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Cotillon: « Cotillon »

Cotillon est le nom que John Corso, « singer songwriter » de Los Angeles, a donné à son groupe après divers projets dont une collaboration avec Chet White des GIRLS. Le produit de ce travail se nomme Cotillon qui est aussi le nom du premier album du combo.

Cotillons décrivent leur musique comme du « flower punk » ce qui est une description assez exacte. En effet bien que leur esthétique possède une sensibilité punk évidente, on y trouve également des penchants pour le surf rock donnant ainsi à leur disque une tonalité plus légère et lumineuse que la chose punk traditionnelle. Le titre d’ouverture est d’ailleurs à tort intitulé « Gloom » dans la mesure où il représente plutôt une introduction au son du groupe : quelque chose de joyeusement contemplatif avec des vocaux au phrasé et aux textes volontairement brouillés.

La plage suivante, « Call Me Up », apportera, elle, un climat funk groove assez fun qui confirmera les racines west coast de Cotillon. Même si les vocaux de Corso sont parfois quelque peu geignards, l’atmosphère générale est à une réjouissance qui donne envie de danser et de lever les bras vers le ciel.

La facette plus punk de Cotillon se fera jour sur un « Asteriod » aux tonalités plus sombres et des textes qui sont preuvce que le combo peut adopter une varité de style tout en restant cohérent avec lui-même. « Before » sera un retour à une musique plus légère avant que, à partir de « Yesterday’s Shoes », Cotillon cherchera un équilibre entre surf rock et compositions désaccordées et vocaux punk dont le côté brut ne fonctionne que par intermittence. Un titre se détachera du lot, « Left Bank », une ballade au piano qui dévie totalement du surf mais dont la morosité sous-jacent ne trahit pas l’approche d’ensemble de l’album.

Celui-ci présente un assemblage intéressant de surf et de punk mais, au bout du compte, Cotillon s’oublie facilement une fois l’écoute passée. Les mélodies ne sont pas assez puissantes pour que le charme s’installe durablement ; ce qui en ressort alors sera plus une expérience esthétique qu’un véritable disque avec des chansons dont on puisse se souveni.r

**1/2

29 janvier 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Tennis System: « Technicolour Blind »

Tennis System est un trio punk qui s’est récemment localisé en Californie après des débuts bruyants à Washington DC. Sur son premier album, Technicolour Blind, le résultat semble immédiat tant leur musique est passée de l’énergie à une approche plus laidback qui semble désormais dominer les tendances shoegaze du combo. Leur son ne va sans doute pas révolutionner les foules mais il offre une parfaite variation de ce que l’on nomme le « beach-punk » sur la côte ouest.

Ainsi, les vocaux de Matty Taylor sont distants, comme enterrsé sous le fuzz de guitares et de percussions syncopées. L’instrumentation est agressive mais les compositions sont imprégnées d’une pop qui pointe le nez au-dessus des effets statiques. On pourrai, de ce fait, comparer le groupe à ces autres californiens que sont Wavves même si le goût qu’a Taylor pour le shoegaze des 90’s marque une nette ligne de démarcation.

Les riffs de guitare sont majestueux (« Dead Honey ») ce qui situe Tennis System ailleurs que sur les « beach parties » et la nappes, toutes den,ses qu’elles soient, ne noient toutefois pas la verdeur de ces dix titres que le groupe exécute avec vivacité et conviction. Les jams prolongées (« Technicolour Blind », « Such A Drag » s’étendent sur près de 5 minutes) sont tout aussi engageantes que les compositions de punk éthéré, plus concises et l’atmosphère que Taylor parvient à conjuguer ne s’éloignera pas ainsi de l’éthique punk originelle.

Les groupes californiens ont tendance à adopter une esthétique surf/garage rock : Tennis System réalise ici un disque qui sait se frayer sa place entre la désinvolture et la brutalité et, de ceci, ils n’ont pas à rougir.

***

27 novembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire