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Dent May: « Warm Blanket »

Dent May est un groupe du Mississippi dont la musique se résume à une musique pop harmonieuse et aérée fortement influencée par les Beach Boys. Ce troisième opus, enregistré dans une maison victorienne hantée selon certains dires, n’en garde pourtant aucune trace tant la production semble avoir voulu supprimer toute empreinte boueuse. On a droit, au contraire à une nouvelle collection de pop rock agréable et bien policé apportant cette chaleur cosy que le titre veut lui conférer.

Maid cette temprétaure agréable et nuancée par des couleurs musicales assez variées allant de la pop baroque et flamboyante des années 60 (« Born Too Late », mercie The Zombies, ou « Corner Piece ») à des compositions ensoleillées inspirées par Brian Wiklson (« Yazoo » ou « It Takes A Long Time »). Warm Blanket propose également des titres « crossover » hérités des 70s et de la psychedelia comme « Do I Cross Your Mind » ou tout simplement du bon petit country rock (« Summer is Gone ». Warm Dent couronnera le toute avec suffisamment de nappes de synthés, et d’allégresse new wave pour faire bonne mesure et agrémenter un disque qui ne veut, à aucun moment, faire mentir la couverture chaude qu’il propose.

Tout ceci n’est pas un nouveau tterritoire pour Dent May (voir :https://rock-decibels.org/2013/01/03/dent-may-do-things/) et l’on retrouve ici le même sens de densité pop et kaléidoscopique, mais une minime progression se fait jour. Warm Blanket est plus étoffé et qui choisit de se construire avec finesse sur ce fétichisme nommé « la res pop » sans s’éloigner de sa formule. Le pas n’est certes pas énorme mais on aurait tort de leur reprocher de ne pas réparer une chose qui n’a pas été cassée. Sur « Let Them Talk » Dent May nous soufflent ne pas se soucier de toutes ces pensées qui les ont assiégées entre deux gestations. Peut-être est-ce de l’arrogance, peut-être est-ce simplement preuve qu’il est bon de se conforter avec chose dans laquelle on excelle.

★★★½☆

21 octobre 2013 Posted by | Quickies | , , , | Laisser un commentaire

Maston: « Shadows »

La musique californienne de Los Angeles évoque immanquablement une atmosphère laid-back ayant son origine dans l’image que nous avons d’elle : soleil et luminosité, sable et plage le tout se reflétant dans le climat d’insouciance qui y règne.

Les archétypes en sont les Beach Boys et leur surf-rock pétri d’harmonies vocales haut-perchées avant que Brian Wilson ne se lance dans une musique plus expérimentale et l’arrangeur de génie qu’est Van Dyke Parks.

C’est sans dote cet itinéraire qu’a choisi Maston sur son premier album, Shadows. Ceci dit, plutôt que d’avoir une approche rétro, il a choisi d’explorer la façade plus sombre de cet univers, justifiant à la fois le titre de son disque et la pochette qui l’illustre.

En premier lieu, il s’agit d’un effeot solitaire puisque Maston gère toute l’instrumentation. De ce fait il aura recours à l’électronique de façon plus que prononcée. Chambres d’échos, effets spéciaux, phasing et surtout reverb vont jalonner les dix titres de l’album. Les harmonies, elles, sont obéréés dans la mesure où Shadows est avant tout instrumental :où la voix fait uniquement partie du paysage sonore et les rares parties vocales discernables sont avant tout des borborygmes qui n’ont pas vocation de donner une signification quelconque.

Le résultat laisse assez rêveur, ce qui est le but affiché par l’artiste. On trouvera, ici et là, des tempos un peu plus accélérés (« Judge Alabaster ») mais le climat sera plus celui d’un soleil voilé sur un panorama qui se veut assombri. Quelques références nous rendront la paysage familier ( « Strange Rituals », instrumental qui ouvre l’album et dans lequel on reconnaît un riff emprunté aux Turtles) mais ce ne sera qu’une fausse piste trompeuse.

Affirmer que Shadows représente l’envers du décor serait peut-être exagéré, disons qu’il utilise les clichés de la « sunny pop » pour nous présenter ce qu’elle devient quand le crépuscule arrive et que les nuages obscurcissent le décorum de la plage et de l’océan.

★★★★☆

12 février 2013 Posted by | Quickies | , , , , | Laisser un commentaire

The Garlands: « The Garlands »

Cet album éponyme de The Garlands est une nouvelle et notable addition de ce qui constitue la pop indé suédoise. On pourrait facilement les comparer à The Radio Dept. ou The Concretes mais ils semblent également capables de regarder au-delà de leur terre natale. On trouve, en effet, des éléments qui les rapprochent du stylisme de Camera Obscura, de la pop carillonnante des Popguns ou celle, très proche des Pastels, des Shop Assistants.

Comme de bien entendu, soin sera apporté aux mélodies, très chamarrées, aux harmonies à plusieurs voix élevées et enlevées et à un son de guitare gracile mais efficace.

Le groupe, originaire de Stockholm, existe depuis 2007 ce qui implique qu’ils ont appris à maîtriser les canons de cette pop dont ils se réclament. Les morceaux ne dépassent pas les trois minutes et revendiquent instantanéité et luminosité. Les vocaux sont invariablement doux et sucrés, mais l’indigestion est évitée par le tempo et le muscle qui sont donnés aux arrangements. Ceux-ci maintiennent nerf et vigueur, tout comme sentiment exaltation proche de la surmultipliée. Difficile de distinguer un titre parmi un autre néanmoins (hormis peut-être « Chandeliers » ou « Don’t Cry » qui ralentissent un peu la cadence) car tout est tendu vers un seul registre. Bien effectué, il est pourtant sans ce véritable génie qui pourrait apporter des plus. Ceux-ci se nommeraient moments de grâce plutôt que simples euphories, ou nuances d’ombres que savait si bien prodiguer à sa pop ensoleillée un combo comme The Turtles sur certains de leurs « hits ».

★★★☆☆

31 décembre 2012 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire