Neil Young & Crazy Horse: « Return To Greendale »

Après des années de retard dans le projet Archives, il semblerait que le confinementa donné à Young le temps de faire avancer les choses à un tel rythme qu’il devient difficile de le suivre. Il ne se passe guère de mois sans que l’on ne libère un jeune de 74 ans, actuellement agité. Moins de deux mois après le E.P.Times et quelques semaines avant le très attendu Archives Vol. 2 (sans parler de la prochaine réédition du 50ème anniversaire d’After The Gold Rush), il est à nouveau retourné dans la crypte des performances « live » pour nous apporter Return To Greendale,un show datant de 2003 qui présentait Young interprétant Greendale en entier avec Crazy Horse – le tout étant accompagné d’un film du spectacle dans lequel l’album concept a été joué sur scène en salle tandis que le groupe jouait devant et que les écrans montraient des extraits de Greendale The Movie. Il s’agit, dans un sens assez littéral, d’un opéra rock.

Il serait juste de dire que Greendale – dans lequel Young explore ses préoccupations croissantes pour l’environnement au moyen d’une suite de chansons se déroulant dans une ville californienne fictive du bord de mer. Ce 25e album studio de Young a fait l’objet d’une tournée intensive avant sa sortie, mais beaucoup de fans se sont retrouvés à réclamer les tubes plutôt que d’essayer d’absorber un concept album tentaculaire.

Au fil du temps, le disque a fait l’objet de plusieurs réévaluations, notamment parce que les questions qu’il aborde prennent de plus en plus d’importance. Greendale était une vision ambitieuse – elle s’est même accompagnée d’un roman graphique – pleinement réalisée. Sur scène, Young donne le spectacle avec passion, soutenu par le groove caractéristique du Crazy Horse – une combinaison contagieuse qui soutient le décor pendant les 90 minutes qu’il dure. 

Young sort et réédite de la musique à un rythme tel que même les fans les plus engagés pourraient avoir besoin de commencer à être sélectifs. Face à After The Gold Rush et à un volume des Archives consacré à ce qui est sans doute la période la plus productive de sa carrière de compositeur, Return To Greendale ne figure peut-être pas en tête de trop nombreuses listes de souhaits, mais ce set prouve que – quoi qu’en aient pensé ses critiques à l’époque – Young était très certainement sur la bonne voie. Le message du disque n’est pas moins urgent aujourd’hui qu’en 2003, et il s’avère que le voyage de retour en vaut la peine. 

***1/2

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