Unknown Mortal Orchestra: « IC-01 Hanoi »

IC-01 Hanoi est le cinquième opus de Unknown Mortal Orchestra ,combo dirigé par Ruban Nielson. Le disque suit un premier album éponyme censé peut-être introduire le groupe à ceux qui ne le connaissaient pas.

La surprise résiderait alors dans le fait que, alors que le précédent était plutôt expressionniste façon soul lustrée, celui-ci est instrumental ce qui ne peut que laisser libre cours à ce qui est du ressort de l’imagination.

L’instrumentation est, d’ailleurs, atypique (bugle, apport de musiciens vietnamiens) et le répertoire ira lorgner du côté de Hendrix ou de Miles Davis. Il est fait d’explorations soniques (« Hanoi 1 » ou « Hanoi 3 ») pour le premier et d’improvisations jazzy (« Hanoi 6 » pour le second.

Le pont, psychédelisme expérimentation, se fera au prix de refrains lancinants et hypnotiques, de saxophones et de guitares n’attendant que le moment propice pour se défaire de leur feutrine en glissando ouatée pour se faire explosives.

On reconnaîtra l’habileté et la compétence instrumentales ; on regrettera que tout tourne à l’exercice de style un peu stérile.

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Thom Yorke: « Suspiria OST »

Le troisième album solo de Thom Yorke est en fait une bande originale destinée au remake du film Suspiria, classique de l’horreur/fantastique réalisé en 1977 par l’Italien Dario Argento.

Rien à voir, ici, avec le prog/space rock du groupe italien Goblin, recruté à l’époque par Argento. Thom Yorke s’est ainsi efforcé de présenter un paysage complet afin de servir les images de son employeur en en explorant tous ses acquis.

À travers ces 80 minutes 15 secondes d’ambiances bruitistes, de séquences électros, de musiques de chambre et de choeurs incantatoires, émanent trois chansons inédites, réussies à n’en point douter.

« Suspirium », « Has Ended » et « Unmade ». On sait que Yorke a excellé sur le territoire électronique pendant une longue période, sa proposition se veut ici plus diversifiée sur le plan stylistique – comme on l’a constaté avec le récent opus de Radiohead, A Moon Shaped Pool.

Cela posé, le musicien et chanteur dépasse rarement l’exercice de style compositionnel ou l’évocation de son propre travail au sein de son vaisseau principal. Les 25 séquences proposées ici sont certes généreuses, inquiétantes, terrifiantes comme il se doit, rigoureusement construites… mais pas exactement mémorables.
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Thus Owls: « The Mountain that We LIve Upon »

Atour du trio que constituent Simon Angell (guitares, etc.), Erika Angell (chant, etc.) et Samuel Joly (batterie), Thus Owls a pris de l’expansion dans ce nouveau cycle de création.

The Mountain That We Live Upon a été imaginé dans le maintien d’une grande intégrité artistique: esthétique singulière, riche, aventureuse, conceptuellement brillante, d’une profonde sensibilité.

Ont aussi contribué à cet album de haute volée Laurel Sprengelmeyer (Little Scream), Nicolas Basque (Plants and Animals), Michael Feuerstack (The Luyas), Marc-André Landry (Matt Holubowski).

Thus Owls poursuit sa quête vers l’expression viscérale de l’existence, celle d’un couple capable de tout absorber, de traduire en musique et en poésie les mystères, les ombres, les vertiges, les éclats de lumière.

Depuis 2009, il n’y a rien d’évident pour s’expliquer l’impact confidentiel généré par Thus Owls. Peut-être serait-ce cette posture sur la soi-disant frontière entre la forme chanson et les musiques contemporaines instrumentales ou électroniques, incluant des séquences d’improvisation et de bruitisme. Ou tout simplement une question de chance…

Malgré tout, le langage de Thus Owls continue de s’étoffer. L’impulsion donnée par la percussion, la qualité du texte, la richesse des arrangements, l’impact des guitares, les ornements électroniques, les pointes d’énergie et la puissance de la voix soliste font de Thus Owls un trésor… encore caché de la musique actuelle.

***1/2

Suede: « The Blue Hour »

Près de trois décades depuis la version embryonnaire de Suede. Le groupe a changé mais la voix reste toujours identique et, si Bernard Butler est depuis longtemps parti, la guitare opère toujours sur le même registre : le combo a franchi l’âge de la quarantaine mais son inspiration basée sur l’érotisme est toujours là. Elle a par contre été remplacée, se demander par quoi est, alors justifié ; d’autant que le réponse n’est pas se la plus haute clarté.

The Blue Hour est le troisième opus d’un triptyque entamé en 2013. Il représente la dernière lumière du jour avant que les ténèbres ne s’emparent du combo.

« At One » est le titre d’ouverture et il nous introduit dans un mode où il est question d’opéra. Brett Anderson y est Jean Valjean dans le Paris révolutionnaire, « Wastelands » est du Suede plus classique, avec le style distinct de Ricard Oakes à la guitare.

Les chansons sont liées les unes avec les autres avc comme tout concept le thème que rien n’est jamais abouti. La narration est, le plus souvent, parlée avec des élements qui reviennent de façon récurrente, « dead birds » ou « Sonny ».

Le dique est censé avoir été écrit en adoptant le point de vue du fils de Anderson mais ‘est Anderson qui semble y assurer le rôle principal.

Ainsi les effets vocaux théâtraux, ainsi la sensation flagrante que Marc Almond est aux commandes, ainsi, enfin, cette perception que nous sommes présentas à la bande sonore d’un film qui serait une histoire d’horreur mythique. On comprendra alors la vidéo qui accompagne le « single » « Life Is Golden » perclus d’images .qui pourraient être tirées de la catastrophe de Tchernobyl. Le constat sera post apocalyptique et, comme pour l’illustrer, la voix de Anderson semble défier celle de Bowie. Suede se doit d’être déplaisant selon son leader. Il l’est indubitablement mais il se montre également édifiant ; c’est une réjouissance qu’on ne pourra pas nier au groupe et cela le rend toujours aussi intéressant.

***1/2

Low: « Double Negative »

Les premières secondes du dernier album de Low sont l’équivalent aural d’une tempête de sable électronique. Puis, lentement mais sûrement, de cet éboulis sonique, s’élève la voix de Alan Sparhawk, semblable à un fantôme s’employant de toutes les forces dont il dispose, à se réengager avec le monde physique.

Cette méthode peut être fascinante car elle est nouvelle chez eux et qu’elle ouvre la voie à ce qui est peut-être leur album le plus expérimental et le plus étrange.

Une esthétique à la David Lynch court tout au long de Double Negative. Ce mélange de menace et d’inquiétude traversé par des moments d’émotions où la tendresse et l’affection tentent de se faire une place, à l’exemple de « Dancing And Blood » qui s’évertue à accroitre la tension en faisant se faufiler l’auditeur dans la réalité et le présent.

BJ Burton a travaillé à la production et, grâce sans duote à son expérience dans le studio de Bon Iver, il montre son aisance à édifier une atmosphère de déconstruction créative. L’approche de la chanson traditionnelle y est carrément mise en pièces et les vocaux de Mimi Parker, par exemple sur « The Fly », amalgament sans heurts ces moments où le liturgique e frotte à vents et marées.

Ce ne sera pourtant que répit quand « Tempest » va submerger sa voix et celle Sparhawk en un antre où te n’est qu’acidité et décomposition. « Always Trying To Work It Out » ira encore encore plus loin dans la disruption sous un registre soul suffoquant alors que « Poor Sucker » englobera le tout dans un climat dérangeant lacé de terreur existentielle.

Quand émergera Dancing And Fire » l’atmosphère adoptera une qualité presque virginale avec des des guitares et des vocaux non trafiqués. Calme et apaisement sont alors de rigueur avec la voix de Mimi Parker entonnant en leitmotiv un «  It’s not the end, it’s just the end of hope » qui résonne en chambre d’écho atonale.

La thématique de l’album est ici, résumée ; il s’agit de se dresser et de se battre pour ce que l’on croit, d’être conscient du fait que perdre de son optimisme est un danger, que les forces de la négativité sont toujours à l’affut et nous guettent.

Low nous quittera sur « Disarray », plage robotique dans une disco gangrénée par la mort d’ou s’élève une incation au changement : « Before it falls into total disarray, you’ll have to learn to live a different way » : épilogue final d’un album puissant et viscéral, fusion d’avant-garde et de compositions traditionnelles, mêlant friction et harmonie.

Double Negative rappellera ainsi que moins plus moins égalent plus et c’est aussi cela qui en fait un opus comminatoire.

****1/2

Oliver Coates: « Shelley’s on Zenn-La »

Le titre quelque peu abstrait de cet album, Shelley’s on Zenn-La fait référence au Shelley’s Laserdome, un nightclub relativement célèbre de Stoke-on Trent à la lisière des années 80/90.

Ici, il s’agit de créer un paysage de fiction, sis dans divers quartiers de Londres et de faire revivre la culture rave au moyen de panoramas oniriques à grands renforts de violoncelles instrument de prédilection de Coates) et de modulations atypiques émulant percussions électroniques et de synthétiseurs.

Approche peaufinée et conceptuelle donc, pour celui qui a été diplôme au plus haut titre de la Royal Academy of Music et qui s’emploie à confirmer le fait qu’il est le violoncelliste favori de Radiohead.

Le disque se conjugue en couches qui se superposent, en vocaux éthérés (« A Church ») servi qu’il est par lune narration puissante comme sur « Norrin Radd Deaming ».

Sous-jacente, bouillonnera une euphorie cachée qui parcourt chaque composition comme pour atomiser les règles de composition et de production rigides que s’est fixé le musicien.

La plupart de ces dernières utilise Renoise un séquenceur numérique employant des séquences percussives particulières en chiffres hexadécimaux et formalisées en vagues soniques. Le résultat est une étude contemplative des schémas musicaux innovante pour qui est d’humeur expérimentale, fastidieuse pour qui peu chaut l’abstraction.

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Arto LIndsay: « Cuidado Madame »

« Pele de Perto » et « Arto Vs. Arto » nous offrent la perspective sonique dans laquelle se situe la carrière de Arto Lindsay sur son nouvel album, Cuidado Madame. Tout y est disparate avec un rythme saccadé, une désorganisation apparente et, dans le chant, une atmosphère de proximité où dandyisme jouxte les tonalités afro-cubaines servies par un grand renfort de cordes de guitares en nylon.

Dualité constante entre le mélodique et l’expérimentation la plus agressive, entre minimalisme de la bossa nova contorsionnée par des distorsions de guitares, des effets electro. Le maître-mot sera ici le décalage avec sensualité et textures contemporaines, contrastes où la violence des orchestrations se met au service de l’intime (les « backbeats » de « Vão Queimar Ou Botando Pra Dançar » ou « Seu Pai” ».

Arto Lindsay a pour singularité de frayer dans l’avant-garde mais de puiser ses explorations dans les racines de ce qu’il y a de plus primal et organique, manière de confirmer qu’on peut être aventureux et demeurer dans le groove.

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Noveller: « Fantastic Planet »

La musique de Noveller a quelque chose de magique. Elle vit en un lieu particulier, très spécial loin des férocités du monde. Ses carillons légers flottent, impalpables, dans les airs avant qu’un doux bourdonnement s’écoule en mince filet délavé sur cet univers sonore. Fantastic Planet est ainsi une île paradisiaque instrumentale dont le paysage est doucement cadencé comme si la lumière du soleil y était éternelle et incitait au farniente.

Ainsi s’ouvre le disque avec un « Concrete Dreams » qui s’emploie à donner corps à cette songerie. Les harmonies sont naturelles et semblent s’enfouir dans la chaleur texane puisque c’est de là que vient Sarah Lipstate. On restera alors ces moments qui y semblent en suspension, comme ce climat du Sud qui s’arrête figé qu’il est par la poussière.

Fantastic Planet est aussi de cette nature, mais il la rend paradisiaque tant ce qui émane de la guitare électrique de Lipstate est fécond de gouttelettes apaisants et d’échos assourdis. Elle utilise à merveille le sustain pour y greffer des éclairs de reverb qui accompagne des synthés aux teintes écarlates et comme injectés de sang et sa musique nous emmène alors vers des mystères dissmulés par des voiles inconnus, fait de cette engeance qu’on ne veut pas lever de crainte de la perdre.

L’attirance du vide car celui-ci est teinté de tendresse, d’une rythmique chaloupée qui enveloppe avec des accents subtils et méconnus et ces drones contrôlés émergeant pour nous tenir en bride et en haleine.

Le rythme est, en effet, partout et pas seulement dans les percussions. Les mélodies ont leurs propres tempos ; par exemple dans les harmonies qui s’ouvrent et s’installent dans l’espace comme des métronomes, des rythmiques éparpillées en tous endroits de l’album comme une végétation peuplant la terre.

Des lignes ascendantes et descendantes à l’arrière plan aident à tranquilliser les tonalités, induisant un léger sommeil (« In February ») alors que la précision d’une basse profonde donne clarté et focus aux drones obscurcis qui brillent faiblement juste sous la surface. L’image est celle de vaguelettes créées par un caillou sur des eaux sereines et « ambient » avec cette mélodie dorée qui flotte aux côtés d’une percussion boueuse aux échos lointains.

Fantastic Planet est un endroit étrange et spacieux vers lequel il est aisé de se rendre pour voyager vers des mélodies pétillantes sises à distance, claires et immaculées, errant dans des allées reculées ou la lueur viendra de néons étouffés. L’une d’entre elles, parfois, se fera cristalline mais ce sera sur fond de reverb fantomatique traçant une ligne qui débouchera sur une autre mélodie, sablonneuse et empoussiérée par un désert où règne la confusion.

Dire de cette musique qu’elle est enchanteresse est un pléonasme tant elle illumine un monde où même l’obscurité suscite notre émerveillement. Noveller peint une multitude de textures et de paysages soniques sur un album qui est à la fois labyrinthique dans son spectre et contrôlé dans sa conception. Il n’est que de percevoir les synthés sur « Sisters » pour franchir cette frontière vers une musique électronique dont le mécanisme est parfaitement huilé mais la « soul » n’est jamais bien loin, y compris dans ce schéma « ambient » plus robotisé.

L’espace restera toujours celui d’une reverb qui accentuera une hantise dont on ne veut se détacher. Celle-ci sera alors distorsion ou piliers bruitistes colossaux dont le fracas résonnera, terrifiant, quand ils s’écrouleront au sol ; entrera alors en jeu une mélodie mystique épaulée par un rythme de percussion constant. Cet alliage désintègrera nuages et poussière sur un « Pulse Point » ou les synthés seront acérés comme des rasoirs pour trancher dans le flou. Nous serons alors au bout de ce périple où nous contempleront une planète fantastique dont les feux ne cesseront pas de nous fasciner.

****1/2

Jozef Van Wissem: « It Is Time For You To Return »

Il est rare qu’un album composé de parties si spartiates puisse s’affranchir des frontières génériques avec un abandon aussi total. It Is Time For You To Return est le 13° album de Jozef Van Wissem compositeur d’une musique faite de rien de plus que d’un luth, de vocaux et d’autres légers éléments.

Le début de l’album est plaintif, un « If There’s Nothing Left Where Will You Go ? » simple et beau prenant le temps de vous emmener inéluctablement vers le musicien en a décidé. « Love Destroys All Evil » confirme ce à quoi on s’attend quand on considère la pochette hiératique de l’album et évoque des muses black metal conviées ici pour composer avec économie de moyens une atmosphère aussi intense que celle véhiculées par des guitares tempétueuses et des percussions endiablées.

La voix de Van Wisssem possède, en outre, un charme un peu désuet et un phrasé qui est capable de virer vers l’exhortation sans sembler y toucher.

It Is Time For You To Return est un disque minimaliste et baroque à la fois, parfois mélancolique, parfois plus vindicatif mais le tout est agencé d’une manière qui semble si fluide qu’elle permet de passer du bucolique et élégiaque «  After We Leave » au imprécations quasiment psychédéliques de «  Temple Dance of the Soul ».

Chaque titre mériterait d’ailleurs d’être abondamment commenté tant il fourmille d’innovations. Parfois, néanmoins, mieux vaut laisser courir ses oreilles et aller à la rencontre d’un véritable artiste compositeur d’une véritable œuvre. Il nous laissera contemplatif sans que nous ne versions dans le regard vers soi auto-indulgent ; il est plus que la somme de ses parties prises ensemble ou l’une après l’autre. C’est un « concept album » sans autre concept que celui de nous émouvoir et de nous transporter. Il le fait aisément, avec une fluidité qui n’en est que plus éloquente.

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Wildbirds & Peacedrums: « Rhythm »

Ce duo suédois mari et femme en est, avec Rhtythm, à son quatrième album et c’est, après une sorte de trilogie tein,tée d’électronique, un retour à leur son d’origine basé sur la voix et les percussions. Le concept derrière ce disque était de retrouver une esthétique organique, de l’étendre au maximum et de l’enregistrer « live » en studio.

Chacun des neuf titres a été complété en une prise ce qui donne à l’ensemble un esprit basé sur l’improvisation, chose non surprenant quand on sait que le couple vient du jazz et de l’avant-garde. Le résultat est parsemé de vocaux parlés qui donne une dimension poétique proche de Patti Smith mais ce qui est notable avant tout sont les prouesses vocales de Mariam Wallentin et les percussions virtuoses de Andreas Werliin.

L’exécution est magistrale et donne libre cours à un imaginaire d’écoute d’autant plus détonnant qu’il est basé sur une retenue minimaliste constante. On trouve une énergie dramatique se créera ainsi sur « Soft Wind, Soft Death » par la batrterie mais surtout par les phrasés jaillissant en overdubs de Mariam qui exploseront jusqu’à aboutir à un parfait fade out. « Everything All The Time » évoquera cette atmosphère de chaos qui semble consumer un 21° siècle déjà envahi par la lassitude et s’avèrera, alors, être une véritable déclaration de paix voulant descendre sur un auditeur cherchant l’apaisement au milieu de la grandiloquence de la vie moderne et le lo-fi brut de « Ghosts & Pains » sera marqué par un minimalisme R&B spiritualiste.

L’usage sophistiqué que Wildbirds & Peacedrums font du tempo donne tout son sens au titre de l’album et nous offre une « pop music » hors des définitions, intense et agile dans un climat « ambient » du plus haut calibre.

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