Wil Bolton: « Cumulus Sketches »

Cumulus Sketches de Wil Bolton fait suite à Bokehréalisé en 2014. Poursuivant dans une veine ambiante profonde, il mélange le synthé analogique avec des enregistrements sur le terrain en milieu rural et urbain, qui ont été réalisés en Corée du Sud, au Japon, à Hong Kong et au Sri Lanka. La dernière excursion de Wil Bolton capte l’atmosphère de l’Orient, avec ses synthés lumineux produisant des monuments mélodiques frais et étirés dans la nuit qui ne reflètent rien d’autre qu’une lumière déclinante. Les synthétiseurs se prélassent dans la lueur du jour ; son soleil couchant est une boule de feu, qui brûle sur la toile de fond du ciel jusqu’à ce qu’il ne reste plus que les cendres noircies de la nuit.

Cumulus Sketches est immédiatement expansif, avec des mélodies étendues et immersives et une atmosphère orientale. En général, la musique est calme, réparatrice et saine, et les morceaux ont le temps de se développer correctement, se sentant plus comme des morceaux adultes et moins comme les esquisses de son titre. L’effet flou de la réverbération ne fait qu’ajouter au rêve, ce qui fait de Cumulus Sketches la bande-son parfaite pour regarder les nuages.

« Lavender Layer », d’une douceur soyeuse, n’est qu’un exemple de sa nature ambiante divine, et une fois de plus, les auditeurs se souviendront du lien indéfectible entre la nature et la musique d’ambiance. On peut presque imaginer une forêt luxuriante, avec des pépiements et des gazouillis qui filtrent dans le disque, créant un refrain supplémentaire lorsque les oiseaux appellent de la cime des arbres, apparaissant ainsi proches mais aussi faisant écho d’une branche éloignée.

« In Flight » est également un mélange délicieux, dans la mesure où il fusionne une présence humaine avec des synthés tranquilles et insaisissables. Malgré l’enregistrement sur le terrain urbain, il parvient à conserver un noyau relaxant, et son essence reste calme même au milieu de l’agitation. Tout comme les oiseaux mentionnés ci-dessus, les mouvements et autres sons semblent distants même lorsqu’ils sont proches et personnels. C’est le même effet que le précédent morceau, mais dans un cadre très différent, ce qui renforce l’idée que les barrières n’existent pas dans la musique. C’est une question de contexte. Le même effet peut être obtenu en pleine campagne ou en pleine ville : paix intérieure, calme intérieur. Après tout, les nuages n’hésitent pas à s’éloigner de l’un ou de favoriser l’autre ; on les trouve dans les deux contextes et il suffira donc juste de lever les yeux.

****

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :