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Club Night: « What Life »

Depuis la parution de son premier EP Hell Ya à la fin de l’été 2017, la popularité de Club Night a monté en flèche. Le supergroupe venu d’Oakland réussit, il est vrai, a faire montre d’originalité avec sa fusion entre post-punk psychédélique et math-rock explosif mais mélodiqu. Cette raison est une occasion de plus de prouver que leur premier album, What Life, n’a pas été un feu de paille.

Dès les premières notes de « Path », Club Night donne d’emblée le ton. Entre interprétations passionnantes de la part du guitariste Josh Bertram, les riffs urgents couplés de textures synthétiques et une section rythmique efficace, le quintet fait forte impression.

Ce ne sera que le début ils produisent ensuite d’autres pièces taillées sur mesure comme « Cough », « Mute » et « Trance » où ils mêlent indie rock et art-punk avec maestria.

Aussi bien chaotique qu’harmonieux, Club Night ne laissera personne indifférent avec ces huit morceaux résolument intenses comme « Wit » et « Village ».

En outre, entre ces titres, vont de superposer des morceaux-pahres mesurant l’étendue de l’art du groupe d’Oakland ; « Cherry » mais également la conclusion des plus explosives qque sera « Thousands » avec un crescendo noisy à faire frémir.Tout ceci en dit long sur l’ambition de ce supergroupe qui met la barre très haute un « debut album » aussi fougueux et audacieux.

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10 avril 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Low Life : « Downer Edn »

Idles est devenu un des groupes majeurs en matière de punk actuel. Pourtant, on fait toujours l’impasse sur leurs voisins australiens qu’est Low Life. En effet, le groupe originaire de Sydney avait fait forte impression avec leur premier album Dogging en 2016 qui était un pur condensé de post-punk abrasif. Cette année, ils retentent l’expérience avec leur successeur nommé Downer Edn.

Une fois de plus, Low Life tape dans le lard avec leur post-punk bien tranchant incitant à la disruption. Il n’y aura qu’à juger les écoutes des fuzzy « The Pitts », « 92 » ou bien même « Rave Slave » qui envoient du lourd avec ses riffs agressifs, ses rythmiques tapageurs qui sont contrastées par ses synthés aux saveurs new wave.

Un soupçon d’originalité les démarquera tout au long de ce Downer Eden avec « Gabberton » où la voix passée à l’auto-tune de Pitch Tolman arrivéré à s’insérer dans ce décor menaçant ou même sur « Warrior»,, qui incite au chaos et à la confusion.

Avec ce second album, Low Life a créé la bande-son parfaite pour en découdre avec le gouvernement et autres autorités. Comme Idles, les Australiens arrivent à captiver la rage d’une génération dépassée par les dérives socio-politiques et le font avec précision.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Uranium Club: « The Cosmo Cleaners »

Ce groupe originaire de Minneapolis est sorti des sentiers battus avec un album paru en 2017 nommé All Of Them Naturals sur lequel peu ont pu mettre la main. Les voici de retour avec un nouveau disque intitulé The Cosmo Cleaners.

La raison pour laquelle Uranium Club étonne par son originalité est tout simplement parce que le groupe arrive à mêler post-punk, art-punk, protopunk ou bien même new wave. Et cette fusion musicale des plus improbables se fait entendre sur des titres complètement excentriques mais redoutables comme l’entrée en matière nommée « Flashback Arrestor ».

Impossible de ne pas penser à du Television par moments avec des morceaux comme « Michael’s Soliloquy » et « Man Is The Loneliest Animal » qui s’avère notable pour son introduction lancinante avant de partir sur des chemins effrénés ou au courant plus « post-skate » sur « Grease Monkey » et « Geodesic Son » aux riffs ravageurs.

Il n’y a aucun répit d’annoncé pour ce nouvel album d’Uranium Club tant le groupe de Minneapolis possède un flot d’idées. S’achevant sur un « Interview With The Cosmo Cleaners » d’une durée de 11 minutes, il ne fait aucun doute sur leurs intentions : nous proposer du contenu direct, efficace et complètement addictif.

***1/2

24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Fews: « Into Red »

Après un séduisant « debut album » paru en 2016 dans un registre « cold wave », avec des morceaux simples et carrés qui évoqueront Chain Wallet ou autres, le groupe fait quelque peu évoluer son style pour aller vers un son plus rock, plus chaud, plus dense.


La tendance post-punk y est plus avérée, avec une bonne dose de reverb dans ses compositions dont certaines se révèlent imparables à l’image par exemple du titre « More Than Ever » qui mérite indéniablement le détour.

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15 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Drenge: « Strange Creatures »

Strange Creatures, troisième opus de Drenge, est décrit par les frères Loveless comme leur album le plus abouti, intelligent et réfléchi, ce qui peut nous interroger tant ce qui ressortait du groupe jusqu’alors était la spontanéité et l’immédiateté d’un son brut et rugueux.
Au lu de l’énoncé des titres on comprend tout de suite que, tout comme au vu de la pochette,vont s‘ouvrir à nous les portes d’un univers cauchemardesque, tout droit sorti d’un film d’horreur ou un thriller psychologique.
Cette découverte ne sera cependant pas la seule surprise de Strange Creatures. En effet, si « Bonfire Of The City Boys », morceau d’introduction, donne naissance à un son bien gras, des déflagrations de batteries et un chant scandé aux accents de Mark E. Smith, on demeure encore dans une zone de confort identique à celledes albums précédents,. Très rapidement pourtant ce scénario initial sera abandonné au profit d’un sentier sinueux moins direct où chaque virage est l’occasion de découvrir de nouvelles sonorités, et de nouvelles influences.
Les références seront nombreuses ; Killing Joke (« Teenage Love ») mais aussi Depeche Mode (« When I Look Into your Eyes » et ses réminiscences de Dave Gahan.

Il faudra, toutefois admettre, que, même si le résultat n’est pas toujours des plus percutants (comme sur « No flesh Road ») les influences sont bien digérées et maîtrisées.

« Prom Night » et « This Dance » nous envoient sur le dance-floor alors que le slow lanngoureux qu’est « No Flesh Road » ou le conclusif « When I Look Into Your Eyes » marquent, eux, que cette idée festive s’achève quand les lumières se rallument.

Strange Creatures est un opus déroutant parce qu’hybride et parce qu’il nous fait naviguer dans des univers différents. Pas véritablement originaux, que ce soit le post-punk de « Bonfire Of The City Boys » ou le romantisme exacerbé reliquat des années 80 (« Never See The Signs ») , il n’en est que plus louable malgré son parcours en dents de scie et ses circonvolutions un peu floues et approximatives.

***1/2

5 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Ganser: « Odd Talk

Ganser appartient à la scène indie de Chicago où il virevolte, partagé entre noise-rock et post-punk. Après plueiurs EPs le voici qui publie Odd Talk, son premier album.

Dès les premières notes de « Comet », Ganser se charge d’envoyer du gros son. Son post-punk bien sombre va se montrer un fond de commerce qu’il sait l’exploiter avec brio (« Satsuma » à « Revel ») tout en n’éhsitant pas à y adjoindre une patte grungy sur « PSY OPS », « YES NO » ou « Aubergine ». Le quatuor mené par les voix d’Alicia Gaines (chant, basse) et de Nadia Garaflo (chant, claviers) sait comment envoûter son public et ce de la plus belle des manières.

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Ce sera sur les derniers morceaux qui composent ce Odd Talk (« Revel » et « Touch Insensitive ») que Ganser synthétisera parfaitement son univers musical anxiogène mais enivrant et qu’il méritera alors qu’on ne passe pas à côté de son premier réel effort.

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3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Diät: « Positive Disintegration »

En 2015, Diät avait publié un album nommé Positive Energy plutôt anxiogène et macabre et allant a contrario de son titre. Ce groupe, tout droit venu de Berlin Est, manie le post-punk et le goth-rock comme s’il lavait dans le sang et, trois ans et demi après son premier essai, l’heure est venue de lui trouver un successeur nommé Positive Disintegration.

Composé de huit titres, Diät renoue avec son univers musical cafardeux, appuyant ses ils propos dès l’introduction, un « We » à la ligne de basse menaçante, mais aussi sur la décharge punkq ue constitue « Foreign Policy ». Rappelant quelque peu Killing Joke dans sa démarche, le quatuor retient son auditeur otage et ne lui laisse aucune chance de respirer.

A côté des moments angoissants comme « Dogshit » et « On My Own », Diät n’hésite pas à avoir recours aux sonorités plus électroniques comme la danse macabre et nihiliste de « W.I.G.T.D.W.M. » avec sa boîte à rythme fiévreuse ou encore les influences indus de « Disintegrate ». S’achevant sur les sonorités dignes du Cure des débuts avec l’enragé « Opfer », le quatuor mi-berlinois mi-australien réussit ainsi à désintégrer de façon positive son auditeur ; comme quoi, le « sequel » tant attendu ne déçoit pas quant à son résultat.

***1/2

2 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Desperate Journalist: « In Search of the Miraculous »

La formation londonienne tente toujours de moderniser les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Moins de deux ans après un Grow Up salué par la critique, l’héritage musical de Desperate Journalist continue d’être perpétué. Plus précisément, In Search Of The Miraculous touche au shoegaze et à la pop acérée pendant un peu plus de quarante minutes de réverbérations cosmiques.
Souvent comparés à leur premier amour (The Cure), Desperate Journalist se démarquent pourtant par des ambiances plus joyeuse. Effectivement, l’album démarre sur une note inspirée. Dès le premier morceau, « Murmuration », les musiciens jouent la carte des grosses saturations avec une énergie ardente. Après tout, les premiers titres sont d’une efficacité redoutable : « Cedars » sera ainsi marqué par un solo magique, et l’époustouflant et « Jonatan » nous fera apprécier ce que pourrait être un futur « single. Pour se faire à l’idée, la musique galvanisante entretenue dans l’extrait dévoilé il y a quelques temps (« Satellite »), représente une bonne partie de la ligne directrice du disque. Un coup que l’on doit aussi à la persévérance de la chanteuse Jo Bevan, synonyme d’une expression vocale féminine puissante.


Quelques passages ralentissent le pas : « Argonauts » placé pile en milieu de tracklisting repose les tympans grâce à une atmosphère nuageuse réussie. . « Internationally Waters » n’ampute pas la dynamique, mais paraît moins aboutie que les compositions autour d’elle et les derniers instants assureraont la compatibilité d’univers d’ifférents ; passer d’un entraînement cold-wave (« Ocean Of Wave ») à un morceau taillé pour la acène (« Girl Of The Houses »), ne semble pas arrêter la quête des anglais à sortir de beaux sons de guitares.

Au final final, In Search Of The Miraculous partage des points-communs avec les frénétiques premiers albums de U2.mais tend aussi à expérimenter le post-punk. En ajoutant à cette franchise stylisée un peu d’humour, et en produisant un disque sans aucune faiblesse cet opus sera signe d’un travail acharné qui place le combo encore un peu plus haut sur le podium du post-punk.

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19 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Fist Of Facts: « Fugitive Vesco »

Ce petit bijou est sorti en 88 des caves sombres du Lower East Side new-yorkais, projet protéiforme qui a suivi la fin de Liquid Liquid, groupe phare de la no-wave des années 1980. Fugitive Vesco, l’album, est aussi élusif et énigmatique que le visuel qui coiffe sa pochette : il a certes une forte notion de contraste entre les différents éléments constituants, avec, en première ligne, les percussions colorées et fluides.

Dans cette optique, la parenté avec Can la krautrock et Fela Kuti est palpable. Mais on parlait de contraste : la voix de fausset chargée d’invectives de Salvatore Principato, à la tête du projet, surplombe une instrumentation parfois cassante, cérébrale (on reste bien dans le genre post-punk), mais aussi donc un groove langoureux, un jazz amoureux et lumineux.

***1/2

20 janvier 2019 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Holygram: « Modern Cults »

Le monde du post punk et du shoegaze vit un renouveau depuis quelques années, ce n’est un secret pour personne. Alors qu’un groupe noir charbon aux mélodies glaçantes comme Holygram puisse débarquer subitement de son Allemagne natale n’a rien d’étrange. Sauf que son origine géographique n’est pas neutre. En effet les Allemands sont assez friands de genres cousins : la dark wave et le rock gothique. Et Holygram, s’en défendrait-il bec et ongles, leur doit également beaucoup. Et ça, pour moi, ça fait la différence. Parce que ce son de guitare et de basse échappés de Pornography est saisissant. Parce que, aussi, ce chant clair noyé d’écho est comme une berceuse .Parce que, encore, ce côté sobrement noisy et cette brume perpétuelle a quelque chose d’ensorceleur. Et parce que,enfin, ces gars-là savent écrire de bonnes chansons.

La recette est vieille, certes ,mais elle n’a rien d’éculé. Une fois la cauchemardesque intro « Into the void » passée, on entre dans le vif du sujet avec une « Modern cults » d’anthologie, que l’on croirait sortie d’un This Burning Effigy. Rien de moderne oui, mais pourquoi bouder le plaisir d’une réécoute puisqu’elle n’est pas redite ? Modern Cults n’a rien d’irréprochable c’est certain, mais ses quelques bons titres sont suffisants pour chatouiller nos oreilles de manière non négligeable.

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25 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire