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Titus Andronicus: « An Obelisk »

année dernière, Titus Andronicus avait tenté d’emprunter un virage musical radical avec son album A Productive Cough. En effet, on a vu , en effet,la bande menée par Patrick Stickles arpenter des influences heartland rock et Americana avec un succès relatif ce qui peut expliquer sa persévérence avec ce etour aux sources louable pour An Obelisk.

Pour cela, le combo a en fait appel à un autre poids lourd du punk américain Bob Mould à la production pour remettre Titus Andronicus sur les rails. An Obelisk ne surfera sur aucun concept mais juste sur du punk-rock bien enragé bien à l’ancienne et à l’image du groupe sur ces dix nouvelles compositions dont « Just Like Ringing A Bell » en guise d’introduction mais encore « Troubleman Unlimited » qui suit possédant des airs de Meat Puppets, « My Body and Me » ou bien même « Hey Ma ».

Patrick Stickles traduit son désespoir et un avenir pour le moins pessimiste de son pays lors de l’ère Trump. Et il arrive à nous plomber l’ambiance lorsque l’on écoute attentivement les textes des morceaux explosifs comme « (I Blame) Society » et « Within the Gravitron ». Il arrive à enfoncer le clou sur les grosses distorsions de « Tumult Around The World » pour prouver que Titus Andronicus n’a rien perdu de sa verve sur ce An Obelisk même si on parvient à regretter l’énergie fougueuse des débuts. Un bon ensemble au final.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Control Top: « Covert Contracts »

La scène indie de Philadelphie continue d’être en pleine effervescence, preuve en est Control Top, un trio composé d’Ali Carter (chant, basse), Al Creedon (guitare) et d’Alex Lichtenauer (batterie) qui est prêt à frapper fort avec son premier album Covert Contracts.

A mi-chemin entre post-hardcore, no wave, riot grrl et post-punk, la musique bien électrique et tendue du combo se veut véhémente à souhait avec un son direct et bien crasseux que ce soit dans le domaine du lo-fi ou du hardcore.

On notera, à cet égard, des titres allant de l’introductif « Type A » à « Ego Deaf » en passant par les agressifs « Chain Reaction », « Unapologetic » ou autres « Betrayed ».

Entre les riffs noisy d’Al Creedon, le chant hystérique et incontrôlable d’Ali Carter qui hurle son incompréhension face à la société martèlements de batterie explosifs d’Alix Lichtenauer , le trio de Philadelphie va droit au but et refuse de s’adoucir. Avec une production 100% DIY et brut de décoffrage, Control Top viendra donner ses lettres de noblesse à une musique totalement jouissive dans la menière où elle incite à l’émeute.

***

8 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Clouds Nothing: « Last Building Burning »

Sous la houlette de Dylan Baldi, Clouds Nothing ont déjà à leur CV quatre albums ;Last Building Burning est marque d’un nouvel avatar dans leur relativement jeune carrière.

Une fois encore, le combo a décidé de renouveler sa panoplie de riffs abrasifs aindé qu’il est par un producteur, Randall Dunn, maître en la matière puisqu’il a déjà officié pour Sunn O)) ou Wolves in the Throne Room.

Ceux qui s’attendaient à un adoucissement seront déçus ; la surexcitation est de rigueur ici encore avec une mention spéciale à l’alchimie en œuvre entre percussions et guitares entremêlées.

On appréciera l’épopée (onze minutes) sonique qui préside à « Dissolution », les feedbacks impérieux et les références non dissimulées et exemplaires à And You Will Know Us By The Trail Of Dead.

Exécuté avec brio, ce Last Building Burning est une création punk de haute volée avec ce qu’il faut de diversité, un « Offer an End » que ne dénierait pas Wire, pour en faire un album fracassant par son authenticité.

***1/2

23 octobre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Against Me! : « 123 Live Sex Acts »

La dernière fois que les punks de Against Me! sortirent un album « live » la moitié du groupe était différente ;c’était il y a 3 disques avant et il y a une certaine logique à ce que leur Alive II, malgré quelques artifice studio soit transformé en 23 Live Sex Acts.

Le groupe envoie toujours autant le bois (« True Trans Soul Rebel » ou « Walking Is Still Honest » ) et l’intensité demeure de rigueur.

C’est un disque « live » de la manière la plus honnête possible, les overdubs n’étant pas considérés comme dignes d’intérêt. Les interprétations ne peuvent donc pas être parfaites et sonnent parfois mal taillées et bâclées.

Ce qui pour le combo est une représentation de la gloire ; c’est le volume et la vitesse des shows enfiévrés. Ivi on travers toutes les mouvances et l’histoire des hymnes punks, de ceux issus du garage rock à celle où les « arena rockers » see manifestent.

Seuls accrocs : « Becaue of the Shame » et « Pretty Girls (The Mover) »dans  lesquels on perçoit une volonté de ne pas rester figé dans ce standard.

**1/2

9 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Frank Carter & The Rattlesnakes: « Blossom »

Frank Carter & The Rattlesnakes est le tout dernier opus réalisé par l’ancien leader de Gallows et Pure Love.
Il s’agit ici d’une collection de morceaux n’excédant pas 30 minutes qui est passé du statut de EP de trois plages à une agrégation de titres où ce qui est le fil directeur est l’intensité et la férocité punk.

« Juggernaut » ouvre les débats avec violence et énergie montrant à quel point Carter est capable de s’attaquer à ses démons (sa conscience de la mortalité) en les présentant de manière presque appétissante.
Que cela soit suffisant est une autre histoire ; il appartiendra à chacun d’y goûter ou de repasser le plat avec délicatesse et gêne.
**

18 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Self Defense Family: « Heaven Is Earth »

Heaven Is Earth est le deuxième album de Self Defense Family, un groupe punk qui, auparavant, officiait sous d’autres patronymes. Si l’esprit du combo est punk, il est heureusement capable de s’éloignait du format originel en mode 4/4 et guitares épileptiques.

Le disque est enserré par une barrière où la rythmique circonscrit l’ensemble, basse décisive, batterie insistante, sur lesquelles les structures mélodiques sont minimales et les guitares filandreuses.

Les vocaux, Patrick Kindlon, demeurent néanmoins fidèles à la stance punk, emphatiques et fulminants par exemple sur «  In My Defens Self Me Defend » ou « Dikto » qui réfléchit sur la notion de propriété.

De ce point de vue-là, ce sont plus des slogans que des véritables compositions mais ils sont interprétés avec allant et faconde et se montrent articulés intellectuellement. Parfois le style déclamatoire sert la musique, « Prison Ring » ou « Everybody Wants A Prize For Feeling », et Heaven Is Earth vous laissera ainsi un avant-goût d’expérimentation dont on aimerait qu’il ne soit pas qu’un prémisse.

***

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Anti-Flage: « American Spring »

Depuis près de 25 ans, Anti-Flag a, pour reprendre l’espression, « rendu la honte plus honteuse en la livrant à la publicité. » Il s’agit pour ce combo de Pittsbugh de nous tendre un miroir pour que nous soyons témoins des maux et des injustices du monde et de les exposer avec un répertoire punk féroce et tenace.

La planète ne s’est, en effet, pas améliorée raison de plus pour que le désenchantement qui habite le groupe trouve à nouveau ample inspiration qu’il soumet à notre sagacité.

Sur American Spring, les quaroze plages nous offrent un spectacle toujours aussi znragé par exemple sur l’hymne tapageur qu’est « Brandeburg Gate » et l’invective forcenée qui jalonne « Walk Away ».

Les vocaux de Justin Sane (sic!) gardent toujours leur exigence et leur fore de conviction et, si à la fin du disque vous éprouvez la sensation que, peut-être, il serait possible de faire de ce monde un meilleur endroit, Anti-Flag, avec ses clins d’eil à Marx ou Thoreau, n’aura pas parlé en vain.

***1/2

2 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Downtown Boys: « Full Communism »

Downtown Boys est un groupe punk de Providence, Rhode Island composé de six membres et le titre de leur premier album parle de lui-même. Full Comminism en effet les voir prendre sons, choses et émotions au pied de la lettre tant leur musique est urgente, furieuse et torride, avec ce climat bruitiste qu’il est impossible d’ignorer.

Le combo mêle le personnel et le politique, communisme intégral sans doute,  comme si le fait que les deux se rejoignent allait de soi et ils sont choisi l’option de la concision pour véhiculer leurs messages avec force et conviction.

Full Communism contient douze compositions et le disque n’excède pas 23 minutes ; l’impact est par conséquent garanti (« Monstro », « Future Police » et « Wave of History » se détachent sans occulter les autres compositions).

Un sax de ci de là rappellera les Stooges de Fun House et on ne pourra que se réjouir de constater que certaines traditions musicales perdurent tout comme des idées qui, aux USA en particulier, ne sont plus dans l’air du temps.

**1/2

18 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Rezillos: « Zero »

Le premier album des Rezillos, Can’t Stand The Rezillos, date de 37 ans. Ce qui est assez remarquable avec Zero est que le groupe sonne comme si il reprenait là où il s’était arrêté. La raison n’en est pas un revivalisme qui les aurait été coincés dans un cul de sac temporel mais tout simplement par le fait qu’il projette une atmosphère aussi fraîche que leuer tout premier opus.

The Rezillos s’honorent d’avoir deux leaders, un homme (Eugene Reynolds) et une femme Fay Fife), ce qui rend clair le fait que, dès leurs débuts, ils formaient un groupo à nul autre pareil. L’ironie est que c’est Elton John qui leur a permis d’être signés par Symour Stein sure Sire Recors ; peut-être avait-il été séduit par le fait que le combo avait une approche bien différente de celle du nihilisme qu’affectaient certains de leurs contemporains.

Zero reste un disque rempli à ras bord d’hymnes punks dès son ouverture avec « Take Me To The Groovy Room » et ce punk-là est de nature infectieuse dans la mesure où il véhicule une notion de menace et de danger tout bonnement délicieuse. C’est un album qui incite à danser le pogo tant chaque titre se succédant, « Sh’es The Right One », « N°1 Boy » ou « Sorry About Tomorrow », répète une formule sans qu’elle sonne frelatée.

The Rezillos enfilent les compositions un sourire narquois aux lèvres ; c’est ce qui les différenciera toujours d’autres combos punks. Il n’est que d’écouter les douze plages qui constituent Zero pour se persuader que jamais les titres qu’ils ont donné à leurs albums n’ont été autant de fausses pistes.

***1/2

6 avril 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Fawn Spots: « From Safer Place »

Fawn Spots est un trio punk venu de York et From Safer Place est leur premier album qui vient après une série de EPs dont l’éthique était celle du « do it yourself ». Le LP ne déroge pas à la règle puisqu’il a été enregistré dans les conditions « live » du « home recording ». Le groupe est fameux pour ses concerts incendiaires, il est donc presque logique que le disque s’emploie à en restituer l’atmosphère.

S’étant enfermés dans la remise d’un jardin de l’époque Géorgienne le disque va, dès l’entame,, exercer cette esthétique qui est celle de nous matraquer et de s’affranchir de toute limite. En effet, l’environnement choisi a permis avant tout à asseoir ces arrangements propres à l’auto-production et non pas à profiter de leur retraite pour peaufiner un peu plus leur son.

Le résultat est une bagarre constante entre les instruments, chacun semblant vouloir déverser son son énergie au dépend des autres. Les riffs ne sont qu’explosions et les vocaux aboiements le tout se mêlant sans un mur sonique ne pouvant véhiculer que, surprise surprise !, la colère.

Comme tout autre disque, From Safer Place nous offrira un endroit plus sécurisé avec du matériel un peu plus léger, des interludes apaisés comme » A Certain Pleasure » ou « Black Water » ou un instrumental, « In Front of the Chestnut ». Cela fournit une dimension supplémentaire à un disque qui, autrement, serait quelque peu monocorde même si c’est quand le groupe joue à fond les manettes qu’il est le plus fédérateur.

Fawn Sopts est un grupe encore jeune ; il montre ici un certain potentiel d’autant qu’il n’y a rien chez lui de foireux en termes d’exécution. L’album marquera peut-être une excellente inroduction à un plus large public.

***

13 mars 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire