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Stef Chura: « Midnight »

Stef Chura c’est une indie-rockeuse dans l’âme comme en avait témoigné son premier album sorti en 2017, Messes. La jeune femme originaire de Detroit s’emploie, sur Midnight, à confirmer la bonne et initiale impression qu’elle avait générée.

Derrière elle, on va trouver Will Toledo, l’homme errière Car Seat Headrest, songwriter prolifique et hors pair qui vient partager sa sensibilité sonore, mais aussi sa voix, en produisant ce nouvel opus.

On les entend tous les deux réunis aux vocaux sur « Sweet Sweet Midnight » et « Love Song » mais c’est avant tout Chura qui fait le match avec une approche voisine de celle de Pavement ou autres Pixies ; riffs tranchants, ligne de basse claire et distorsion poisseuse à souhait.

Chura pourrait-elle devenir une icône du rock indépendant ? Elle en possède, en tous cas, tous les ingrédients. Citons une voix qui peut être huralnte et plaintive, mais, indépendamment des repères, elle fait m’ontre d’une personnalité explosive et d’un don inné pour la mélodie qui tue. Tout tout s’enchaîne dans une parfaite fluidité et surtout avec un naturel ferara plaisir à entendre quel que soit le registre choisi, la nervosité de « Scream », l’intermède au piano (« Trunbull ») sans oublier la complainte saturée qu’est « Eyes Without A Face ».

Midnight est le disque que maints indie rockers rêvent de faire, un album d’une trempe qui n’a pas été réalisée depuis bien longtemps.

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17 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Merryn Jeann: « Merryn Jeann »

Merryn Jeann est l’album éponyme d’une jeune australienne et il se compose de sept morceaux qui sont autant de pépites craquantes qui pontuent le premier album de la chanteuse.

Hormis sa collaboration avec le musicien electro Møme, une chose ne passe pas inaperçue est une voix qui est aussi à l’aise dans le registre electro que dans des combinaisons voix et paroles imprégnées de poésie et de lyrisme.

On passera ainsi de moments calmes et sereins sur « Floating Away » et « See Saw » à des temps plus angoissants. Un peu comme lors d’un voyage, on est d’abord apaisé, puis l’angoisse monte au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans un horizon, entouré par l’eau et ses profondeurs sombres.

Cette anxiété montante qui nous coupe la respiration et nous fait chercher l’air se retrouvera alors sur des titres comme « Canopy » et « Out of the City-To Find Air ». On retrouvera ici un peu de Laura Marling ou encore Kate Havnevik, à savoir une voix intense qui nous procure une émotion brutale et magnifique et qui nous prend aux tripes. Restera à espérer que le calme sous-jacent de certains passages ne soit pas occulté par de la froideur de ton imposée par le phrasé de la vocaliste.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Chelou: « Out Of Sight »

Cinq ans que l’on suit chacune des discrètes apparitions de Chelou, discrètes parce que l’Anglais distille des petits bijoux adroitement ciselés dans le plus grand des secrets.

Ne se limitant pas à un seul registre, le musicien alterne pistes folk épurées et pasagess à l’aspect pop assumé et au tempo plus relevé sur lesquels il est difficile de ne pas se déhancher.

Out Of Sight voit Chelou rassembler ses deux mondes et livrer un album dont la production soignée structure les compositions et amplifie les mélodies intimes.Plus fragile que jamais, la voix du chanteur ne trébuche pas une seule seconde nous invite à nous laisser naturellement bercer par les douze pistes, parfois mélancoliques, parfois nostalgiques mais toujours roboratives.

***1/2

17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ed Sheeran: « No. 6 Collaborations Project »

Imaginez une liste de lecture constituée d’une dizaine de très bonnes chansons disparates, interprétées par quelques-unes des plus grandes vedettes de la scène musicale contemporaine (et une ou deux sommités ressurgies du passé). Le seul point commun à tous ces titres : Ed Sheeran.

Le dernier album du Britannique, No.6 Collaborations Project, est cette liste de lecture. Comme son nom l’indique, l’opus n’est fait que de collaborations. Des pointures adjoignent leurs voix et leurs noms aux chansons écrites par Sheeran : de Camila Cabello et Cardi B à Justin Bieber, Chance the Rapper, Travis Scott, Skrillex et Bruno Mars, en passant par un retour (réussi) du duo Eminem-50 Cent. Installé dans un studio de Nashville, Ed Sheeran y a fait défiler ses invités durant trois mois d’enregistrement.

Les fans de la première heure du chanteur ne renoueront donc pas avec les sérénades acoustiques qui ont fait connaître le rouquin il y a huit ans déjà. Ils ne retrouveront même pas les tonalités pop légères, où s’insurgeait parfois la guitare, de ses deux précédents albums, x (2014) et ÷ (2017).

Sheeran, avec ses succès internationaux des dernières années, peut se permettre d’explorer, de sortir de son cadre. Et il ne s’est pas gêné. Il n’a pas fait qu’amener, à travers ses collaborateurs, une touche R&B (Beautiful People, avec Khalid, dans votre poste de radio très bientôt), hip-hop (l’entraînante trap-pop « Take Me Back to London », avec Stormzy), rock (« Blow », une des plus intéressantes, avec Chris Stapleton et Bruno Mars) ou latine (« South of the Border », avec Camila Cabello et Cardi B) à ses chansons. Devenu caméléon, l’artiste s’est lui-même transformé tantôt en rappeur, tantôt en rockeur, sans manquer de rester parfois fidèle à son identité de doux troubadour à la voix haut perchée.

Cette diversité déboussolera certains auditeurs. Mais si l’ensemble n’est pas homogène, il est tout de même cohérent ; un album éclaté qui est indéniablement dans l’air du temps.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Stats: « Other People’s Lives »

Ce groupe londonien mené par Ed Seed au chant et à la guitare fait partie des fers de lance de la scène dance-punk/électro-pop et il sort, ici, son premier album Other People’s Lives.

Entre art-rock, synthpop et allures disco, Other People’s Lives s’emploie à capturer une certaine énergie live avec six musiciensqui s’évertuent à en faire une véritable machine à danser. Cela s’entendra sur les morceaux efficaces en diable comme « I Am An Animal » en guise d’introduction mais également le funky « Rhythm Of The Heart » résolument 80’s ou autres « Lose It ».

Ed Seed qui a tourné avec La Roux et Dua Lipa parvient à trouver un compromis entre LCD Soundsystem et Talking Heads et à livrer des messages percutants sur les romances, l’espoir ou bien même la paternité avec des titres comme « A Change of Scenery » et « Raft » qui a de quoi faire penser au fameux « Funky Town ». Bien entendu,la formation arrivent à changer de ton comme bon llui semble notamment avec le plus sombre « From A High Sky » aux ambiances qui feront penser à Wild Beasts.  Un premier album plutôt satisfaisant, entre jukebox pour danser et moments plus contemplatifs.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Joep Beving: « Henosis »

Joep Beving est un musicien hollandais dont Henosis constitue le quatrième albume. Son univers est avant tout onirique, à la fois poétique et sombre, le tout imprégné de fascination pour le merveilleux

Pour ce faire, grande place est sonnée aux mélodies et harmonies avec, pour oblectif, nous plonger dans un bain où l’imaginaire cinématographique, celui du cinéma muet des années 30, peut se déployer à foison (« Orvonton » ou « Sol Adn Luna »).

Henosis est un double album instrumental avec une belle part donnée aux cordes et une electronica dont les sonorités sont aussi ample que le spectre chisi. Entre néo classique et musique ambient on appréciera ce registre fourmillant d’inventivité et de créativité.

***1/2

17 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Noneyblood: « In Plain Signt »

Honeyblood c’est, désormais, un projet parallèle, celui de Stina Tweeddale qui reste aux commandes de ce In Plain Sight en un, originellement, duo qui se fait aujourd’hui aventure solo pour ce troisième pus de ce « combo ».

Honeyblood recentre de plus en plus ses chansons sur l’efficacité, quitte à y perdre en originalité. Une bonne dose de punk pop par ici, une autre de revival rock par là, des sonorités stoner, une pincée de rythmiques électroniques, mélangez le tout et vous aurez un disque qui ratisse large.

L’impression sera alors celle d’un potentiel qui ne va pas au bout, qui survole et picore plutôt qu’il ne se pose, qui extrapole et théorise plutôt que de creuser dans la verve et le sensible. On regrettera que ce côté passe-partout n’ouvre pas des portes mieux armées pour planter de véritables fondations.

**1/2

17 juillet 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Penelope Isles: « Until The Tide Creeps In »

Penelope Isles va, paraît-il faire du bruit parmi la scène indé britannique ; c’est, su moins, le bruit qui court et qui fait le buzz dans ladite scène. Ce quatuor de Brighton mené par le duo de frères et sœurs que sont Lily et Jacky Wolter a réussi à faire parler de lui après quelques « singles » comme pour nous préparer à la sortie de son premier album, Until The Tide Creeps In.

Ce qu’on peut retenir du combo, c’est une mosaïque d’influences qui fait sa richesse musicale. Entre indie rock digne des années 1990, art-rock et pop doucement psychédélique et entraînante, la formation impressionne par ses riffs grungy qui habillent les morceaux comme « Chlorine » en guise d’introduction mais encore « Not Talking » et « Leipzig » mais également par ses ascensions arty totalement habiles à l’image de « Round » où l’on entend une fusion entre Radiohead et Deerhunter et « Three ».

Si on imagine un amalgame entre Speedy Ortiz, Grizzly Bear, The Flaming Lips (dont l’influence se fait ressentir sur « Underwater Record Store), The Thrills et Tame Impala on obtiendra alors des moments aventureux comme « Gnarbone » où Jacky Wolter impressionne par son interprétation mais également « Looking For My Eyes First » et « Cut Your Hair ».

Résolument dense et ce, jusqu’à la passionnante et éthérée conclusion qu’est « Through The Garden », Penelope Isles nous offre un disque à la fois complexe et facile d’accès faisant ressortir les talents de songwriter des frères et soeurs Wolter mais également les talents de musicien pour nous offrir un beau petit panel d’émotions entre nostalgie et contemplation.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Nightime Project: « Pale Season »

The Nightime Project : ne serait-ve que par ce patronyme on sait déjà qu’on ne sera pas face à quelque chose de basique, ; c’est, en effet, le cas avec ce supergroupe composé de memebres de Katatonia et dont ledit projet est, précisément, d’oevrer dans le rock progressif, tendance mélancolie.

Leur deuxième album ne va pas aller dans une direction autre, avec une petite inflexion qui verra Pale Season q’orienter vers un schéma un peu plus gothique, à savoir un rocke qui devient plus sombre et des éléments metal qui ressortent par petites touches plus heavy, et parfois par le biais d’une voix ou des riffs plus agressifs.

Ce disque, constitué de neufs titres délicats et racés, ne s’adresse donc ni aux fans de heavy gothique (pas assez lyrique) ni à ceux de funeral doom (pas assez metal), et pas tout à fait à Ce projet n’est donc pas gagné, pourtant, on ne peut pas dire que, tout nocturne qu’il soit, on peut le qualifier de soporifique. Les musiciens mettent tout leur art et leur doigté au service de titres à la fois beaux, épiques, tortueux, sensibles et mélancoliques, qui pourraient évoquer un croisement entre Porcupine Tree, Anathema et les premiers albums du Nightingale de Dan Swano.

Cela placera l’album en dehors de la juridiction des blockbusters et, eu égard à sa date de sortie estivale,il risque d’avoir une fière allure dans la liste des disques maudits ; raison de plus pour qu’il fasse démentir son appelation et qu’il ne devienne pas le fruit d’une saison si pâle qu’elle soit inaperçue.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Eyolf Dale & André Roligheten: « Departure »

Après trois albums sous le nom d’Albatrosh, Eyolf Dale et André Roligheten prennent un nouveau départ, comme l’indique l’intitulé de cet albumt. De fait, c’est sous leurs noms propres que les Norvégiens s’avancent ici, conservant toutefois la combinaison de leurs précédents efforts, à savoir un dialogue entre piano et instruments à vent (saxophone ténor et clarinette).

Comme sur leurs autres disques, les deux musiciens savent livrer des propositions amples, suaves et assez calmes (« First Clue », « Crystalline) », ou bien des travaux plus expérimentaux, marqués par des interruptions intempestives, des mini-envolées de clarinette, d’accords plaqués de piano et de simili-improvisations (« Take Me Home »), en passant par des morceaux sur lesquels André Roligheten agit en solo, sur un tapis de notes rapides pourvues par Eyolf Dale (« Moon Jogger »).

Parfois, cependant, les deux compères ne parviennent pas tellement à se partager la première place pour des soli successifs, ils en arrivent alors à opérer quasiment en même temps dans cet exercice, frisant ainsi une forme de micro-cacophonie (« Reflection »).

Une nouvelle fois, le point fort du duo se trouve donc dans sa configuration et sa capacité à œuvrer dans des registres différents, bien que les bonheurs y soient variables et les résultats mitigés.

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16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire