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Alex Lahey: « The Best Of Luck Club »

Plus rien ne semble arrêter l’ascension fulgurante d’Alex Lahey. Révélée en 2016 avec son premier EP B-Grade University et suivi de son premier album I Love You Like A Brother la jeune australienne a réussi à se faire un nom sur la scène indie rock/pop-punk locale malgré la volonté des médias de la comparer à Courtney Barnett et Bethany Consentino de Best Coast. Deux ans plus tard, elle présente son successeur attendu, pour certains au tournant,The Best of Luck Club.

S’ouvrant sur « I Don’t Get Invited to Parties Anymore », la musicienne de Melbourne (aidé de sa productrice Catherine Marks) continue de nous partager ses galères du quotidien malgré son succès retentissant à travers ses compositions beaucoup plus pop-punk qu’à l’accoutumée.

Que ce soit sur « Am I Doing It Right? », « Misery Guts » (dont la construction musicale rappelle quelque peu « Celebrity Skin » de Hole) et « I Need to Move On », Alex Lahey partage ses doutes, ses angoisses et son envie d’être accepté par tous en étant queer dans l’industrie musicale.

Plus personnel que son prédécesseur, la jeune femme parvient à nous embarquer dans ses scénettes de tous les jours où on a l’impression d’être un spectateur que ce soit sur « Don’t Be So Hard On Yourself » avec un solo de saxophone bien incongru ou sur « Isabella » avec sa mélodie pianotée et « Black RMs ». Dans tous les cas, elle réussit à nous toucher avec ses textes sentant le vécu que ce soit sur la ballade « Unspoken History » ou bien même sur « I Want to Live With You » en guise de conclusion héroïque montrant un The Best of Luck Club ayant plus à voirà l’habileté qu’à la chance.

***1/2

21 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

An Horse:  » Modern Air »

On ne peut pas dire que ce duo de Brisbane soit très prolifique puisque leur dernier opus, Modern Air, sort après un silence de six ans par rapport au précédent, Walls, qui, lui-même, faisait suite à un silence de huit ans.

vec leur troisième album nommé Modern Air faisant suite à leur Walls huit ans plus tôt.

Une fois de plus pourtant, on refait connaissance avec leur pop-punk hybride. Kate Cooper (chant, guitare) et Damon Cox (batterie, basse, claviers) retroussent leurs manches avec des morceaux bien racés à l’image de « This Is A Song », « Live Well » ou bien même de « Get Out Somehow ». Leur énergie reste toujours intacte que ce soit sur « Breakfast » ou sur « Drown » et on c’est une chose qu’on ne peut leur retirer.

Mais c’est avec des moments plus midtempos et mélodiques qu’An Horse arrive à mieux nous surprendre. Je pense notamment aux plutôt réussis « Started A Fire » et « Bob Ross (Be The Water) » sans oublier la ballade planante intitulée « Mind Reader ». La voix de Kate Cooper résonne toujours aussi bien tandis que les instrumentations sont bien étoffées. Pour ce grand retour, Modern Air remplit ses promesses et dix ans après ses débuts, An Horse reste toujours d’actualité.

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12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Sidekicks: « Happiness Hours »

The Sidekicks n’avait plus donné signe de vie depuis son quatrième album Runners In The Nerving World paru il y a trois ans. C’est dire que le quatuor pop-punk d’Ohio était attendu au tournant ; un virage nommé Happiness Hours.

On va retrouver The Sidekicks dans leur zone de confort avec une nouvelle livraison power-pop à travers des morceaux comme « Other People’s Pets » qui rappellera Everybody Works de Jay Som ou « Twin’s Twist » qui est à la fusion entre Band of Horses et James Mercer ou le chaleureux « Win Affection ».

Avec la production de John Agnello, le quatuor d’Ohio nous offre un panel de sonorités différentes tout au long de ce Happiness Hours.

Que ce soit des trouvailles power-pop pur jus avec « Weed Tent », « Summer and The Magic Trick » et « Serpent In A Sun Drought », The Sidekicks explore différentes palettes musicales afin de rendre son contenu plutôt intéressant. Et en 39 minutes, on peut affirmer que Happiness Hours a de quoi nous procurer des moments de bonheur.

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11 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Martha: « Love Keeps Kicking »

En 2016, Martha avait connu une simili  consécration avec son album Blisters In The Pit Of My Heart Le quatuor pop-punk de Durham avait réussi à s’imposer avec une musique aussi bien enragée que mélodique. Trois années se sont écoulées et ils remettent le couvert avec Love Keeps Kicking.

Après avoir illustré Naomi Griffin sur la pochette de l’album précédent, c’est au tour de Daniel Ellis de prendre la pose sur ce Love Keeps Kicking. C’est dire qu’il s’agit de son oeuvre la plus personnelle tant il raconte qu’il est perdu au milieu de prédateurs sexuels qui courent dans son entourage ( « Heart Is Healing »). Cette vulnérabilité est dévoilée au travers des morceaux toujours dans la veine indie-punk comme « Sight For Sore Eyes », « Mini Was A Preteen Arsonist » ou bien même sur « Brutalism By The River (Arrythmia) ».

Hormis des moments quelque peu fun comme le court mais efficace « Wrestlemania VIII » qui rappelle quelque peu le « First Date » de blink-182, Love Keeps Kicking nous interpellera pour des propos graves et adultes. L’urgence des mélodies et les riffs flamboyants sont toujours les bienvenues sur des morceaux comme « Orange Juice » et « Lucy Shone A Light On You » avec des prestations vocales un peu trop passionnées de Daniel Ellis. Naomi Griffin, quant à elle, ne se contente que de deux morceaux dont « Into This » mais également la mélancolique conclusion intitulée « The Only Letter That You Kept ».

Moins politique et plus personnel que son prédécesseur, Love Keeps Kicking montre la facette la plus vulnérable de Martha qui ne cherche qu’à cicatriser ses douleurs personnelles. Face à un monde considéré comme de plus en plus incompréhensible la catharsis n’est pas trop mal réussie.

***1/2

10 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Pup: « Morbid Stuff »

En 2016, Pup avait connu la consécration avec son second album The Dream Is Over. Le quatuor de Toronto s’est imposé sur la scène pop-punk avec leurs compositions redoutables jamais avares en bonne humeur. Trois années se sont écoulées et les voici de retour avec leur successeur tant attendu nommé Morbid Stuff.

La raison de ce longhiatus est liée à une profonde remise en question de la part du groupe. Le quatuor a exploré le côté sombre de la vie et cela se ressent sur des compositions beaucoup plus féroces comme l’introduction qui donne le ton au disque mais encore « Kids », « Free At Last » et autres « Scorpion Hill ».

Entre riffs rageurs, section rythmique diabolique et fougue juvénile, Stefan Babcock (chant, guitare) s’ouvre de plus en plus à travers ses textes détaillant sa lutte contre l’anxiété et la dépression et de son environnement de plus en plus toxique.

Même si l’ambiance générale est bien loin d’être fringante. Morbid Stuff donnera envie de pogoter pendant un bon bout de temps surtout à l’écoute de « See You At The Funeral », de « Closure » ou bien de « Sibling Rivalry » sans jamais s’essoufler. L’intensité diminuera un peu vers la fin de l’opus avec le plus solennel « City » avant son crescendo des plus sombres avant de s’achever sur un magma sonore jouissif.

Pup répond aux attentes avec un Morbid Stuff plus sombre et plus adulte que ses prédécesseurs, preuce que le combo de Toronto n’a pas perdu en inspiration et en renouvellement.

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10 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Angel Du$t: « Pretty Buff »

En 2016, Angel Du$t avait fait paraître un second album nommé Rock The Fuck On Forever. Ce groupe punk-rock originaire de Baltimore avait été remarqué pour ses compositions bruts de décoffrage. Trois années se sont écoulées et les voici beaucoup plus assagis avec un successeur nommé Pretty Buff.

Sur ces treize morceaux Angel Du$t a décidé de mettre la pédale douce que ce soit sur le titre d’ouverture, « No Fair », ou encore « On My Way », « Biggest Girl » ou « Push ».

Les riffs se font plus soft mais les rythmiques fusent toujours à 100 à l’heure et l’ambiance se veut plus pop-punk. Les titres ne dépassent jamais les 3 minutes ; juste ce qu’il faut pour remplir leurs contrats.

Angel Du$t a décidé de dévoiler un côté doux mais toujours aussi énergique ; on pourra en juger sur écoutes de « Bang My Drum », « Want It All » et autres « Where I Am ». Conclure de manière plus nuancée avec un « Take Away The Pain » auréolé de cuivres lui permet de se faire entendre et de terminer sur la proverbiale, et bienvenue, bonne note.

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24 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Potty Mouth: « Snafu »

En 2013, Potty Mouth était venu casser la baraque avec un premier album intitulé Hell’s Bent. Le trio pop-punk californien 100% féminin montrait qu’elles avaient plus de verdeur que certains de leurs collègues masculins avec es compositions musclées et sentant bon l’âge d’or du genre (des années 1990-2000). Six années se sont écoulées et elles passent à la vitesse supérieure avec leur second disque intitulé Snafu.

Le trio mené par Abby Weems (chant, guitare) n’a rien perdu de sa rage et de son entrain. Les deux premiers morceaux qui ouvrent ce Snafu que sont « Do It Again » et « 22 » fermeront les bouches à ces préjugés misogynes pensant que les filles ne possèdent pas de hargne. Et pourtant avec des riffs bien agressifs et une section rythmique bien rentre-dedans, Potty Mouth ne fait jamais dans la dentelle que ce soit sur « Liar », « Massachusetts » ou bien même sur « Smash Hit ».

Alternant tueries pop-punk avec une batterie allant à 200 à l’heure comme un rouleau compresseur (« Fencewalker », « Dog Song ») et morceaux plus mid-tempo (« Starry Eyes », « Pleastic Paradise »), Potty Mouth étonne par son énergie grungy dévastatrice. Chantant le temps qui passe et le fait de vieillir qui les paralyse en passant par les relations sociales qui plombent les êtres, les Californiennes nous offrent un condensé plutôt percutant et homogène. Pour ceux qui cherchent du pop-punk qui tabasse comme avant.

**1/2

7 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Barely March: « Barely March »

Barely March est un autre de ces projets solos ; ici , c’est celui de l’auteur-compositeur-interprète Chris Keough, qui balance du pop-punk bien énervé su côté de Long Island.

Marely Barch en est une illustration concrète. Enregistré sur l’ordinateur de sa mère, cet opus tente de cicatriser une rupture amoureuse qui s’est faite dans la douleur.. Et on sent le chemin dès l’introduction faussement calme nommée « Carol No. 6 » avant d’attaquer sauvagement avec des riffs bien gras et des rythmiques bien agressives.

On peut citer d’autres exemples allant de « Santa Emoji » à « Shamble Claus Is Coming To Town » en passant par « I Was A Teenage Rudolph (The Red-Nosed Reindeer) » et « The 12 Better Days Of Christmas ».

Pour qui est amateur de pop-punk bien gras Barely March s’en tirera avec les honneurs. Que ce soit sur sa reprise de son voisin Jeff Rosenstock (autre figure-phare de la scène locale) avec « Bonus Ho-Ho-Hoceans » ou sur d’autres titres de ce calibre avec « Merry As I’ll Ever Be » entre autres, le New-yorkais fait une entrée fracassante et originale dans ce genre.

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2 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Alkaline Trio: « Is this thing cursed ? »

Alkaline Trio est constant dans l’effort. Depuis 1996, il continue à proposer sa vision du punk rock, à savoir des chansons assez poppy mais bien rythmées, aux paroles sombres, et au look emo–goth. Le groupe a commis de beaux albums, mais a mis un stop dans son évolution musicale depuis un moment. Pas de révolution donc ici malgré les cinq ans d’absence du groupe. Is this thing cursed ? peut donc se ranger à côté de ses aînés sans qu’on y trouve à redire.

La question qui se pose alors est la suivante : Sommes-nous encore disposés à suivre la formation sur cette route déjà bien balisée ? Avant que l’on puisse avoir le temps d’y répondre les 39 minutes de ce neuvième album sont terminées. Est-ce que ça signifie que Alkaline Trio a gagné son pari ? Peut-être, pour l’instant du moins !

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13 décembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Bloods: « Feelings »

Depuis quelques années les Australiens de Bloods développent un punk pop garage qui s’avère à la fois énergisant, fun et frais. Ce deuxième album confirme tout le bien qu’on pensait du premier en enfonçant bien le clou. 31 minutes et 10 chansons d’un genre qui doit autant à Elastica qu’à Bikini Kill. Entre la pop de l’un et la puissance abrasive de l’autre, Bloods ne choisit pas. et ce n’est que bénédiction.

Alors bien sûr, les grincheux diront que le combo n’a rien inventé, que tout ça, y compris les légères influences shoegaze, a déjà été entendu. Mais ça n’empêchera personne de profiter du potentiel de ce disque sautillant en diable, à part une « Slow break » qui nous permet de respirer avant la dernière petite bombe pop « Part of me ».

Feelings est un chouette disque, de ceux qui traversent votre vie comme une comète et laissent de petites traces discrètes dans votre esprit, traces qui deviennent des stimuli et qui vous poussent, si ,ce n’est en boucle, à le réécouter !

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11 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire