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Bop English: « Constant Bop »

De prime abord Constant Bop ressemble à un disque pastichant les 60’s. La jaquette de l’album est délavée en teintes pastels, le titre ringard à souhait et l’ensemble pourrait passer pour un vieux truc de Tim Buckley ou Arthur Lee.

On sera par conséquent surpris d’apprendre que Bop English est le pseudode James Petralli de White Denim, lequel s’offre ici une petite excursion fun qui évite soigneusement les rudesses à la six cordes du son combo original et qui nous propose en échange un bon vieux « trip » à la mode hippie comme le suggérait sa couverture.

La voix de Petralli est toujours reconnaissable mais ce nouvel habit semble lui aller plutôt bien en particulier sur un « Stuck Matches », joli exercice de stomp. On retrouvera quelques petites pincées des touches expérimentales de White Denim infiltrant, ici et là, les mélodies puisque c’est cette option que Petralli a privilégiée plutôt que l’approche bruitiste.

Constant Bop estun disque rétro mais il est rafraichissant de voir un artiste faire sortir sa créativité de sa camisole et nous délivrer un chouette petit album.

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11 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Got A Girl: « I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now »

Dan (The Automator) Nakumara et l’actrice Mary Elizabeth Winstead se sont rencontrés sur le tournage d’un film, Pilgrim Vs. The World dans lequel le logo de la Universal n’est pas le seule chose rétro qui les a réunis : en effet ils partagent tous deux un amour le pop française des années 60, époque où celle-ci était encore gauche et naïve.

I Love You But I Must Drive Off This Cliff Now est le premier album qui sort de cette rencontre et il est assez délectable, y compris dans l’ironie qui semble percer dans le long titre du disque.

Il n’est pas nécessaire de connaître (voire d’aimer) la « French Pop » autant que ce duo pour être séduit par le disque. Dès le « single » qui ouvre l’album, « Did We Live Too Fast » nous sommes entraînés dans un monde délicat où la joliesse est reine (« Je suis sûr qu’elle est charmante, mais je le suis tout autant », et ce, jusqu’au final ,« Heavenly », un univers qui ne peut que nous captiver.

Les accroches aiguës de « There’s A Revolution » et les cordes dramatiques de « ThingsWill Never Be The Same » sont tout aussi revigorantes d’autant que la production de Nakamura à cette impeccable croustillance qui éclate aux oreilles et que la voix de Winstead nous sur^rend agréablement par l’étendue de son registre.

Celle-ci demeure magnétique et confiantes, y compris dans le malicieux titre façon pnnk rock « Da Da Da » alors qu’on pourrait très bien la soupçonner de s’auto-plagier sur les textes de la romance dramatique qu’est « I’ll Never Hold You Back ».

On pouvait ne pas attendre grand chose d’un tel opus si ce n’est une resucée où les deux artistes se faisaient plaisir ; il s’avère qu’ils ont également capable de nous le faire partager. Raison de plus pour ne pas le bouder.

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28 août 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

She & Him: « Volume 3 »

Le focus de ce duo a toujours été sur Zooey Deschanel, chanteuse compositrice pop rétro que sur l’artiste country-folk Matthew Ward. Il est vrai que la nature de leur répertoire, une pop song simple et dérivative, avait plus à voir avec Deschanel au point qu’on est parfois demandé quel rôle pouvait y tenir Ward.

Sur Volume 3, la formule exemplifiée dans les deux albums précédents, ne varie pas. On serait d’ailleurs en mal de situer une époque plutôt qu’une autre pour discerner quand certains titres ont été écrits. Cette sensation perdurera encore plus à l’écoute du disque dans la mesure où chaque morceau semble avoir été composé sur le même moule.

Le résultat n’est pas désagréable et certaines chansons sont même plutôt entraînantes (« Hold Me, Thrill Me, Kiss Me » ou « I’ve Got Your Number, Son ») au point qu’on se demande si les vocalises en « ouh ouh » et les textes pour le moins banals d’un point de vue métaphorique ne sont pas à prendre au second degré.

Ajoutons que ces derniers tournent toujours autour de la même antienne d’une jeune fille réprimandant son petit ami et on ne ne pourra chasser un sentiment de monotonie. « Turn To White » et « Somebody To Talk To » se plairont néanmoins à donner place à une atmosphère plus mélancolique, comme pour contrebalancer l’insouciance véhiculée par Volume 3 (et avant lui Volume 1 et 2!) mais celle-ci est trop voisine d’insignifiance pour qu’on puiss vraiment adhérer . « Something’s Haunting You » ; à cet égard, s’essaie à une certaine affliction mais l’accompagnement au xylophone transforme cette chanson de regret en vague bleuette de bord de mer.

On aurait été en droit d’attendre qu’à jouer avec certains codes, She & Him introduisent une certaine dose de souffre ; ils ont au contraire conservé une approche de « happy music » qui, si elle peut être intéressante sur un premier album, fait très vite, par la suite, préférer l’original à la copie.

★★½☆☆

16 mai 2013 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire