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Mannequin Pussy: « Patience »

Mannequin Pussy aait oublié un second album faussement nommé Romantic. Le quatuor venu de Philadelphie et mené par la foutraque Marisa Dabrice au chant et à la guitare avait redonné ses lettres de noblesse au punk hardcore et il retente ici l’expérience avec un troisième disque nommé Patience.

Voici donc une nouvelle bonne dose de punk hardcore encore plus explosive et encore plus tête brûlée que jamais. Mannequin Pussy démarre en trombe avec des titres beaucoup plus maîtrisés que jamais avec entre autres le titre introductif qui donne le ton mais encore les allures grunge de « Drunk II » où on voit notre Marisa Dabrice partagée entre chagrin et désinvolture (« I still love you, you stupid fuck ») et « Who You Are ».

Entre moments de pure et folle rage (« Cream », « Drunk ») et d’autres plus mesurés avec notamment « Fear/+/Desire » partagé entre chaos et harmonie et « High Horse », Mannequin Pussy nous entraîne dans cette tempête riche en contradictions. Entre le songwriting aussi insolent que vulnérable de Marisa Dabrice et les compositions bien virulentes qui l’accompagnent (« F.U.C.A.W. »), le groupe de Philadelphie brasse le chaos qui empiète sur leur passage avant de retrouver une certaine lucidité avec « In Love Again » qui clôt Patience en grandes pompes. Assurément un des meilleurs albums punk-rock de cette année car plus ambitieux et plus passionnant à coup d’écoutes répétées.

***1/2

27 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Fury: « Failed Entertainment »

Fury avait débarqué de manière « furieuse » un premier album intitulé Paramount. Depuis, le groupe de punk hardcore venu d’Orange County a fait grande impression avec ses compositions féroces. Il espère, ici, récidiver avec un nouvel opus intitulé è.

Dès les premières notes de « Angels Over Berlin », Fury sort les crocs et décrasse plus les tympans que n’importe qui d’autre.

En 11 morceaux et 27 minutes de musique, le groupe californien ne change en aucun cas leur formule gagnante que ce soit sur « Vacation », « Inevitable Need To Reach Out » ou sur « Birds of Paradise ».

Entre riffs tapageurs et section rythmique bien sauvage ainsi que l’interprétation très rentre-dedans de Jeremy Stith, on est bien servi.

On virera parfois dans du « sludge » façon Baroness sur des ponts bien heavy de « America », « Mono No Aware » ou bien de « New Years Days ». Avec Failed Entertainment, Fury continue sur sa lancée avec un punk hardcore qui montrera toute sen efficacité sur scène.

**1/2

11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire