No BS: Just Rock & Roll!

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Sleeping With Sirens: « How It Feels To Be Lost »

On a perdu Sleeping With Sirens il y a 2 ans avec un Gossip qui ne confirmait pas les promesses que Madness avaient semées en explorant une facette poppy mais toujours bourrée de guitares et jonchée de tubes potentiels. L’annonce de la sortie de How It Feels To Be Lost faisait craindre le pire mais les doutes vont s’estomper très vite (en fait dès la première note de « Leave It All Behind » ». Ce nouvel album prend le contre-pied total de son prédécesseur, et revient carrément aux sources de leur son.

Grosses guitares, passages déclamés (« Leave It All Behind », « Break Me Down »), refrains ultra bien ficelés (« How It Feels To Be Lost », « Ghost »), grosse production (« Agree To Disagree » et « Another Nightmare » qui viennent lorgner sur Bring Me The Horizon.

Du post-hardcore donc, bien caccrocheur avec cette voix si partciculière de Kellin Quinn, géniale pour certains, complètement insupportable pour d’autres. On est loin de l’album de l’année car Sleeping With Sirens n’apporte absolument rien de neuf à leur son mais on aura toutefois plaisir à retrouver un disque homogène signalant à quel point rien n’est perdu pour nos sirènes.

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13 septembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Pile: « Green and Gray »

Le groupe de Boston reste toujours aussi actif sur la scène noise rock avec une discographie des plus irréprochables. Deux ans après l’emblématique A Hairshirt of Purpose, le voici de retour avec leur septième album intitulé Green and Gray.

Toujours aussi constant dans sa démarche, la bande à Rick Maguire qui étonne toujours par son interprétation tantôt aérienne tantôt délurée continue à exceller sur ce terrain post-hardcore et indie rock à travers des morceaux intenses et implacables comme l’introduction explosive nommée « Firewood » mais également « Your Performance » qui suit. Comme sur son prédécesseur, Pile continue de creuser le sillon un peu plus loin avec beaucoup plus de précision au niveau des orchestrations changeant d’humeur selon les morceaux ).

Ainsi, il ne sera pas rare que Green and Gray vacille entre calme plat qui saisit son auditeur avec les ballades comme « Other Moons », « Half » et autres « My Employer » et tempêtes noisy des plus dévastatrices avec « A Labyrinth With No Center » et « Lords of Calendar ». Plus on avance, plus on sent que le combo continue à marquer par son originalité et redouble d’ambition notamment sur « On A Bigger Screen », « The Soft Hands Of Stephen Miller » sans oublier la pièce maîtresse de 7 minutes nommée « Hiding Places » montrant toute la quintessence du groupe.

Il ne fait aucun doute que Green and Gray élargit les horizons musicaux de Pile. Toujours en s’inscrivant dans leur mouvance post-hardcore noisy, les Bostoniens se montrent plus audacieux (témoins en ont les allures étrangement britpop de « Bruxist Grin ») et permet de prouver qu’ils restent un des actes leessentiels de la scène dans laquelle il se fraie son cemin.

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7 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

La Dispute: « Panorama »

La Dispute est un groupe post-hardcore originaire de Grand Rapids qui a connu une sacrée trajectoire musicale après Après une poignée de sorties musicales en tous genres, le groupe formé par Jordan Dreyer a enfin atteint la consécration en signant chez le réputé label Epitaph pour qui ils sortent leur nouvel opus intitulé Panorama.

Ce nouveau disque marque donc une nouvelle étape pour La Dispute. Eux qui mélangent sans vergogne emo, post-hardcore et spoken word se retrouvent dans un nouveau cheminement où la mort, le deuil, la vie et l’amour ont habité le groupe, surtout son leader qui n’est autre que Jordan Dreyer. Après une introduction plantant le décor du nom de « Rose Quartz », la voix du frontman retentit sur « Fulton Street » et choisit les bons mots pour traduire ce tsunami émotionnel qu’il a confronté durant ces années.

Alternant le calme plat et la tempête des plus dévastatrices, Dreyer sait faire le parallèle entre spoken-word et screamo comme il se doit sur d’autres morceaux faisant référence au patriotisme symbolique du Michigan comme « Rhondonite and Grief » et « In Northern Michigan ». Il chante, susurre et hurle de façon incontrôlable tout en exorcisant ses souvenirs aussi bien radieux que traumatisants. Cependant, La Dispute se veut plus lent au niveau du tempo tandis que les sonorités sont plus légères et plus éclairées mais restent tout de même incisives par moments.

Il n’y a qu’à juger des morceaux comme « Anxiety Panorama » et « There You Are (Hiding Place) » pour prouver qu’ils restent les maîtres en ascenseur émotionnel avant qu’une conclusion aux allures jazzy du nom de « You Ascendant » mélancolique et grave dans ses propos montre un La Dispute au zénith de leurs inspirations. Malgré le départ du guitariste Kevin Whittemore auquel il formait une bonne alchimie avec Chad Sterenberg, Panorama est moins porté vers les guitares mais le groupe arrive à combler ce manque via d’autres moyens instrumentaux à forte charge émotionnelle. Après la pluie vient donc le beau temps et le quatuor de Jordan Dreyer arrive à chasser tous les fantômes qui sont venus les hanter comme jamais. Beaucoup devraient en prendre de la graine.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Polar: « Nova »

« Intime, cathartique, thérapeutique », tels sont les adjectifs qui décrivent le mieux le message de ce nouvel opus post-hardcore par Polar, qui livrent leur disque le plus personnel à ce jour.
Après 3 ans d’un silence brisé le temps du « single » « Breathe » en 2017, les Anglais de Polar sortent cette année leur 4ème album : Nova. Un nom sobre et impactant derrière leur opus le plus intime à ce jour, un nouveau chapitre post-hardcore entre ombre et lumière explorant des thèmes et des combats très personnels et qui représente pour le groupe un retour à l’introspection, cette fois-ci dans sa forme la plus brute et nue.
Nova succède à No Cure No Saviour (2016), un album engagé abordant différents problèmes de société, en particulier la tragédie vécue quotidiennement par les SDF.
Cette fois-ci, le groupe souhaitait dès le départ adopter une écriture plus personnelle et se confier grâce à la musique, confronter leurs démons intérieurs et effectuer une sorte de…thérapie de groupe si l’on peut dire. Les paroles, principalement écrites par Adam – Woodie – Woodford (chant) et Fabian Lomas (guitare) prennent ainsi une valeur cathartique, chacune étant associée à des évènements ayant marqué l’un ou l’autre, dans une forme qui permet à la fois de rentrer dans leur intimité tout en étant suffisamment universelles dans leur message pour toucher un large public.
« Drive’ » le premier « single », au refrain très efficace, nous parle de laisser sa chance à une relation sentimentale initiée au premier regard. L’ambiance y est quelque peu dérangeante mais le ton laisse place à l’espoir sur un refrain fédérateur.


Bien plus sombre dans ses textes et sa composition est le second single : « Midnight’ » qui relate une expérience traumatisante de relation sexuelle non consentie subie par Woodie alors qu’il n’avait que 15 ans.
L’ensemble de l’album comprend des morceaux d’intimité empruntés à chacun des membres du groupe, en faisant ainsi un opus très spécial pour Polar qui souhaitent que Nova encourage ses auditeurs à effectuer le même travail d’introspection afin d’idéalement parvenir à vivre en paix avec eux-mêmes.
Musicalement, l’alliance entre riffs agressifs et mélodies qui fait la signature de la formation est toujours présente dans une forme exacerbée. Ellie Price, que Woodie et Fabian qualifient de « 6ème membre du groupe » et qui prête sa voix à la plupart des refrains des morceaux précédents, revient en force sur Nova avec deux titres qui la mettent particulièrement en valeur : « Amber », un titre aux accents sentimentaux et « Dusk » un interlude ambiant très pop qui surprend immanquablement sur un album de hardcore. Le parti-pris est osé mais force est de reconnaître que ce moment de douceur dans un ensemble bien agressif est le bienvenu.
Dans son ensemble, Nova est un album efficace et plutôt bien construit, avec ce qu’il faut d’ incursions pop pour faire de Polar un combo capable d’afficher une signature originale.

***1/2

14 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Cursive: « Vitriola »

Groupe précurseur des sonorités emo / post-hardcore, souvent décrit à ses débuts comme proche des d’At The Drive In, Cursive a multiplié les pains tout au long de sa carrière, qui débuta au milieu des années 90s, à Omaha, dans le Nebraska. Un hiatus entre 1998 et 1999 permis à la troupe emmenée par le talentueux Tim Kasher de revenir plus inspirée que jamais, mettant un peu de piment dans ses compositions en y incorporant un violoncelle électrique. Bien que l’instrument ne soit pas au cœur des ambiances tourmentées que Cursive déploie avec brio sur un album tel que Ugly Organ (2003), il retient l’attention de l’auditeur curieux. La dernière décennie fut plutôt terne pour Cursive, incapable de livrer un album convaincant depuis Happy Hollow, sorti en 2006, ce huitième album, Vitriola, redore le blason d’une formation dont on attendait plus grand chose…

Quelle bonne nouvelle, l’inspiration est de retour ! Vitriola est un album sincère, franc et qui fait mouche, contant volontiers les malheurs du monde sur des compositions dissonantes et volontairement brinquebalantes. Le violoncelle un temps disparu, reprend sa place, pour donner un peu plus de relief aux complaintes de Tim Kasher. A la croisée des chemins entre emo et post-hardcore, Cursive livre des morceaux efficaces, à l’image de « Pick up the Pieces » ou du massif « Under the Rainbow », et réussi le pari de nous surprendre avec « It’s Gonna Hurt ». Les envolées de violoncelle, et de ce qui semble être un thérémin, nous transportent dans un univers tout à fait original.

Cursive joue de sa palette pour rompre la monotonie et dessiner des ambiances variées. Elles se font parfois lascives (« Remorse ») poussant l’auditeur à l’introspection. ou totalement contrastées par la rigueur hypnotique de riffs dissonants (« Ouroboros »). Vitriola fini par nous convaincre par un ultime brûlot indie rock (« Life Savings ») au refrain franchement entêtant, avant de s’éteindre après 7 minutes d’une complainte progressive résonnant comme un point d’orgue irréductible et quasiment pérenne (« Noble Soldier / Dystopian Lament »).

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12 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

At The Drive-In: « In•ter A•li•a »

Relationship of Command fut l’album qui permit à At The Drive-In de faire école et d’inscrire son opus comme référence de la mouvance post-hardcore. Après une séparation et diverses tentatives en solo, le combo est de retour 17 ans plus tard avec un In•ter A•li•a qui le voit renouer avec un répertoire dégraissé de toute incursion expérimentale.

Avec leurs riffs contorsionnés et leurs textes cryptiques des titres comme «  Governed by Contagions » ou «  Incurably Innocent » nous remettent en mémoire les meilleurs moments du combo. Manque pourtant cette impression de première fois qui faisait que le manque de précision dans l’exécution offrait en matière d’adhésion à l’esthétique du groupe.

Dans l’ensemble, on ne peut s’empêcher d’avoir le sentiment que le groupe s’essaie à re-capturer le son de sa jeunesse mais qu’il s’y emploie de manière forcée et manquant de spontanéité. La férocité est toujours là, toute comme les riffs addictifs mais le tout semble être lissé par une production domestiquée et une exécution qui manque singulièrement de coeur. AtThe Drive-In avait une âme, In•ter A•li•a peine à la raviver.

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11 mai 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Senses Fail: « Pull The Thorns From Your Heart »

Senses Fail est un groupe de post-hardcore qui a toujours fait montre d’ambition y compris dans leurs efforts les plus lourds dont Pull The Thorns From Your Heart fait partie.

Un des éléments de cette appétence est lié à la personnalité cryptique de son leader, Buddy Neilsen, et de son désir de communiquer au-delà du support qu’est le disque. Celui-ci est commenté par la chanteur lui-même, plage par plage, sur youtube ce qui apporte encore plus de proximité aux schémas souvent intimistes et rageurs qu’ils nous propose.

 

Musicalement Senses Fail alterne avec habileté assauts soniques et moments de calme, textes poétiques et vecteurs d’émotions fortes, comme sur le titre d’ouverture, « The Three Marks of Existence » qui cumule rugosité et émotion ou « Wounds » qui commence tout doucettement, de fait explosif pour se terminer néanmoins sur un mode apaisant.

« Surrender » montera que le groupe est capable de tendresse avec un léger frappé de guitare et des vocaux emplis de nuances subtiles ; il encadrera un disque qui est un triomphe dans la mesure où il montre que le hardcore peut, lui-aussi, être capable de discours articulés.

***1/2

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Coliseum: « Anxiety’s Kiss »

Le titre, Anxiety’s Kiss, de cet album du groupe hardcore de Coliseum parle de lui-même. À la différence de bien d’autres combos, la souffrance qui en résulte fait partie intégrante de leur vision esthétique aussi distordue que peut l’être leur musique.

Bien sûr, les deux ont évolué et sont passés, du hard-punk des origines, à des éléments de post-punk, de noise-rock, de goth ou de alt-tock, mais cette complexité musicale progressive n’a fait que renforcer l’humeur de disques semblant explorer toutes les facettes de l’angoisse.

Le résultat, ici, est un album constitué d’un songwriting à l’intelligence tranchante, de beaucoup de sang et de tripes dans les accroches vocales, et d’habileté pleine d’astuce au sein même des textures sales.

Le tout s’amalgame on ne sait trop comment tant il est difficile de s’attarder sur une humeur plutôt qu’une autre, l’endeuillé et lugubre phrasé narré façon Tom Waits sur « Driver At Dusk » ou la virulence décharnée de « Comedown ». C’est pourtant cet inconfort permanent qui fait tenir ensemble Anxiety’s Kiss, un disque qui serait difficile à vivre mais dont l’écoute pourra rasséréner.

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20 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

… And You Will Kow Us The Trail of Dead: « IX »

En dépit des critiques que l’on a pu adresser à Trail of Dead depuis Source Tags & Code, le groupe continue de nous pondre depuis dix ans du alt-rock expérimental à intervalles réguliers. Malgré des flux et des reflux en matière d’agressivité et des tendances au post-rock voire même des excentricités prog-rock, ils demeurent des personnages punks axés vers les franges de l’inspiration avec toujours autant de détermination.

Cela n’est pas toujours réussi car sur ce disque il y a des titres qui sont indiscutablement des bouche-trous (« A Million Randonm Digit » par exemple) mais c’est, fort heureusement, une exception. « The Ghost Witthin » fera penser à Mellow et « Like Summer Tempests Came His Tear » au Pink Floyd certes mais même un album de Trail of Dead a besoin de répit.

Passées ces réticences, « Lie Without A Liar » sonne comme le genre d’hymnes que l’on retrouvait sur Source Tags & Codes, et « Worls Apart » est empli de ces accroches percutantes et ce ces rythmes downbeat et mélodiques. « To Avoid Ships » est construit tel un énorme crescendo qui regorge de détermination imperturbable alors que « Lost In The Grand Scheme » parvient à nous faire perdre un fil sans qu’on y trouve à redire avec ce pont grinçant qu’on reconnaîtra immédiatement comme une de ces prouesses techniques dont ils ont l’apanage.

Le « closer » « Sound of the Silk » est sans doute une de leurs meilleures compositions, d’un point de vue instrumental déjà (un stone rock tempêtueux plein de drones et de percussions) mais aussi par les textes mélancoliques et infectieux de Conrad Keely. C’est une chanson typique de Trail of Dead avec une description on ne peut plus vive des paysages de l’esprit.

IX est, au final, un excellent moyen de découvrir ou redécouvrir Trail of Dead ; il nous ré-introduit à un groupe alternatif fidèle à lui-même et ce, quelles que soient les registres qu’il se plait à aaborder.

***1/2

29 novembre 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

La Dispute: « Rooms of the House »

 Jorden Dreyer, le leader de La Dispute, est un poète de la génération punk. Le combo n’est donc pas étranger et des poussées brusques d’émotions. Sur les deux albums précédents, ces musiciens du Michigan s’étaient tenus en équilibre entre la délicatesse d’histoires mélancoliques presque racontées et la dangerosité que pouvait conférer les mots presque crachés.

Sur Rooms Of The House, ils poussent encore plus loin le jeu à l’intérieur des frontières de ce concept et de cette cadence. Les textes, toujours emprunts de quotidienneté, sont encore plus sombres et les histoires sonnent alors plus tangibles et terrifiantes. Les objets du quotidien acquièrent une importance qui dépasse leur simple utilité de par l’excitation sonique dont ils sont revêtus. Les nuances (cri adossé à récitation) sont maintenus et permettent de desservir une immense palette d’émotions dans lesquelles s’envelopper.

Le mouvement en deux parties, « Woman (In Mirror » et « Woman (Reading) », est frappant par la manière dont la guitare se gonfle jusqu’à éclater au stade final de la reprise alors que « First Reactions After falling Through The Ice » ou « Stay Happy There » sont des modèles de compositions abrasives et urgentes.

La production elle aussi, est minutieuse donnant à chaque élément son plus bel effet. Chaque son a sans doute été placé volontairement, procurant un sentiment de fluidité naturelle à tout l’album.

Celui-ci pourrait se définir comme un disque de post-hardcore édifiant de par sa subtilité et son élan masqué ; il est aussi un bel aperçu de ce que peut signifier cette vie presque figée dans la région des Grands Lacs d’Amérique du Nord où seuls nous rattachent au mouvement ces petites objets de vie, comme le tic tac d’une pendule, le bruit d’une bouilloire sur le feu,interrompant par leur présence le calme trompeur où l’intensité ne demande qu’à affluer.

 

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25 mars 2014 Posted by | Quickies | , | Un commentaire