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L7: « Scatter The Rats »

Il est inutile de présenter L7 tant le quatuor californien s’est faite une place dans le monde du grunge et du riot grrl et a influencé 90% des groupes féminins actuels. Vingt ans après leur pas très mémorable Slap-Happy et de leur séparation qui s’en est suivi, les prêtresse du grunge font de la résistance en remettant la machine avec leur septième album intitulé Scatter The Rats.

Dès les premières notes de « Burn Baby », il ne fait aucun doute: L7 est de retour et elles veulent déchirer On sent que les californiennes n’ont rien perdu de leur rage d’antan avec leurs riffs grungy et leur section rythmique toujours aussi caverneuse. Et il ne fait aucun doute que leur énergie s’avère aussi constante tout au long de cet opus. De « Fighting The Crave » à « Uppin’ The Ice » en passant par « Stadium West », « Garbage Truck » et autres « Holding Pattern », on s’aperçoit que le contenu est très homogène. Voire trop homogène.

Même riff, même tempo et même gnaque et toujours ce petit manque de nouveauté qui persiste tout au long de cet opus. Alors oui, L7 a encore toutes ses dents mais ce septième album laisse tout de même un arrière-goût un peu amer car on attendait à quelque chose de plus osé à ce stade de leur come-back. On pourra citer les mid-tempos « Ouija Board Lies » et « Cool About Easy » parmi les morceaux qui sortent du lot mais on attendait mieux par rapport au statut de légende que s’attribue L7.

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7 mai 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Yuck: « Stranger Things »

Les années 90 constituent encore un rêve, y compris en Angleterre d’où est issu Yuck. Ce deuxième album n’est en aucune mesure une exception. Leur hommage à ce que les grunge ont fait de mieux en matière de « guitar » rock est, ici, plutôt assez inspiré. Yuck nr sonnent pas comme des imposteurs mais plutôt comme des musiciens qui voyagent dans le temps, tétanisés par ce qui se fait aujourd’hui et cherchant à retourner chez eux. Stranger Things va cheminer habilement au travers de courants musicaux jadis populaires, ensuite abandonnés puis à nouveau revenus en vogue comme le « shoegaze » ou la « britpop »..

Outre le fait que le combo nous refasse une panorama habillé de chemises à carreaux, le troisième opus du combo londonien assène sa marque de manière parfois irrésistible ; « Cannonball » est une compo pop-punk joyeuse et rugueuse et « I’m OK » alterne romantisme et balancement avant de s’écraser comme si il fallait refaire vivre le blitz. La plupart des morceaux observeront ce registre engageant, celui-ci se terminera avec éclat sur un shoegaze classique et ravageur, « Yr Face » .

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15 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Milk Teeth: « Vile Child »

Bien qu’ils viennent de Bristol et ne se soient formés qu’il y a environ deux ans, les racines de Milk Teeth sont fermement plantées dans le rock alternatif américain des années 90. Vile Child semble être un résident de la scène grunge, nous offrante douze compositions qu’on pourrait qualifier de « rétro ».

Celles-ci sont tapageuses et plutôt plaisantes, fonctionnant dans le passé, certes, mais lui rendant hommage. Le titre d’ouverture, « Brickwork », annonce d’emblée l’approche viscérale de l’album, en particulier par l’alternance des vocaux assurés par Joshua Bannister et Becky Blomfield, l’effet est dévastateur et il se répète au travers de morceaux comme «  Brain Food » ou « Crow’s Feet ».

Vile Child baigne dans une splendeur que deux décennies ont obscurcie mais leur approche concessions est signe d’un effort qu’on ne peut que saluer.

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13 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Local H: « Hey, Killer

Local H est un groupe étrange dans la mesure où il pourrait être considéré aussi bien comme un groupe punk, que classic rock ou grunge. Cet éclectisme ne le rend pas pour autant dispersé mais c’est plutôt à un répertoire bien concentré auquel on a droit.

Hey Killer bénéficie en effet d’une couleur musicale qui vous ronge et vous hante (« The Last Picture Show In Zion ») et qui pourrait faire croire à des Black Keys qui seraient restés figés en mode grunge avec, parfois même, des structures d’accords un peu trop classiques (« City of Knives »).

Quelque part, on a la sensation d’entendre un combo composé de musiciens des années 90 en plein « burn out » sauf que les guitares demeurent féroces (« Mansplainer » et « Big Bag Road »). Les résultat en est un opus qui ne réinvente pas la roue mais qui prouve qu’il reste toujours suffisamment d’énergie pour que le doigt d’honneur que constitue cet opus post grunge ne soit pas un chant du cygne qu’on laisserait de côté distraitement.

**1/2

3 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Saint Asonia: « Saint Asonia »

Ce « debut album » du groupe post-grunge canadien est composé d’anciens memebres de Three Days Grace, Staind, Eye Empire et Finger Eleven. Ce CV est suffisamment parlant pour qu’on ne soit pas surpris d’entendre un disque bien ficelé et travaillé comme il se doit.

Ses onze plages ne surprendront pourtant pas ; riffs industriels post-grunge sans aucune tentative de les subvertir ce qui signifie qu’on ne peut apprécier le matériel que par rapport à sa source. La production est assurée avec goût par un maître dans le genre, Johnny K. qui donne au son de Saint-Asonia un registre suffisamment morose et couillu à la fois pour que les compositions ne donnent pas l’impression d’être des morceaux enregistrées par défaut.

Rien de recyclé , que ce soit quand le combo s’aventure dans le crooner hard rock et une poésie colérique. Il parvient à distiller un certain degré de gravité à ses titres, « Better Place », « Dying Slowly » et « Blow Me Wide Open » sont même particulièrement engageants dans le mode primal.

Saint Asonia parvient ainsi à échapper aux pièges d’une architecture routinière ; après tout on ne leur demande pas non plus de marcher sur l’eau d’un mer inexistante.

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5 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Strange Wilds: « Subjective Concepts »

Le « debut album » de Strange Wilds croule sous la furie qui caractérisait les premières années du label Sup Pop. Ils ont un son hardcore qui peut ne sembler distrayant mais il représente les tendances liées aux origines du groupe, le nord-ouest des USA.

Ils ont une force convaincante même si elle n’est pas raffinée au point qu’on pourrait négliger d’écouter Subjective Concepts qui renvoie à une période où les choses vous étaient envoyées directement à la figure, sous formes de riffs teigneux, de décibels et de vocaux revendiquant le fait d’être informes.

En même temps, nous voilà en face d’un combo en phase avec un renouveau du genre, symbolisé par le succès de METZ. Le côté abrasif de Strange Wilds est accrocheur mais ce n’est pas l’attrait mélodique qu’il peut exercer qui semble être la priorité du groupe.

Ce sera alors cette qualité qu’ils sont capables de démontrer à de trop rares moments qui peut impressionner comme sur « Starved For » ou un « Egophilia » où le combo fait travailler ses muscles hardcore avec une urgence au maximum. C’est cet aspect dur, parfois laid et impitoyable qui remporte le morceau. Et c’est ainsi que ça se doit d’être.

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23 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Citizen: « Everybody Is Going to Heaven »

Citizen fait partie des ces groupes produits par Will Yip qui tentent de se détacher de leurs racines hardcore/punk pop, celles-là même qui leur avait permis de rencontrer le succès avec Youth. Everybody Is Going to Heaven les voit donc endosser une tonalité sise vaguement entre emo, grunge et shoegaze. Les années 90 ont donc supplanté les années 2000 en matière d’inspiration au travers de titres ponctués par une basse puissante (« Cement ») ou des mélodies conduites en trémolos (« Ring of Chain »).

Ce faisant, le groupe sonne beaucoup comme Brand New au point de sembler le mimer et semble avoir ainsi perdu de son originalité. « Yellow Love » peine à émuler le mode « emo », « Stain » vise l’approche menaçante et le tout paraît vouloir, soit nous déstabiliser, soit chercher la catharsis.

Le problème est qu’à trop vouloir se référencer par rapport à un autre artiste, Citizen ont oublié d’apporter leur propre singularité et c’est, précisément, cet élément qui donnait toute la saveur à leur « debut album » ; un goût qu’on ne peut que regretter de ne pas retrouver ici.

**1/2

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Kinski: « 7 (or) 8 »

Les dernier album de Kinski, Cosy Moments en 2013, était plus direct et emphatique que leurs productions précédentes. 7 (or) 8 confirme cette tendance souligné qu’il est par une « vibe » alt-rock héritée des années 90.

Ainsi, « I Fell Like a Fucking Flower » développe des tonalités intéressantes si ce n’est originales avant de s’orienter dans une direction plus fuzzy évoquant un sdchmé mis en place par Stone Temple Pilots. De la même manière « Detroit Trickle Down » développera un même climat brouillé façon My Bloody Valentine.

Quand arrivent les vocaux, ils semblent délivrés avec négligence et souplesse, qui a pour effet de rendre le son plus « cheap » par exemple sur un « Flight Risk » qui sonne presque négligé.

Ce sera paradoxalement sur un « Operation Negligee » que ces derniers se monteront le plus satisfaisant et feront bon ménage avec une guitare grungy proche de la mélancolie. En se faisant moins ampoulé, ce morceau plus discret sera le titre phare du disque et devrait pointer dans une direction vers laquelle Kinski pourrait s’engager, ne serait-ce que pour ne pas faire mentir la pochette de 7 (or) 8.

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8 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Drenge: « Undertow »

Il a fallu un certain temps avant que la magie du premier album de Drenge se matérialise ; ça n’est qu’après s’être cimentés lors de nombreux festivals que les frères Eoin et Rory Loveless trouvèrent cette confiance qui donna un nouvel allant à des titres comme » Bloodsports » ou « Fuckabout ». Le duo devint une force avec laquelle il fallait compter ; leur « sophomore album », Undertow, est est le produit.

Celui-ci se présente comme un voyage, celui qui parcourt des étapes comme la révélation de ce que l’on est, la croyance en celle-ci au point que Drenge semble vouloir ne se fixer aucunes limites. Que le disque comporte un titre comme « Running Wild » en est le symptôme tant il exxprime désir d’indépendance et de faire coïncider ses pas vers nulle autre horizon que le ciel.

Assistés par un nouveau bassiste et un ami d’enfance, Rob Graham, les deux frères hissent leurs barres un peu plus haut ; Eoin avec des vocaux crachés comme jamais . Ainsi « We Can Do What We Want » est mené à un train d’enfer, gardant les caractéristique de leur « debut album » mais avec chacun de ses effets multiplié au centuple.

« Favorite Son » nous présente la facette la plus extrême sous-jacente chez eux, grâce un tempo accéléré juste pour le fun de l’être, « The Snake » est sinueux comme l’indique son titre, transpercé qu’il est par des guitares crissantes et développe ainsi un climat vicieux à l’image de l’animal qui donne son nom à la composition et prend alors l’allure d’un monstre au coeur froid et palpitant.

La deuxième partie de Undertow poursuit la tradition de Drenge qui est d’aller de l’avant. Le grunge se fait plus tordu et sombre à l’image d’une « Have You Forgotten My Name ? » qui est une manière de terminer l’album sur un sinistre augure.

Ce que le groupe a produit ici prouve qu’il n’a pas abandonné ses visions dérangeantes et qu’il les a façonnés. Quoi qu’il puisse arriver par la suite, Undertow sera pour eux un album phare.

***1/2

28 avril 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Wolf Alice: « Creature Songs »

Creature Songs n’est que le deuxième EP de Wolf Alice et il met admirablement en valeur un style beaucoup plus disparate que le label grunge qu’on serait tenté de lui accorder.

Le titre d’ouverture, « Moaning Lisa Smile » nous offre un début tempéré et acoustique avant de nous entraîner dans les riffs plus tapageurs qu’on était habitué à entendre sur leur précédent opus Blush. Mais ce qu’on peut noter avant tout c’est la façon dont les vocaux de Ellie Roswell sont capables de ménager une transition entre les différents registres abordés.

En concert, ce pourrait être un titre anthémique tout comme « Storms » qui offre un contraste entre la cadence tranquille imposée par les lignes de basse et des chorus plein d’autorité. « Heavenly Creatures » apportera ensuite ces ballades si souvent négligées quand on évoque Wolf Alice : vocaux éthérés et plaisamment rauques qui annonceront le délicat « closer » qu’est « We’re Not the Same ».

Dans « wolf » il y a « alice » ; si Wolf Alice a une approche grungy, celle-ci est fermement ancré dans les années 2014 ou 15.

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19 avril 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire