Paul Molloy : «  The Fifth Dandelion »

28 août 2020

Quelqu’un a probablement sollicité le journaliste musica Pete Frame célèbre pou ses Rock Family Trees parce que les diverses itérations psycho-pop groovy qui s’enchaînent st s’enchevêtrent à partir de The Coral d et autres combos de Liverpool. En plus de la majesté psychique tentaculaire des premiers cités, il y a Bill Ryder-Jones, qui a fui le nid et qui est parti souder une esthétique de guitare pavée à une conscience lyrique du nord-ouest, en écrivant des bandes sonores, en reprenant des éléments de base du piano ; Ian Skelly, dont nous avons approuvé le second LP country psycho ; et maintenant l’actuel tisseur de guitares de The Coral a fait ses débuts sous son propre nom, The Fifth Dandelion.

Oh, bien sûr, il a aussi un truc avec Ian McCulloch dans le rôle de Sgt Power. Et il a fait de la prison à la fin de sa carrière,et il a ouvert pour The Zutons. Et il était dans The Stands. Et Big House …

Vous voyez ce que je veux dire ? Mister Frame : passez commande pour de l’encre de dessinateur, et faites parvenir des cartes postales détaillant les liens profondément découverts à vos compagnons de voyage The La’s, Michael Head et The Stairs, et faites les vous adresser

En ce qui concerneThe Fifth Dandelion, il est parfois sage, contre toute attente, de juger un livre à sa couverture. Regardez cette magnifique bande dessinée psychologique multicolore, qui évoque la couleur et les merveilles de l’époque de Sgt Pepper ; les trésors perdus tels que le vrai Nirvana de Londres et sa pop orchestrale ç faire frémir les coeurs, Ths Story of Simon Simonpath, Love & Poetry par les injustementt méconnus nord-irlandais d’Andwella’s Dream

Oui, nous sommes à une époque où les mélodies étaient finement travaillées, en utilisant toutes les sonorités récemment réalisées qu’offrait la palette du studio ; cela nous ramenait à la tradition du music-hall anglais et en même temps nous permettait d’aller de l’avant, avec la couleur florissante de Carnaby Street, et de Deram Records, et l’été de l’amour. Une époque confiante, trop rapidement révolue, extrêmement créative, pleine d’originalité et de mélodie et de superbes chansons.

Le disque indique que The Fifth Dandelion a été une sorte de voyage, évoluant lentement sur une période de deux ans de tournées intenses, interrompues par la perte des deux parents. Ce qui est peut-être encore plus surprenant, c’est qu’il n’a pas suivi le chemin de ce premier album de Bon Iver et qu’il s’est plongé dans une réflexion brute, mais qu’il a plutôt livré une pop joyeuse et technicolore.

Déverrouillons la porte ; commençons la quête de cette fleur du début de l’été. On nous présente d’abord un petit aguicheur en forme de « Phantasmagoria », un thème accueillant, si vous voulez : des guitares en demi-ton à travers le sinistre motif du « Mars » de Holst, tandis que la voix de Molloy communique à moitié à travers une anesthésie d’écho et de chatoiement chaud de la guitare. C’est comme si vous vous réveilliez d’un rêve d’opium pour vous retrouver dans une édition psychologique de The Addams Family. En orbite. Seul. Réglez les commandes …

Heureusement, le suspense se dissipe en une seconde quand la sonnerie du réveil nous ramène dans ce monde, et nous nous glissons dans la chanson anglophone de « Dungaree Day » : une guitare pop ensoleillée avec des chœurs bah-bah-bah (et, soyons réalistes, ne sont-ils pas les meilleurs ?). 

C’est une véritable ruée vers la pop old-skool, dont Paul Molloy dit : « C’est arrivé très vite ; c’était très amusant et ça a fait un tabac d’écrire. Ma petite amie porte beaucoup de salopettes et c’était un truc improvisé, elle a ouvert son tiroir et a dit « c’est le jour des salopettes aujourd’hui » et ça m’a tout simplement fait penser à une chanson ».

Vous aurez droit à ce classique de la pop réifiée de Ray Davies-Steve Marriott avec une façon de trottiner percutante et effrontée, qui réveillerait un ancêtre oublié depuis longtemps . Il y aurait pu y avoir quelque chose à l’époque des skiffles sans ce satané National Service. Et est-ce que c’est un extrait d’ « IItchycoo Park » qui vient à l’esprit ? Est-ce le plus petit morceau de Plastic Ono Band ? ELO ? Suivez ce conseil, vous allez vous rendre fou. Maintanant taisons-nous et détendonsnous pour suivre ce magnifique psychopathe, référentiel et révérencieux qui est devant nous.

« My Madonna » est un air de nostalgie, la voix y est claire etharmonieuse sur la mélodie du piano alors qu’il offre sa vision d’une certaine beauté qui l’emmène « au sommet des étoiles / Sur une échelle crépusculaire » (up to the top of the stars / On a twilight ladde ). Molloy est un sacré chanteur à part entière, vous vous rendez compte. Il y a du whisky d’une fontaine cosmique tant elle est fine.

« The Return of Cherry Pie » a le même style de jeu que le groupe de cux qui se retouvent dans la nostalgie des Kinks période 66-67. Il se balance sur des cymbales croustillantes et un certain type de drame d’évier en noir et blanc ; de la brique noircie par la fumée et le dernier des trains à vapeur. Il nous donne un tremplin pour la lueur cosmique d’ »Andromùeda », une ère spatiale, une bête éthérée drapée de bruit avec des guitares masquées à l’envers et des bulles de synthétiseur cuisant savoureusement avec une section de cordes pour réunir 2020 et 2120 et l’été 1968 dans une glorieuse fusion. 

« Andromeda » et son successeur « From Venus to Pale Blue » forment ce magnifique petit one-two space-pop, dans lequel nos préoccupations sont groovy et astrales. Il y aura des foulards, il y aura peut-être du cachemire. C’est le genre d’écriture de chansons exploratoires sur le plan sonore dans lesquelles je peux me replier toute la journée. 

« The Swamp » passe sur tout Port Sunlight via The Big Easy, Paul Molloy s’est assis dans un voile de distorsion vocale pour une histoire déprimante du bayou qui a idéalement besoin d’un ensemble squelettique souriant pour exécuter un vaudeville macabre sur un film monochrome très rayé. Vos métatarses vont taper et vos omoplates, hausser les épaules.

« Hey Ho Jack of Diamonds » glisse sur la grâce des Bunnymen façon milieu de période et la fléchit pour en faire un conte de pirates. Il y a des cachettes dans des grottes, des poches vidées de leur argent et de leur or, des villes fantômes qui grouillent de monde. C’est un classique de la chanson à évocation de personnages, avec une coda théâtrale en pâmoison, qui s’accélère ensuite en double temps et en cuivres et réverbérations pour une mise à jour belle et soudaine de la pépite pop fringante et masquée de Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick & Titch, « The Legend of Xanadu ». Oui. Oui, c’est une sacrée bonne chose.

 » »alad Days » semble juste un peu dériver vers le passé, a des grooms, une sorte de piano boogie légèrement bluesy, peut-être 71 ; « Ooh, tu ne m’écoutes pas / Quand je te parle », sérénade Molloy sur une atmosphère sonore qui est ancrée dans les traditions jumelles de cette veine de chansons très anglaises et cette combinaison d’une petite chansonnette ensoleillée qui couve un sentiment lyrique plus sombre.  

« Bring In The Night » est d’une beauté chantante et d’une sensualité veloutée à la guitare tremolo. C’est une chanson séduisante et mystérieuse, destinée à l’intrigue nocturne. Elle portera un costume de tuyau d’évacuation immaculé coupé à la fête ; elle cooptera immédiatement les jeunes gens brillants en mini-jupe sur Kensington.

Il se rapproche de l’album, « Talacre Lighthouse », qui projette sa lumière solitaire depuis cette petite boucle extérieure de la côte galloise. Il est bien frit dans un peu d’acide, le chant de Paul, profondément traité comme une mélodie de guitare acoustique, apporte un peu de brillance en haut.

Quand nous avons terminé, The Fifth Dandelion s’avère être un ensemble de pop psychédélique aussi bon que vous pouvez en trouver n’importe où. C’est la côte ouest, mais la côte ouest de Timebox, pas celle deJefferson Airplane ; Quelque part dans un univers parallèle, les copies de presque tous les titres de cette série sont très appréciées sur les blogs psychologiques et de la revue Record Collector, car les gens cherchent à savoir si Deram, Pye ou Major-Minor ont mal interprété un classique s’il faudra cracher centaines de billets pour s’en approcher, ou, finalement, qu’ils ont trouvé sur des compilations comme la série Piccadilly Sunshine, ou peut-être que vous aurez de la chance au magasin Probe Records (à Liverpool bien sûr).

****1/2


Dumb Things: « Time Again »

15 juillet 2020

Ce deuxième disque des Dumb Things de Brisbane évoque le Queensland brumeux et subtropical dans chaque morceau. « Nights and Crash Barrier » commence sur un rythme légèrement saccadé mais mélancolique. « Suburbs » et « Today Tonight » ont des guitares légères et aigües, tandis que « Carpark Daydream » reste vif avec des touches de fuzz tout au long du mix. « Waiting Out » ressemble au son plus doux de The Goon Sax avec de légères nuances de The Go-Betweens, tandis que « Fade Away » apporte à l’album un élément plus soft-pop. « Easier Said » suit une mélodie de guitare simpliste qui ondulera tout au long de la composition.

Avec leur voix rêveuse et insouciante, les deux derniers titres, « Do It Again » et « Time Again », terminenront l’album avec le même jingle que les titres précédents. L’album est très cohérent et relaxant.

Ce n’est peut-être pas l’album le plus fantastique à sortir du Queensland, mais il capture de manière unique et cohérente les éléments et l’atmosphère du nord-est de l’Australie et, pour chaque habitannt ou tout autre il évoquerar un chez soi électrifié commun à beaucoup.

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Paint: « Spiritual Vegas »

13 juillet 2020

Avec ses humeurs rétro-indies californiennes, le guitariste et compositeur Pedrum Siadatian Allah-Lahs explore l’univers de la pop psychédélique en groupe sur quatre albums studio depuis 2008, sachant très bien que le compromis est roi dans un tel groupe.

Paint est le nom de son projet solo, et Spiritual Vegas est son deuxième album, et l’intro et la première chanson montrent dans quel genre de monde intransigeant vous entrez ici. « Phor Phaedra » séduit en effet avec des guitares pleines de mauvaises herbes pendant une minute, la référence à la grande œuvre de Tangerine Dream n’est pas un hasard, puis « Strange World » »sort des enceintes comme un morceau de psychisme de l’âme déformée.

La voix de Siadatian rappelle très agréablement celle du chanteur de The House Of Love, Guy Chadwick, son jeu de guitare est libre et exotique, sur « Grape St. » il s’offre beaucoup de fausses notes, mais d’un autre côté, chaque note est juste sur « Flying Fox » au rythme compliqué. Lister toutes les influences de la terre du musicien dépasserait le cadre de cet album, on estime que 95 % d’entre elles proviennent des années 60 et 70.

Ce qui ressort de cet enchevêtrement, ce sont les références à ses racines iraniennes : il chante ainsi « Ta Fardah » en farsi, dont le twang persan rappelle l’indie-exotica des Texans de Khruangbin, qui ont été, à juste titre, toujours acclamés.

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TTRRUUCES: « TTRRUUCES »

28 juin 2020

Le « debut album » éponyme du mystérieux duo nommé TTRRUUCES affiche un concept on ne peut plus grinçant puisqu’il il s’agit, nous dit-on, d’un opéra rock sur deux âmes perdues à la recherche d’une nouvelle drogue psychotrope). Cela ne doit pourtant pas vous décourager. Bien sûr, ses 11 titres sont remplis de fioritures cinématographiques et de pop convenablement bancale, mais le résultat est bien plus charmant et moins dérangé que leur description pourrait le laisser croire.

L’ouverture, « Sad Girl », fait figure de joyau psychique qui se serait égaré dans les années 60, tandis que, tout au long de l’album, on retrouve de la pop française sensuelle (« Sensations of Cool »), du Gloria Estefan pur jus (« The DISCO ») et une étrange pépite bouillonnante (« Evil Elephant ») qui semble devoir figurer sur la bande-son de Fantasia. Ça part dans tous les sens, mais de façon plutôt « fun » ; si  TTRRUUCES a besoin de faire un peu trop long pour s’épanouir, on ne leur en voudra pas pour cette fois. Mais cette fois seulement.

**1/2

 


Derya Yildirim & Grup Şimşek: « Kar Yağar’

10 juin 2019

Il souffle actuellement un vent chaud venu de Turquie sur la musique pop rock actuelle. Après les turco-néerlandais de Altin Gün et leur épatant Gece paru en avril dernier, voici une nouvelle production qui rend hommage à la pop psychédélique turque des années 70. Il s’agit du groupe Grup Simsek composé de musiciens italiens, allemands, anglais et français qui accompagnent la chanteuse, également joueuse de saz, Derya Yildirim.

Ensemble ils ont composé et enregistré en France des chansons psyché pop folk dans lesquelles la voix caressante de Derya se marie harmonieusement avec les guitares, orgues, flûtes et surtout le bağlama (un luth turc) dans des mélodies ondulantes et très belles.

On se laisse alors porter par les volutes de musiques du groupe baignées de douce poésie qui nous conduiront sans heurt dans les vallées d’Anatolie.

***1/2


Zuider Zee: « Zeider Zee »

9 décembre 2018

Il y a des vieilles gloires qui valent le détour ; parlons, par exemple, du groupe Zuider Zee dont la seule gloire est d’avoir sorti un album en 1975… malheureusement pour eux passé totalement inaperçu à l’époque.

Ce groupe de Memphis Tennessee, a néanmoins droit à une session de rattrapage, en l’exemple la réédition de certains de leurs inédits censés permettre de faire connaissance avec le son du combo.

Le style du groupe n’est pas sans rappeler celui du Beatles des derniers albums et, par extension, celui de John Lennon ou Mac Cartney en solo ou en groupe.

Que conclure si ce n’est qu(il y a des indémodables et que inspiration et créativité n’ont que faire des instantanés dont se réclame la « culture pop » ou celle, incorruptible ; qui fait feu de tous bois sur des choses dont elle n’a eu connaissance que par procuration.

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Jacco Gardner: « Somnium »

29 novembre 2018

Il y a trois ans, Jacco Gardner avait fait parler de lui avec son second album Hypnophobia contenant, entre autres, un tube « Find Yourself ». Le musicien hollandais s’était ainsi imposé comme un des fers de lance de la pop psychédélique et, trois ans plus tard, il vient d’en pousser les limites un peu plus loin avec son troisième disque intitulé Somnium.

Cette fois-ci Jacco Gardner se veut plus ambitieux avec un opus dans lequel il s’efforce de mettre à plat ses phobies, en particulier le sommeil.

L’instrumentation en est majoritairement analogique, ce qui lui donne la tonalité d’une bande-son rétro où alternent onirisme pur et démonstrations plus cauchemardesques.

C’est d’ailleurs sur cette humeur que s’ouvre le disque avec un « Rising » qui débute le bal. Ensuite, on est accueilli dans un univers parallèle avec des compositions mystiques comme « Langragian Point », « Past Navigator » et autres « Eclipse ».

Somnium bouscule dans la foulée alors les codes de la musique et se met à flirter avec des influences littéraires et cinématographiques comme pour composer une ode à la rêverie.

Ainsi se révèle l’univers du musicien ; que ce soit sur « Tain » , les sonorités orientales atypiques de « Privolva », la pop lumineuse de « Levania » ou celle, plus obscure, de « Pale Blue Dot ».

Toutes les sonorités sont mises à contribution pour faire du LP une bande-son immersive permettant au musicien hollandais d’alimenter et, peut-être, de conjurer des névroses, phobies dans lesquelles il ne sera pas inintéressant de se plonger.

***1/2


Swimm: « Sentimental Porno »

21 septembre 2018

Le « debut album » de cet ensemble psyche-pop de Los Angeles est assez explicite ne serait-ce que par son titre.

Sentimental Porno fait suite à une longue attente (plus d’un an) nourrie par un buzz autour d’eux et se compose de 11 titres allant des climats les plus sereins et planants à une psychedelia totalement débridée.

Le trio ((Chris Hess, Adam Winn maîtrise Hany Zayan) à merveille un répertoire an parfait équilibre entre conception méticuleuse et envolées en roue libre.

Le titre phare de l’album, « Wasted », en est le passage le plus psychédélique, intensité et groove mariés à des riffs à combustion lente.

L’effet général sera celui d’un rock un peu tire-au-flanc et flegmatique, propice à une absorption qui se gorge insensiblement d’acides et se calant à une démarche où l’album est conçu comme un décor dont les « singles » sont à usage unique.

Le disque est censé avoir une valeur catalytique le sexe y servant de trame ; à cet égard il remplit son rôle puisque les morceaux se font tour à tour sombres, étranges et peu satisfaisants, un peu comme sur une scène de porno.

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Robyn Hitchcock: « Robyn Hitchcock »

19 avril 2017

Robyn Hitchcock est une icône excentrique aussi, à ce titre, sa carrière a connu maints rebondissements. La pop sur ce nouvel opus est teintée de psychédélisme mais elle conserve toujours son originalité facétieuse enrobée, ici, de tonalités plus sérieuses. Ceci est sans doute lié à une environnement musical plus posé, en particulier des « backing vocals » assurés par Emma Swift, Grant Lee Philips et Pat Sansone de Wilco.

Si on prend par exemple le savoureux «  Mad Shelley’s Letterbox » avec un chorus en « singalong » tout droit tiré de Underwater Moonlight et qu’on y considère ses textes lysergiques acidulés par une production moins fiévreuse, on retrouve un musicien en pleine forme, un artiste pour qui les mélodies, toujours aussi fortes, sont verrouillées par une forme de retenue.

«  I Want To Tell You About What I Want » nous présente un chanteur dont la voix navique sur plusieurs registres et « Virginia Woolf fascinera par sa joliesse familière et entraînante.Beatles et Stones sont également évoqués sur un «  I Pray When I’m Drunk » délicieusement et inhabituellement country et « Sayonara Judge » nous montrera tout le talent de Hitchcock à composer de merveilleuses ballades.

De ce panorama et ce savoir faire, on retiendra un exhaustivité qui vire à la nostalgie. Celle-ci sera encore plus prégnante avec « Raymond and the Wire », somptueuse composition baroque sertie de violoncelle en mémoire au père de Hitchcock. Les références aux notions de prise d’âge sont, alors, judicieusement sublimées comme pour, album éponyme oblige, enraciner et faire perdurer une aura, celle d’une époque où un titre psyche comme le « closer » « Time Coast » nous montrera que la passé n’est pas irrémédiablement figé.

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Astral Cloud Ashes: « Too Close to the Noise Floor, »

30 mars 2017

Sous le nom de Astral Cloud Ashes se cache Antony Walker, muiscien natif de l’île de Jersey. Son « debut album », Too Close to the Noise Floor, combine les mânes de XTC pour la pop alambiquée et des Pixies pour la constance à explorer l’extravagance. Cet appairage tout incongru en matières d’influences fonctionne ici de façon fluide et permet un amalgame sonique qui échappe à toute définition de genre et, plus intéressant, de période.

Les textes de Walker sont, en outre, singuliers, à égale distance ente le personnel et l’ésotérique. On, par moments, la sensation de lire un journal intime meurtri par le désespoir (« The Man I Had To Become ») alors que d’autres instances se singularisent par une collision de mots et d’images mis bout à bout. L’ensemble génère un tableau qui serait celui d’une dystopie guère dissemblable à la nôtre (« Lites ».)

Too Close to the Noise Floor s’entend comme le disque d’un musicien s’interrogeant encore sur la direction qu’il veut prendre mais dont les prémisses sont, ici,indéniablement porteurs de promesses.

***1/2