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Allah-Las: « LAHS »

Allah-Las a réussi à se faire une place sur la scène indie rock américaine. On les avait quittés en 2016 avec leur album Calico Review toavant d’effectuer une mini-pause pour retrouver son inspiration. Après un album solo du guitariste Pedrum Siatadan qui a officié sous le pseudonyme PAINT, le groupe californien prolonge la saison estivale en octobre avec leur nouvelle livraison intitulée LAHS.

Une fois de plus, Allah-Las nous séduit avec ce qu’il sait faire de mieux, et ce, cette fois-ci, grâce à l’aide de Jarvis Tarveniere de Woods aux commandes pour élargir un peu plus la palette musicale du combo. Ce seront donc des compositions sentant toujours les années 1960 comme le titre introductif « Holding Pattern » qui annonce sans réelle surprise la couleur mais également le guilleret « In The Air » et le gentiment mélancolique « Star ».

La véritable nouveauté sera le virage psychédélique qu’entreprend Allah-Las. La fusion entre folk psychédélique et jangle-pop fait effet sur des pièces toujours aussi nostalgiques que sont « Electricity » aux faux airs de bossa nova et « On Our Way ». Mais le groupe californien ne tournera pas le dos à ses origines surf notamment avec « Light Yearly » et « Polar Onion » qui raviront les fans d’antan face à un panel de nouveautés comme les instrumentaux prenants de « Roco Ono » et de l’hypnotique « Houston ».

La dernière nouveauté est également son côté cosmopolite où des morceaux chantés en espagnol (« Pleasure ») et en portugais (« Prazer Em Te Conhecer ») sont à souligner. Force est de constater qu’Allah-Las a décidé de ne pas tourner en rond même si les vibes ensoleillées de Californie sont toujours mises en avant mais avec une pointe de psychédélisme en prime. Un opus en phase avec avec d’où vient le groupe et avec les vibes dont ll peut nous gratifier.

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14 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Susan: « As I Was »

Ce trio féminin vient de Los Angeles, féministe comme il se doit désormais mais ce qui compte est son approche de la musique et, sur ce plan-là, elles démentent le stéréotype qui range Susan du côté du sxe faible.

As I Was est un album de ce que l’on pourrait qualifier de « Power Pop » , cette musique est à cheval entre la chanson pop et un idiome aux guitares plus rock. Cet équilibre demande une belle dose de doigté et, à cet égard, il est parfaitement respecté.

Sa brièveté (un peu moins de trente minutes) est un adjuvant qui permet de déployer énergie et nervosité sans que As I Was ne s’englue dans la mélasse.

Les compositions sont, d’ailleurs, dignes d’un talent naissant en particulier grâce à des arrangements particulièrement bien travaillés. Sans réinventer le genre, Susan propose une relecture agréable, jamais ennuyeuse et jamais trop clinquante ; une sobriété don aloi pour un  « debut album » prometteur.

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8 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Beach Baby: « Songs From The Limbo Lounge »

Beach Baby serait-il le groupe le plus sous-estimé du Royaume de Sa Majesté ? Ils viennent en tous cas de signer une perle pop-rock qu’il serait dommage de voir filer tout droit vers la case oubliettes. Déjà, sur No Mind, No Money, son premier album, le groupe enchaînait les pépites énergiques devant autant aux Strokes qu’aux Smiths. Et pourtant, Beach Baby demeurait largement confidentiel. Que reste-t-il aujourd’hui de ce talent à pondre des pop songs ignorées de tous ?
Songs From The Limbo Lounge explore de nouveaux territoires sonores. Les guitares passées au chorus laissent la place à un son très seventies avec orgue vintage, percussions et cuivres. Les mélodies ensoleillées se font tortueuses. Dans ce grand chambardement, reste le don d’Ollie Pash et Lawrence Pumfrey à pondre des chansons aux mélodies mémorables et musicalement ambitieuses. Pas sûr pour autant, hélas, que cela leur ouvre les portes des charts.

L’amateur de pop bien troussée serait en revanche inspiré d’y laisser traîner une oreille curieuse. Car, à l’écoute de ces chansons échappées du Limbo Lounge, on pense à des cousins anglais de Twin Peaks ayant croisés la route d’Elvis Costello en costumecintré (« Human Remains » et « Lovin’ Feeling »). Cette power pop excentrique propulsée à coup de riffs lourds fait aussi penser à Supergrass période In It For The Money (ce riff sur  « Lonesome Jim « qui n’est pas sans rappeler Cheapskate, la bluesy Big Wow, la soul-pop de « Cherries For My Sundae »). Les ballades ne sont pas en reste, comme la nostalgique « Big School », dont la mélodie colle au cerveau comme un chewing gum sous un bureau de bois. Ou cette « Candy Thunder « qui évoque les tribulations nocturnes new-yorkaises de Lou Reed. « Babe Rainbow » est une autre réussite dans une veine 1980ies chère à Mac DeMarco, quand la bastringue « Limbo Lounge » rappellera The Coral.

Pourtant, l’album n’a pas été enregistré dans les meilleures conditions. Bien loin des prestigieux studios de Maida Vale où avait été mis en boîte No Mind, No Money en tous cas. C’est que, après avoir tourné pendant de longs mois, le groupe s’est trouvé largué par son label puis par son bassiste. Sans le sou, enchaînant les boulots alimentaires, Ollie Pash, Lawrence Pumfrey et Josh ‘Shep’ Hodgson ont donc improvisé un studio de fortune dans l’abri de jardin du dernier nommé, avant d’être rejoint par Kit Jennings à la basse. Les quatre anglais y ont imaginé un lieu, le Limbo Lounge, peuplé de freaks et autres beautiful losers entre crise existentielle et dérive amoureuse. Ils livrent aujourd’hui cet album hors du temps, bourré de chansons tordues, entre glam, cabaret, power pop et new wave.
Le charme capiteux de Songs From The Limbo Lounge n’est pas sans rappeler celui de Len Parrot’s Memorial Lift de Baxter Dury, en bien plus énergique. Celui d’une pop un peu étrange, décantant avec le temps mais restant toujours tapie derrière des volutes mystérieuses. Pourtant, bien qu’à l’aise dans ce clair-obscur, les chansons de Beach Baby mériteraient de recevoir la lumière tant le groupe défend avec ferveur une certaine idée du pop-rock où la poésie et la mélodie priment. Chaudement recommandé aux amateurs de ces plaisirs désuets.

***1/2

31 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Matthew Sweet: « Kimi Ga Suki * Raifu »

Matthew Sweet est un artiste très populaire au Japon; il l’est tellement qu’en 2003, il leur a adressé un message d’amour : Kimi Ga Suki * Raifu, un album à l’originé destinés à ses fans nippons.

Le voici ressorti sous forme physique dans tous les pays et, à l’écoute, il s’avère être un disque de beauté pop effervescente et d’une intensité qui pourrait presque en faire un « feel good album ».

S’ouvrant sur un « Dead Smile » plein d’urgence la barre est placée très haut en matière de qualité. La voix de Sweet est à son mieux et les tempos se faufilent entre les morceaux avec une fluidité que l’in retrouvera sur l’accrocheur « Morning Sun »qui oscillera enre hballade folk et hymne pop ancré dans un territtoire façon Big Star. Même équilibre sur « I Love You » entre luminescence et fuzz contrôlé et splendeur californienne dans ce « Waving » où les lignes de guitare se fraient un passage sur fond de mur acoustique.

La pop old schoool ne sera pas oubliée avec un « Spiral » qui saura parfaitement évoquer l’esprit de Steve Miller galvanisé par une cithare électrique et une basse surgie des tréfonds alors que « Love Is Gone » aura cette douceur de chansonette bercée par un fond de guatres sèches.

« Hear This » nous ramènera vers un rock plus affuté mais ne se départira pas de ce magnifiques harmonies vocales qui apportent un brin de miel dans le sel des riiffs à la six cordes. Le reste de l’opus suivra ce même processus entre bruitisme et harmonie dont le point culminant sera la conclusive « Through Your Eyes », un final de sept minutes entre délires soniques et enluminures vocales.

Si on ajoute que le mixage a été fait par Sweet lui-même dans un enregistrement fait dans son propre studio, on ne pourra que regretter que Kimi Ga Suki * Raifu ait mis tant d’années à atteindre les sols occidentaux.

***1/2

13 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Young Guv: « Guv 1 »

Avec un tel patronyme et un titre d’album sur le même registre on aurait tendance à penser que Young Guv est un autr edes ces rappeurs anglais dont la phraséologie ne va pas plus loin que l’horizon, forcément obscur, de la périphérie londonienne et d‘un quotidien aussi flamboyant que le smog britannique.

Young Guv, de son vrai nom Ben Cook, est tout autre que cela puisque ce Canadien n’est ni plus ni moins que le leader du combo hardcore Fucked Up. De cette origine on pourraot déduire alors une inspiration du même tonneau mais c’est pourtant le contraire qui va se dérouler à l’écoute de Guv 1.

En effet, comme beaucoup d‘artistes aujourd’hui, Cook a chosi une certaines mouvance crypto 70’s moins abrasive qu’on peut résumer par des alliances de type Big Star rencontre Lennon, qui lui-même rencontre Guied By Voices qui, à leur tour, s’entremêlent avec Teenage Fan Clab.

Ce rejeton mutant se veut filtré par le lo-fi et, même s’il ne laisse pas indifférent, il sonne plutôt anachronique. Les compositions sont, en général, bonnes mais le résultat d’ensemble est quelquep eu laborieux, comme si le revival power pop n’était plsu d’actualité. Rien à dire sur l’exécution, simplement il serait peut-être plus simple de réécouter des classiques, par exemple Nuggets, pour entendre matière à autre chose que du dérivatif.

**1/2

12 août 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Dude York: « Falling »

On ne le pense pas souvent mais Dude York fait parti d’un des groupes les plus importants de la scène power-pop américaine de cette décennie. On avait laissé le trio de Seattle avec l’explosif et sombre Sincerely il y a trois années de cela et, cette fois-ci, le groupe est de retour avec un Falling qui est placé paraît-il, sous le signe de la sagesse.

Peter Richards (chant, guitare) et Claire England (chant, basse) ainsi qu’Andrew Hall (batterie) ont décidé d’entreprendre un virage plus pop et plus émotionnel tout en conservant leur base rock sur cetnouveau disque soulignée par une production ambitieuse signée Patrick Brown. lI est question de ruptures et de douleurs sentimentales tout au long de ce Falling avec la bassiste qui a décidé d’ouvrir son cœur brisé au monde entier sur un « Longest Time » qui ouvrira le bal et sera suivi des allures post-punk 80’s de « Box ».

Pour la première fois, les deux têtes pensantes se partagent les prestations vocales afin de nous plonger dans un tourbillon d’émotions. C’est avec des refrains qui rentrent facilement dans la tête comme « I’m the 1 4 U » et « Should’ve » en passant par « Doesn’t Matter » et « :15 » que l’on a affaire et montrant un relifting musical plutôt audacieux de la part de Dude York. Mais le trio de Seattle ne renieea pas ses origines plus énervées et saturées avec les allures punk de « Only Wish » ou frôlant les accents psychédéliques sur « Unexpected » et « How It Goes » avec des solos de guitare à la clé.

Avec Falling, Dude York effectue un virage musical hardi mais pleinement assumé. Le trio de Seattle étonne pour ses textures émouvantes mais n’oublie pas de revenir aux racines plus rêches comme bon lui semble, ce qui semble être un sacrément bon compromis.

***1/2

1 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Evan Thomas Way & The Phasers: « Long Distance »

Evan Thomas Way & The Phasers est une excroissance de The Paroson Red Heads, combo ayant migra de Californie en Oregaon qui s’était fait connaître sur la compilation Twelve String High sorte de Nuggets à la sauce «jangle pop». Comme en témoigne le mélange de country alternative et de power-pop proposé sur son dernier album en date, Blurred Harmony (2017), le quatuor construit sa trajectoire selon un axe classique et légendaire déjà emprunté avec bonheur par leurs aînés de The Jayhawks, allant des Byrds à Big Star en passant par Buffalo Springfield.

Aboutissement de travaux parallèles ébauchés dans le plus grand secret pendant ces dix dernières années, le deuxième album solo de leur leader Evan Thomas Way nage dans des eaux similaires, tout en apportant une touche plus personnelle et introspective.

L’objectif avoué de ce projet, que le bonhomme avait d’abord imaginé était  d’enregistrer seul en mode « singer-songwriter » avant de décider de se faire accompagner par quelques amis musiciens regroupés sous le nom de The Phasers, était de sonner comme une version shoegaze de Neil Young. Long Distance n’est pas loin d’atteindre son but, déroulant paisiblement une succession de chansons folk-rock atmosphériques parfois ornées d’un saxophone mesuré (« Gone ») et qui pourraient figurer des croisements entre le Loner et Mojave 3 (« Don’t Fall Away », « Hope », « Change Your Mind »).

Le sommet de ce disque qui ne fréquente que les hautes altitudes sera sans doute, le « twangy » « Fire at the End of the Line », un petit miracle d’équilibre instrumental qui replonge l’auditeur au cœur des rêveries nocturnes du Luna de la période Penthouse. Lumineux avec The Parson Red Heads, ou plus contemplatif sous son propre nom, Evan Thomas Way séduit et impressionne par la constance de son inspiration.

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26 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Frights: « Hypocondriac »

Inspiration punk, natifs de Californie, accrocheurs, on peut les décrire comme des rejetons de Green Day. Mélodies puissantes et sens inné de la chanson pop, ils peuvent être comparés à des combos venus de l’autre côté de l’Atlantique comme The Fratellis ou Supergrass. Distorsions soignées et voix douce assez sucrée capable de nous embarquer en quelques secondes, on peut les comparer à Radish ou Weezer. Album rempli de tubes immédiats à l’écriture en prise avec les soucis de teenager et un sens certain du clin d’œil (« Whatever ») et les voilà comparables à Ash. La liste pourrait se poursuivre à condition de trouver d’autres combos qui ont été capables de marquer durablement les esprits avec des titres simples mais ô combien efficaces sans pour autant ne pas être dénués d’honnêteté.


Seul bémol à cette avalanche de louanges, la toute relative faiblesse de la fin de l’album où l’on trouve « No place like (not being) home » »avec une influence ska qui sonne comme un petit hommage à
Rancid et « Alone » une ballade sympa mais sans plus que Mikey Carnevale aurait pu garder pour ses shows en solo. Si ces titres apparaissent « faibleards » c’est qu’auparavant The Fights a sorti l’artillerie lourde avec une série de compositions aussi excellentes les unes que les autres : « Crutch » (et son clip déliro-crado), « Whatever » (et son refrain entêtant), « Over it » (et son clip déliro-mantique), « Me and we and I » (et son clip déliro-sanglant), « Goodbyes » (et son orgue). Pas moins de 5 hits absolus, accompagnés de titres bien cools (« Broken Brain », « Pills », « Hold me down ») », ça donne un album de rock rempli d’énergie et de bonnes ondes. Ça fait du bien et et pas qu’aux oreilles.

***1/2

17 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Woolly Bushmen: « In Shambles »

Jouer des hymnes pop à la sauce garage, c’est précisément ce qui a poussé les frères Palombi à fonder The Woolly Bushmen, groupe originaire de Cleveland, désormais basé à Orlando, dont on pourra difficilement prétendre qu’il ne maîtrise pas avec panache le credo qu’il s’est ainsi assigné. Le nouvel opus du groupe, In Chambles en est une magnifique illustration. Le combo assène en quelques trente minutes des morceaux inspirés qui font de lui l’une des formations les plus pertinentes du genre,

On trouvera donc ici pêle-mêle, des guitares rieuses agrémentées de fuzz, des orgues aux sonorités sixties dont la présence est très intelligemment mise en avant sur « Dense », « Weeping Eyes », « I Pushed You », une voix furieuse qui crache des refrains qui feraient danser sur les tables les plus comateux.

Les chœurs ne seront, en oute, pas en reste (où l’on voit que l’influence des Beach Boys traverse les générations sans prendre une ride…) et viennent soutenir une rythmique souvent infernale, quoique pondérée par quelques plages plus paisibles.
Le morceau d’ouverture « What Yer Doing to Me », donne à lui seul la couleur du disque mais il ne faudra pas s’arrêter à ces premiers accords sauf à accepter de se priver des classiques en devenir que sont « Paid », « Fine », « Let It Be Known », « The Noose ».

La fine équipe concocte ici un opus qui est un véritable morceau de bravoure. Si, interpréter de la pop façon garage, est la mission du combo, l’objectif est atteint, voire même dépassé.

***1/2

17 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Charly Bliss: « Young Enough »

En 2017, Charly Bliss avait tfait parler de lui avec un premier album, Guppy. Le quatuor power-pop vient de Brooklyn et présente le successeur de son opus initial, Young Enough où le combo veut prouver qu’il a mûri

On commencera par la voix d’Eva Hendricks qui est moins aiguë que d’habitude. Celle-ci arrive à survoler avec classe et maîtrise ses nouvelles compositions plus bubblegum et plus pop qu’auparavant à l’image de l’introduction nommée « Blown To Bits » ou bien même de « Under You » et « Camera » même si ses textes reflètent ses mésaventures amoureuses et son quotidien plutôt difficile.

La différence entre leur premier album et Young Enough est l’utilisation plus importante de synthétiseurs rendant leur bubblegum power-pop beaucoup plus hybride qu’à l’accoutumée. Ce résultat plus pop se fait entendre à l’écoute des allures discoïdes de « Chatroom » ou de la ballade synthétique nommée « Hurt Me » mais ils n’ont pas oublié leurs origines power-pop comme « Capacity », « Bleach » sans oublier « Hard To Believe » qui a de quoi rappeler The New Pornographers dans la démarche.

Ce virage plus pop ira dérouter plus d’un car on était habitué à des compositions plus rentre-dedans et musclées. Au final, Charly Bliss a passé l’âge adulte tant on appréciera plus les textes d’Eva Hendricks sur ce Young Enough plus fiévreux et plus bubblegum qu’à l’accoutumée.

***1/2

13 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire