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Jaws: « The Ceiling »

Après Be Slowly en 2014 et Simplicity en 2016, le trio de Birmingham sort aujourd’hui son troisième album. Connor Schofield, leader du groupe, dit aimer Cure et Title Fight, et cela s’entend. Si Jaws avaient débuté dans des sphères plutôt marquées shoegaze et dream pop, le nouvel album est quant à lui très orienté new wave. Dès les premières notes du premier morceau, « Driving At Night », le ton est donné et l’on s’attend même à entendre un groupe qui va nous proposer une sorte de revival cold wave.
Certains titres de l’album ont définitivement cette coloration, comme le très bon « single » « Do You Remember? » ou « End Of The World. » Produit une nouvelle fois par Gethin Pearson, comme leur précédent album, The Ceiling est sans doute le disque le plus ambitieux du combo à ce jour.


L’album est très plaisant à écouter et développe ainsi une atmosphère prenante tout au fil des plages qui le composent. Outre les titres cités, plusieurs autres se révèlent dignes d’intérêt comme « Feel », « Fear » ou « Patience ». Ce dernier morceau avec ses échos et l’electronica qu’il distille sera un autre moment fort du disque avec « Do You Remember? ». Les parties de guitares atmosphériques sur ces morceaux sont particulièrement réussies, signe que le groupe n’a pas totalement coupé avec son amour pour le shoegaze et la dream pop.
Mais si le disque est de qualité, il possède néanmoins un défaut notable qui fait que l’on n’est au final pas tout à fait aussi enthousiaste que l’on aimerait l’être. Si on se laisse porter par les premières compositions du disque, celles qui suivent sont tellement dans la continuité de ce que l’on a entendu précédemment que l’on finit non pas par s’ennuyer mais par porter moins d’intérêt au projet au fur et à mesure qu’il avance. Il aurait fallu que le groupe trouve une dynamique à l’intérieur du disque, que certaines compositions partent vers d’autres univers.
« January », qui conclut le disque, y parviendra. Le morceau se révèle à part avec son tempo plus lent, l’utilisation de la guitare acoustique et sa rythmique qui tend vers la ballade ce qui pourrait-être un signe annonciateur du fait que cohérence encourt un danger, celui d’une uniformité qui exclut toute surprise. Il appartiendra à Jaws de trouver « médaille à ce revers ».

***1/2

17 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Basement Revolver: « Heavy Eyes »

Deux E.P.s ont suffi pour attirer l’attention sur ce groupe canadien ; suffisamment en tout cas pour que leur premier album soit attendu avec impatience. il n’y a, finalement, qu’une petite moitié de nouveautés parmi les 12 titres de Heavy Eyes mais le trio semble avoir choisi un son plus rock, lourd et brutal qu’auparavant, éloignant immédiatement les comparaisons avec Alvvays beaucoup entendues jusqu’à présent.

Il faut bien reconnaître que le combo ne pouvait se passer de titres de l’importance de « Johnny », « Words » ou « Tree Trunks », parfaitement intégrés et qu’on prend un plaisir immense à retrouver.

Deux E.P.s

Si le groupe s’est un peu départi d’une certaine douceur dont il faisait preuve au début, ce son un peu rêche et gris habille parfaitement ces subtiles mélodies au goût amer de la tristesse et de la mélancolie, portées par le chant ultra-sensible de Chrisy Hurn.

Au final, que dire d’autre si ce n’est Heavy Eyes est un excellent « debut album » et qu’il contient suffisamment de perles rares pour que ses onze titres ne souffrent pas de la comparaison avec leurs précédentes et plus ramassées productions.

***1/2

13 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Evi Vine: « Black Light White Dark »

Le curriculum vitae de la Londonienne Evi Vine témoigne d’une reconnaissance des pairs, une reconnaissance qui s’est affermie au fil des ans. Engagée depuis plusieurs années dans une carrière solo, Vine est apparue aux côtés des grands, et ce dans plusieurs cadres : en studio par exemple avec les gens de The Eden House (projet de Stephen Carey et du bassiste de Fields Of The Nephilim, Tony Pettitt, mettant en valeur les voix féminines dans un cadre musical planant et éthéré) ; mais sur scène aussi : aux chœurs notamment pour les dernières dates live de The Mission, qu’elle servit en studio pour le bel Another Fall From Grace (2016). Début février 2019, elle ouvrait pour Brendan Perry (Dead Can Dance). C’était à Paris, au Petit Bain.
Son nouvel album solo, Black Light White Dark, comprend son lot de surprises et de gens aguerris : Simon Gallup (The Cure), Peter Yates (guitares – membre de la mouture originelle de Fields Of The Nephilim), Martyn Barker (Shriekback, Marianne Faithfull, Goldfrapp), Geraldine Swayne (Faust). Fruit de cette conjonction des forces : un ensemble subtilement puissant et noir, constituant certainement ce que Vine a fait de plus immersif et émouvant depuis ses tout débuts.

Entourée de ses compères Steven Hill, Matt Tye et David ‘GB’ Smith, Evi délivre une collection d’ambiances hypnotiques, porteuses de la même délicatesse que ses précédentes productions : deux albums (… And So The Morning Comes [2011] et Give Your Heart To The Hawks [2015]), faits d’une mystérieuse harmonie.
Mais Evi et son groupe actuel, rénové dans sa section rythmique, trouvent supplément de chair et ouvrent profondeur de champ inédite avec ce troisième volet studio. Une profondeur de champ voulue, résultat d’une chimie atteinte par ces musiciens au fil des jams ayant précédé l’enregistrement. Arrivant en studio, ils étaient prêts à jouer en conditions live, à envoyer à la table de mix la source qu’ils produisent sur scène… ce qui ne fut pas le cas des deux enregistrements précédents, enregistrés à la maison en mode DIY.

Black Light White Dark comprend six morceaux pour presque quarante minutes de musique. Deux pièces imposantes (« Sabbath », neuf minutes, et le final « Sad Song n°9 », presque douze), le reste se tenant dans des formats plus courts sans que pour autant, vous puissiez vous attendre à de classiques « chansons ». Vine et ses musiciens sont dans un registre de texturation progressive et d’exposés fantomatiques. Les références afflueront forcément (4AD, Cocteau Twins, Portishead, Marissa Nadler, This Mortal Coil) mais les faire apparaître n’est que mettre en appétit, et certainement pas dire ce qu’est cette musique. Qu’est-elle, d’ailleurs ? Un voyage, une intériorité : les climats sont noirs et sensuels, ce dont témoigne justement « Sabbath », premier extrait choisi pour présenter l’album. Sur ce morceau est intervenu Simon Gallup (The Cure) pour des basses linéaires et pesantes, et qui rappelleront foule de souvenirs aux amateurs du son des premiers albums de Smith & co. Peter Yates est là aussi.

Ce titre est à l’image du reste : un mélange paradoxal de spatialité dans le son et d’intimisme dans l’intention. C’est une musique de l’intérieur. Evi ne craint d’ailleurs pas d’aborder la douleur personnelle, l’absence de perspective et la fragilité ultime. Le suicide fait partie du voyage, et c’est « My Only Son ». Un fruit est à tirer de la douleur, et Evi ne projette en l’occurrence ni un fantasme ni ne conte fiction : réalité personnelle est sous-bassement du titre, qui trouve ses origines dans la disparition d’un proche – et la culpabilité, parfois, de ceux qui restent après. Une présence flotte dans l’air.

En studio, Vine & co. n’ont que très peu recouru aux overdubs. Ainsi qu’ils le disent eux-mêmes (en substance), « ce que tu écoutes est ce que nous avons joué ensemble, réellement ». C’est là, sans doute, l’une des clefs de voûte de ces charpentes sinueuses.
La voix de Vine pleinement mise en valeur, ère dans des paysages nocturnes. Elle ne ment pas (« My Only Son »). Le groupe est minimal dans son approche, maximaliste dans son effet : construisant à partir de peu d’éléments, il échafaude avec précaution une grande musique ne nuit. C’est immersif, cinématographique, pénétrant. La lenteur et l’économie des percussions (la section rythmique, quoique incorporée depuis seulement deux ans, est d’une saisissante maturité) sont plateforme sur laquelle s’étale le mystère, jusqu’à s’éparpiller en bulles cosmiques (« I am the Waves »).
Enregistré aux studios EchoZoo (Eastbourne, Londres) par by Phill Brown (déjà à l’œuvre sur le cru 2015, et par ailleurs ancien collaborateur de Led Zeppelin, David Bowie ou Talk Talk) et produit par David Izumi (Ed Harcourt), Black Light White Dark n’est, pas plus que les précédents, un travail à catégoriser. C’est une musique émotionnelle, délicate, capable d’épaississements et de bruit sourd. Une musique sans format et pour laquelle le temps est un espace à occuper. À l’instinct.

3 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Mono: « Nowhere No Here »

Cela fait 20 ans que Mono engrange les tournées annuelles de plus de 150 concerts et ce dans pas moins de 55 pays. Les Japonais sortent ici leur dixième album, une savante mixture de ost-rock orchestral et de shorgaze bruitiste avançant au rythme de crescendos euphoriques. Sublimée par la beauté comme la mélancolie s’échappant des fidèles piano et cordes (« Far and Further », « Parting »), cette nouvelle salve a elle aussi comme but avoué de capter ce contraste saisissant entre obscurité et lumière, entre calme et chaos : l’écrasant « After You Comes The Flood », comme le tentaculaire « Sorrow » se chargeront à ce titre, à nous le rappeler.

Mono innove cette fois encore en ajoutant à ses arrangements de toujours – majoritairement cinématographiques – de subtiles touches électroniques (un « Funeral Song » assorti de cuivres) que son guitariste Takaakira Goto semble avoir ramené de sa brève collaboration avec John McEntire (Tortoise, The Sea & Cake…), mais aussi le chant désormais assumé avec brio par Tamaki sur un « Breathe » somptueusement aérien

Magnifiquement produit par un Steve Albini qui nous fait découvrir sa capacité à retranscrire tant de délicatesse, Nowhere No Here n’aura pour autant rien de totalement dépaysant pour les amateurs du groupe. Le combo élève ici le post-rock au niveau du grand art ; une exécution appliauée avec expérience et maîtrise mais aussi vectrice d’émotions dans un registre qui en réserve peu. Impressionnant.

***1/2

2 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Mint Field: « Pasar de Las Luces »

Du shoegaze venu yout droit de Tijuana au Mexique ; c’est ce que nous propose Mint Field, un duo féminin à peine âgé d’une vingtaine d’années et qui est composé d’Estrella Sanchez (chant, guitare) et d’Amor Amezcua (batterie, synthés) qui possède un pied dans la shoegaze et un autre dans la dream-pop comme l’atteste leur premier album intitulé Pasas de las Luces.

Voici donc treize morceaux sentant la tristesse, la frustration et le chagrin de leurs existences parfaitement agencés en textures aussi bien oniriques qu’orageuses. Mint Field maintient ses influences musicales comme jamais avec ses riffs tantôt fuzzy tantôt mélodiques à travers des épopées touchantes comme l’introduction nommée « El Parque Parecía No Tener Fin » mais également « Ojos En El Carro » qui suit et « Temporada De Jacarandas ».

Il est clair que c’est très loin d’être la joie tout au long de ce Pasas de las Lucas où le tandem dépeint un Tijuana où il ne fait pas bon vivre entre taux d’homicide qui double et crise migratoire qui continue d’en faire des siennes sur « Ciudad Satélite » mais aussi avec ce temps paresseux et se languit sur « Cambios del Pasar » etqui s’exprime au travers de la tristesse personnelle exprimée sur « Para Galli ».

La voix d’Estrella Sanchez tente de se faire entendre au milieu de ses ambiances krautrock psychédéliques nuageuses, ses basses vrombissantes et ses caisses claires qui cognent fort avec « Cambios del Pasar » et « Boötes Void ».

Il arrive que des moments plus enlevés surgissent sur ce premier album comme « Quiero Otoño de Nuevo » dont la rythmique a de quoi rappeler Neu! et mettant un peu de piquant tout au long de ce tourbillon de mélancolie et de désespoir qui s’achève avec un « Club de Chicas » mémorable.

Pour un premier album, Mint Field place la barre très haute et leur mélange de shoegaze, krautrock et dream-pop orageux fait des merveilles avec ce Pasar de las Luces. Chaudement recommandable !

6 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Bipolar Explorer: « Sometimes In Dreams / Til Morning Is Nigh: A Dream of Christmas »

Bipolar Explorer est un duo de dream-pop/shoegaze new-yorkais qui avait publié un premier opus Dream Together et qui semble vouloir faire d’une pierre avec n deuxième album connoté de la même manière en matière de terminologie puisqu’il s’intitule Sometimes In Dreams / Til Morning Is Nigh: A Dream of Christmas.

Composé de Summer Serafin (vocaux) et Michael Serafin-Wells (instrumentation) le couple nous emmène dans un univers, on l’aura deviné, onirique où l’intimité la plus pure et la plus cérémonieuse est mise en valeur.

À cet égard, c’est la voix de Summer Serafin que l’on va entendre dès les premières secondes de « You Are Loved (Summer’s Theme) » avant que son époux reprenne les devants avec des compositions épurées et célestes qui ont de quoi nous envoûter sur, entre autres, « Letter To The Darkest Star », « Ocean » ou même « So Anyway ».

En alternant passages parlés et envolées lyrico-sentimentales de Michael Serafin-Wells où il ne suffira que d’arrangements minimalistes (une guitare et des sonorités en arrière-plan) et de schémas « bipolaires », crépusculaires et umineux, Sometimes In Dreams nous convie dans sa matrice intrigante.

On sera, alors, fasciné par ce qui est du ressort de la beauté immaculée avec des titres comme « Out » et « Necessary Weight » en passant par les célestes « And At That Hour, Above (Perigee-Syzygy) », « The Choral Text Passage » et autres « Dead End Street » ; l’ensemble formant un tout.

Au travers de ces humeurs contrastées, ce double « concept album » est avant tout un exutoire ; qu’il parvienne à exorciser ce qui peut nous embraser le rend indispensable.

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10 décembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Our Girl: « Stranger Today »

Débordant de guitares en fuzz et de compositions shoegaze Stranger Today est le « debut album » idéal si on veut élaborer sur l’alchimie qui existe entre les membres d’un groupe.

Le fait qu’ils soient meilleurs amis leur permet, en effet, de mettre leurs affinités personnelles au service de leur musique.

Celle-ci se veut lyrique, avec des mélodies parfois proches d’hymnes comme par exemple sur « I Really Like It » parfaite illustration du thème de la romance moderne.

Stranger Today est un opus plus qu’engageant, servi qu’il est camaraderie musicale et intuition homérique, il se fait miroir des nombreuses nuances de la vie moderne, à la fois pleine de bruits mais aussi de bonhomie.

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21 septembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Magic Wands: « Abrakadara » & « Portals »

Magic Wands est un duo de Los Angeles qui sort ici simultanément ses troisième et quatrième albums. Les deux, Abrakadara et Portals (une collection de vieilles démonstrations) seront des indispensables pour tous les les amateurs de dream-pop et de shoegaze.

Le premier est excitant dans la mesure oui démontre l’expertise des artistes à mêler des titres accrocheurs et pop à des textures sophistiquées, puissantes, transcendantes et même mystiques

On n’y trouve confiance et esprit d’aventure,Une palette sonique comprenant des éléments éthérés, des guitares ambient et des synthétiseurs emplis de fluidité et de bienséance où ils explorent ainsi un paysage auditif en pleine expansion, sans sembler vouloir lui donner des limites.

On retiendra la chanson titre et l’atmosphère onirique d’un morceau comme « DNA » où les phrasés vocaux sans effort véhiculeront un sentiment de simplicité voire de simplisme qui sera démenti par la complexité des émotions que peut recevoir l’auditeur.

Portals sera compris d’inédits et de bandes restées à l’encan comme « Warrior Version 2 » et « Baby Love ».

C’est deux albums montre la versatilité du duo capable d’oeuvrer dans un registre très fermé et d’y trouver pourtant science du détail et imaginaire créatif non segmenté

***1/2

21 septembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Pity Sex: « White Hot Moon »

Si ce quatuor de Ann Arbor suscite l’intérêt, ce n’est pas seulement an raison du nom qu’il s’est choisi, Pity Sex. Leur musique, du shoegaze assez intense, peut aussi faire parler d’eux car ça n’a rien à voir avec la fuzz permanente ou le lo-fi cataclysmique que leur premier opus nous présentait.

Bien sûr, sur White Hot Moon, on discerne encore des influences issues de la mouvance My Bloody Valentine mais ce qui va compter désormais est la relation existant entre les deux leaders du combo, Brennan Greaves et Britty Drake.

Que ce soit l’un ou l’autre qui soit à la barre, qu’ils se fondent en totale harmonie (« Bonhomie ») ou qu’ils se provoquent subtilement (« Burden You ») les deux font preuve ensemble d’une alchimie indiscutable.

Volontaire ou pas, le disque a ainsi un côté conversationnel qui ne se dément jamais. Greaves cultive la facette métaphorique que peut revêtir la notion de désir avec une phrasé en drones sensuels alors que l’approche de Drake est beaucoup plus directe quand elle évoque les peines de coeur ; «  want you but I don’t want to / I’ll never say I loved you because you know I still do » l’entend-on réitérer dans des tonalités aériennes qui contrastent avec le texte.



C’est elle qui prend les devants sur l’un des meilleurs titres de l’album, « Plum », une ode dévastatrice et candide dédiée à sa mère. Nous avons ici un des rares moments où la tendresse prend le dessus sur la distorsion permettant à la poésie de la parole dite de se faire entendre avec clarté et de légitimer l’aspect hypnotisant d’une voix dont la douceur nous agace en raison de la thématique abordée.

« Pin A Star » sera également un autre morceau qui fait figure d’anomalie tant il parvient à faire coïncider grondement sous-jacent et guitares lucides aux côtés de voix claires et doucereuses.

Pity Sex ont indéniablement pris quelques risques pour nous offrir un opus qui tranche. Ils ne réinventent sans doute pas la roue mais White Hot Moon est un effort solide, surtoput comparé au premier, Feast Of Love. Si on termine en espérant que l’étincelle entre Drake et Brennan continue de scintiller, il y a des fortes chances que le disque suivant mette le feu là où on apprécie d’être chatouillé.

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7 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Presents For Sally: « Colors & Changes »

Colors & Changes est le deuxième album de ce groupe britannique dont l’univers rime avec psychedelia et shoegaze. Leur musique est à la fois sonore et scintillante avec, par moments des suites qui captent l’oreille et capturent l’attention.

« We Fought Lucifer (And Won) » est, par exemple, une très belle introduction qui voit Matt Etherton, le guitariste et vocaliset, se mesurer à un feedback en furie qu’il n’essaie qu’à peine de contrôler d’une voix mesurée et les douces harmonies de sa femme Anna.

«  Wishawaytoday », le premier « single », est plus calme mais tout autant rempli d’énergie que le titre qui a ouvert l’album.

Dans l’ensemble, on a droit à la recherche de belles harmonies, des compositions vaporeuses et des nappes sonores qui raffolent du « multitracking ».

« Anything Anymore » voit Anna s’emparer du micro d’une fort élégante manière qui rappellera Lush avec son époux apportant un soutien consistant sur les chorus, résumant à merveille les guitares « trippy » qui orneront l’ensemble.

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25 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire