No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

The Pine Hill Haints: « The Magik Sounds of the Pine Hill Haints »

La pochette de The Magik Sounds of the Pine Hill Haints, le 5°album de ce groupe d’Alabama populaire régionalement capture à merveille l’esprit irrévérencieux du combo. Deux squelettes de mains invoquent les éclairs sous le nom du groupe écrit avec un lettrisme rappelant les affiches vintage qu’on trouvait sur les bords de routes.

Le tout semble imprimé sur un vieux livre datant de comics des 70’s eprésentant des publicités pour des monstres d’Halloween, de vieux tours de magie et de tout un tas d’artefacts liés à l’occulte. Quelque part Pine Hill Haints ont décidé de reprendre ces mythologies populaires et leur donner une réalité qu’elle n’ont jamais eue.

Pour asseoir cette crédibilité leur musique délivre ce que toutes ces légendes populaires nous faisaient effleurer sans qu’on y croie réellement. La première méthode est l’impact (14 plages en 37 minutes) pour ces musiciens qui se définissent comme des pourvoyeurs de « ghost music » que ce soit au niveau des sujets traités que de l’instrumentation.

Il s’agira alors d’utiliser les outils traditionnels (Katie Barrier au washboard, à la mandoline, et à la scie musicale et son mari, Jamie, aux vocaux, violon et guitares, Matt Bakula et Ben Rhyne au washtub et à la caisse claire et Sarah Nelson à l’accordéon) pour délivrer un son plein en dépit de la brièveté de certaines plages.

Le résultat est celui d’un album qui semble être partout mais dans lequel la dispersion stylistique est source de vitesse, pression et dextérité. On a, par conséquent, l’impression d’assister à un véritable assaut sur l’esprit, une indéracinable et inflexible attaque de sur notre entendement, bref une musique gothique qui, à partir des éléments les plus organiques qui soient, nous infligent affres qui ne pourraient venir que d’un autre monde.

Si les Ramones s’étaient formés dans les années 20, ils se seraient appelés The Pine Hill Haints ; tout comme eux ils développent une vision qui n’est certes pas originale mais ils puisent aux tréfonds de ce qui est aussi notre moteur pour nous faire croire, quelques instants, que le magique existe quelque part.

****

6 novembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Reverend Horton Heat: Rev »

The Reverend Horton Heat est de retour et toujours en chaleur ! Le groupe ne s’est en fait jamais éloigné, il a juste fait quelques petites incursions ces dix dernières années vers la country ou le jazz et a même enregistré un album de Noël. Rev les voit retourner vers ce qu’ils font de mieux, le psychobilly tapageur.

C’est dans les années 90 que le groupe se firt un nom avec des albums comme Liquor In Front et Martini Time puis ils ont semblé disparaître du circuit. Chose étonnante, mais réjouissante, le line-up original ((Jim Heath vocaux et guitare, Jimbo Wallace, contrebasse et Scott Churilla, percussions) est le même et son impact tout aussi puissant aujourd’hui.

Cet onzième album démarre sur un instrumental, « Victory Lap » qui sonne comme un galop d’essai avant que « Smell Of Gasoline » ne prenne le relais et en surmultiplié avec une guitare qui évoque le légendaire Link Wray et met en vedette une six cordes pleine de pétulance et des phrases aussi poétiques que « Elle aimait l’odeur de l’essence, on avait seulement 17 ans. » (sic!)

Mais le Révérend sait aussi faire dans le « sérieux » puisque « Never Gonna Stop It » fait allusion à la crise financière en nommant, entre autres, Goldman Sachs. Ceci dit, il le fait à sa manière puisque cela lui permet de proclamer, sur un solo de guitare qui est une pure tuerie, « l’invicibilité de rock and roll » (re-sic) !

« Zombie Dumb » arborera des riffs encore plus frénétiques qui auraient rendu fiers The Cramps et « My Hat » combinera les charmes de, excusez du peu, Chuck Berry, Carl Perkins et Bill Haley en moins de trois minutes !

Rev voit le combo revenir à ce son tordu inspiré du rock and roll des années 50 qui les a rendus si fameux. On ne peut que leur dire un « welcome back » tant il nous fait autant taper du pied !

★★★½☆

 

27 janvier 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire