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Wolf Club: « Fontiers »

Wolf Club c’est un trio de Notthingham qui évolue dans la synth-pop 80’s. Les trois musiciens en sont déjà à leur quatrième album et invitent une chanteuse différente sur presque tous les morceaux. « Electrify » ouvre ce bal, avec ses guitares cristallines, ce synthé omniprésent et cette batterie électronique, un très beau refrain et une fluidité délicieuse. « Frontiers » continue sur cette formule qui a déjà fait ses preuves, plus poppy encore et cette facette atmosphérique très plaisante.

Rien n’est à jeter ici d’ailleurs, que l’on soit sur l’ultra dansant (« Rivals », « Purity ») ou sur le plus spatial (« Reunion », « Mixtape » », le groupe s’en sort toujours avec les honneurs. Et même s’ils ne réinventent absolument par leur son ils l’ont encore peaufiné et leurs morceaux rentrent dans la tête pour ne plus vous lâcher. Un excellent album d’un groupe à découvrir.

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13 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Iris: « Six »

Vingt ans après la sortie de Disconnect, Iris est de retour avec un sixième album sobrement intitulé Six. Le duo formé par Reagan Jones et Andrew Sega fait aujourd’hui office de vétéran dans la synthpop, un genre capable du pire comme du meilleur. En ce qui les concerne, les Américains ont toujours bénéficié d’une certaine aura dans ce milieu notamment grâce à des disques comme Awakening (2002) ou Wrath (2005) qui ont introduit des éléments plus rock dans leur musique.
Après un hiatus de cinq ans, le groupe revient donc aux affaires avec onze nouveaux titres. L’album démarre bien avec « Third Strik » », un titre synthwave à l’ambiance sombre et futuriste, atmosphère que l’on retrouve sur « Joy Kill », bourré de bruitages étranges et qui donnent l’impression de se trouver à bord d’un vaisseau spatial. « Take the Pain » s’inscrit également dans cette veine rétrofuturiste et possède un refrain assez accrocheur.

Le reste de l’album est plus conventionnel : le groupe revient aux sonorités qui ont fait sa renommée à savoir ce mélange de synth-pop et de rock (« Feeder », « Silent ») ou va parfois flirter du côté de l’EDM (« Speak out ») et même vers l’indie sur « Out of my Mind » »qu’on dirait tout droit sorti du début des années 2000, véritable ovni de l’album.   
Ce sixième opus d’Iris propose donc une palette assez large de ce qui peut se faire en matière de musique électronique. S’il est toujours bien produit et contient plusieurs titres assez efficaces, il peine tout de même à véritablement toucher.

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13 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Stats: « Other People’s Lives »

Ce groupe londonien mené par Ed Seed au chant et à la guitare fait partie des fers de lance de la scène dance-punk/électro-pop et il sort, ici, son premier album Other People’s Lives.

Entre art-rock, synthpop et allures disco, Other People’s Lives s’emploie à capturer une certaine énergie live avec six musiciensqui s’évertuent à en faire une véritable machine à danser. Cela s’entendra sur les morceaux efficaces en diable comme « I Am An Animal » en guise d’introduction mais également le funky « Rhythm Of The Heart » résolument 80’s ou autres « Lose It ».

Ed Seed qui a tourné avec La Roux et Dua Lipa parvient à trouver un compromis entre LCD Soundsystem et Talking Heads et à livrer des messages percutants sur les romances, l’espoir ou bien même la paternité avec des titres comme « A Change of Scenery » et « Raft » qui a de quoi faire penser au fameux « Funky Town ». Bien entendu,la formation arrivent à changer de ton comme bon llui semble notamment avec le plus sombre « From A High Sky » aux ambiances qui feront penser à Wild Beasts.  Un premier album plutôt satisfaisant, entre jukebox pour danser et moments plus contemplatifs.

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17 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Legends: « It’s Love »

Johan Angergård est un artiste éclectique, il a son propre label, Labrador Records, dirige deux groupes (Club 8 et Acid House Kinds) et son projet de choix, The Legends.

C’est sous cette appellation que sort I’s Love, son premier opus depuis 2009. À cet époque l’artiste était vecteur de musique shoegaze et de nappes electroqui symbolisait la désarroi dans lequel il se trouvait. Le professionnel et le personnel se sont cumulés pour le faire entrer dans un tunnel dont il émerge aujourd’hui avec un album au titre emblématique et fédérateur.

Cet opus est une méditation tranquille sur la romance, il a depuis trouvé un nouvel objet d’amour, construit autour de douces boîtes à rythmes et de synthés sophistiqués.

Le Suédois confie sa foi en l’amour, le duo avec Karolina Komstedt sur « Winter is the Warmest Season » mais ces portraits émotionnels sont cerclés de douleur et de solitude. I’s Love conjugue ainsi les émotions les plus sombres qui se nichent dans toute relation, qu’il maintienne un climat relativement enjoué est un petite exploit.

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1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Purity Ring: « Another Eternity »

Megan James et Corin Roddick avaient collaboré sous le nom de Purity Ring pour nous délivrer un impeccable « debut album » en 2012, Shrines. Another Eternity voit le duo synthpop canadien s’orienter vers une direction plus accessible avec les vocaux de James moins passés aux effets de processeurs et pesant de manière plus lourde dans le mixage. Le résultat est de nous donner envie de les reprendre de façon festive en choeur comme si Purity Ring souhaitait attirer l’attention d’une audience plus large voire « mainstream ».

Il n’y a pas matière à en être véritablement surpris puisqu’ils ont fait le remix du Applause de Lady Gaga et que, à la différence de Shrines, les morceaux ici nous offrent des visions soniques plus hautes, imposantes et pleines de vista. Il est inévitable que certains morceaux évoqueront des comparaisons ; « Bodyache » avec Sia, « Flood On The Floor » suggèrera les ambitions grandioses de EDM et les nappes de David Guetta et « Sea Castle » fera penser à La Roux.

Purity Ring ne souhaite pas aliéner ses fans de la première heure mais il est clair qu’ils ont pour but d’élargir leur public. La pop électronique est ici presque immaculée et, tout en rappelant encore les influences house, electro et indie pop, nous avons droit à une collision assez harmonieuse de différents styles qui se fondent l’un en l’autre avec fluidité ne serait-ce que dans le passage d’un climat à un autre à chaque composition.

Ils parviennent ainsi à acquérir un son plutôt original dans la mesure où il porte la signature qu’on leur connaît, celle d’une présence énigmatique et mystérieuse. Les atmosphères y sont toujours aussi nocturnes, étayées par des vagues de synthés océaniques et les textes cryptiques de James ; Another Eternity justifie ainsi son titre dans la mesure où il nous fait naviguer au travers d’un album sans véritable boussole, semblable à une étoile du Nord qui se déroberait chaque fois à nos yeux.

***1/2

4 mars 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire