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Future Bible Heroes: « Memories of Love, Eternal Youth and Partygoing »

La question fondamentale qui préside à Memories of Love, Eternal Youth and Partygoing, nouvel album de Future Bible Heroes, le projet alternatif de Stephen Merritt se niche dans le merveilleusement nommé « Satan, Your Way Is A Hard One » : « Qui aurait pu croire que j’étais naïf ? Qui aurait pu croire que j’ai été jeune ? ».

La majeure partie de ce disque est, en effet, préoccupée par le thème du vieillissement à une époque où le monde est obsédé par la jeunesse. Pour Merritt (dont les autres avatars sont The 6ths, The Gothic Archies et bien sûr The Magnetic Fields) c’est un territoire familier,d’ailleurs l’album précédent de Future Bibles Heroes avait déjà sur un morceau, « From Some Dyng Star », posé cette question : « Qui sont ces jeunes gens si beaux ? »

Onze ans plus tard, Merritt et ses acolytes de FBH (Claudia Gonson et DJ Christopher Ewen qui officie aux claviers) continuent leurs variations sur cette problématique. Le très drôlatique « Keep You Children In A Coma » voit Merritt adoptant le point de vue d’un vieil homme pour s’interroger ce qui se passe dans la tête des jeunes aujourd’hui : « La vie est si dure pour les jeunes de nos jours/ Ils doivent tout programmer et utiliser des ordinateurs pour chanter. » Le tout est délivré de façon alerte avec des rythmes primesautiers et des synthés qui gazouillent pendant que Merritt établit un listing de tout ce qui les guettent : mélanome, prêtres pervers ou radiation nocives.

Mais comme il s’agit de Merritt, la tristesse va se nicher au cœur de l’ironie, ainsi la jolie ballade douce amère « Sadder Than The Moon » justifie on ne peut mieux son titre. En appliquant la même méthode du contre pied, l’artiste s’efforce néanmoins d’illuminer les éléments ténébreux qui peuvent jaillir. Les textes sont souvent très drôles mais il ménage aussi quelques surprises, par exemple avec un «  Living, Loving, Partygoing » étincelant qui dresse le catalogue de ses aventures nocturnes (une fête organisée par Roger Waters, ou une intrigue sans lendemain avec un clown!) « Drink Nothing But Champagne » sera une composition pétillante où un Jésus ressuscité nous recommande de ne pas boire d’eau car elle a un goût de pisse avant que David Bowie et Aleister Crowlay n’annoncent leur arrivée sur un tempo embourbant comme l’Enfer.

Tout n’est pas aussi efficace, « How Very Strange » est laborieux et « A Drink Is Just The Thing » est proprement marécageux. Reste un disque enjoué où un morceau comme « All I Care About Is You » est comme une chronicisation de ce en quoi Merritt excelle : de la « classic pop » directe et romantique avec de délicieuses progressions d’accords.

★★★½☆

27 juin 2013 - Posted by | Quickies | ,

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