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Electric Soft Parade: «  »IDIOTS » »

Citez-moi un groupe dont les Beatles ne font pas partie de l’ADN. Pour Electric Soft Parade, l’influence est revendiquée au même titre que pour des combos comme Squeeze ou XTC. C’est donc un plaisir de voir les frères White sortir leur quatrième album après un hiatus de six ans et des projets personnels.

« IDIOTS » est donc une célébration mais aussi la preuve qu’ils n’ont aucunement perdu leur habilité à faire une « guitar pop » harmonieuse et entraînante.

Bien sûr, il s’agit d’un ESF plus mûr et raffiné. L’esprit de leur jeunesse est isi complémenté par une sensibilité plus nuancée et mesurée. Le disque est empli de clins d’oeil de groupes des années 70 dont l’ambition était sans vergogne. Puisque Beatles il y a on ne sera pas étonné de la musicalité étrange et enlevée de la période Sgt Pepper’s ou des incursions dans une démarche proche de celle de ELO. Tout cela se manifestera dans des compositions qui combinent charme d’autant plus efficace qu’il est sous-entendu et qualité musicale on ne peut plus flagrante.

Le morceau d’ouverture, « The Sun Never Sets Around Here » est si familier que c’en est désarmant. Une phrase en résume l’approche : « Maintenant, retournons au travail comme si on n’avait jamais stoppé ». Déclaration appropriée nous expliquant avec quelle facilité ESF est capable de nous délivrer des morceaux si intemporels. « Summertime In My Heart » continuera sur la même verve avec des « whoo-ooh’s » joyeux et entraînants tout comme la ligne de guitare country courant tout au long de « Brother, You Must Walk Your Path Alone » apportera sa petite dose de gaieté.

Ce qui est venu avec l’âge et l’expérience est la manière dont le son s’est étendu. «  The Corner Of Highdown And Montefiore » va démarrer sur un passage folk pour se transformer en ballade douloureuse grandiose pleine de solos de guitares languissants. Il est peu probable que le groupe ait pu faire cela il y a une dizaine d’années mais, sur cet album, ça ne semble pas déplacé. On retrouvera la même efficacité sur la bouillonnante et enlevée théâtralité de « Mr. Mitchell » une étude de caractère qui n’est pas sans rappeler celles dans lesquelles les Kinks étaient passés maîtres.

Mais tout n’est pas que guitares enlevées et pianos pop. ESF nous ménage quelques moments de subversion intéressants. « Welcome To The Weirdness » met en valeur la capacité des frères White à déboulonner leurs propres tendances mélodiques en en faisant quelque chose de plus oblique. Cette déconstruction n’empêchera toutefois pas au titre de nous livrer une apogée merveilleuse, mettant encore plus en évidence ce talent à évoluer dans différents climats au sein d’une même chanson.

« IDIOTS » s’achèvera sur une ballade joyeuse « Never Again », le son d’un groupe qui, sur le tard, a mis en musique son épanouissement. Certains disques vous font réfléchir, d’autres redéfinissent en genre à eux seuls ; d’autres, enfin, comme « IDIOTS » vous rendent tout bonnement heureux !

27 juin 2013 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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