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The Anix: « Shadow_Movement »

Précédé du « single » « This Machine », toujours aussi mélodiquement ravageur, The Anix revient à la charge pour un sixième album qui, toujours aussi virulent, lance les hostilités avec un « Race to Nowhere » dont l’intro fait la part belle aux sonorités électro, et invite une ligne de chant courte et emphatique. Ce sera un tremplin vers « Fight the Future » et son magnifique refrain mélancolique.

« Open fire » ressort les guitares, toujours aussi doué pour les mélodies et, avec le même ressort « Black space », « Come Back Down », « Ghost », « Overdrive », « Intercharger » ; morceaux aussi signifiants que leurs titres l’annoncent. Toutes les compositions se ressemblent en effet, mais elles sont toutes excellentes.

« Clouds » nous permet une pause instrumentale bienvenue entre deux moments d’émotion. Et c’est reparti de plus belle jusqu’au dénouement qui, lui, est moins axé sur le « songwriting », « Make me Forget » et l’instrumental ambient « Strategy X » qui nous laissent une goût de compulsion laborieuse. Comme d’habitude pourtant The Anix signent des chansons splendides, portées par des mélodies imparables, et chargées d’une puissance et d’une émotion palpables. On peut, sans doute, juste voir ça comme un bon petit disque goth pop débité de façon machinale par un combo qui a trouvé la bonne formule mais on ne pourra pas nier le plaisir d’écoute que Shadow_Movement procure.

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18 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Giana Factory: « Lemon Moon »

Giana Factory, Lisbet Fritze (guitare), Sofie Johanne (basse et synthsés) et Loui Foo (vocaux et percussions sèches), sont finalement de retour après Save My Youth retentissant en 2010 produit par Anders Trentemøller.

Les Danoises ont choisi une atmosphère plus élevée qui semble mieux leur convenir ; ainsi l’ouverture, « Rigt Or Wrong » mélange habilement boîte musicale enfantine et sons plus effrayants et légère distorsion. Les choeurs vont vers l’harmonieux et le céleste élevant ainsi les tonalités sinistres de la basse vers le soleil.

Cette ambiance aura cours tout au long de Lemon Moon avec un Trentemøller dont les beats se font à la fois calmes et « dancey ». Le son-même est élaboré avec lui, ce qui donne une fluidité dynamique à l’ensemble, schéma où il n’occulte rien de ce qui est l’ouvrage de nos musiciennes.

La manières dont les compositions sont construites ne varie effectivement pas : un peu de basse, un peu de guitare et de légers vocaux qui vont se mêler pour créer un style à la fois grandiose, sentimental et propice à une certaine frénésie « dance ».

« Walking Mirror » se distinguera par son contraste entre beats électronique appuyés et vois mesurée, il en sera de même avec « Don’t Fall In Love » , « Head Up High » et « It’s Your LIfe ». Ce sont des morceaux essentiels pour comprendre comment faire fonctionner ensemble des contraires : un passage « dance friendly » se muant tout à coup en ballade qui vous plonge dans la tristesse.

La chanson titre semble être, quant à elle, la préfiguration d’une orientation vers une musique plus industrielle tout en conservant cette ambiance « spacey » ; pour un « sophomore albim » celui-ci est excellemment bien troussé et saurait agrémenter ces moments où se se sent à la fois agité et porteur de vague à l’âme.

***1/2

25 août 2014 Posted by | Quickies | , | Un commentaire