Sarah Klang: « Virgo »

Chacun qui s’intéresse à la pop/rock se devrait de connaître les voix et les compositions étonnantes de la Suédoise Sarah Klang. Cet album est donc plus une arrivée bienvenue qu’une surprise. Quoi qu’il en soit, Virgo est là pour que nous nous y délections, alors arrêtons le préambule et passons aux choses sérieuses. 

S’ouvrant sur « 17 pounds », Klang nous offre une introduction à l’album aussi lunatique et scénique qu’on puisse l’espérer, avec des synthétiseurs brumeux rejoints par un rythme entraînant et cette voix – pleine d’âme, de tristesse, de détermination, d’expérience et, bien sûr, de vie. Le récent « single », « Fever Dream » nous propose ensuite une ambiance plus country, avant de laisser place à « Canyon », une chanson qui surgit à l’horizon du désert avec tout l’espoir et l’optimisme d’un road trip improvisé suggéré par Fleetwood Mac et Miley Cyrus. La douce mélodie de « Anywhere » se transforme progressivement en une chanson réconfortante, tandis que « Girls » met en scène une mélodie de piano rouillée et la voix de Klang dans ce qui est la plus intime des chansons de cette collection.

Le véritable talent de Klang est d’être ouverte et apparemment vulnérable, mais sans jamais paraître vaincue, comme le montre l’énergie de  « Ghost Killer », où elle chante et décrit un cœur  « rempli de rêves » avec une voix qui, bien que soul, ne vous gifle pas vraiment. « Youth » est tout aussi fragile et les comparaisons avec First Aid Kit sont inévitables, mais « Blue » aura un peu plus d’allant et la voix de Klang prend une qualité crépusculaire, presque croonante. Les ondulations folkloriques obsédantes de la guitare acoustique sur « Spell » » se transforment sans effort en quelque chose de plus électronique, puis « Love So Cruel » retentira avec des notes de piano claires qui nous font le coup d’Elton John. 

L’avant-dernière chanson, « Love Bliss », est un morceau rêveur et décalé qui fait vagabonder votre esprit et votre cœur sans vous soucier du monde. Le titre de clôture, un « The End » qui porte bien son nom, nous emmène vers le coucher du soleil, avec une série de synthétiseurs et de rythmes subtils inspirés des années 80. Sarah Klang a une voix incroyable et un réel talent pour créer des chansons qui deviennent des paysages sonores capables de modifier votre humeur en l’espace de trois minutes. Une beauté fragile avec un bord cinématographique…. et plus encore.

***1/2

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