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Tant qu'il y aura du Rock!

The Appleseed Cast: « The Fleeting Light of Impermanence »

Très productif durant les années 2000 qui ont fait de lui un des élèves intellos de la scène emo, Trhe Apopleseed Cast s’est, ensuite, fait plus rare en raison de nombreux changements de line-up. Nes reste, du combo originel, que le chanteur Chris Crisci qui s’était tenu coit pendant quatre ans d’absence. Sans chercher à se réinventer,The Fleeting Light of Impermanence souligne plutôt la faculté de son leader à durer et se recréer sans, pour autant, jamais tourner totalement les talons à ce qui a fait l’identité de son projet « (Asking the Fire for Medicine »).

Entouré de trois musiciens qui l’accompagnent sur la route depuis trois ans mais qui n’avaient encore jamais enregistré avec lui, Crisci a fait table rase du passé, jusqu’à adopter une toute nouvelle méthode de composition consistant à immortaliser quelques idées sur bande avant de les rassembler pour constituer de nouveaux morceaux. Et aussi étrange que cela puisse paraître, ce nouvel album ne souffre aucunement de manque de cohérence ou de fluidité. Surprenant également, le parti pris du groupe d’inverser son spectre instrumental au moment de mixer l’album.

Ainsi à l’image de l’entame « Chaotic Waves », les voix reculent considérablement pour mieux laisser la batterie au premier plan, contribuant ainsi à l’identité de The Appleseed Cast qui signe ici parmi ses plus belles lignes mélodiques (« Time The Destroyer »). A la fois complexe et réfléchie, sa musique s’offre également quelques progressions post rock intéressantes (« Petition », « Collision », « Reaching the Forest »), des passages ouvertement aventureux (« The Journey »), et une pincée de sonorités nouvelles (la présence des synthétiseurs, inédite à ce point) qui, réunis, contribuent à une des plus franches réussites d’un groupe que l’on a pourtant cru mort à plusieurs reprises.

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4 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Earth: « Full Upon Her Burning Lips »

Quel processus créatif peut bien utiliser Dylan Carlson pour trouver les titres de ces albums ? Il y a neuf ans pour la réédition de A Bureaucratic Desire Foe Extra Capsular Extraction, un opus fourmillant de six cordes barbares et des basses vrombissantes de Joe Preston. On pourra remettre le couvert avec le nouvel opus de Earth dont le titre, Full Upon Her Burning Lips, est tout aussi énigmatique, tout autant que son accompagnement musical fait de riffs hypnotiques et déliquescents.

On y entendra toujours la batterie d’Adrienne Davies dont le précision s’étire jusqu’à adopter cette rythmique indolente permettant à Dylan Carlson de retrouver la cosmogonie du blues. Le duo prend son temps avec ces phrases de guitare dispersées sur dix morceaux, sans que la note de trop se fasse ressentir. Les effets de distorsion semblent légèrement en retrait et laissent place à un étrange effet audio qui tire cla musique vers des fréquences suffisamment graves pour procurer quelques sensations caverneuses. Allez savoir pourquoi, ensuite, la lente désagrégation des trois minutes et vingt secondes de « Exaltation of Larks me » pousse toujours dans une intense rêverie quand on la digère.

Ainsi, Dylan Carlson et Adrienne Davies ont resserré le propos jusqu’à son extrême simplicité ; un riff et un rythme. C’est probablement leur disque qui s’aventure le moins dans les bourdonnements atmosphériques et, temps aidant on goûera ces quelsues écoutes parce que, précisément, elle nous font prrendres conscience de la décomposition dudit temps.

***1/2

30 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Big Bend: « Radish »

Nathan Phillips, l’homme derrière Big Bend, s’inspire, pour créer, de son quotidien ; e de son boulot dans un café, laissant les mélodies de la radio du bar s’imprégner en lui pour les chantonner discrètement lorsque les clients ne le regardent pas, et improviser pendant les silences. Radish est le premier album de Big Bend où Phillips se risque à chanter. Et on se demande pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt ; sa voix douce n’est pas sans rappeler le Mark Kozelek des débuts, avec davantage de retenue. Lui qui s’était auparavant illustré au sein d’une musique instrumentale beaucoup plus proche d’un minimalisme gorgé d’un psychédélisme assez abrasif, le voici à présent à écrire des chansons calmes, aux sonorités douces, qui développent un écosystème passionnant – les instruments respirent, les timbres s’invitent et puis repartent…

On pense parfois à un Mark Hollis aux arrangements plus luxuriants. Radish se ressent avant tout comme une expérience de studio. Nathan Phillips, semble avoir envisagé les différents segments de son album au cours de sessions studio séparées les unes des autres (par groupes de 4 musiciens à la fois, si on en croit les infos à disposition), ce qui est à la fois super et frustrant. Exemples: « Swinging Low » et « Four », qui font intervenir la violoncelliste Clarice Jensen et le gourou new age Laraaji (avec un sample vocal de la mère de Nathan, chanteuse d’opéra, sur la première des deux pistes), laissent bien deviner qu’il s’agit de parties coupées de sessions bien plus longues. Et si ce sont deux morceaux superbes, on assiste à regret à l’arrêt prématuré de « Four », qui développait une stase parfaitement reposante, qui aurait bien pu durer 10 minutes de plus, et qui se voit obligée de conclure brusquement.
Mais il s’agit là de plaintes secondaires ; s’il est vrai que Radish peut laisser par moment l’impression d’un patchwork de sessions différentes (cas étrange de ce « 12′ – 15 », brève pièce électroacoustique contemplative avec Susan Alcorn, fort belle mais curieusement placée entre deux chansons « pop » qui auraient tout aussi bien pu se suivre), chacun de ces segments est d’une beauté paisible qui réchauffe l’âme.

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30 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

black midi: « Schlagenheim »

Régulièrement, la Grande-Bretagne nous offre une petite pépite encore brute, entourée de mystère, OVNI inclassable qui gravite parfois très brièvement et aujourd’hui, la nouvelle énigme londonienne se nomme black midi dont le moins que l’on puisse dire, c’est que ce projet est excitant et déroutant.
Tout commence avec un concert enregistré dans les studios de la radio KEXP ; ;la prestation des quatre jeunes Londoniens interpelle et les vues se multiplient sur la toile. Ils deviennent ceux qu’on attend, ils intriguent la presse spécialisée et restent pourtant dans un quasi mutisme, délivrant au compte-goutte les informations sur les réseaux sociaux. Ceux qui ont eu la chance de les voir en live ces dernières semaines auront pu le constater : les quatre kids déploient une énergie surhumaine, font preuve d’une décontraction et d’une maîtrise scénique assez ahurissante, ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention, notamment lors du festival de défricheurs The Great Escape à Brighton en mai dernier. Dernièrement, les mythiques Rough Trade Records annonçaient sortir Schlagenheim, preuve ultime de l’intérêt pour les quatre musiciens.

Néanmoins, si leurs concerts dégagent une spontanéité surréaliste, le trait de génie réside bel et bien dans le fait d’avoir réussi à le retranscrire sur disque ; le son de Schlagenheim s’est certes enrichi de quelques instruments difficilement transposables en « live » mais il n’en demeure pas moins que l’on retrouve toute l’énergie délivrée lors de leurs prestations. Enregistrés en à peine cinq jours, les neuf titres forment un condensé enfin dévoilé de ce que donnent black midi en album.

On commence d’emblée, avec « 953 », sur un math-rock noisy alors qu’arrive cette voix nasillarde si distinctive, digne d’un groupe de prog des années 70. Césures rythmiques, fraîcheur, dimension grandiloquente indéniable, narration un brin décalée (« bmbmbm »), il est toujours compliqué de définir quelle direction prendra l’album et c’est ce qui le rend si unique. Aucun titre ne se détache des autres (même si l’enchaînement « Of Schlagenheim/bmbmbm » est tout bonnement incroyable), l’intensité ne décroît à aucun moment, aucun instrument ne prend le dessus sur un autre et le chaos et la folie (comparable à Devo ou encore, plus récemment, à Sunset Rubdown dans une certaine mesure) sont divinement maîtrisés.
Schlagenheim vient donc clore la question qui brûlait les lèvres de tous les férus de musique : black midi ne sont pas qu’une hype sur le papier. Ils réinventent le rock à guitares, style éculé s’il en est, surtout au Royaume-Uni. Leur musique est protéiforme, leur créativité et leur inventivité leur permettent une mise en lumière parfois compliquée dans la profusion de nouveautés que l’on a à disposition.

***1/2

23 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Ninth Wave: « Infancy Part 1 »

The Ninth Wave est un nouveau venu parmi la scène post-punk actuelle. Le groupe nous vient tout droit de Glasgow et est prêt à faire un grand boom sur la scène internationale et avec un premier album intitulé Infancy Part 1.

En six titres, The Ninth Wave a appris de leurs influences résolument 80’s pour entraîner et enivrer son auditeur comme il se doit. C’est à travers des titres hypnotiques et anxiogènes comme l’introduction nommée « This Broken Design » mais encore les lancinants « Half Pure » et « All The Things We Do » où le chant féminin/masculin, les guitares bondissantes et les synthés froids savent captiver l’attention de tous.

On peut également citer le sombre « A Wave Goodbye to the People Who Said I’d Win » et la touchante conclusion « Final Encounters » qui ont de quoi envie de patienter pour un Infancy Part 2.

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23 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

French Vanilla: « How Am I Not Myself ? »

En 2017, un groupe californien sortait un premier album hors des sentiers battus. Il s’agissait de French Vanilla qui avait fait forte impression avec des compositions bien accrocheuses comme on peut les aimer. Le voici de retour avec son successeur nommé How Am I Not Myself ?.

Composé de dix morceaux, le quatuor récidive ave un post-punk rutilant et bien entraînant comme il se doit. Et ce ne sont pas des morceaux aux grooves plutôt originaux comme « All The Time » qui a de quoi faire penser à du Bush Tetras sur certains moments mais encore les allures dignes de David Byrne sur « Suddenly » et le funky « Joan of Marc by Marc ». Ou l’art de traiter des sujets du quotidien qui ne sont pas très drôles sous des compositions bien légères.

On peut également citer d’autres perles bien efficaces comme « Lost Power » résolument B-52 dans l’âme, « Protective » sans oublier « Bromosapien » qui marchent dans cette lignée avec des lignes de basse alléchantes, des rythmiques bien furieux ainsi que des solos de saxophone parsemés par ci par là. Il ne manque plus qu’un « Friendly Fire » qui est du post-punk pur jus ou d’une conclusion épique nommée « Sensitive (Not Too Sensitive) » pour prouver que French Vanilla sait traiter des sujets graves sur un ton léger et avec un sens de l’à-propos bien particulier.

***1/2

22 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Membranes: « What Nature Gives… Nature Takes Away »

Une légende se forge dans les silences, les caves. Après les attentes qui n’en finissent plus, l’espoir abandonné.  The Membranes (Blackpool, Lancashire / déménagement vers Manchester en 1983) ont disparu tels les dinosaures avec l’âge d’or du post-punk, fin 70’s / courant 1980. 1990, fin de l’histoire. Dans les caves se développe un mythe autour du groupe après sa dissolution mais ses hommes ont fait leurs vies. La réalité, le quotidien : grisaille et anonymat. Votre existence n’est extraordinaire que dans ce que les autres y projettent.  
Un jour, la route de John Robb croise celle de My Bloody Valentine. Supplications. Remettez le couvert. 2009, 2010. Alors ils rejouent. De la scène et puis l’étincelle. Des origines, reste John, pilier entouré aujourd’hui de la paire de guitares bruitiste Nick Brown / Peter Byrchmore et de Rob Haynes à la percussion. Depuis le retour, deux albums. Une chimie en devenir. What Nature Gives… Nature Takes Away est le deuxième de ces disques, successeur de Dark Matter/Dark Energy (2015). Un album ? Non : un double, ou du moins se présente-t-il comme tel. Une masse, clairement : seize morceaux. Une mosaïque de son abrupts et imprégnés de mystique. Une  myriade de références est citée par le label : Godspeed You! Black Emperor, Mogwai, Bauhaus, Ulver, Wardruna. Cadrage fantaisiste ? Une chose, elle, est certaine : cette musique, physiquement présente, ambitieuse, impressionne. Velléité dans l’écriture, dureté dans le son, il y a là un héroïsme rêche et toujours cette basse qui résonne, dure et au bord de la saturation : celle de Robb, artisan indéboulonnable de cette résonance grumeleuse et rigide. Urbanité sourde et rocailleuse, charbon vital. Un mythe peut se redéployer : « The Magical and Mystical Properties of Flowers », avec Kirk Brandon ou encore « Nocturna » » qui évoquera la gravité d’un Joy Division. Le titre éponyme, ses cordes, sa cinématographie : c’est simplement à fondre sur place. Claire Pilling guide le chœur, le palpitant s’emballe et il est un peu partout.


Ainsi, unee résonance ancienne et en même temps si présente au monde, s’imposera avec insolence. Ceux qui les avaient aimés voire côtoyé à la fin des années 1970, ces dernières années, les ont fait rejouer avec eux. Des premières parties. Ils ont eu du flair. Killing Joke, The Sisters Of Mercy, The Stranglers. 2019 confirme l’état de grâce. C’est si sombre, fascinant, hypnotisant, incantatoire… Rien à jeter. Un son a traversé les corps, les a happés : comme un monde qui s’ouvre à vous, paysage qui s’est donné vie dans le feutre et la magie des studios 6DB (Manchester) avec Ding Archer. Ding, artisan du dur, cf. Pixies.
What Nature Gives… Nature Takes Away est un disque « sur la beauté et la violence de la nature. » Une peinture aux reflets ocre et bruns, myriade de détails agglomérés par un sens de la beauté peu commun et perturbant la notion de genre : dub et voix anthropo huileront à l’envi un « mijotage » psyché sur « The Ghosts of Winter Stalk this Land ». Feeling plein mais pas purisme. Fragments épiques et religieux resurgissent du bruit, moments d’élévation et de spatialité dans les caves. Les pierres ne sauraient ceindre l’esprit et le son convoque les fantômes : des présences errent en ce bas monde et Kirk Brandon n’est pas la seule légende du passé à baigner dans ce chaudron. Il y a Chris Packham sur « Winter (The Beauty and Violence of Nature) », Shirley Collins sur « A Murmuration of Starlings on Blackpool Pier ». Les miracles s’enchaînent. Un son pictural. Et le groupe ouvre littéralement la boîte de Pandore sur le dernier titre, comme si tout restait à faire, comme si tout était encore possible. Quelques voix disséminées, magmaïennes, font alors le lien avec « Deep in The Forest where the MemoriesLinger » et celles du tripal premier morceau « A strange Perfume ». Une boucle. Après tout, ils reviennent bien de nulle part, alors… qui sait où ils iront encore ?  Un disque saisissant, passionnant, vital.

****1/2

9 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Spotlights: « Love & Decay »

Mario et Sarah Quintero ont su s’entourer des bonnes personnes pour sortir de l’ombre. Au moment de la sortie d’un premier album autoproduit, ce couple aimant et multi-instrumentiste s’est fait remarquer par Aaron Harris du groupe Isis et de son ami Chino Moreno, qui décide de les embarquer sur la route en première partie, ni plus ni moins, que des Deftones.Notoriété acquisee, le duo a pu sortir un premier album et un E.P. et tourner, entre autres, avec The Melvins.

Entretemps, il va s’adjoindre les services de Chris Enriquez à la batterie pour nous livrer, Love & Decay, un deuxième album aussi aérien que bourdonnant.

Le post-rock de Spotlights sonne comme très inspiré par les ambiances shoegaze, à la fois bougrement lourd et toujours sensuellement planant. En témoigne l’efficace « Far From Falling », qui n’est pas sans rappeler Isis, pour la virtuosité de ses lignes mélodiques et la tranquille montée en tension de ses guitares.

Toujours bouillonnantes, les cordes nous figent instantanément dans une transe grasse sur « Until the Bleeding Stops », en total contraste avec l’entrainant « The Particle Noise » aux mélodies majeures et chaleureuses. Encore plus frénétique, et fraîchement extatique, « Mountains are forever » est une petite pépite qui réussit à capturer l’essence du post-rock, dans toute sa dimension émotionnelle, en faisant osciller notre taux d’adrénaline telles des montagnes russes. « Love & Decay » s’achève par le magnifique « The Beauty of Forgetting », pièce majeure qui s’étale pendant 11 minutes d’un pur plaisir qui serait une fausse note si on le boudait.

***1/2

26 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Mis+Ress: « Dispellers »

Continuant de parcourir la scène mondiale du post-rock alangui, Brian Wenckebach développe son projet solo. C’est ainsi que, sur les huit morceaux et la petite trentaine de minutes de Dispellers, on retrouve les traditionnels entrelacs de guitare électrique réverbérée, les petites mélodies graciles et l’atmosphère évanescente qu’il affectionne.

Assurément, ce type de dispositif est plus qu’agréable, et les déliés superposés de « High-Functioning Sleepwalke »r, par exemple, s’avèrent tout à fait convaincants. De toute évidence, Mis+Ress maîtrise son sujet et sait émouvoir l’auditeur, l’accompagner par une forme de berceuse musicale cajolante. Mais, dans l’ensemble, il faut bien avouer qu’on aurait apprécié un peu plus de diversité, à la fois par rapport au reste de sa discographie, et au sein même de cet album ; un peu plus de prise de risque, en somme.

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18 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Into Orbit: « Kinesis »

La Nouvelle-Zélande ne fournit pas le gros du contingent des groupes dont on parle ici. Il semble d’ailleurs que la musique instrumentale nous offre une bien belle palette d’origines. Notamment parce que la provenance géographique y est moins perceptible. D’ailleurs, d’emblée, les points communs sont trouvés avec une formation de Sheffield (65 Days of Static) ou de Chicago (Russian Circles). En effet, c’est dans ce genre de musique vitaminé avec riffs puissants et rythmique carrée qu’on peut placer Into Orbit.

Le duo formé d’un guitariste (Paul Stewart) et d’un batteur (Ian Moir) ne se contente pas uniquement d’une énergie débridée , il fait preuve de personnalité abec un album très bien séquencé.

On entend évidemment de grosses guitares en avant dès « Shifter » et une lourdeur très convaincante sur « Between Stars » mais de façon fort judicieuse, la pression retombe avec un petit arpège et un riff bien senti. La maîtrise est là, pas de doute. On retrouve même des moments carrément calmes (« Emergence »), les rapprochant d’un post-rock plus classique.

« Crystallise « commence tout en arpèges et on ne doute pas alors que le ton va durcir ; cela sera évidemment le cas mais ces déboulements ne sont pas systématiques. Sur ce morceau par exemple, un riff lancinant sera appuyé par un roulement bien efficace.

D’une manière générale, le jeu de guitare est varié, couvrant une belle palette de possibilités, parfois au sein d’un même morceau. « Horus » pourra ainsi se montrer plus brouillardeux ou plus poisseux, avec une texture bien dense sur laquelle le combo joue plus que sur la la joliesse mélodique La technique sans faille est de toute façon un prérequis pour pratiquer ce genre et elle est ici habilement mise en valeur. Les couches se superposant à grands renforts de pédales de loop en sont la démonstrtaion sans que l’on imagine le groupe était camplaisant avec lui-même. Une retenue et une sobitété tranchantes qui dont plaisir à entendre.

***1/2

10 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire