No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Buildings: « Negative Sound »

Buildings mise une fois de plus sur la sobriété de son rock frontal, et dépose avec Negative Sound un quatrième album inquiet, et inconfortable, un inconfort nourri d’observations sociétales et de sombres expériences intimes, ici lâchées dans la puissance originelle des amplis avec, en ligne de mire, la volonté de susciter l’angoisse.

Aussi noise qu’abrasif, le trio de Minneapolis s’expose sans faux-semblants, au fil de riffs toujours aussi bien sentis et de sombres déflagrations, sans pour autant s’enliser dans le pessimisme. Musicalement, les dix titres de Negative Sound ne laissent place à aucun hasard, cherchent plutôt l’immédiateté d’une musicalité instinctive.

Les cordes tremblent, on ressent la robustesse du propos dans une énergie distillée aux bons endroits, laissant tour à tour place à des dissonances obstinées et des rythmiques imparables (« A Good Hill To Die On », « Felt Like A Perfume », « Piss Up A Flagpole », « Human Filter »). : ça marche plus que bien tant ça respire le noise rock pur et dur, la frénésie destructrice.

§

On ne manquera pas de souligber la voix rageuse de Brian Lake finissant d’embellir le tout, et ce même lorsque le groupe joue mid-tempo (« Dying Nasa Scentist », « Thumb In The Eye) ».

Buildings n’étant pas né de la dernière tendance, quelques influences de jeunesse refont surface lorsqu’il alourdit ses accords tranchants (« Sit With It », « Bear The Dog », « Certain Women »). Sans singer pour autant, ces relents nineties n’ont rien de ces pétards mouillés que l’on tente en vain de rallumer, mais s’exposent de façon honnête et légitime jusqu’à permettre au groupe d’asseoir, au passage, son identité unique.

Voilà un disque à la production parfaitement équilibrée, où derrière l’apparente facilité se cache tout un panel de subtilités à découvrir. Selon les états du moment, il devient un jeu de pistes qui, au fil des écoutes, révèle nos dualités intérieures. Il ne reste donc plus qu’à explorer ses propres pôles, et voir de quel notre inclinaison penche le plus.

***1/2

26 novembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Russian Baths: « Deepfake »

Un futur supergroupe 100% Brooklyn nommé Activity et composé des membres de Field Mouse, Grooms et Russian Baths s’était formé voilà quelques temps. Cest à ce dernier que l’on va s’intéresserpuisque Luke Koz (chant, guitare, électroniques) et Jess Rees (chant, guitare, synthés) évoluent dans l’ombre depuis plusieurs années. Ils publient enfin leur premier album intitulé Deepfake, un opus qui ambitionne de faire des malheurs sur la scène new-yorkaise.

Comment décrire la musique de Russian Baths ? Et il n’est que d’imaginer Sonic Youth traînant du côté de Washington dans les années 1980. Deepfake est un subtil mélange de shoegaze hynotique, de noise-rock anxiogène et de hardcore sans retenue. Afin de bien appuyer leurs propos fatalistes par rapport à l’époque sombre de notre histoire que nous vivons actuellement, le groupe de Brooklyn mise tout sur le chaos et la destruction sur ces dix morceaux intenses (dont une interlude dronesque inquiétante intitulée « Detergent »).

Dès lors, les dés sont jetés avec ces martèlements de batterie menés par Steve Levine, ex-Grooms et futur membre d’Activity, et cette ambiance étouffante qui habille l’introduction nommée « Responder » (on le retrouvera plus tard sur le plus entêtant « Wrong ») mais également sur les expéditifs « Tracks » et « Scrub It » où Jess Rees et Luke Koz alternent le chant de façon vaporeux et en contraste avec cette atmosphère anxiogène et apocalyptique. Entre riffs noisy et synthés granuleux en passant par des rythmiques tapageuses sur « Tracks », « Ghost » et « Ambulance », il n’y a qu’un pas et Russian Baths l’a franchi avec brio. Il ne manquera plus qu’un « Guts » qui s’achève sur une dernière minute étrangement silencieuse pour se rendre compte qu’il y a toujours du bon dans la noirceur. Un premier album abouti, cohérent et bien sombre, en phase avec cette période où les températures avoisinent les négatives.

***1/2

13 novembre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Lightning Bolt : « Sonic Citadel »

Le nouvel album de Lightning Bolt se nomme Sonic Citadel et il porte cet intitulé à bon escient. Accorsd en distortion, ferveur du mitraillement des décibels et débauche d’énergie. Mais on y retrouve aussi autre chose, un sens de l’humour totalement absurde et punk que l’on retrouve en de trop rares occasions. Chez Hüsker Dü par exemple témoin en est un titre comme « Hüsker Dön’t ».

La fureur de Brian Chippendale derrière sa batterie semble insatiable. Brian Gibson à la basse nous lance de brusque poussées de distorsions évoquant autant Shellac que Iron Maiden. La nappe de bruit est immodérée ; de cette guérilla sonore on ne sort pas indemne. C’est un beau disque à écouter, oreilles sensibles ou pas.

***12

14 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Lungbutter: « Honey »

Un album noise-rock comme Honey est unique, abstrait et assuré, sans compromis, créé par un groupe comme le trio montréalais Lungbutter. Honey n’a pas l’air d’un album qui est surgi à partir de rien, sur un coup de tête. Lungbutter s’affaire depuis des années, joue dans des espaces DIY à Montréal et ailleurs en Amérique du Nord et cultive son approche particulière. La cassette Extractor, lancée à l’été 2014, démontrait déjà le style et la méthode du trio: une guitariste (Kaity Zozula) à la technique simple mais bourrée d’idées qui utilise plusieurs amplis à la fois pour pratiquement s’accompagner elle-même, une joueuse de batterie (Joni Sadler) qui frappe fort et en communion avec sa partenaire à cordes, et une chanteuse/réciteuse (Ky Brooks) qui crache sa symbolique nébuleuse comme si c’était la vérité la plus directe et la plus importante qui soit.

Même si le groupe œuvre dans un style qui ne remplira pas les stades, il a fait de l’effet à quelques personnes qui peuvent faire bouger les choses au point de permettre enfin ce premier album après plusieurs années d’existence en tant que groupe.

Ce n’est pas une réinvention ni un nouveau départ, mais plutôt l’occasion de présenter l’essence du groupe dans un format un peu plus long et plus soigneusement enregistré. Honey comprend d’ailleurs une nouvelle version de « Vile », qui était aussi sur Extractor cinq ans auparavant. 

Cet opus est situé stylistiquement quelque part entre Melvins et The Raincoatset on ne peut qu’être ravi qu’il se matérialise enfin. C’est le genre d’album dont il faudrait parler plus. C’est le genre d’album qui donne le goût d’arrêter de perdre son temps, à gloser et à être autre chose que créatif.

****

2 octobre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Yeesh: « Saw You Up There »

Yeesh a décidé de tirer sa révérence après une décennie de bons et loyaux services mais le trio de Chicago a choisi de rempiler une dernière fois avec un troisième album nommé Saw You Up There faisant suite à un Confirmation Bias enregistré trois ans plus tôt.

Pour cette donc dernière fois, Yeesh a décidé de se faire aussi véhément que possible avec des titres post-punk menaçants sentant l’urgence à tout prix. Et c’est parti avec un « Inherit The Earth » où Alex Doyle, Pete Reale et Greg Obis emploient leur dernier tour de force tout comme sur les noisy « Bled Out » et « Collective Sin ».

À l’écoute d’autres morceaux comme « Shahogad » où le chant hurlé et débridé Alex Doyle fait corps avec sa guitare criarde ou encore « Had In Mind » et « Escape Plan », un sentiment de nostalgie se fera jour tout au long du disque. Sachant que ce sera l’ultime fois que l’on assistera à cette alchimie impalpable que l’on retrouve aussi chez Fugazi ouLysistrata, il sera urgent d’en profiter car « Soft Left » et le judicieusement bien nommé « Victory Lap » iront marquer le clou et clôturer le chapitre que fut Yeesh ; un post-punk noisy incontrôlable et hors du commun qui aura duré neuf années.

***1/2

 

23 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Cherubs: « Immaculada High »

Cherubs est un trio noise-rock originaire d’Austin, Texas, qui a rendu l’âme en 1994, dans des circonstances encore aujourd’hui nébuleuses (consommation de drogues dures, dissensions à l’interne, etc.). Mais en 2016, à la grande surprise des fans, la formation renaissait de ses cendres en lançant une véritable bombe sonore : 2 Ynfynyty, un disque qui a reçu plus que sa part d’approbations.

Trois ans se sont écoulés et Cherubs revient à la charge avec Immaculada High; album réalisé par Erik Wofford (Explosions in the Sky, The Black Angel, My Morning Jacket)u et l’apport du réalisateur n’est pas étranger aux incursions dans le psychédélisme lourd (« Old Lady Shoe ») et le shoegaze (« IMCG) » que le groupe propose sur cet album studio, le quatrième de sa carrière.

Si sur 2 Ynfynyty, la formation misait sur sa naturelle force de frappe – évoquant parfois l’explosivité de Nirvana– sur Immaculada High, Cherubs est nettement plus subtile, et en l’occurrence, plus intéressant.

La voix du chanteur-guitariste Kevin Whitley est plus inharmonieuse que jamais en plus d’être mixée dans les catacombes et le son de guitare, excessivement saturée, est une mixture réussie du son de Buzz Osbourne des Melvins et celui de Kevin Shields ( My Bloody Valentine) avec une section rythmique aussi impeccable que martiale.

De sa voix haute perchée et un peu nasillarde, Whitley nous balance des références à des porcs vautrés dans la crasse, à des insectes stridents et menaçants ainsi qu’à des serpents voraces, avides de chair humaine : une nature qui reprend ses droits en punissant sévèrement la démesure consumériste de l’humanité.

Parmi les brûlots qui vous écorcheront les oreilles, on peut avoir un faible pour la mélodie de Whitley dans « Sooey Pig », pour cette fureur martelée dans « Tigers in the Sky, » pour le rythme dance-punk dans « Cry Real Wolves », pour l’influence punk dans « Pacemaker » de même que pour les guitares imprécises et dissonantes dans « Full Regalia ».

Immaculada High ne plaira pas au commun des mortels, mais ceux qui sont familiers avec la musique de combos comme le MC5, Shellad, Melvins, Metz ou Nirvanane pourront que mettre un « like » sur ce disque, une des meilleures réalisations du genre de ces dernières années.

****

2 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Hey Colossus: « Four Bibles »

Hey Colossus est un combo, non pas difficile à cerner ou à appréhender, mais à apprécier. Entre son chrurgical, In Black And Gold, et domestiqué il est parfois délicat de faire la part des choses et c’était d’ailleurs le cas le cas sur The Guilottine, le précédent opus du groupe.

Four Bibles nous ménagera ce même itinéraire en dents de cie. Pour exemple, un disque qui est capable de faire se succéder un morceau plein d’emphase avec force piano et violon qui frôle le trop-plein sans jamais l’atteindre (« It’s A Low) » et un instrumental complètement bizarre, faussement inachevé, qui emmène le groupe loin des stades qu’il semblait convoiter l’instant d’avant (« Decompression »).

Sur he Guilottine, on naviguait déjà allègrement entre îlots de désespoir et vagues tendues et bruitistes. Four Bibles conservera cette dynamique qui fait que l’on ne saura jamais trop à quoi s’attendre lorsqu’un morceau s’achève et que va débuter le suivant. Surtout, on a de plus en plus l’impression d’être face à un humanoïde à la peau translucide sous laquelle on pourra lire les conflits émotionnels et telluriques qu’il abrite son enveloppe, véritable moteur du groupe depuis ses débuts, il y a onze ou douze disques. C’est pour çette raison qu’on ne peut pas taxer Four Bibles d’album fondamentalet encore moins de ratage complet. C’est pour cela aussi que tout ce qu’il sort est approximativement plus intéressant que n’importe quoi d’autre.

Four Bibles, c’est d’abord une poignée de morceaux grande classe où le spleen érode et consume une éradication qui égratigne le spleen à son tour dans un va-et-vient ininterrompu : « Memory Gore », « Confession Bay », « It’s A Low » ou encore « Babes Of The Plague » sont autant de petites saletés qui ne paient pas de mine de prime abord mais finissent par révéler leur potentiel hautement addictif sans qu’on n’y prenne garde. D’autant plus que la production massive fait briller leurs chromes de mille feux

On pourra préférer le Hey Colossus un peu dégueulasse, recouvert de rouille et de boue amère, cherchant une mise au point approximative où le flou est aussi important que la netteté mais force est de constater que ces morceaux – au cordeau et bien peignés désormais – sont tout simplement imparables. Peut-être pas autant, toutefois, que le fabuleux Carcass – l’indépassable sommet dont il s’avère très difficile de ne pas succomber à son écoute.
Four Bibles, ce sont aussi les onze minutes de « The Golden Bough », un morceau tout mou, légèrement invertébré au regard de ce qui l’entoure, mais qui lui aussi finit par se frayer un chemin vers l’encéphale pour y déverser des endorphines à grande eau. Pourtant, fondamentalement triste et mal foutu, rien ne le prédestine à faire naître autre chose qu’un ennui renfrogné chez l’auditeur mais dans ce cas-là, ce sera tout l’inverse qui se produira.
Four Bibles, ce sont enfin « Palm Hex/Arndale Chins » et le titre éponyme, deux trucs un peu anecdotiques qui peinent à s’imposer mais dont le disque ne pourrait se passer. Le premier permet au groupe de recouvrer tous ses muscles après avoir joué au mollusque et le second emmène rlentement et brusquement Four Bibles vers le silence définitif.
C’est vrai qu’Hey Colossus a changé et qu’il touche aujourd’hui au dernier élément qu’il n’avait pas encore touché et faisait jusqu’ici le lien entre tous ses albums – le son crade, le gros grain – mais il reste néanmoins ce qu’il a toujours été : un groupe colossal.

****

19 juillet 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Deaf Wish: « Lithium Zion »

Deaf Wish a fait ses premiers pas il y a une dizaine d’annés et, depuis, le groupe domine la scène indie australienne. On avait laissé le quatuor de Melbourne avec un Pain paru en 2015 à la hauteur de nos attentes et les voici donc de retour avec un nouvel opus intitulé Lithium Zion.

Et c’est reparti pour une bonne dose de rock’n’roll avec un quatuor qui semble ne pas navoir perdu la main. Dès le premier titre « Easy », Deaf Wish remet les pendules à l’heure et compte nous assommer comme auparavant avec leur noise-rock digne de Sonic Youth et Sebadoh à l’écoute d’autres trouvailles à l’image de « Metal Carnage », « The Rat Is Back » et autres « Deep Blue Cheated ».

A l’écoute de Lithium Zion, il est clair que la comparaison avec Sonic Youth est plus que palpable. Entre riffs grésillants entre fuzz, larsens et pédale wah-wah, chant féminin enragé alternant avec chant masculin plus contrôlé et cette ambiance bien tendue, il n’y a qu’un pas mais Deaf Wish fait part de son originalité à l’écoute de « Ox » et de « Afraid For You ». Il ne manque plus qu’un « Smoke » en guise de clôture où l’urgence reste présente du début à la fin.

***1/2

12 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Body/Head: « The Switch »

Depuis la séparation de Sonic Youth, chaque membre s’épanouit chacun de son côté. Surtout la mythique bassiste Kim Gordon qui continue de faire parler son inventivité sans faille avec son superduo Body/Head en compagnie du guitariste Bill Nace. Après un premier album paru en 2013 et un album live trois années plus tard, les voici de retour avec un nouvel opus intitulé The Switch.

Avec ces cinq nouvelles compositions, Body/Head nous fait voir une autre facette du rock expérimental. La guitare de Bill Nace et la basse de Kim Gordon nous entraînent dans des contrées bien étranges et oppressantes où les distorsions et autres moments bruitistes venus d’ailleurs sont légion.

Il suffitra, à ce propos, d’écouter l’introduction bluesy complètement déglinguée de « Last Time » pour s’en apercevoir suivi du plus monotone « You Don’t Need » pour se rendre compte que l’on est jamais à l’abri de quoi que ce soit.

En une demie-heure, le duo propose des moments complètement éclatés et anxiogènes que ce soit sur « Change My Head » et sur le final bouillonnant « Reverse Hard » qui iront avoisiner à eux deux les 20 minutes. Toujours dans l’art de l’improvisation, The Switch est un successeur bien nihiliste mais complètement peut-être un peu décousu où le duo Gordon/Nace privilégie les ambiances glaciales et inquiétantes au profit d’un fil conducteur.

***

7 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Balm: « Mirror »

Balms ets un trio noisy-pop de San Francisco proposant ici un album qui se veut irrésistible tut en se montrant musclé. Tel le miroir qui donne nom à cet opus le combo cultive, voire confond, rage et mélodie et ça lui réussit plutôt bien.

C’est le cas, entre autres et par exemple, sur « Dark Rider » qui offre, en surplus, une belle fusillade rythmique ou avec un « Nothing In » dont sa mélodie malmenée par une vague noisy et une flamboyance mélodieuse déviante qui font la différence. On se fera aussi du shoegaze dont la porte d’entrée est noisy, le vestibule pop et l’excès sonique guette à tous les étages comme sur « Bones ».

Tout cela n’oubliera jamais la mélodie qui étincèle au beau milieu des compositions. Il n’y aura d’ailleurs rien à jeter sur Mirror : « Plane » souffle raune pop « sonic » aux reflets dreamy vivaces, et « No one is a way down » fera, lui aussi, briller l’air pop de façon aérienne. Derrière ceci, l’orage est à l’affût. Retenu ou plus direct, il est partie intégrante du panel des musiciens

« I Feel Fine » instaurera une subtilité mais celle-ci se fera mordante, à mi-chemin d’airs avenants et de souillures shoegaze et « Mirror », lui, étale sa durée (plus de 7 mns), ce qui en fait un titre plus psyché, qui lui se parera d’embardées bruitistes. « The Room », pr alternera contemplation et montées tapageuses tout comme « Hands Out » qui rappelera Mogwai.

On ajoutera un brin de dream pop (« Candle ») et une conclusion saccadée (« Setting Sun ») mettant un terme spatial à un opus brut de décoffrage mais qui ne s’égarera pas dans les circonvolutions et le vacarne.

***

18 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire