Hightown Pirates: « All Of The Above »

Notre industrie préférée n’est pas juste et ne fait aucune promesse. D’innombrables actes d’une grande généalogie, même avec des catalogues de retour réussis sous d’autres noms, n’ont souvent pas d’impact : The Shining étaient un super groupe formé au début du siècle, composé d’anciens membres de The Verve et brièvement de John Squire, mais il n’a pas généré un véritable impact. De la même manière, John Frusciante ne peut pas s’extirper des des Red Hot Chili Peppers, mais il est considéré comme un rouage essentiel du combo d’où sa relation avec le groupe.

The Hightown Pirates ont un problème similaire. Les crédits de ce deuxième album comprennent des musiciens qui ont joué dans Babyshambles, Gorillaz et Shack. Le cerveau du groupe, Simon Mason, est une légende de la britpop et il a réussi un premier album très remarqué sous son nom en 2017. Pourtant, Mason exprime souvent et on peut comprendres sa frustration de ne jamais être invité à participer à des festivals ou même à des tournées, et de n’obtenir pratiquement aucune reconnaissance dans les médias.Cela ne le décourage pas – preuve évidente qu’il s’agit d’un travail d’amour, et pas seulement d’une carrière.

À l’écoute de All Of The Above, le manque de reconnaissance des Hightown Pirates est à la fois un mystère et une honte, car il y a beaucoup à admirer ici. La musicalité est exceptionnelle : des guitares mélodiques mais bruyantes, des lignes de basse souples, des chœurs pleins d’âme, le tout amorti par un fond persistant de cuivres soul du nord. Les ingrédients peuvent sembler familiers, et Mason admet volontiers que l’originalité n’est pas remarquable, mais cela n’enlève rien au talent.

La pierre de touche principale est Paul Weller, notamment en raison de la voix infailliblement similaire de Mason. « He Who Lies Flat », ce sont tous des accords qui affirment la vie, après une longue ouverture instrumentale, avec les cuivres en avant et au centre. La touche adroite du « single » « Girl From The Library » sonne comme un détournement de « Stanley Road », tandis que sur l’acoustique « Different Drums », il crie même un extrait du « English Rose » de The Jam en marque d’hommage. De ce point de vue, Mason n’est pas saveugle au point de ne pas voir où sont les comparaisons, alors il les reconnaît de face.

Sur le plan des paroles, Mason s’insurge souvent contre les « coupables » habituels, ceux qui ont pris le référendum de 2016 comme un mandat pour faire ce qu’ils voulaient : « les Island Monkeys crient si fort que le royaume tombe sur son épée, c’est ce que nous avons décidé » (the Island Monkeys screaming so excited, as the kingdom falls on its sword that’s what we decided)). Sinon, il joue principalement le rôle de conteur : le premier rôle de « Girl In The Library » est une métaphore de la rencontre de plusieurs personnages de la vie lors de leur passage, tandis que « A Sunday Sermo »n est l’histoire triste et mélancolique d’une femme de tête et d’un soldat qui, eux aussi, regardent les montagnes russes de la vie.

La position de Simon Mason est que The Hightown Pirates offrent l’espoir et le salut à travers la musique, et il parle d’expérience. En ces temps désespérés, de tels rappels sont les bienvenus.

***1/2

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