanteur du groupe, est décédé en 2013), ce qui a donné lieu à un disque magnifiquement cathartique.

Cette fois-ci, sur le très attendu Triumph & Disaster, le groupe est entré en studio avec un sens de la concentration bien plus aigu et le résultat final semble plus précis et cohérent.

Il y a ici des moments de lourdeur que le groupe n’a pas explorés depuis bien longtemps et, avec les titres d’ouverture que sont « Towers » et « A Beautiful Collapse », ce point culminent va s’effondrer dans des abysses terribles.

Pourtant, des coupes plus dynamiques comme « Dust » et « Distant Shores » montrent que la retenue du groupe peut contrebalancer la tendance à l’emphase.

En conclusion avec un morceau aussi empreint de vulnérabilté comme un « Mother’s Hymn » mettant en vedette Louise Nutting au chant, Triumph & Disaster s’envole sans effort, un moment de répit bienvenu. A parts égales tendres et turbulentes, il s’agit en l’occurence d’une suite triomphanle, surtout après avoir frôlé le désastre.

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11 octobre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire