No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Marlon Williams: « Marlon Williams »

Il nes sera pas étonnant de trouver chez ce jeune artiste folk originaire de Nouvelle Zélande des influences où se côtoient roots, ou country rock mais aussi du mariachi punk (« Hello Miss Lonesome ») ou de la roots pop héritée de la « British Invasion » .

Mais Williams est également un vocaliste dont l’arrière- plan est celui de la musique Maori et des choeurs d’églises. Il étaye cela d’une voix élégante et romantique plus proche des crooners.

Ces mélanges dont intéressants et plutôt fluides ; si on y ajoute des moments où ne sommes pas loin d’albums comme Younger Than Yesterday ou The Notorious Byrd Brothers, ce « debut album » éponyme ne pourra qu’élargir nos horizons soniques.

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8 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Banditos: « Banditos »

Il y a quelque chose de délabré et de brut de décoffrage qui se dégage du premier album éponyme de Banditos d’où nous parviennent des bouffées de boogie électrique, d’arpèges folk et de ce southern blues qui reflète les origines géograpiques du combo.

Le groupe n’affiche pas moins de trois vocalistes qui n’ont pas peur de mettre en harmonie leur voix épaulés par une section rythmique implacable et un 6° membre à la guitare.

La facilité avec laquelle ils passent d’un, gente à l’autre est admirable mais c’est quand ils adoptent un groove façon ZZ Top qu’ils sont le plus à leur aise. Dex titres comme « The Breeze », « Golden Crease » et Can’t Get Away » ont la faconde du trio et « Still Sober (After All These Beers) » ou « Cry Baby Cry » pontuent l’urgence par des six cordes carillonnantes.

Banditos se terminera sur une humeur plus sombre et fantomatique, « Preachin’ To The Choir », mais il est clair que, quel que soit le style choisi, Banditos s’amusent autant que la musique qu’ils interprètent.

***1/2

24 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

6 String Drag: « Roots Rock ‘N’ Roll »

6 String Drag est un groupe « revival » alt-country et rock nommé ainsi en hommage à « Five String Drag » une chanson des Stanley Brothers. Il s’est créé en 1985 sur les cendres d’autres combos plus ou moins punks ou hardcore et il est de retour, près de 20 ans après son dernier opus avec un album dont le titre annonce sans mentir la couleur : Roots Rock ‘N’ Roll.

Ils s’étaient fait connaître grâce à un album produit par Steve Earle en 1997, High Hat, un disque qui leur permettait d’être redécouvers de façon régulière mais le seul nouveau matériel qu’on avait connu d’eux était une version acoustique de « Kingdom og Gettin’ It Wrong » qui figure d’ailleurs sur Roots Rock ‘N’ Roll.

Ce disque fait presque figure de machine à explorer le temps, non pas sur une période de 20 ans en arrière mais plutôt une petite soixantaine d’années ; pour schématiser on dirait que c’était avant que le rock n’ait fait connaissance du LSD. Les choses étaient, certes, sauvages mais elles étaient innocentes. Pas de Woodstock encore, le Viet Nam n’existait pas et « la pillule » était le surnom qu’on donnait à l’aspirine.

De ce fait, une humeur va courir tout au long de l’album, celle de cette période où on était un teenager, qu’on avait rien à faire et qu’on passait son temps avec ses amis dans des petites viles sans âme. Musicalement, l’essai se veut réussi, un rock and roll des origines sans la moindre ornementation.

Les titres s’enchaînent et nous offrent un joyeux délire, « Kingdom », «  Oooeeoooeeooo » comme pour nous rappeler le temps où il n’était pas possible d’avoir un disque de rock sans qu’un de ses chansons soit une onomatopée, « Sylvia » ou « Chopping Black » (celui-ci étant un peu plus boueux et crade que les autres).

L’album a été enregistré en quatre jours, comme au bon vieux tempos ; il se termine sur un « I mIss the Drive-In » qui veut tout dire ; c’est à cet endroit que 6 String Drag nous donnent rendez-vous, il serait bon de s’y retrouver.

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12 février 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Ben Vaughn: « Texas Road Trip »

Ben Vaughn est un de ces artistes inclassables en ce qui concerne le roots rock tant il a la faculté d’en explorer toutes les facettes, avec toujours la même approche mais en sonnant chaque fois différent. On pourrait presque considérer que ses albums sont des hommages (ici ce qu’est un road trip au travers du Texas) sans pour autant y voir un « road album ») et qu’ils constituent un tribut à des musiciens sans que néanmoins on puisse y voir un disque de « reprises ».
C’est le cas ici avec Texas Road Trip un disque où on croit entendre du Dough Sahm sans qu’une composition de ce dernier n’y figure.
Vaugn est un fan avoué du Texan et, comme en tant qu’omnivore musical, il a opté pour la configuration suivante: restituer un son en utilisant le style de 2014. Il a donc écrit des morceaux qui s’entendraient parfaitement avec la période de Sahm avec le Sir Douglas Quintet, interprétés comme ils l’étaient lors de cette collaboration.


De façon assez sensée, il s’est rendu à Austin pour enregistrer l’album avec trois anciens musiciens de Sahm: Augie Meyers à l’orgue, Alvin Cow au violon et le bassiste Speedy Spark. Figurent aussi John X. Reed à la guitare et l’ancien batteur des Fabulous Thunderbirds MIke Buck.
Les morceaux de Texas Road Trip ont indéniablement la patte et l’humour de Vaughn, et sont vus toujours au travers du prisme du type sans histoires, (par exemple « Miss Me When I’m GOne » ou « Seven Days Without Lve »), les mélodies se prêtent facilement à ces arrangements façon Dough Sam. Pour cela on ne pouvait trouver mieux que les claviers de Meyers dont la particularité est de sonner comme un accordéon tex-mew. La section rythmique de Spakrs et Buck est une véritable tuerie, pleine de feu mais aussi efficace quand le tempo se ralentit (« Texas Rain », « Heavy Machinery »). Le travail à la guitare de Vaughn et Reed s’enfile là-dedans comme un gant et, Vaughn ne prétendant jamais qu’il est Dough Sahm, il nous présente ainsi un « tribute album » digne et humble comme on aimerait en entendre plus.
***1/2

21 juillet 2014 Posted by | Quickies | | Un commentaire

Chuck E. Weiss: « Red Beans and Weiss »

Chuck E. Weiss est ce genre de personnage marginal dans la musique rock, révéré par ses pairs (il a même été immortalisé dans une chanson, « Chuck E.’s in Love » par Rickie Lee Jones) mais à peu près inconnu du grand public.

Cette vie dans l’arrière-cour semble pourtant convenir à ce natid de Los Angeles dont il écume régulièrement les clubs où il donne libre cours à son penchant par le « barroom blues ».

Cela explique le fait que ses enregistrements soient sporadiques et que, malgré un titre plutôt douteux, Red Beans and Weiss, on ne puisse qu’accueillir avec intérêt cette nouvelle production de notre excentrique artiste.

Le style dans lequel il opère n’a jamais varié ; un blues rock qu’on pourrait qualifier presque de vaudou façon Dr. John, ponctué par une voix graveleuse à la Tom Waits ou Tony Joe White et la musique qui va avec.

Il s’avère que ce disque a été co-produit par Johnny Depp (un autre de ses admirateurs) mais, bien sûr, la star du show est Weiss avec un répertoire qui voit ce dernier se frotter au « roadhouse rock » avec « Tupelo Joe » exemple parfait de « road song », au jazz des heures tardives » Shushie »), au blues pur et dur (« Exile On The Main Street Blues ») et même à s’accorder une petite virée au Mexique avec « Hey Pendejo ».

Red Beans and Weiss est un disque qui s’inscrit à contre-courant d’une époque coincée et où tout prend des allures de sérieux inébranlable. Il le fait avec avec une verve et une inspirations étonnantes, propres à nous le faire fredonner sous la douche. Il y joint cette touche de doux sarcasme qui semble renvoyer chacun à ses chères études ; peut-être pas aussi misanthrope que le grand Randy Newman il partage néanmoins avec lui ce talent singulier de faire vivre et rire avec aisance et subtilité même si celle-ci ne se drape pas dans l’élégance de Monsieur Newman.

***1/2

 

24 avril 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Chuck Ragan: « Till Midnight »

On dit de la voix de Chuck Ragan qu’elle est la cause de 97 % des avalanches qui se produisent ; cela permet de situer celui qui, pendant dix ans, a été à la tête du groupe post-hardcore Hot Water Music.

Néanmoins, même au milieu de ces moments les plus extrêmes, l’aboiement de Ragan a toujours abrité une caractéristique soul qui prouvait qu’il pouvait très bien traduire son émotion sur un registre plus traditionnellement rock.

Depuis la séparation de HWM, il a laissé de côté les « enjolivures » stylistiques du punk en faveur d’arrangements alt-country et d’une approche plus proche de celle de Bruce Springsteen.

Till Midnight est son cinquième album, la voit poursuivre cette direction, ajoutant à la sueur et à la densité de ses titres des angles plus adoucis en particulier grâce à l’utilisation d’un violon.

Cela permet au disque de rester tout aussi intense tout en évitant les clichés qui auraient pu entourer cette image de songwriter rock atteint par le retour d’âge. Ragan ane The Camaraderie, son propre E Street Band, sont explosifs dans le chant choral qu’est « Something May Catch Fire » où cette ligne «  on pourrait faire du grabuge ici », n’a jamais aussi bien sonnée.

Des morceaux comme « Vagabond » et sa lap-steel, le rocker « Non Typical » et le poussiéreux « Revved »font preuve d’un punch implacable et dont on se demande comment il peut autant durer.

Même une berceuse comme « Bedroll Lullaby » trouvera un moyen de déchirer autant que les compositions les plus rapides, et elle s’intègre tout aussi bien que ces dernièress à la voix rauque et âpre de Ragan.

Il est dommage que HWM n’ait pas eu le succès dont beaucoup de combos punk ont bénéficié, il n’est peut-être pas encore trop tard puisque le bonhomme semble disposer à « sévir » jusqu’à minuit et, espérons-le, tout autant après.

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1 avril 2014 Posted by | Quickies | , , | Un commentaire

Fossil Collective: « Tell Where I Lie »

Cela fait plusieurs années que Johnny Hooker et David Fendick frisent le succès grâce a un buzz essentiellement acquis sur le net. Leur premier album Tell Where I Lie remplit certaines promesses mais n’a en rien de foncièrement original.

Sis dans une démarche plutôt axée sur le soft roots rock, ce groupe de Leeds n’a pourtant pas d’identité sonore distinctive. La chanson d’ouverture, « Let It Go », est plaisante mais fait ainsi penser qu’on écoute une chanson des Fleet Foxes et, comme les onze autres titres, sera agréable à écouter sans qu’une des compositions se détache du disque.

Ceci dit, Fossil Collective sont bons dans ce qu’ils font. « Wolves » est une ballade au piano exemplairement réconfortante tissée à partir d’une guitare folk dans laquelle la six cordes électrique de Fendick apporte une touche d’énergie à des textes ambigus et sombres. C’est de la « mood music » par excellence tout comme sur la fluidité qui accompagne « When Frank Became An Orb ». Rhythmique tendue mais suffisamment simple, cordes et claviers « ambient » fantomatiques rappelleront Bon Iver en un déroulé presque sans accrocs.

Ce sont des éléments qui malheureusement n’imprègnent pas tout cet album manquant singulièrement de diversité, semblable à cette sensation de retrouver un vieil ami qu’on a pas vu depuis longtemps mais dont le discours reste néanmoins familier. Un disque idéal à écouter en une journée pluvieuse mais dont on ne recommanderait pas l’écoute en boucle à moins de vouloir s’envaser dans le spleen.

★★½☆☆

27 juillet 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Willie Nile: « American Ride »

La résurgence de la carrière de Willie Nile est autant bienvenue que surprenante. Ce chanteur compositeur de New York sortit en 80 et 81 deux albums de folk-rock rocailleux unanimement encensés par les critiques qui ne trouvèrent rien d’autre qu’un faible écho malgré ses tournées incessantes. Des problèmes avec ses labels le laissèrent en sommeil jusqu’en 2004 et depuis, peu à peu, il est parvenu à mettre à jour quelques disques enregistrés de façon indépendante et demeurés souterrains.

American Ride est, aujourd’hui, un de ses projets les plus passionnés et les plus remarquables. On y retrouve pleinement assumée des influences urbaines à la Bruce Springsteen accompagnées d’un flair pour les mélodies accrocheuses et les chorus puissants qu’on, trouve chez quelqu’un comme Tom Petty.

La voix de Nile a retrouvé un certain allant et résonne de confiance avec des inflexions qui rappelle, ci et là, Steve Forbert, John Hiatt ou Graham Parker. Cette versatilité permet de passer des morceaux qui sont comme ces hymnes ampoulés (« This Is Our Time » qui ouvre le disque), au rockabilly fringantfaçon Stray Cats (« Say Hey ») ou à l’imagerie socio-religieuse de « God Laughs ».

Nile est, ici, dans son élément non seulement musical mais aussi géographique comme en témoignent «  Sunrise in New York City », chanson d’amour à sa ville qui n’est pas sans rappeler la pop vue par McCartney et le plus sombre « Life on Bleecker Street ».

Une reprise ici, le « People Who Died » de Jim Carroll prise sur un tempo rock et enjoué. Elle n’est peut-être pas la plus adaptée à un contexte dans lequel Nile rend hommage à son père et Carroll tous deux décédés. La seule ballade, « The Crossing », devra énormément à Randy Newman et Paul Simon et cohabitera avec un folk rayonnant, « American Ride » véritable « road-song » dans lequel le chanteur énumérera le plus grand nombre de villes inimaginables. La chanson-titre est, en fait, une double chanson d’amour dédiée à une fille et aux USA dotée d’une belle imagerie rappelant que Nile est aussi un lyriciste.

Ce titre est une chanson on ne peut plus synchrone avec un retour dont on ne peut pas dire qu’il ne soit pas réussi. Sachant que Springsteen, Petet Towshend ou Lucinda Williams sont des fans absolus, il ne reste plus, à vous aussi, qu’à le devenir.

★★★½☆

5 juillet 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

John Fogerty: « Wrote A Song For Everyone »

Pour qui n’a pas connu Creedence Cleawater Revival au début des années 70, rappelons que ce groupe mené par John Fogerty véhiculait une image trop « americano redneck » pour avoir les faveurs des critiques. Leur musique puisait aux racines de la musique populaire US (blues, country, bayou) sur laquelle ils infusaient une bonne dose de guitares tranchantes et de vocaux musclés. Leurs compositions étaient rock mais trop accrocheuses et brèves pour faire cette chose honnie à une époque qui privilégiait les albums conceptuels, des « singles » qui furent pour la plupart ; autant de « hits » dans un Top 50 envahi par des sous-produits « middle of the road ».

Oui, CCR était un groupe « rock » malgré leurs chemises à carreaux, leurs jeans droits et leur cheveux mi-longs, oui Fogerty ne célébrait pas que l’American Way of Life comme peuvent en témoigner un « Bad Moon Rising » prophétique des temps futurs, un « Have You Ever Seen The Rain The Rain ? » sur lequel on peut dresser un parallèle avec le « A Hard Rain Is Gonna Fall » de Dylan ou un « Fortunate Son » qui adopte le point de vue de l’Américain de base pour dénoncer guerre, corruption, privilèges, ou autres.

Ce dernier morceau ouvre d’ailleurs Wrote A Song for Everyone (titre on ne peut plus fédérateur), album de reprises interprétées par Fogerty et une pléiade d’invités. Sur la chanson précitée, il s’agit des Foo Fighters qui injectent un sang suffisamment fébrile pour redonner vie à la hargne de l’interprétation initiale. On remarquera d’ailleurs, tout au long de l’album, combien la voix de Fogerty est restée égale à elle-même : fiévreuse, enragée, furieuse et viscérale.

De ce point de vue-là, certains titres ne peuvent pas mourir, « Fortunate Son » en est un exemple mais il n’est pas le seul. Le travail sur « Lodi » (avec Shane et Tyler Fogerty) est tout simplement remarquable transformant la complainte du morceau initial en véritable célébration et, quand la voix de Bob Seger accompagnée du piano délicat de Bob Maalone se mêle à celle de Fogerty sur « Who’ll Stop The Rain », c’est comme si le compositeur de « Against The Wind » rencontrait un compagnon de route.

La plupart des musiciens restent proches d’ailleurs des racines musicales des compositions. Allen Toussaint and The Rebirth Brass Band et de Jennifer Hudson recréent l’authenticité d’un « Proud Mary » véritablement universel et même Kid Rock semble marcher comme l’ombre fidèle de Fogerty sur un « Born on the Bayou » merveilleux hybride entre lee « swamp rock » et le rap.

Comment ne pas être heureux, alors, de retrouver le Fogerty d’aujourd’hui, avec deux inédits d’une solidité à toute épreuve (« Mystic Highway » et « Train of Fools ») même si d’aucuns auraient opté pour d’autres choix ? Disons-nous qu’il y a abondamment matière pour un Volume 2 et saluons la prérennité d’un artiste qui, bien avant Bruce Springsteen, avait su capturer le mal-être et le mécontentement, non seulement de la jeunesse hippie, mais aussi de l’Américain moyen, cette masse de gens plongés, aujourd’hui comme à l’époque de la guerre du Viet Nam, dans la ces petits boulots qui ne mènent nulle part, si ce n’est à encore plus de détresse et de ressentiment.

8 juin 2013 Posted by | Chroniques du Coeur | , , , | Laisser un commentaire

The Mavericks: « In Time »

Du début à la fin de cet album qui marque la réformation des Mavericks, on peut se rendre compte combien le groupe fait partie intégrante de cette caractéristique américaine fondamentale : le melting pot. Leur leader, Raul Malo, et ses musiciens basés à Nashville empruntent en effet librement et joyeusement aux cultures régionales des Amériques (du Nord et latine) sur un disque qu’il sera difficile d’égaler si on se réfère et on se cantonne à ce genre.

In Time s’ouvre, de façon significative, sur « Back In Your Arms Again », avec une guitare poisseuse et nasillarde baignant dans des échos country et partageant la vedette avec un ukulélé hawaïen râpeux mais au swing impeccablement cadencé. Se mêlent ensuite un clavier Tex-Mex et des timbales qui accompagnent alors une section rythmique à l’élan assuré et définitif. Malo ajoutera au titre sa voix de ténor en falsetto apportant une touche de romantisme à une morceau dont le thème sera la réunion amoureuse mais dont on peut très bien comprendre qu’il fait référence au groupe lui-même.

Cet esprit fédérateur et enveloppant perdurera tout au long des quatorze plages, que ce soit sur la pedal steel affutée et tranchante de « Lies », les mariachis hérissés d’un « Fall Apart » qui célèbre une séparation dans une atmosphère festive que l’on retrouvera sur un « All Over Again » redoutable pépite Tex-Mex. C’est ainsi également que l’on pourrait qualifier ce mini-opéra latino-gospel de huit minutes, « (Call Me) When You Get To Heaven » qui dont on ne peut que regretter qu’il ne termine pas In Time sur un ce qui aurait constitué un merveilleux point d’orgue.

Soulignons enfin, d’une part, l’origine cubaine de Malo qui donne à chaque composition sa faconde chorégraphique, et, d’autre part une production enlevée qui fait comme célébrer un retour qui, dix ans après, ne peut pas être plus « in time » qu’il ne l’est !

★★★★☆

30 mars 2013 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire