No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Dye: « Psychic Data »

Pour un premier effort, on à fait pire. Le trio d’Oakland, Californie, dépense une bonne énergie sur cet trop court mini album, Psychic Data. La recette est assez simple, des guitares coupante, rasoirs, tout en bruit, sur lesquelles on à greffé ces voix murmurées typique d’une branche du shoegaze. Et ça marche. Entre rythmique punk et ballade triste, Post Punk et garage, le grand écart n’empêche pas que cet album possède une belle cohérence, une énergie rafraîchissante, et une indéniable honnêteté créative. 

Dans les chansons de Dye, il est plus question de tristesse et de sérieux que d’autre chose, mais malgré une certaine noirceur dans le texte, on sent quand même que l’espoir n’est pas loin lui, et qu’il suffit de tendre l’oreille ne serait-ce que pour en écouter la mélodie cachée et la beauté sous la noirceur.

***

1 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Rose Dorn: « Days You Were Leaving »

Dans les nouveaux venus de la scène indie pop californienne, on peut citer le groupe Rose Dorn. Bien que peu connuss, ils possèdent toutes les caractéristiques pour impressionner le public. Le trio composé de Jamie Coster, Joey Dalla Belta et de Scarlet Knight peut faire parler de luisi on tient compte, ici, de son premier album, Days You Were Leaving.

Sa particulité esr d’allier indie pop, surf, slowcore, shoegaze et dream-pop pour un résultat plutôt impressionnant. Dès les premières minutes lancinantes de l’introductive « Big Thunder, Rose Dorn lance la machine et nous envoûte comme il se doit lorsqu’ils nous apprennent à comment relativiser lorsque notre vie s’avère chaotique.

On appréciera également la fluidité de ce Days You Were Leaving où l’on passe du calme à la tempête selon les différents morceaux. Entre allures surf de « Shaking » et influences slowcore sur « Genius » et « Champ », Rose Dorn marque le pas avec ses reverbs de guitare et ses rythmiques bien tendues et complexes. Après l’enchaînement de « LRP » et de « HYC », les californiens font preuve d’une incroyable maîtrise et les derniers morceaux possèdent une allure plus rustique avec l’arrivée de l’harmonica sur « Heaven II » et « Wish » . Au total, ce « debut album », offre un voyage bien complexe et saisissant dans un univers où le chaos et l’harmonie cohabitent afin de ne former qu’un.

***1/2

29 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Ride: « This Is Not A Safe Place »

Ride semble explorer de nouveaux horizons. Weather Diaries avait été un album on ne peut plus roboratif mais le combo n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers. Ici, il semble peaufiner un peu plus sa musicalité passant de shoegaze, à jangle (« Future Love ») ou versant onirique de la dream-pop  (« Clouds of Saint Marie »).

Cette nouvelle face se précisera sur « Kill SWitch » menaçant comme un nid de bourdons et, avec d’autres titres affichant la même nature comme « Eternal Recurrence » ou « Jump » qui approfondissent ce panorama et lui donnent plus grande ampleur.

This Is Not A Safe Place se conclura sur un morceau d’anthologie, « In This Room » qui, en dépit de son titre, ouvrira la porte sur autre chose qu’un sentiment de claustrophobie. Ride continue d’exister, et  c’est pour le meilleur.

***1/2

13 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Haleiwa: « Cloud Formations »

Cloud Formations se décrit comme « le seul disque shoegaze que vous pourrez emmener à la plage » et il est vrai que le troisième long-format du Suédois mêle effectivement formes un peu languides et accents plus pops.

Dans la première catégorie, on pourrait ranger le morceau-titre, avec son chant lointain, sa mélodie mise en boucle et laid-back et son orchestration diaphane, ainsi que le conclusif « Cold Concrete » avec ses petits arpèges et son grésillement façon mélodie venant d’un vieux 78-tours. De même, l’instrumental « Path Of Kalahu’u » installe progressivement ses composantes, partant d’une boucle de guitare acoustique pour intégrer ensuite une batterie et des développements plus conséquents.

Du côté des accointances pop, on rangera assurément la guitare électrique grattée en rythme de Swell, l’instrumentation (batterie régulière, ligne de basse bien distincte et accords de guitare) de « Crossroads », le dialogue basse-batterie de « Northern Celestial Hemisphere » ou l’immédiat (et opportunément mis en ouverture de disque) « HKI-9 »7.

Si le chant de Mikko Singh aurait gagné à être un peu diversifié, se trouvant trop systématiquement doté de réverbération et éloigné de l’auditeur, les neuf morceaux s’écoutent donc sans déplaisir, d’autant plus que, pour le coup, l’instrumentation évolue légèrement d’un titre à l’autre (avec même quelques percées plus recherchées comme sur « Ka’a’awa Surfin’) ». Comme plusieurs autres propositions similaires, il n’est pas du tout certain qu’on retourne régulièrement vers Cloud Formations, mais, une nouvelle fois, c’est un disque tout à fait adapté aux aux climats d’été.

***1/2

3 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Spotlights: « Love & Decay »

Mario et Sarah Quintero ont su s’entourer des bonnes personnes pour sortir de l’ombre. Au moment de la sortie d’un premier album autoproduit, ce couple aimant et multi-instrumentiste s’est fait remarquer par Aaron Harris du groupe Isis et de son ami Chino Moreno, qui décide de les embarquer sur la route en première partie, ni plus ni moins, que des Deftones.Notoriété acquisee, le duo a pu sortir un premier album et un E.P. et tourner, entre autres, avec The Melvins.

Entretemps, il va s’adjoindre les services de Chris Enriquez à la batterie pour nous livrer, Love & Decay, un deuxième album aussi aérien que bourdonnant.

Le post-rock de Spotlights sonne comme très inspiré par les ambiances shoegaze, à la fois bougrement lourd et toujours sensuellement planant. En témoigne l’efficace « Far From Falling », qui n’est pas sans rappeler Isis, pour la virtuosité de ses lignes mélodiques et la tranquille montée en tension de ses guitares.

Toujours bouillonnantes, les cordes nous figent instantanément dans une transe grasse sur « Until the Bleeding Stops », en total contraste avec l’entrainant « The Particle Noise » aux mélodies majeures et chaleureuses. Encore plus frénétique, et fraîchement extatique, « Mountains are forever » est une petite pépite qui réussit à capturer l’essence du post-rock, dans toute sa dimension émotionnelle, en faisant osciller notre taux d’adrénaline telles des montagnes russes. « Love & Decay » s’achève par le magnifique « The Beauty of Forgetting », pièce majeure qui s’étale pendant 11 minutes d’un pur plaisir qui serait une fausse note si on le boudait.

***1/2

26 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Jaws: « The Ceiling »

Après Be Slowly en 2014 et Simplicity en 2016, le trio de Birmingham sort aujourd’hui son troisième album. Connor Schofield, leader du groupe, dit aimer Cure et Title Fight, et cela s’entend. Si Jaws avaient débuté dans des sphères plutôt marquées shoegaze et dream pop, le nouvel album est quant à lui très orienté new wave. Dès les premières notes du premier morceau, « Driving At Night », le ton est donné et l’on s’attend même à entendre un groupe qui va nous proposer une sorte de revival cold wave.
Certains titres de l’album ont définitivement cette coloration, comme le très bon « single » « Do You Remember? » ou « End Of The World. » Produit une nouvelle fois par Gethin Pearson, comme leur précédent album, The Ceiling est sans doute le disque le plus ambitieux du combo à ce jour.


L’album est très plaisant à écouter et développe ainsi une atmosphère prenante tout au fil des plages qui le composent. Outre les titres cités, plusieurs autres se révèlent dignes d’intérêt comme « Feel », « Fear » ou « Patience ». Ce dernier morceau avec ses échos et l’electronica qu’il distille sera un autre moment fort du disque avec « Do You Remember? ». Les parties de guitares atmosphériques sur ces morceaux sont particulièrement réussies, signe que le groupe n’a pas totalement coupé avec son amour pour le shoegaze et la dream pop.
Mais si le disque est de qualité, il possède néanmoins un défaut notable qui fait que l’on n’est au final pas tout à fait aussi enthousiaste que l’on aimerait l’être. Si on se laisse porter par les premières compositions du disque, celles qui suivent sont tellement dans la continuité de ce que l’on a entendu précédemment que l’on finit non pas par s’ennuyer mais par porter moins d’intérêt au projet au fur et à mesure qu’il avance. Il aurait fallu que le groupe trouve une dynamique à l’intérieur du disque, que certaines compositions partent vers d’autres univers.
« January », qui conclut le disque, y parviendra. Le morceau se révèle à part avec son tempo plus lent, l’utilisation de la guitare acoustique et sa rythmique qui tend vers la ballade ce qui pourrait-être un signe annonciateur du fait que cohérence encourt un danger, celui d’une uniformité qui exclut toute surprise. Il appartiendra à Jaws de trouver « médaille à ce revers ».

***1/2

17 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Basement Revolver: « Heavy Eyes »

Deux E.P.s ont suffi pour attirer l’attention sur ce groupe canadien ; suffisamment en tout cas pour que leur premier album soit attendu avec impatience. il n’y a, finalement, qu’une petite moitié de nouveautés parmi les 12 titres de Heavy Eyes mais le trio semble avoir choisi un son plus rock, lourd et brutal qu’auparavant, éloignant immédiatement les comparaisons avec Alvvays beaucoup entendues jusqu’à présent.

Il faut bien reconnaître que le combo ne pouvait se passer de titres de l’importance de « Johnny », « Words » ou « Tree Trunks », parfaitement intégrés et qu’on prend un plaisir immense à retrouver.

Deux E.P.s

Si le groupe s’est un peu départi d’une certaine douceur dont il faisait preuve au début, ce son un peu rêche et gris habille parfaitement ces subtiles mélodies au goût amer de la tristesse et de la mélancolie, portées par le chant ultra-sensible de Chrisy Hurn.

Au final, que dire d’autre si ce n’est Heavy Eyes est un excellent « debut album » et qu’il contient suffisamment de perles rares pour que ses onze titres ne souffrent pas de la comparaison avec leurs précédentes et plus ramassées productions.

***1/2

13 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Evi Vine: « Black Light White Dark »

Le curriculum vitae de la Londonienne Evi Vine témoigne d’une reconnaissance des pairs, une reconnaissance qui s’est affermie au fil des ans. Engagée depuis plusieurs années dans une carrière solo, Vine est apparue aux côtés des grands, et ce dans plusieurs cadres : en studio par exemple avec les gens de The Eden House (projet de Stephen Carey et du bassiste de Fields Of The Nephilim, Tony Pettitt, mettant en valeur les voix féminines dans un cadre musical planant et éthéré) ; mais sur scène aussi : aux chœurs notamment pour les dernières dates live de The Mission, qu’elle servit en studio pour le bel Another Fall From Grace (2016). Début février 2019, elle ouvrait pour Brendan Perry (Dead Can Dance). C’était à Paris, au Petit Bain.
Son nouvel album solo, Black Light White Dark, comprend son lot de surprises et de gens aguerris : Simon Gallup (The Cure), Peter Yates (guitares – membre de la mouture originelle de Fields Of The Nephilim), Martyn Barker (Shriekback, Marianne Faithfull, Goldfrapp), Geraldine Swayne (Faust). Fruit de cette conjonction des forces : un ensemble subtilement puissant et noir, constituant certainement ce que Vine a fait de plus immersif et émouvant depuis ses tout débuts.

Entourée de ses compères Steven Hill, Matt Tye et David ‘GB’ Smith, Evi délivre une collection d’ambiances hypnotiques, porteuses de la même délicatesse que ses précédentes productions : deux albums (… And So The Morning Comes [2011] et Give Your Heart To The Hawks [2015]), faits d’une mystérieuse harmonie.
Mais Evi et son groupe actuel, rénové dans sa section rythmique, trouvent supplément de chair et ouvrent profondeur de champ inédite avec ce troisième volet studio. Une profondeur de champ voulue, résultat d’une chimie atteinte par ces musiciens au fil des jams ayant précédé l’enregistrement. Arrivant en studio, ils étaient prêts à jouer en conditions live, à envoyer à la table de mix la source qu’ils produisent sur scène… ce qui ne fut pas le cas des deux enregistrements précédents, enregistrés à la maison en mode DIY.

Black Light White Dark comprend six morceaux pour presque quarante minutes de musique. Deux pièces imposantes (« Sabbath », neuf minutes, et le final « Sad Song n°9 », presque douze), le reste se tenant dans des formats plus courts sans que pour autant, vous puissiez vous attendre à de classiques « chansons ». Vine et ses musiciens sont dans un registre de texturation progressive et d’exposés fantomatiques. Les références afflueront forcément (4AD, Cocteau Twins, Portishead, Marissa Nadler, This Mortal Coil) mais les faire apparaître n’est que mettre en appétit, et certainement pas dire ce qu’est cette musique. Qu’est-elle, d’ailleurs ? Un voyage, une intériorité : les climats sont noirs et sensuels, ce dont témoigne justement « Sabbath », premier extrait choisi pour présenter l’album. Sur ce morceau est intervenu Simon Gallup (The Cure) pour des basses linéaires et pesantes, et qui rappelleront foule de souvenirs aux amateurs du son des premiers albums de Smith & co. Peter Yates est là aussi.

Ce titre est à l’image du reste : un mélange paradoxal de spatialité dans le son et d’intimisme dans l’intention. C’est une musique de l’intérieur. Evi ne craint d’ailleurs pas d’aborder la douleur personnelle, l’absence de perspective et la fragilité ultime. Le suicide fait partie du voyage, et c’est « My Only Son ». Un fruit est à tirer de la douleur, et Evi ne projette en l’occurrence ni un fantasme ni ne conte fiction : réalité personnelle est sous-bassement du titre, qui trouve ses origines dans la disparition d’un proche – et la culpabilité, parfois, de ceux qui restent après. Une présence flotte dans l’air.

En studio, Vine & co. n’ont que très peu recouru aux overdubs. Ainsi qu’ils le disent eux-mêmes (en substance), « ce que tu écoutes est ce que nous avons joué ensemble, réellement ». C’est là, sans doute, l’une des clefs de voûte de ces charpentes sinueuses.
La voix de Vine pleinement mise en valeur, ère dans des paysages nocturnes. Elle ne ment pas (« My Only Son »). Le groupe est minimal dans son approche, maximaliste dans son effet : construisant à partir de peu d’éléments, il échafaude avec précaution une grande musique ne nuit. C’est immersif, cinématographique, pénétrant. La lenteur et l’économie des percussions (la section rythmique, quoique incorporée depuis seulement deux ans, est d’une saisissante maturité) sont plateforme sur laquelle s’étale le mystère, jusqu’à s’éparpiller en bulles cosmiques (« I am the Waves »).
Enregistré aux studios EchoZoo (Eastbourne, Londres) par by Phill Brown (déjà à l’œuvre sur le cru 2015, et par ailleurs ancien collaborateur de Led Zeppelin, David Bowie ou Talk Talk) et produit par David Izumi (Ed Harcourt), Black Light White Dark n’est, pas plus que les précédents, un travail à catégoriser. C’est une musique émotionnelle, délicate, capable d’épaississements et de bruit sourd. Une musique sans format et pour laquelle le temps est un espace à occuper. À l’instinct.

3 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Mono: « Nowhere No Here »

Cela fait 20 ans que Mono engrange les tournées annuelles de plus de 150 concerts et ce dans pas moins de 55 pays. Les Japonais sortent ici leur dixième album, une savante mixture de ost-rock orchestral et de shorgaze bruitiste avançant au rythme de crescendos euphoriques. Sublimée par la beauté comme la mélancolie s’échappant des fidèles piano et cordes (« Far and Further », « Parting »), cette nouvelle salve a elle aussi comme but avoué de capter ce contraste saisissant entre obscurité et lumière, entre calme et chaos : l’écrasant « After You Comes The Flood », comme le tentaculaire « Sorrow » se chargeront à ce titre, à nous le rappeler.

Mono innove cette fois encore en ajoutant à ses arrangements de toujours – majoritairement cinématographiques – de subtiles touches électroniques (un « Funeral Song » assorti de cuivres) que son guitariste Takaakira Goto semble avoir ramené de sa brève collaboration avec John McEntire (Tortoise, The Sea & Cake…), mais aussi le chant désormais assumé avec brio par Tamaki sur un « Breathe » somptueusement aérien

Magnifiquement produit par un Steve Albini qui nous fait découvrir sa capacité à retranscrire tant de délicatesse, Nowhere No Here n’aura pour autant rien de totalement dépaysant pour les amateurs du groupe. Le combo élève ici le post-rock au niveau du grand art ; une exécution appliauée avec expérience et maîtrise mais aussi vectrice d’émotions dans un registre qui en réserve peu. Impressionnant.

***1/2

2 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Mint Field: « Pasar de Las Luces »

Du shoegaze venu yout droit de Tijuana au Mexique ; c’est ce que nous propose Mint Field, un duo féminin à peine âgé d’une vingtaine d’années et qui est composé d’Estrella Sanchez (chant, guitare) et d’Amor Amezcua (batterie, synthés) qui possède un pied dans la shoegaze et un autre dans la dream-pop comme l’atteste leur premier album intitulé Pasas de las Luces.

Voici donc treize morceaux sentant la tristesse, la frustration et le chagrin de leurs existences parfaitement agencés en textures aussi bien oniriques qu’orageuses. Mint Field maintient ses influences musicales comme jamais avec ses riffs tantôt fuzzy tantôt mélodiques à travers des épopées touchantes comme l’introduction nommée « El Parque Parecía No Tener Fin » mais également « Ojos En El Carro » qui suit et « Temporada De Jacarandas ».

Il est clair que c’est très loin d’être la joie tout au long de ce Pasas de las Lucas où le tandem dépeint un Tijuana où il ne fait pas bon vivre entre taux d’homicide qui double et crise migratoire qui continue d’en faire des siennes sur « Ciudad Satélite » mais aussi avec ce temps paresseux et se languit sur « Cambios del Pasar » etqui s’exprime au travers de la tristesse personnelle exprimée sur « Para Galli ».

La voix d’Estrella Sanchez tente de se faire entendre au milieu de ses ambiances krautrock psychédéliques nuageuses, ses basses vrombissantes et ses caisses claires qui cognent fort avec « Cambios del Pasar » et « Boötes Void ».

Il arrive que des moments plus enlevés surgissent sur ce premier album comme « Quiero Otoño de Nuevo » dont la rythmique a de quoi rappeler Neu! et mettant un peu de piquant tout au long de ce tourbillon de mélancolie et de désespoir qui s’achève avec un « Club de Chicas » mémorable.

Pour un premier album, Mint Field place la barre très haute et leur mélange de shoegaze, krautrock et dream-pop orageux fait des merveilles avec ce Pasar de las Luces. Chaudement recommandable !

6 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire