Adam Basanta: « Intricate Connections Formed Without Touch »

En même temps qu’une tournée en duo avec le saxophoniste Jason Sharp, Adam Basanta publie ici un album solo. Connu pour ses travaux électroacoustiques, comme pour ses propositions plastiques, le Canadien s’attache à livrer six morceaux et un remix dans lesquels les improvisations de sa guitare sèche se trouvent découpées, remontées et agrémentées de divers apports.

Comme souvent dans un tel registre, les interventions de l’instrument acoustique prennent plus ou moins de place, et sont plus ou moins perdues dans les expérimentations électroniques. C’est ainsi qu’on passe d’un morceau où les cordes de la guitare sont très identifiables (le morceau-titre, qui ouvre l’album) à une piste beaucoup plus ambient, dans laquelle affleure à peine le nylon et le métal de la six-cordes (« Flora & Fauna) », puis à une autre plus abstraite et remplie de fluctuations électroniques (« Joy »).

Les tapotements, ici présents, peuvent, au regard des conditions d’enregistrement de cet album, être lus comme des petites frappes d’Adam Basanta sur les cordes de sa guitare, captées par ses micros et retraitées par la suite. En vérité, on se rend alors compte que, plus le musicien s’écarte de son postulat de départ, plus il se fait pertinent, à l’image de « 1000 Tunnels » et sa confrontation entre pépiements électroniques et petites bribes mélodiques, jouant habilement sur le caractère aigu des sonorités convoquées.

Forts d’un tel déroulé, nous ne serons pas surpris de parvenir alors au remix de « Flora & Fauna », intitulé « Alien Architecture », où la présence de la batterie de Basanta donnera encore davantage de corps à l’ensemble.

***1/2

Buke And Gase: « Scholars »

Il est des musiques autant épuisantes qu’inspirantes. Le duo new-yorkais Buke and Gase fait certes partie de cette frange marginale de la musique indie pour qui le goût de l’expérimentation l’emporte sur le désir de jouir d’un succès de masse. Six ans après l’excellent General Dome, Arone Dyer et Aron Sanchez remettent ça avec Scholars, où post-punk, prog et pop baroque font encore bon ménage.

Buke and Gase (autrefois épelé Buke and Gass) ont souvent fait parler d’eux pour la singularité de leur proposition. À la fois musiciens et inventeurs, les deux comparses ont littéralement créé leurs instruments de leurs propres mains : un ukulélé baryton pour « Dyer ») et une guitare composée à la fois de cordes de basse et de guitare (la gase) pour Sanchez. À cela s’ajoutent divers instruments de percussions actionnés par les pieds et des pédales d’effets faites maison. Le résultat sonore est forcément un peu éclectique, et le duo a su se forger un style quasiment inimitable.

Dans sa critique de General Dome en 2013, on peut s’étonner que le succès de Buke and Gase demeure encore modeste malgré la voix superbe de Dyer et l’inventivité des mélodies. On aurait pu croire également que le fait d’avoir été recruté par la maison de disques des frères Dessner (The National) allait assurer au duo une certaine visibilité médiatique, mais ça n’a pas été le cas. La raison en est peut-être que le groupe peine à s’affranchir de son étiquette de simple « curiosité », alors que sa musique mériterait pourtant d’être écoutée pour ses qualités, aussi inclassable soit-elle, et non pas seulement comme un phénomène un peu bizarroïde.

Scholars permettra peut-être à Buke and Gase de dépasser le stade de la confidentialité. Certains éléments peuvent le laisser penser. Sans avoir perdu de sa prédilection pour les constructions complexes où les rythmiques binaires et ternaires s’entrechoquent parfois, le duo offre ici quelques chansons un peu plus accessibles malgré leur hyperactivité, et qui lui vaudront sans doute certaines comparaisons avec le travail de St. Vicent. C’est notamment le cas de « Derby », extrait lancé en octobre dernier, où la voix puissante de Dyer, sorte d’hybride incongru entre Victoria Legrand de Beach House et Gwen Stefani, surfe sur une pulsation lourde et inquiétante. On pense aussi à « Grips » ou « Flock, » qui flirtent avec le R&B et même le hip-hop, mais dans une esthétique qui n’a bien sûr rien à voir avec les canons du genre.

Sur le plan instrumental, le jeu de Dessner (non seulement sa « gase » mais aussi la multitude d’effets qu’il lui applique) continue de s’abreuver à diverses traditions de musiques hors normes. Sa façon d’attaquer les notes graves dans l’intro du morceau-titre rappelle le travail de This Heat, un des groupes les plus inventifs de la vague post-punk de la fin des années 70 et du début des années 80. Les amateurs du groupe de rock progressif King Crimson (la période post-1970) reconnaîtront aussi certaines envolées dignes d’un Adrian Belew sur une composition comme « Pink Boots ».

Si Scholars s’avère un album tout à fait réussi qui plaira aux amateurs de musiques aventureuses de toutes sortes (le duo a déclaré qu’il faisait du chamber punk), il n’en demeure pas moins que Buke and Gase peut parfois épuiser nos oreilles. Entre les manipulations appliquées à la voix (oui, il y a de l’auto-tune) et le vrombissement des percussions, le groupe ne nous laisse pas beaucoup de temps pour reprendre notre souffle. Mais on ne peut pas lui reprocher de faire dans la facilité.

****

Puce Mary: « The Drought »

La Danoise Frederikke Hoffmeier alias Puce Mary, sort son nouvel opus The Drought, opérant une transition par rapport à son album précédent, le bien nommé The Spiral, un opus fait d’ambiances torsadées et chargées d’effluves industriels et de bruitisme trépidants.

Puce Mary semble s’être assagie livrant des titres moins frontaux qui font place à des atmosphères plus chargées de détails, travaillant le son différemment avec plus d’éléments et une spatialisation tournoyante.

The Drought porte bien son nom, tant l’aridité de l’ensemble laisse parfois un peu sur sa faim. En effet, la trop grande uniformité de l’ensemble et le manque de disparité donne la sensation que le disque n’évolue pas vraiment, malgré la grande qualité de réalisation sonore.

Puce Mary semble moins acharnée que par le passé, oubliant parfois de changer de braquet pour nous surprendre,offrant un disque qualitatif mais sans véritable surprise, ses compositions s’inscrivant dans les codes du genre.

Un disque mi-figue mi-raisin qui sera l’occasion pour les néophytes d’apprécier les talents de la jeune danoise, dans sa version la plus abordable, en attendant quelque chose de plus entreprenant et convaincant.

***

Randall Dunn: « Beloved »

Membre des très mystiques et mélangeurs Master Musicians Of Bukkake et ingénieur du son renommé, Randall Dunn a notamment mis ses talents au service de Six Organs of Admittance, Earth, Mamiffer, John Zorn, Tim Hecker, Black Mountain, Wolves In The Throne Room, Oren Ambarchi ou encore les divers projets de son compère Stephen O’Malley, de KTL à Sunn O))). Excusez du peu ! Il n’a, en outre, besoin de personne pour nous embarquer dans de fabuleux voyages mentaux aux majestueux paysages lunaires et ravagés

Pour Ambarchi et O’Malley, le New-Yorkais tenait également les claviers sur l’halluciné Shade Female From Kairos ux impressionnants crescendos de tension hypnotique et d’errance cauchemardesques. Beloved a plus d’un point commun avec ce dernier opus, si ce n’est qu’il s’avère encore plus magnétique dans ses textures et ambivalent dans ses influences, capable de mêler ambient vocale au chant planant, déstructurations électroniques et incursions free jazz sur le fantasmagorique « Something About that Night » avant de décliner sur les 9 minutes ésotériques de « Theoria : Aleph » un dark ambient de purgatoire pour cordes capiteuses et chœurs synthétiques gutturaux puis d’enchaîner sur le futurisme à la Blade Runner d’un « Mexico City » au lyrisme radiant.

Cette ambition libertaire, le line-up du disque s’en fait le reflet, du génial clarinettiste jazz/ambient Jeremiah Cymerman sur deux titres à l’Islandais Úlfur Hansson (guitare) remarqué dans nos pages l’an dernier en passant par l’omniprésent Shahzad Ismaily (Marc Ribot’s Ceramic Dog, Carla Bozulich, Sam Amidon, Chantal Acda…) à la basse. Quant à Randall Dunn, ses synthés analogiques aux textures mouvantes et organiques contribuent tout autant à donner chair à ces méditations sur ce qu’il nomme « l’angoisse, la paranoïa, différentes nuances d’amour, différentes prises de conscience de la mortalité », qui culminent d’emblée sur un « Amphidromic Point » aux drones cinématographiques particulièrement évocateurs et sur « Lava Rock and Amber » dont le piano sépulcral et les cordes hantées renvoient à une imagerie baroque et horrifique.

« Living, dying, loving… in the midst of nothingness » chante Zola Jesus, autre invitée de marque, sur le planant « A True Home », donnant une dimension presque mythologique à notre humanité en souffrance sur fond de beats aux allures de battements cardiaques et de nappes rétro-futuristes éthérées dignes du meilleur de Tangerine Dream.

Si Randall Dunn parle de nos errances intimes voire subconscientes, alors Beloved en est la cartographie, une allégorie de nos parcours de vie chaotiques et changeants et de leur influence sur nos personæ mais surtout un chef-d’œuvre de musique expérimentale accessible et captivante.

****1/2

Amnesia Scanner: « Another Life »

Ville Haimala et Martti Kalliala, le duo qui compose Amnesia Scanner, livrent un premier album qui en met plein les oreilles, de par la pertinence de leurs compositions en forme de miroir sans tain d’un monde qui part en vrille, et une utilisation brillante des nouvelles technologies, exploitées sous toutes leurs coutures ou presque.

Arty et avant-gardiste sous pour autant être abscons, Another Life est un opus à la complexité raffinée, où les couches et les styles se superposent avec souplesse, explosant les conventions pour flirter avec une certaine idée du chaos, faussement désordonné.

Tout est histoire d’angle et d’approche, bribes de métal, électro aux pulsations dancehall, vocaux trafiqués, noise vocodée… Amnesia Scanner s’en donne à coeur joie pour faire éclater en mille morceaux les atmosphères en mouvement, secouant les rythmiques à coups de shakers timbrés.

Musique pour musée d’Art Contemporain ou source sonore pour dancefloor futuriste cherchant à bousculer des danseurs en état de transe, Another Life mélange subtilement séquences hardcore et expérimentations sauvages, virées poétiques et ambient rouillé, avec une intelligence qui vire à l’obsession.

Un album des plus intransigeant et intrigant qui peut s’avérer jouissif, sous certaines conditions.

***1/2

Unknown Mortal Orchestra: « IC-01 Hanoi »

IC-01 Hanoi est le cinquième opus de Unknown Mortal Orchestra ,combo dirigé par Ruban Nielson. Le disque suit un premier album éponyme censé peut-être introduire le groupe à ceux qui ne le connaissaient pas.

La surprise résiderait alors dans le fait que, alors que le précédent était plutôt expressionniste façon soul lustrée, celui-ci est instrumental ce qui ne peut que laisser libre cours à ce qui est du ressort de l’imagination.

L’instrumentation est, d’ailleurs, atypique (bugle, apport de musiciens vietnamiens) et le répertoire ira lorgner du côté de Hendrix ou de Miles Davis. Il est fait d’explorations soniques (« Hanoi 1 » ou « Hanoi 3 ») pour le premier et d’improvisations jazzy (« Hanoi 6 » pour le second.

Le pont, psychédelisme expérimentation, se fera au prix de refrains lancinants et hypnotiques, de saxophones et de guitares n’attendant que le moment propice pour se défaire de leur feutrine en glissando ouatée pour se faire explosives.

On reconnaîtra l’habileté et la compétence instrumentales ; on regrettera que tout tourne à l’exercice de style un peu stérile.

**

 

Thom Yorke: « Suspiria OST »

Le troisième album solo de Thom Yorke est en fait une bande originale destinée au remake du film Suspiria, classique de l’horreur/fantastique réalisé en 1977 par l’Italien Dario Argento.

Rien à voir, ici, avec le prog/space rock du groupe italien Goblin, recruté à l’époque par Argento. Thom Yorke s’est ainsi efforcé de présenter un paysage complet afin de servir les images de son employeur en en explorant tous ses acquis.

À travers ces 80 minutes 15 secondes d’ambiances bruitistes, de séquences électros, de musiques de chambre et de choeurs incantatoires, émanent trois chansons inédites, réussies à n’en point douter.

« Suspirium », « Has Ended » et « Unmade ». On sait que Yorke a excellé sur le territoire électronique pendant une longue période, sa proposition se veut ici plus diversifiée sur le plan stylistique – comme on l’a constaté avec le récent opus de Radiohead, A Moon Shaped Pool.

Cela posé, le musicien et chanteur dépasse rarement l’exercice de style compositionnel ou l’évocation de son propre travail au sein de son vaisseau principal. Les 25 séquences proposées ici sont certes généreuses, inquiétantes, terrifiantes comme il se doit, rigoureusement construites… mais pas exactement mémorables.
**
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Thus Owls: « The Mountain that We LIve Upon »

Atour du trio que constituent Simon Angell (guitares, etc.), Erika Angell (chant, etc.) et Samuel Joly (batterie), Thus Owls a pris de l’expansion dans ce nouveau cycle de création.

The Mountain That We Live Upon a été imaginé dans le maintien d’une grande intégrité artistique: esthétique singulière, riche, aventureuse, conceptuellement brillante, d’une profonde sensibilité.

Ont aussi contribué à cet album de haute volée Laurel Sprengelmeyer (Little Scream), Nicolas Basque (Plants and Animals), Michael Feuerstack (The Luyas), Marc-André Landry (Matt Holubowski).

Thus Owls poursuit sa quête vers l’expression viscérale de l’existence, celle d’un couple capable de tout absorber, de traduire en musique et en poésie les mystères, les ombres, les vertiges, les éclats de lumière.

Depuis 2009, il n’y a rien d’évident pour s’expliquer l’impact confidentiel généré par Thus Owls. Peut-être serait-ce cette posture sur la soi-disant frontière entre la forme chanson et les musiques contemporaines instrumentales ou électroniques, incluant des séquences d’improvisation et de bruitisme. Ou tout simplement une question de chance…

Malgré tout, le langage de Thus Owls continue de s’étoffer. L’impulsion donnée par la percussion, la qualité du texte, la richesse des arrangements, l’impact des guitares, les ornements électroniques, les pointes d’énergie et la puissance de la voix soliste font de Thus Owls un trésor… encore caché de la musique actuelle.

***1/2

Suede: « The Blue Hour »

Près de trois décades depuis la version embryonnaire de Suede. Le groupe a changé mais la voix reste toujours identique et, si Bernard Butler est depuis longtemps parti, la guitare opère toujours sur le même registre : le combo a franchi l’âge de la quarantaine mais son inspiration basée sur l’érotisme est toujours là. Elle a par contre été remplacée, se demander par quoi est, alors justifié ; d’autant que le réponse n’est pas se la plus haute clarté.

The Blue Hour est le troisième opus d’un triptyque entamé en 2013. Il représente la dernière lumière du jour avant que les ténèbres ne s’emparent du combo.

« At One » est le titre d’ouverture et il nous introduit dans un mode où il est question d’opéra. Brett Anderson y est Jean Valjean dans le Paris révolutionnaire, « Wastelands » est du Suede plus classique, avec le style distinct de Ricard Oakes à la guitare.

Les chansons sont liées les unes avec les autres avc comme tout concept le thème que rien n’est jamais abouti. La narration est, le plus souvent, parlée avec des élements qui reviennent de façon récurrente, « dead birds » ou « Sonny ».

Le dique est censé avoir été écrit en adoptant le point de vue du fils de Anderson mais ‘est Anderson qui semble y assurer le rôle principal.

Ainsi les effets vocaux théâtraux, ainsi la sensation flagrante que Marc Almond est aux commandes, ainsi, enfin, cette perception que nous sommes présentas à la bande sonore d’un film qui serait une histoire d’horreur mythique. On comprendra alors la vidéo qui accompagne le « single » « Life Is Golden » perclus d’images .qui pourraient être tirées de la catastrophe de Tchernobyl. Le constat sera post apocalyptique et, comme pour l’illustrer, la voix de Anderson semble défier celle de Bowie. Suede se doit d’être déplaisant selon son leader. Il l’est indubitablement mais il se montre également édifiant ; c’est une réjouissance qu’on ne pourra pas nier au groupe et cela le rend toujours aussi intéressant.

***1/2

Low: « Double Negative »

Les premières secondes du dernier album de Low sont l’équivalent aural d’une tempête de sable électronique. Puis, lentement mais sûrement, de cet éboulis sonique, s’élève la voix de Alan Sparhawk, semblable à un fantôme s’employant de toutes les forces dont il dispose, à se réengager avec le monde physique.

Cette méthode peut être fascinante car elle est nouvelle chez eux et qu’elle ouvre la voie à ce qui est peut-être leur album le plus expérimental et le plus étrange.

Une esthétique à la David Lynch court tout au long de Double Negative. Ce mélange de menace et d’inquiétude traversé par des moments d’émotions où la tendresse et l’affection tentent de se faire une place, à l’exemple de « Dancing And Blood » qui s’évertue à accroitre la tension en faisant se faufiler l’auditeur dans la réalité et le présent.

BJ Burton a travaillé à la production et, grâce sans duote à son expérience dans le studio de Bon Iver, il montre son aisance à édifier une atmosphère de déconstruction créative. L’approche de la chanson traditionnelle y est carrément mise en pièces et les vocaux de Mimi Parker, par exemple sur « The Fly », amalgament sans heurts ces moments où le liturgique e frotte à vents et marées.

Ce ne sera pourtant que répit quand « Tempest » va submerger sa voix et celle Sparhawk en un antre où te n’est qu’acidité et décomposition. « Always Trying To Work It Out » ira encore encore plus loin dans la disruption sous un registre soul suffoquant alors que « Poor Sucker » englobera le tout dans un climat dérangeant lacé de terreur existentielle.

Quand émergera Dancing And Fire » l’atmosphère adoptera une qualité presque virginale avec des des guitares et des vocaux non trafiqués. Calme et apaisement sont alors de rigueur avec la voix de Mimi Parker entonnant en leitmotiv un «  It’s not the end, it’s just the end of hope » qui résonne en chambre d’écho atonale.

La thématique de l’album est ici, résumée ; il s’agit de se dresser et de se battre pour ce que l’on croit, d’être conscient du fait que perdre de son optimisme est un danger, que les forces de la négativité sont toujours à l’affut et nous guettent.

Low nous quittera sur « Disarray », plage robotique dans une disco gangrénée par la mort d’ou s’élève une incation au changement : « Before it falls into total disarray, you’ll have to learn to live a different way » : épilogue final d’un album puissant et viscéral, fusion d’avant-garde et de compositions traditionnelles, mêlant friction et harmonie.

Double Negative rappellera ainsi que moins plus moins égalent plus et c’est aussi cela qui en fait un opus comminatoire.

****1/2