Cattle and Cane: « Navigator »

Certains albums divisent l’opinion des gens ; celui-ci peut diviser l’opinion qui prévaut dans votre tête. D’une part, il s’agit d’un jeune ensemble britannique (frère et sœur) qui a produit un album de pop / soft rock très réussi qui pourrait les propulser au niveau des stades – notamment aux États-Unis.

D’autre part, c’est tellement insipide. On pourrait faire une comparaison avec Fleetwood Mac, car il y a des échos de ce groupe mi-britannique sur ce nouvel album, mais ces derniers avaient tellement plus de choses à faire. On peut penser que c’est parce qu’ils ont commencé par du blues – et du blues lourd en plus – et qu’ils sont devenus un mastodonte du soft rock au fil du temps. Les nouveaux groupes se dirigent tout droit vers ce schéma sans avoir travaillé dans les clubs pendant plusieurs années, c chose qui ajoute de la profondeur à leur son. Tout est clairement conçu dans ce seul but, même s’il n’est pas facile d’écrire des chansons aussi bien que ça.

Des comparaisons ont été faites avec Mumfords, mais là encore, ce groupe ne s’attendait pas à ce que son album soit aussi énorme ; ils ont écrit les chansons qu’ils voulaient, pas des chansons pour les catapulter à ce niveau.

D’un autre côté, nous pourrions trouver que la folk / pop de Cattle and Cane était un peu ennuyeuse, mais ce n’est pas le cas. Chaque composition est un cours de maître en matière d’écriture de chansons et la plupart sont instantanément attrayantes à un certain niveau ; vous apprécierez n’importe quelle chanson si vous l’entendez à la radio.

Cela fera l’affaire, il n’y a aucun doute, mais c’est juste un Big Mac jetable et les frites qui se retrouvent au marché, pas le poisson pêché au port et les pommes de terre biologiques cultivées localement.

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Jonathan Wilson: « Dixie Blur »

Jonathan Wilson est un musicien multi-instrumentaliste, surtout connu pour ses travaux de producteur et de musicien de studio. Travaillant avec des artistes comme Roger Waters et Father John Misty, Wilson s’est révélé être un musicien formidable et son travail en solo a été fortement stimulé par ses habitudes de travail où il s’est toujours montré très investi. Outre son approche instrumentale, Wilson est crédité d’avoir revitalisé la scène musicale mourante de Laurel Canyon grâce àses méthodes de production, ainsi qu’aux différentes jam-sessions qu’il a organisées avec les différents musiciens des environs de Los Angeles. Sur son septième disque, Dixie Blur, les fans de tous les genres devraient s’attendre à un album solide, ses premières œuvres en deux ans.

Dixie Blur est , en effet,un maillage de genres qui s’inscrivent tous autour d’un seul et même axe : son éducation en Caroline du Nord. Le fait de cotoyer différents artistes excentriques et de les associer aux sonorités blues du sud de la Caroline du Nord s’avère fructueux, car il permet à Wilson de présenter un album fluide et facile à écouter, avec de nombreux détails mineurs pour les auditeurs musiciens. Le premier morceau, « Just For Love », semble avoir été écrit par Roger Waters. Wilson utilise une instrumentation progressive et un chant de réverbération intelligent qui évoque les tons et les émotions que Waters utilise dans son propre travail solo. C’est logique, car Wilson a remplacé David Gilmour pour le chant principal et le chant rythmique des chansons de Pink Floyd interprétées lors de la dernière tournée de Waters.

L’ensemble du disque donne cette impression d’être un album de country progressif mais où le prog-rock semble avoir une influence massive sur le son. Alors que, par le passé, Wilson s’est concentré sur les sons psychédéliques ceux-ci quelque peu éliminés sont, en même temps, réverbérés pour mener sa musique vers une direction plus calme. Le morceau « ’69 Corvette » semble à première vue être une chanson country qui pourrait raconter les mêmes sujets, mais il s’avère être une rumination sur la maison et le confort, avec une instrumentation apaisantealors que « Oh Girl »» est une ballade au piano sur l’amour, avec une guitare slide qui rappellera les compositions du Steve Miller Band.

L’album devient alors familierau fil de l’écoute at l’instrumentation est généralement la même tout comme une structure des compositions qui ne dévie pas vraiment. Certaines parties deviennent un peu lentes sans un élément de percussion plus lourd, renforçant la sensation que cela pourrait être un album country de Roger Waters. Dixie Blur montre toutefois un sens clair de la musique et est très loin de l’album country normal de tous les jours. Avec son climat dans l’ensemble plaisant et apaisant avec un son natif mais teinté dans un sryle progressif, Jonathan Wilson fait un travail fantastique en mélangeant les genres qui lui sont familiers, ainsi qu’en utilisant les influences des personnes avec lesquelles il a travaillé.

***1/2

Whitney: « Forever Turned Around »

Né des cendres de la formation chicagoaine Smith Westerns le duo Whitney est formé à la base de Mark Kakacek et de Julien Ehlrich (Unknown Mortel Orchestra) auquel se greffent des instrumentistes différents selon les besoins sonores du tandem.

En 2015, l’album Light Upon The Lake, réalisé par Jonathan Rado Foxigen, avait fait un tabac auprès de la presse spécialisée. Proposant une sorte de soft-rock très influencée par les années 70 – rien d’étonnant avec Rado derrière la console – le groupe a présenté alors un disque enjoué et insouciant… qui avait objectivement plu et même renversé plusieurs à l’époque.

Après quatre ans d’absence, Whitney revient cette semaine avec son deuxième album en carrière : Forever Turned Around. Enregistrée dans une maison familiale située dans l’état du Wisconsin, et dans le studio de Justin Vernon (Bon Iver), l’aventure s’est achevée à Chicago, dans le sous-sol du guitariste invité Ziyad Asrar. La formation est complétée par le claviériste Malcolm Brown, le guitariste Print Choteau et le bassiste Josiah Marshall.

Cette fois-ci, Whitney présente un son nettement plus ample en plongeant un peu plus dans le folk-rock, pour un résultat qu’on pourrait qualifier de country-soul « groovy ». Encore une fois, Rado fait un excellent travail à la réalisation. Le son général est d’une netteté impressionnante, et ce, malgré l’approche moins intime des nouvelles chansons. Musicalement, c’est réussi.

Mais il y a un mais… En dépit de cette musique franchement passéiste, mais magnifiquement exécutée, l’approche vocale, en mode falsetto, du chanteur Julian Ehlrich peut laissee de marbre. On note un manque de variations mélodiques qui agace sérieusement au fil des écoutes. De plus, l’interprétation maniérée du vocaliste semble quelque peu insincère ce qui donne un disque assez artificiel à cet égard.

Forever Turned Around souffre d’un manque d’excès, de ferveur ou d’intensité pour pleinement séduire. Certains critiques ont affirmé que ce nouvel album de Whitney pourrait ravir la pole position de l’album soft-rock de l’année au détriment du plus récent Weyes Blood (Titanic Rising) ; on pourrait en débattre longtemps. Cela dit, ce n’est pas un mauvais disque, mais de là à canoniser Whitney, il y a une marge qu’on hésitera à franchir.

Il y a quand même quelques bons moments dans ce disque. L’extrait « Giving Up », un brin orchestral, est réussi. « Valleys (My Lov »e) est du même moule que « Giving Up » et ça fonctionne très bien. L’instrumental « Rhododendron » fait office de pause salutaire à la mi-parcours. « My Life Alone » aura des airs de Smith Westerns et la chanson-titre conclura paisiblement l’album sur une notre qui nous fera oublier l’exaspérante « Song for Ty ».

Encore une fois, Whitney nous offre un album bien ficelé, intéressant pour la qualité de la réalisation, mais la performance vocale linéaire d’Ehlrich et l’asthénie généralisée des chansons de ce Forever Turned Around nous ont empêchés d’embarquer totalement dans cette offre musicale foncièrement nostalgique.

***1/2

Mattson 2: « Paradise »

Les jumeaux californiens The Mattson 2 mettent de la psyché pop dans leur jazz pour un album estival, lumineux et radieux, comme s’il taillé pour les jours ensoleillés.

Lared et Jonathan Mattson sont, en effet, une fois encore réunis au sein de leur projet The Mattson 2. Si à leurs débuts, leur registre était plutôt le jazz classique, pour leurs dernières productions, ils ont décidé de mettre une bonne dose de pop rock dans leur style.

Concluants en compagnie de Chaz Bundick en 2017, les deux frères le sont encore plus avec ce nouvel album où les influences surf pop 60 ‘s se mêlent à d’autres plus orientées soft rock. L’ensemble est parfait frais et léger, avec des musiques easy listening délicieusement surannées qui n’ont sans doute comme seule ambition que ne nous faire passer un agréable moment.

***

Sacramento: « Lido »

En dépit de son patronyme, Sacramento ne vient pas de Californie mais de Milan. La géographie n’a pourtant que faire de la symbolique car le son de ce trio s’apparente à ces incursions dans les ambiances des années 80 sises sur la West Coast.

La musique est ustrée, policée et elle fonctionne à merveille quand le tempo s’élève. Mais si on approche la neurasthénie sur « Why d U Die », finalement, ce n’est pas désagréable du tout et on pourra même profiter de la mollesse de « A Cowboy In Shamokin ».

On peut voir ça comme un objet un peu suranné mais l’effet est différent quand on le fréquente plus assidûment ; on les raccrochera ainsi plus facilement au train de faux branleurs comme Mac De Marco ou Walter Martin. « Spacetrip » et sa choriste est un morceau à la mélodie assez imparable. Il arrive à lancer des ponts entre une certaine idée « pro »g des années ’70, des sons un peu froids de la décennie suivante et une densité bien de notre époque.

La paresse est un état d’esprit et si vous cherchez la bande-son pour ces moments-là, Sacramento poura vous fournir cette dose de spleen qui s’avère, au fond, bienrevigorante.

***1/2

Craig Finn: « I Need A New War »

Beaucoup ne connaissent Craig Finn que comme étant le leader du groupe The Hold Steady mais le natif de Brooklyn nous avait gâtés avec ses deux derniers disques placés sous le signe d’une trilogie qui avait commencé avec son album Faith In The Future paru en 2015. Deux ans donc après son passionnant We All Want The Same Things, le musicien new-yorkais complète on triptyque avec ce troisième disque nommé I Need A New War.

On appréciera une fois de plus son songwriting éloquent mettant en images avec précision une Amérique imparfaite frappée par les balafres du gouvernement et autres problèmes issus de la classe moyenne qui continuent de s’agrandir. A travers ces dix nouveaux titres, Craig Finn tire à nouveau la sonnette d’alarme sur des morceaux doux-amers à l’image de « Blankets » qui ouvre le bal mais également « Magic Marker » et « Bathtub In The Kitchen ». Grace à ses arrangements à mi-chemin entre soft-rock et alt-country, il sait comment interpeller son auditeur avec précision.

Que ce soit sur d’autres perles à l’image de « Indications » ou bien même de « Something To Hope For » et de « Holyoke », Craig Finn arrive à détailler les galères quotidiennes de cette classe moyenne américaine et arrive a établir un parallèle avec sa vie personnelle comme si il en tirait des leçons. I Need A New War se veut être une guerre pacifiste comme le désespoir américain et la désillusion générale illustrée sur « Carmen Isn’t Coming Today » ou bien même la conclusion nommée « Anne Marie & Shane ». De quoi clôturer cette brillante trilogie sur une note d’espoir.

***1/2

Drugdealer: « Raw Honey »

La formation diigée par Michael Collins sort ici Raw Honey, un deuxième album dont on peut espérer qu’il passera moins inaperçu que son premier, paru en 2016.

Avec Mac Demarco aux commandes, Drugdealer continue sur sa lancée de compositions soft-rock dignes des années 1970, résolument planants et mélodiques. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par les douces ritournellesde la trempe de l’introduction instrumentale « You’ve Got To Be Kidding ».

Comme sur l’album précédent, la voix de Natalie Mering alias Weyes Blood survole avec classe l’agréable et sucré « Honey » qui rappelle son dernier album de tandis que Harley Hill-Raymond joue les crooners sur un « Lonely » réminiscent de The Hollies et que le chanteur de country new-yorkais Dougie Poole est convié sur le plus cinématographique « Wild Motion » évocateur deRoy Orbison dans la démarche.

Pour le reste, Drugdealer nous offre un condensé de nostalgie à travers des titres résolument smooth nous donnant envie de rouler en décapotable les cheveux au vent sur les ambiances dignes du Magic Mystery Tour de « Lost In My Dream » ou encore la merveilleuse « If You Don’t Know Now, You Never Will ».

S’achevant sur l’instrumental solennel nommé « Ending On A Hi Note », Drugdealer est de retour avec un disque qui tombe pile poil pour les printemps ensoleillés où les températures avoisinent les vingtaines de degrés. Raw Honey est tout simplement un doux nectar musical où son soft-rock vintage et remis au goût du jour ne pourrait que chatouiller agréablement nos oreilles.

***1/2

E.B The Younger: « To Each His Own »

A rebours de la mélancolie folk de Midlake, son leader Eric Brandon Pulido se distingue en solo avec un premier album pop et enjoué. Sous cet intrigant pseudonyme se cache en effet le projet solo d’Eric Brandon Pulido, leader du groupe prog-folk texan Midlake, disparu des radars depuis cinq ans et dont, en regard aux épisodes mouvementés de la formation de Denton, on peut décemment se poser la question de savoir si Midlake existe encore réellement.

Pulido tient les commandes du groupe depuis 2012 suite au départ de son leader originel, Tim Smith. Ce dernier, après leur monumental deuxième album, The Trials of Van Occupanther et d’un troisième à l’accouchement douloureux The Courage of Others, évolue désormais reclus en solo sous le nom de Harp, dont le seul témoignage d’existence demeure le titre « She Led Me Away » sur le projet de Simon Raymonde, Lost Horzsons.

Eric Brandon Pulido, a courageusement maintenu le navire Midlake à flot avec l’honorable Antiphon (2012). Une pression et les contraintes créatives inhérentes à la vie de groupe finiront par l’user à son tour et lui donner envie d’aller voir ailleurs avec unpremier signe d’émancipation en 2017 où Eric Pulido rejoint le super groupe BNQT un sympathique projet de super groupe formé aux côtés des membres de Band of Horses, Travis, Grandaddy et Franz Ferdinand .

Toujours est-il que cette expérience collective lui a donné des ailes en solo puisque on retrouve sur ce premier album de E.B The Younger des membres de Midlake ainsi que BNQT  – soit Joey Mc Clellan à la guitare électrique, McKenzie Smith à la batterie, Jesse Chandler à la flûte – mais aussi des Texas Gentlemen – Scott Lee à la basse, Daniel Creamer au clavier ainsi que Beau Bedford. Bedford est également le principal producteur et Matt Pence (batteur du groupe Centro-Matic) l’ingénieur du son de ces sessions studios. Il en découle dix compositions aux ambiances forcément variées, reliées ensemble par un plaisir du collectif véritablement perceptible autant dans le fond que dans la forme.

Ainsi, la brume sophistiquée de Midlake laisse place à de belles éclaircies. Sur « To Each His Own », la folk tourmentée lâche du lest, loin des compositions en mode mineur et cérébrales de Midlake. Pulido dit avoir d’ailleurs privilégié les accords majeur (et donc pop), et cela s’entend sur « When The Time Comes » ou encore « On an Island », aguicheurs comme une mélodie des Wings.

Cette douce candeur mélodique (« Hope Arrives », gracieux comme une ballade des Trash Can Sinatras) pourrait presque passer pour une forme de soulagement , de libération ou d’émancipation pour Brandon. « CLP » se dote même d’un couleur exotique appuyé par un beau refrain façonné aux harmonies vocales à la CSN& Y. On trouve d’ailleurs ce goût pour les harmonies vocales bien léchées de bout en bout de l’album – le filet de voix clair et élégant de Pulido se rapproche d’un Father John Misty, en plus rigoureux dirons-nous dans sa manière d’aborder les mélodies.

Le superbe « Used To Be » en ouverture, fait preuve d’un travail soigné sur l’habillage, notamment côté nappes synthétique, sans jamais céder à la tendance actuelle de la surcouche fluorescente. A ce titre, l’atmosphérique « Down and Out » pourrait sans problème figurer dans la tracklist du superbe Rare Birds de Jonathan Wilson, autre témoignage de réussite dans le genre.

To Each His Own demeure très attaché à un certain idéal pour l’âge d’or soft rock US . « Don’t Forget Me » sera, à cet égard, une superbe ballade piano d’obédience Jackson Brown, Fleetwood Mac voire Eagles.  Titre quintessence de cet obsession esthétique seventies, la merveille « Out of The Woods » sonnera comme une formidable réminiscence du Pacific Ocean Blue de Dennis Wilson, petite brise mélancolique face à un coucher de soleil radieux. Pour les amateurs d’air frais et de brise régénérante

****

Michael Rault: « New Day Tonight »

Michael Rault est un auteur-compositeur-interprète canadien qui avait sorti en 2015 avec son premier opus, Living Daylight. New Day Tonight le voit récidiver trois ans plus tard mais un un registre beaucoup plus posé car nimbé d’un léger psychédélisme baroque couronnant son inspiration indie-folk.

Toujours aussi enchanteurs et ensoleillés, ses titres doucement rétro véhiculent une insouciance nonchalante avec des tonalités à la Beatles comme l’introductif « I’ll Be There », morceau que Badfinger aurait très bien pu composer.

La chanson-titre est, elle, non dénuée de charme alors que « Oh Clever Boy » et « Dream Song » ne pourront pas, quant à eux, ne pas nous faire penser à Wings ou au Plastic Ono Band.

Si on trouve ce segment trop limité, Michael Rault nous présante aussi de fort belles ritournelles venues tout droit de la Californie comme « Sleep With Me », « Pyramid Scheme » et le plus groovy « Sitting Still ».

It’s A New Day Tonight est ne superbe odyssée savamment dosée de psychédélisme nous ouvrant des chemins façon Route 66 avec ce final réjouissant qu’est un « When The Sun Shines » brouillant audacieusement toute notion d’espace-temps entre la West Coast US et ces effluves sis en plein centre du Canada.

***1/2

Buxton: « Stay Out Late »

Buxton est dans les parages depuis maintenant plus de quinze ans et reste constant et régulier dans sa carrière. Le quintet originaire de Houston nous avait laissé avec un Half A Native plutôt de bonne qualité il y a trois années de cela;iIls reviennent avec leur nouvel opus Stay Out Late.

On commence assez fort avec les titres plutôt conventionnels que sont « This Place Reminds Me Of You » et « Jan » montrant, de par la même, que Buxton n’est pas à court d’inspiration.

On voit donc que, après avoir vaincu le syndrome de la page blanche durant ces trois années de silence radio, le combo retrouve une certaine créativité derrière des compositions habiles et efficaces partagées entre country-folk et soft-rock (« Haunt You », « Hanging On The Closet » ou autres « Miles and Miles » ).

Les arrangements musicaux se font riches avec l’abondance des synthés qui cohabitent harmonieusement avec les guitares mélodiques sur « New World » et sur « Hole Heart ». Stay Out Late est un autre accomplissement de la part du groupe d’Houston qui ne perd jamais une once d’inspiration pour emmener son auditeur dans des contrées West Coast avec leur soft-rock doucement psychédélique.

***1/2