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Men I Trust: « Oncle Jazz »

L’album a beau s’appeler Oncle Jazz, il sera avait tout question ici de pop moelleuse et sensuelle avec le trio québécois Men I Trust qui propose là son 3e album en 5 ans.

Rien à jeter parmi 24 titres qui constituent ce disque. Mieux que ça, malgré sa durée de 71 minutes, ce double album ne se révèle jamais lassant, bien au contraire ! Il aurait plutôt tendance à nous envelopper dans un confort absolu. Avec son groove léger, ses sonorités bien rondes et la voix sublime et charmeuse la chanteuse guitariste Emma Proulx, Oncle Jazz est un vrai délice… quelque part entre Mac DeMarco, Beach House et Chromatics…

En effet, Men I Trust partage des points communs avec Johnny Jewel et ses groupes, notamment dans cette manière de faire sonner la reverb ou de développer des ambiances electro pop 80’s tendance « fin de soirée »… mais avec ce petit truc en plus à aller rechercher du côté du jazz peut-être, dans ce petit groove qui rend cet album qui ferait le même effet qu’une couette bien douillette.

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2 novembre 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Rickie Lee Jones: « The Other Side of Desire »

Est-il concevable qu’une artiste comme Rickie Lee Jones doive avoir recours au crowdfunding de Pledge Music pour sortir d’un hiatus de près de 10 ans ? C’est pourtant le cas avec ce The Other Side of Desire.

Toujours est-il que ce temps passé n’a pas été totalement perdu car l’artiste opère ici un mouvement intéressant du pop-jazz vulnérable à des rythmes New Orleans nettement plus laidback.

On trouve toujours la passion débordante et qui brûle son coeur sur « Jimmy Choos » ou « Juliette » mais des influences soniques externes se font jour sur « J’ai Connais Pas », « Valtz De Mon Pere (Lover’s Waltz) » et la majorité de l’album bénéficiera d’une plongée dans un style plus revigorant qui effleure le Dixieland, le country et le blues.

Cette nouvelle vie résonne avec acuité et, épaulée qu’il est par des vocaux précis et distincts, The Other Side of Desire devrait plaire à ceux qui ont eu la patience d’attendre.

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1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Bill Frisell: « Guitar In The Space Age »

Bill Frisell n’est pas qu’un guitariste de jazz, c’est également un enfant des 60’s ce qui permet de comprendre sa propension à la nostalgie. Il a commis un album hommage à John Lennon, son nouvel opus, Guitar in the Space Age, est un autre de ces disques dans lequel les compositions (toutes des reprises sauf deux titres signés par Frisell) font référence au passé tout en les envoyant dans une tonalité instrumentale futuriste.

L’ouverture, « Pipeline » en est comme une introduction, une « space jam de » 7 minutes teintée de surf tout comme le « Telstar » des Tornadoes qui achève le disque en sera la conclusion.

On ne saurait remettre en cause l’intégrité et l’amour de Frisell pour cette période mais, à vouloir ainsi la catapulter ailleurs, l’album aurait pu bénéficier d’un peu plus de carburant. En effet, Frisell et Greg Leisz à la pedal steel ne parviennent que rarement à aller plus loin que l’allumage initial et, puisqu’il s’agit d’un album spatial, restent bien souvent en mode régulateur de vitesse.

Cela fait de Guitar in the Space Age quelque chose d’agréable à écouter (en conduite automobile à défaut du reste), en particulier grâce à Leisz dont le travail éclipse celui de Frisell, par exemple sur le « Rumble » de Link Wray.

Quelques choix demeureront étranges : un « Surfer Girl » de Brian Wilson pris sur une cadence au ralenti ainsi que « Turn, Turn, Turn » ou « Tired Of Waiting For You » des Kinks qui ont tous un peu de mal à s’ajuster au rythme lent imprimé par le guitariste.

Hormis cela, Guitar in the Space Age tiendra ce qu’il promet et nous offrira une promenade sympathique ainsi qu’un décollage (« Lift Off ») exemplaire à l’image du titre d’une des deux compositions ici présentées par l’artiste.

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7 janvier 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire