Rapid Talk: Interview de David Brewis (School of Language)

Il y avait de quoi être impatient à la sortie de Old Fears, le nouvel album de David Brewis (alias School of Music) mais surtout auteur d’un excellent album avec son groupe d’origine Field Music en 2013, Plumb. Ce nouvel opus n’est certainement pas le plus accessible que l’artiste a commis ; il valait pourtant la peine que Brewis en situe le contexte, chose faite pendant une pause prise en studio.

Que faites-vous en studio en ce moment ?

Des tas de choses ! Déjà nous répétons avec Svhool of Language et je dois ajouter tout le « sampling » et la numérisation qui va avec. On est en train de terminer trois disques, en fait.

L’un est l’enregistrement de la bande-son d’un film qu’on nous a demandée d’écrire pour une performance en public au Berwick Film Festival l’année dernière. Il s’agit d’illustrer un documentaire de John Grierson réalisé en 1928 sur les flottes de harengs en Mer du Nord. On y avait fait un truc à moitié improvisé avec le line-up original de Field Music.

On enregistre également une collaboration issue d’un concert unique fait avec Paul Smith en Juin 2013. Ils ont mis en musique quelques uns de ses textes et on les a arrangés pour un orchestre de neuf membres dont un quatuor à cordes, une double basse et un vibraphone.

L’autre gros projet que nous terminons est un album que nous avons aidé un vieil ami à nous, Ian Black, d’enregistrer. Il joue de la basse et c’est quelque chose d’assez éclectique et effrontément ambitieux. On est donc en train de se demander comment enregistrer ses idées insensées.

Que doit-on penser de l’absence du nom de Field Music sur ce disque ? Dans quelle proportion vous êtes-vous chargé de la production et de l’instrumentation ?

Pour l’instant, je considère que School of Language est le terme générique pour définir tout ce que je fais en solo plutôt qu’en collab oration avec Peter (le frère de David, jouant aussi dans Field Music). En principe je crois que ni lui ni mi n’aurons un problème à refaire un disque de Field Music quand nous aurons tous deux assez de matériel. Cet album m’était trop personnel et j’estimais que je devais le faire par moi-même.

Hormis les enjolivures au saxo à la fin, la musique a été produite par moi tout seul. Peter m’a aidé à la fin ; il a écouté les mixes et me donnant une petite perspective extérieure, chose dont vous avez besoin quand vous êtes resté deux mois calfeutré avec vous-même.

Est-ce qu’il a en préparation un autre album solo semblable avec The Week That Was ?

Peter a encore pas mal de matériel dont il fera, j’espère, bientôt usage. Je serais étonné si ça s’avérait semblable à son premier disque et sous la même dénomination. The Week That Was a toujours été censé être le nom d’un album plutôt que celui d’un groupe.

À qui s’adresse « Moment of Doubt » ?

À moi, comme la majorité des titres de l’album.

Vous avez beaucoup tourné, en particulier avec Eleanor Friedberger. Avez-vous pu récupérer ?

C’est vrai, l’année dernière a été de ces plus active pour moi musicalement. J’ai aussi fait un concert unique avec Bernard Butler, un truc où on a pas mal improvisé et des tas d’autres choses comme un enregistrement pour le dernier album de Maximo Park.

Apparemment Al Kooper a dit que Field Music était son groupe favori. Qu’en pensez-vous ?

Je l’ai rencontré deux ou trois fois. Il s’est montré extrêmement affable. Recevoir des éloges de la part de quelqu’un qui a tant fait pour la musique est plus que gratifiant. Je crois qu’il nous perçoit comme un groupe qui prend le relai de celui, laissé vacant, de XTC. Il est vorace quand il s’agit de musique moderne ; un vrai fan !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :