No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Dux Louie: « Tonight in Neon Moon City »

Dux Louie est un jeune groupe qui nprésente ici son deuxième disque. Agé d’à peine un an, le quintette pratique un style qu’on imagine mal sortir d’Allemagnes a terre originellle ; le surf rock. Bien sûr, il aurait pu se contenter de se la jouer revival. D’autres le font très bien sans que je ne trouve quoi que ce soit à leur reprocher. Mais ses membres le coupent à l’indie rock et à la lounge pop.

Ceci aboutit à huit titres inégaux mais sympathiques. Ce disque sonne un peu comme un disque de branleur, mais c’est le genre qui veut ça. Et si on ne ressort pas complètement sous le charme, il est inutile de nier le savoir-faire du combo et on ne peut que les encourager à continuer dans ce sens, tout en y mettant n peu plus de conviction et d’énergie.

***

20 septembre 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

The Paranoyds: « Carnage Bargain »

Après L.A. Witch, Bleached et Death Valley Girls, voici venir de nouvelles concurrentes en matière de surf-garage californien. Il s’agit du quatuor féminin The Paranoyds quis vient tout droit de Los Angeles et qui s’est formé il y a maintenant trois années.. Après une poignée d’EPs qui a fait parler d’elles, les musiciennes prennent les devants avec un premier album, Carnage Bargain.

Ce qui fait l’originalité de The Paranoyds, c’est une musique pleine de fraîcheur et d’énergie. Les Californiennes savent aussi bien conjuguer les influences surf-rock que garage rock avec une pointe de psychédélisme digne de B-52’s. Cela donnera des morceaux entraînants comme « Face First » en guise d’introduction efficace mais également un imparable « single » « Girlfriend Degree » qui viendra poser leurs bases féministes ainsi « Egg Salad » et morceau-titre qui saura évoquerla verve de The Breeders.

De nombreuses eutres bonnes surprises seront à déceler au menu de ce Carnage Bargain. On y décèle les influences krautrock et motorik sur « Hungry Sam », le surf-rock mélodique de « Courtney » ou le riot grrl stoner de « Laundry » et de « Heather Doubtfire »avec ses dernières secondes instrumentales psychédéliques complètement réjouissantes. Le duo guitare/orgue trippy fait des merveilles et donne aussi naissance à des moments jubilatoires comme la conclusion digne des B-52’s qu’est « Ratboy ». Pour un premier album, The Paranoyds étonne et détonne et on ne serait pas surpris si le groupe californien atteignait les sommets dans les jours à venir.

****

16 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Molochs: « Flowers In The Spring »

Après un premier opus en 2017, America’s Velvet Glory , The Molochs sont retour avec un Flowers In The Spring qui voit le duo californien renouer avec leur garage-pop rétro à travers des titres ultra-romantiques et sucrés comme « A Little Glimpse Of Death », « Shadow Of A Girl » ou autres « Pages Of Your Journal ».

Une fois de plus, Lucas Fitzsimmons reste un fin mélodiste et sait varier les plaisirs comme bon lui semble entre des titres étrangement slacker placés en début d’album (« To Kick In A Lover’s Door », « I Wanna Say To You ») et d’autres plus orientés vers des influences dylanesques et velvetiennes (« And She’s Sleeping Now », « Wade In The Water »).

Rien de révolutionnaire donc mais plutôt une constance dans des influences ici résolument 60’s.

Des morceaux chaloupés et feel-good comme « Too Lost In Love » et « All The Things That Happen To Me » enfonceront ce clou et nous laisseront digérer ces références avec plus ou moins d’appétit selon notre gouverne.

***

5 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

Lee Hazlewood: « Cruisin’ For Surf Bunnies »

Si vous ne connaissiez pas cet album de Lee Hazlewood, rassurez-vous, c’est tout à fait normal puisqu’il s’agit d’un album oublié qui n’a jamais vu le jour. Il faisait partie des nombreuses bandes retrouvées dans les archives de son label de l’époque sous l’appellation de Woodchucks. Plus précisément, il s’agit d’un album de surf music instrumental enregistré par Lee Hazlewood au début des années 1960.

Si l’on ne reconnaîtra pas forcément tout de suite la patte du créateur de « The Night Before » ou de « For One Moment, » on pourra sans problème apprécier ce joli exercice style, cette esquisse d’album, avec 12 titres assez courts mais bien agréables.

***

21 décembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Buttertones: « Midnight In A Moonless Dream »

Les Californiens de The Buttertones nous offrent un rock épidermique et courroucé ; un « surf rock » survolté qui n’a que peu à voir avec celui, lénifiant, véhiculé par les épigones du genre.

Rien de bien neuf, certes, sur ce Midnight In A Moonless Dream mais des salves qui se veulent salvatrices voire éjaculatoires avec des six cordes poisseuses et, entorse à la règle, un saxo qui pourrait s’échapper d’un filme de Tarantino.

Opus déglingué donc, (« Baby C4 ») mais aussi indolent et glauque (« Dont’ Cry Alone ») avec, pour clore sur une humeur moins débridée, un « Brickhead » tout en retenue.

Entre référence, révérence et déboulonnage, voilà un album parfaitement aiguisé et amadoué.

***

2 décembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Fine Points: « Hover »

Fine Points est un groupe comprenant des membres du combo psyche rock Sleepy Sun et qui, sur Hover, semble avoir amené ses guitares à la plage tant les titres sonnent imprégnés de soleil et teintés de surf.

Les trois plages d’ouverture sont particulièrement représentatives de cet esprit avec ses nappes de fuzz attrayantes et le premier « single », « Astral Season », se meut doucement autour d’un riff de guitare conduisant peu à peu à une climat hypnotique. C’est un titre emblématique de l’espace sonique élevé vers lequel Fine Points veut nous emmener.

Le groupe n’a pas son pareil pour nous entraîner dans un trip typiquement West Coast avec une utilisation particulièrement prégnante de rythmiques surf et de riffs de six cordes incitant à « tripper ».

Le disque souffre néanmoins d’un creux vers son milieu, quand l’excellence pop ne parvient pas à se faire accrocheuse et ne se rattrapera qu’avec le « closer », « In Lavender », un ecellent retour aux racines psyche-rock qui vaut bien certains classiques originaux.

**1/2

2 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Walter TV: « Blessed »

Walter TV n’est pas un inconnu, d’une part parce que Blessed n’est pas son premier album mais parce qu’il est constitué du groupe accompagnant Marc DeMarco. Sa musique est par conséquent loufoque et faite de guitares scintillantes mais cet hommage au surf-rock et son comique sont marqués par une approche étrange véhiculée par un mécontentement social très appuyé.

Les riffs sont punky et ensoleillés mais leur disposition s’accompagne d’une humeur qui incline à la réflexion. En outre, la production est ancrée dans cette attitude « bricolo » qui, d’une part, accentue l’atmosphère laidback et paresseuse et, d’autre part, ne mégote pas sur le côté abrasif de certaines parties de guitares.

On oscillera donc entre un « Surf Metal » dont le titre résumera à lui seul la teneur ou des titres plus terre à terre comme « Paranormal Witness » qui ne sera pas sans évoquer l’approche particulière que peut avoir Ringo Starr.

Si on recherche un disque sans prétention et réclamant de la bonne humeur, TV Walter feront le job et ce n’est pas un hasard si le disque sort pile poil pour cet été.

**1/2

12 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Surfer Blood: « 100 Palms »

1000 Palms est un disque plutôt enlevé pour un groupe assailli de problèmes, le plus grave étant le départ de leur guitariste Thomas Fekete en raison d’un sarcome aux poumons.

Le quatuor de Floride a pourtant été capable de puiser dans son escarcelle la plus vive pour confectionner onze titres de surf-rock ensoleillé et clair (pas de fuzz), débridé et plein de verve et de vigueur.

Les textes n’ont, bien évidemment, pas tous cette nature mais sils sont suffisamment bien écrits pour êtres sensibles sans se montrer pesants. Ainsi John Paul Pitts chante sur « Feast Famine », « J’ai fait bonne figure avant mais aujourd’hui je deviens si émacié ». C’est sans doute le morceau phare, tout autant en termes de textes que de musique tant il conjugue accroche imparable et mélancolie diffuse.

Surfer Blood a, pour ce disque, évité tout soutien d’une « major » ; cela rend l’album plus personnel et collaboratif par exemple sur « I Can’t Explain ». On appréciera l’éclectisme dont il fait preuve sur ce quatrième opus preuve s’il en est qu’il dispose encore d’une marge de manœuvre si tant est que les galères ne l’emportent pas.

***

21 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Elwins: « Play for Keeps »

À écouter The Elwins, on a la sensation qu’ils s’emploient à restituer l’esprit pop-rock des 60’s et, sur ce deuxième album, ils y parviennent sans peine. Ils avaient été remarqués par leurs tonalités très Beach Boys, désinvoltes et estivales sur leur premier opus, And I Thank You ; avec Play For Keeps ils s’aventurent vers une plus grande diversité, en particulier par un son plus altéré et de l’electronica qui pourrait sortir des années 80.

Ils restent néanmoins fidèles à un approche décomplexée et parviennent à amalgamer les deux décennies avec un savoir-faire indubitable. Il est vrai que les thèmes abordés (le sexe, les peines de coeur, le fun pour le fun) tout erratiques qu’ils soient coïncident à merveille avec le son ainsi mis en place ce qui se reflète dans le titre de ce « sophomore album » mettant en valeur le fait qu’ils souhaitent préserver ce qui tient lieu pour eux de classicisme indépendamment de ces nouvelles sources d’inspiration.

Le disque contient douze plages et déborde de peps, en particulier par l’amplitude des synthétiseurs qui se percutent de manière enlevée et incitant à la danse. Le premier « single », « So Down Low » est une déclaration de perte et d’épreuve sur laquelle le groupe ajoute une instrumentation optimiste pour apporter un élément élévateur ; un riff de guitare mémorable qui nous conduit vers un chorus plein de rempli de joie.

« Sexual Intellect » est une chanson pop bien construite avec un chorus sur lequel on ne peut que pousser la chansonnette qui subvertit ainsi la nature explicite du texte, un homme luttant contre ses désirs dont le contrôle sonne si surréaliste qu’il en devient peu crédible.

À l’pposé « Shining Star » sera un morceau paradisiaque et tranquille avec des synthés apaisants et « It Ain’t Over ‘Til it’s Over » résumera à lui seul un album plein de facéties et de jouissance qu’il serait agréable de transformer en vécu et non en rêve éloigné. L’été prochain peut-être…

***

10 mars 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Sonny and the Sunsets: « Talent Night at the Ashram »

Talent Night at the Ashram, le nouvel album de Sonny and the Sunsets commence sur cette phrase : « J’ai rempli une demande pour être un être humain. » Tout est déjà dit dans la tonalité que va avoir ce nouvel album du combo de San Franciso. Il y a du détachement tranquille, une nuance d’espoir que la musique, un psyche-rock nuancé fait de nappes de synthés reposant sur des riffs de guitares confortables, complète en lui donnant à l’écoute un climat cool dont on a la sensation qu’ils existe depuis presque 50 ans. C’est charmant et désuet quelque part, c’est aussi étrange et intrigant tout en demeurant accessible.

Pour Sonny and The Sunsets, chaque album est une nouvelle aventure et non pas un élément d’une discographie. Talent Night at the Ashram était, à l’origine, conçu pour être un film qui suivrait des personnages marginaux et qui, assemblé, aurait formé un élement narratif complet. Reste ici, ces différents personnages, tous aussi intéressants et pottiresques, un joueur de bowling cherchant à faire un strike (« Icelene’s Loss), toutes les femmes que Smith a pu connaître (« The Secluded Estate ») jusqu’à Alice qui part à la montagne (« Alice Leaves for The Mountains »).

Si on cherchait un équivalent cinématographique, la première chose qui viendrait à l’esprit serait The Big Lebovski pour sa peinture de caractères aux limites de l’absurde mais pourtant fortement ancrés dans la réalité quotidienne.

Si on s’éloigne du concept, la musique est tout simplement incryable avec ses guitares qui donnent le vertiges sur la chanson titre, une « vibe » Ariel Pink sur la chanson titre, et ses sitares, orgues et claquements de main qui ne semblent jamais forcés mais apparaissent plutôt comme une entrée subtile dans un univers décalé.

Déroutant au départ au point qu’on se demande à quoi jouait Smith avec Talent Night at the Ashram, le disque devient plus simple au bout de plusieurs écoutes et s’avère un excellent album d’une indie-pop qui aurait fusionné avec du surf-rock psychédélique.

****

19 février 2015 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire