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Aisha Burns: « Argonauta »

En 2013, Aisha Burns avait publié son tout premier album intitulé Life In The Midwater, un pur bijou indie folk qui a été malheureusement passé trop inaperçu. La chanteuse et violoniste a disparu de la circulation avant de revenir en force avec son second opus, Argonauta. Considéré comme étant un disque de deuil et de rédemption, la violoniste de Balmorhea nous offre huit compositions relatant la mort de sa mère et la naissance d’un amour prometteur. De l’introductif hanté « We Were Worn » au sensible « Leavin’ » en passant par « Must Be A Way » et « Would You Come To Me », on assiste à un moment religieux comme on en fait plus.

Après cette absence, Aisha Burns sait toujours comment émouvoir son auditeur à travers un songwriting beaucoup plus affirmé et des arrangements beaucoup plus étoffées. Il en résulte ainsi un Argonauta touchant avec « If I » et « Where Do I Begin » en guise de conclusion qui permettra à la musicienne d’affirmer encore plus son talent.

***1/2

13 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Offthesky: « Illuminate »

Depuis 15 ans, Jason Corder Offthesky  sort un rythme régulier des disques qui se comptent aujourd’hui par dizaines,seul ou en collaboration, pour divers labels. Le dernier en date parait chez le Français Eilean rec. et nous convie à l’écoute d’une œuvre assez ambitieuse, mêlant sonorités acoustiques et électroniques, entre lesquelles vient se poser la voix de la harpiste Jaqueline Sophia Cordova.

L’instrumentation est riche : violon, saxophone, violoncelle, hautbois, flûte, et harpe… le son de cette dernière offrant une résonance et une grâce toute particulière à ces musiques que l’on imaginerait très bien réalisées pour une installation.
Un disque à la beauté étrange, assez contemplatif et aux vertus méditatives, qui flirte par moment avec le jazz et le néo-classique… et dont on ne se lasse pas de découvrir les recoins.

***1/2

13 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Yutaka Hirasaka: « Element

Guitariste et producteur basé à Tokyo, Yutaka Hirasaka sort des albums dans des tonalités très variées depuis 2018.
Alors que le précédent était parsemé de boucles et des beats très tranquilles, Element – à ranger dans les productions les plus dépouillées de sa discographie –  est composé essentiellement avec sa guitare.
Un bonheur de musiques folk mélancolique typiquement dans le style Japonais telles qu’on peut les entendre dans les films de Naomi Kawase ou Kore-eda.

Un style que l’on rapprochera par exemple de celui de Daisuke Miyatani ou d’artistes aux musiques poétiques et délicates. On pourra même trouver pourquoi pas une parenté avec l’univers de Bibio.
A l’image de la pochette du « single », « Melody », les musiques présentes sur Element peuvent être envisagées comme comme la B.O. d’un printemps naissant, d’une nature en éveil, d’une douceur retrouvée.

***1/2

13 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Body Type: « EP / EP2 »

La scène indie australienne continue de battre son plein. Destination non Melbourne mais Sydney pour partir à la rencontre d’un quatuor féminin nommé Body Type. A mi-chemin entre jangle-pop et surf-rock, Sophie McComish (chant, guitare), Annabel Blackman (chant, guitare) Georgia Wilkinson-Derums (chant, basse) et Cecil Coleman (batterie) font forte impression sur leurs premiers EPs

.

Composé de six titres, Body Type arrive à distiller avec aisance leurs influences musicales citées plus haut. S’ouvrant sur l’élégant « Ludlow (Do You Believe In Karma ?) », les musiciennes arrivent à séduire l’auditeur d’emblée. Tantôt mélodique tantôt rugueux à travers des morceaux comme « Palms », « Dry Glass » et « Silver », ces EPs possèdent suffisamment de charmes pour accéder au panthéon des plus belles promesses australiennes.

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13 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Sidekicks: « Happiness Hours »

The Sidekicks n’avait plus donné signe de vie depuis son quatrième album Runners In The Nerving World paru il y a trois ans. C’est dire que le quatuor pop-punk d’Ohio était attendu au tournant ; un virage nommé Happiness Hours.

On va retrouver The Sidekicks dans leur zone de confort avec une nouvelle livraison power-pop à travers des morceaux comme « Other People’s Pets » qui rappellera Everybody Works de Jay Som ou « Twin’s Twist » qui est à la fusion entre Band of Horses et James Mercer ou le chaleureux « Win Affection ».

Avec la production de John Agnello, le quatuor d’Ohio nous offre un panel de sonorités différentes tout au long de ce Happiness Hours.

Que ce soit des trouvailles power-pop pur jus avec « Weed Tent », « Summer and The Magic Trick » et « Serpent In A Sun Drought », The Sidekicks explore différentes palettes musicales afin de rendre son contenu plutôt intéressant. Et en 39 minutes, on peut affirmer que Happiness Hours a de quoi nous procurer des moments de bonheur.

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11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Wizaard: « Supernatural Mystics »

King Gizzard & The Lizard Wizard a un petit frère presque jumeau et il sévit à Montreal. Ce quintet vise à nous envoûter avec un EP résolument psychédélique nommé Supernatural Mystics. En six titres, Wizaard convoque aussi bien Tame Impala que Pond mais également, par moments, Funkadelic. Ainsi, on retrouve cefunk psychédélique des années 1970 sur le groove mutant des titres « Lamb Ringer », « Hugg » ou encore la conclusion du même nom.

Entre temps, on a également affaire à des moments plus rêveurs et cinématographiques nous ramenant dans les années 1960 avec le délicieux « Ur Headdy » mellotrons et notes de guitare limpides mis en avant sans oublier ses voix androgynes résolument entêtants avant de repartir avec « Fred’s Pizzeria » et « Green Dollar Bills ». De la pop psychédélique groovy addictive en perspective .

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11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Fury: « Failed Entertainment »

Fury avait débarqué de manière « furieuse » un premier album intitulé Paramount. Depuis, le groupe de punk hardcore venu d’Orange County a fait grande impression avec ses compositions féroces. Il espère, ici, récidiver avec un nouvel opus intitulé è.

Dès les premières notes de « Angels Over Berlin », Fury sort les crocs et décrasse plus les tympans que n’importe qui d’autre.

En 11 morceaux et 27 minutes de musique, le groupe californien ne change en aucun cas leur formule gagnante que ce soit sur « Vacation », « Inevitable Need To Reach Out » ou sur « Birds of Paradise ».

Entre riffs tapageurs et section rythmique bien sauvage ainsi que l’interprétation très rentre-dedans de Jeremy Stith, on est bien servi.

On virera parfois dans du « sludge » façon Baroness sur des ponts bien heavy de « America », « Mono No Aware » ou bien de « New Years Days ». Avec Failed Entertainment, Fury continue sur sa lancée avec un punk hardcore qui montrera toute sen efficacité sur scène.

**1/2

11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rhiannon Giddens: « There Is No Other »

Il n’y en a pas d’autre… qu’elle. Rhiannon Giddens est non seulement la plus grande interprète de notre monde, elle gagne en pertinence et en audace à chaque extraordinaire projet. Après avoir brandi avec d’autres auteures-compositrices de nouvelles chansons folk pour dénoncer les iniquités d’hier et d’aujourd’hui,  la voilà forte d’une autre alliance qui permet à la chanteuse d’opéra (qu’elle est encore) de pousser son gospel-blues avec une puissance inouïe.

À son cher banjo s’ajoute la multitude des instruments que joue l’improvisateur jazz Francesco Turrisi, et si le résultat nous souffle, rien n’est déraciné. Bien au contraire : tous poumons dehors, Rhiannon fait voyager dans le monde entier son héritage. Ses relectures des traditionnelles « Wayfaring Stranger » et « Ten Thousand Voices » qui devient une sorte d’opéra africain) sont plus qu’épatantes : elles donnent du courage pour changer le cours des choses.

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11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , , | Laisser un commentaire

Connie Constance: English Rose »

Connie Constance est une jeune auteure-interprète britannique dont l’univers mêle une voix influencée par la Soul aussi bien vintage que moderne, et une instrumentation Pop/Rock qui évoque parfois la génération 90’s. C’est sans surprise que l’on  découvre qu’elle écoutait dans son adolescence The Smiths, The Stone Roses, Arctic Monkeys, Blur, et the Verve.

Si sa musique se caractérise d’abord et avant tout par un style Pop/Soul pas si lointain de celui de Nilüfer Yanya, la variété de ses influences font d’elle bien plus qu’une nouvelle égérie pop. Un disque habité par la détermination de son auteure dont le ton politique ne déplairait pas à Damon Albarn, et dont la réputation ne devrait pas tarder à dépasser les frontières du Royaume-Uni.

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9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Ninth Wave: « Infancy Part 1 »

Qui dit Part 1 implique que The Nignt Wave présente, sur cet opus,la première partie d’un diptyque dont on connaîtra la conclusion plus tard. En attendant, n’est pas question de passer sous silence la new wave de ce tandem de Glasgow dont les deux membres alternent claviers, guitares et chant.

Les six titres de Infancy Part 1 sont contagieux à souhait, une écoute suffira pour comprendre que l’on tient avec eux quelque chose de prometteur et que, forcément on aura très hâte d’en entendre la suite.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire