George Ducas: « Yellow Rose Motel »

En 1994, George Ducas a sorti son premier album éponyme sur Liberty Records. C’était un mélange de country traditionnel et contemporain, et il a été produit par l’un des producteurs les plus intéressants de l’époque, Richard Bennett (qui a participé à l’album Guitar Town de Steve Earle). Il s’est bien vendu, mais pas en masse. Le « single » « Lipstick Promises » est, à cet égard,le morceau de plus notable du disque. Deux ans plus tard, un deuxième album est sorti ; Where I Stand, qui a été à nouveau produit par Bennett avec le même mélange d’influences. C’était un son qui était actuel à l’époque, avec juste ce qu’il fallait de nervosité pour le rendre intéressant sans perdre de vue sa base country.

Quelque dix-sept ans plus tard, l’album numéro trois est sorti. 4340 avait plus ou moins repris là où il s’était arrêté, mais avec quelques ajustements du son global pour suivre une progression naturelle, et peut-être aussi pour gagner un peu de place à la radio. Il a été produit par Ducas et Matt McClure, avec des acteurs élus à bord pour obtenir le meilleur son possible. Il vient de sortir un quatrième album et coproduit à nouveau avec McClure, en faisant appel à une équipe de joueurs de premier plan comme Mike Johnson à la pedal steel et à un ensemble de guitaristes dont Kenny Greenberg, Jeff King et le joueur de session de premier plan J.T. Corenflos, récemment décédé. Comme c’est la norme pour Ducas, les crédits d’écriture sont partagés avec des personnes comme Jacob Lyda, Jeremy Crady, Trent Sumner, Neal Coty et d’autres. Les chansons explorent les thèmes éternels de l’amour – perdu, trouvé ou égaré.

Ce nouvel opus s’ouvre avec le son de la guitare à 12 cordes qui sous-tend « Don’t Leave Her Lonely ». Il vous amène tout de suite à un son qui a été son stock de chansons dans toutes ses sorties musicales. Il est robuste mais mélodique et est renforcé par la voix expressive de Ducas. Ce n’est cependant pas exactement un son que les « hard core honky-tonkers » peuvent totalement adopter et qui a une certaine résonance avec certains de ceux qui ont une perspective plus large. Non pas qu’il puisse être classé comme pop-country ou imprégné de rap. En fait, le deuxième morceau, « Country Badass », s’en prendra à ceux qui assument le manteau de la country sans jamais être vraiment convaincus.

À partire de là, lestitres peuvent comporter des cuivres ou des guitares et une batterie à haut indice d’octane. Sur « Eastwood », l’acteur et le réalisateur sont utilisés comme une métaphore de la recherche de ce que l’on veut dans la vie. D’autres fois, Ducas réfléchit à la vie d’une ville plus petite, dans l’ombre, comme dans la ballade « Old Timers », où il voit que les expériences et les attitudes du quotidien rendent les anciens plus durs et dignes d’être écoutés pour la sagesse qu’ils peuvent transmettre. « Unlove You » a un joli riff de guitare pour souligner le regret de la fin d’une relation et des réflexions sur notre mode de vie sont abordées dans « I Got This et Cold Bud ». « Preachers and Pushers » affichera un rythme solide qui pousse le message de la chanson sur ceux qui « vendent le seul chemin vers le paradis et le seul chemin vers l’enfer » (sell the one way to heaven and one way to hell) un long chemin sur lequelil affirme s’engager avec sa partenaire.

La dernière chanson, la chanson-titre, est un blues lent qui s’enclenche à plus de 6 minutes et clôt l’album dans une ambiance différente des chansons précédentes. Elle place les protagonistes dans une chambre du Yellow Rose Motel, la chambre 29 pour être précis. Dans cette chambre, il y a un peu d’amour, mais cela tourne à la colère et finalement au meurtre, et à l’incarcération dans une chambre très différente. Tout cela place Ducas non pas comme un artiste dont l’époque remonte aux années 90, mais plutôt comme un artiste dont l’avenir pourrait bien être devant lui et dont on espère que les cartes lui seront un jour favorables.

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