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The Primitives: « Spin-O-Rama »

The Primitives est un groupe indie pop de Coventry qui s’était séparé et dont le dernier album datait de 1991. Ils ont effectué un come back en 2012 avec Echoes and Rhymes qui était surtout composé de reprises de vieux titres, Spin-O-Rama bénéficie, lui, de tout nouveaux titres.

Le disque débute sur « Spin-O-Rama » leur « single » qui s’est vendu si vite qu’il s’est avéré « sold out » dès les pré-réservations. Peu de surprises dans ce titre, d’autant qu’on y retrouve une réinterprétation ralentie de « Crash » qui avait atteint le Top 5.

Le titre fonctionne bien néanmoins tout comme « Hidden in the Shadow » au parfum plus garage et trashy.

« Wednesday World » suivra, morceau très influencé par les 60’s tout comme « Follow the Sun Down » qui, lui, en sera une variante plus expérimentale et lente et dans laquelle on décèle une inspiration tournée vers les Beatles. C’est un titre assez différent de ce que The Primitives avaient produit jusqu’à lors mais, suivant la même logique, surviendra ensuite « Purifyng Tone », court moment psychédélique.

« Lose the Reason » verra le groupe entamer un duo vocal façon Lee et Nancy, un peu comme si Sinatra et Hazelwood avaient attrapé le virus de l’indie pop et « Petals » interviendra en contrepoint, rythmes vifs et véloces, façon Ramones, et vocaux louchant du côté de Debbie Harry.

Le seul titre « engagé » si on peut dire sera « Working Isn’t Working », chanson anti-travail doucement interprété avant de s’accélérer et de déboucher sur un « Velvet Valley » accrocheur à souhait et pétri d’harmonies délicates.

S’il est une introduction à l’univers de The Primitives ce sera dans cette chanson qu’on la trouvera. Spin-O-Rama est un retour pas forcément gagnant mais habilement construit ; un panorama en quelque sorte d’un combo qui n’en finit pas d’être en devenir.

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20 novembre 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The Hstory Of Apple Pie: « Feel Something

Sur leur premier album, Out of View en 2013, The History of Apple Pie ont essayé de canaliser leurs héros des 90’s Blur et Lush avec une insistance mise sur le «  guitar rock  ». Feel Something voit le quintet londonien désireux de s’éloigner de ces influences et de dévoiler une identité qui leur soit propre.

Pour cela ils ont décidé de ne plus utiliser leur guitariste Jerome Watson pour assurer la production mais ont sollicité Joshua Third de The Horrors et Charles Reeve. Soniquement cela s’est accompagné d’une diversification stylistique : les riffs de guitares sont plus étalés et adoptent ces tonalités en carillons propres aux 90’s ‘ (« Come Undone ») et certaines compositions frôlent même le psyche-pop (« Jamais Vu »). On trouve m^me un peu de Btritpop dans le mix, ainsi qu’une plus grosses présence des claviers, et chacune des plages est tendue avec des lignes de guitares qui scintillent et des vocaux parfaitement ajustés.

On sent que tout a été bien répété et mise au point ce qui donne au produit fini un aspect clean mais peut-être un peu trop irréprochable de ce point de vue. Alors qu’à l’origine The History Of Apple Pie s’était fait connaître comme un des plus beaux fleurons le scène DIY (musique bricolée), ils semblent ici avoir quelque peu délaissé cette nervure épineuse.

« Keep Wondering » sera l’exemple parfait de ces moments où ils parviennent toutefois à maintenir un équilibre. Les vocaux rêveurs de Steph Min sont une mer arrosant un mur de guitares coupantes, percussions détonnantes,d’un occasionnel solo de guitare et d’accords à la fois laborieux et enlevés. Leur son est fermement établi mais il les pousse vers de nouvelles directions. Une autre instance se matérialisera d’ailleurs sur les trompettes tapageuses de « Ordinary Boy » ; cela donnera, au total, la sensation que The History of Apple Pie ont les talents et les moyens d’aller plus loin et qu’il ne leur reste plus qu’à les développer encore plus.

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3 novembre 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

The Raveonettes: « Pe’ahi »

Sharin Foo et Sune Rose Wagner, ce duo danois connu sous le nom de The Raveonettes s’est bâti une réputation en mêlant harmonies à la Everly Brothers et guitares bruyantes comme le faisaient Jesus & Mary Chain ou Sonic Youth. Le groupe a sorti 6 albums et 5 E.P.s avec l’aide de musiciens variés, tous sur le même mode aussi leur sixième, Pe’ahi, est une véritable surprise qui marque un virage fondamental alors que The Raveonettes entrent dans leur deuxième décennie.

Pe’ahi est le nom d’une étendue de plage à Maui, célèbre parmi les surfeurs pour ses vagues, énormes et imprévisibles. Même si le disque comporte encore des passages familiers (jeu de guitare en distorsion et en fuzz) l’inattendu viendra d’autres procédés, en particulier la voix de Foo qui prend plus d’ampleur tout en restant à la fois sombre et angélique et s’accorde de merveilleuses harmonies avec celle de Wagner. Cela deviendra la cœur d’un album où jamais le groupe n’a aussi bien sonné.

« When The Night Is Almost Done » est un des morceaux phares d’un disque qui en comporte un certain nombre et on se plait à admirer la façon dont la voix de Foo passe de l’innocence béate à l’expérience amère et acquise chèrement.

Le « songwriting » de Wagner est le deuxième élément fondamental. Pe’ahi est, selon lui, une réponse directe à la mort inattendu de son père fin 2013 et les textes en sont emprunts dès le titre d’ouverture « Endless Sleeper ». Les thèmes aborderont donc le trépas, le regret, l’isolation dans un album qui parfois donne l’impression d’être un disque d’adieu qui ne s’adresse pas uniquement au père de Wagner mais aussi au son précédent du duo. Peut-être n’est-ce pas une coïncidence alors qu’en langage hawaïen, le terme « pe’ahi » signifie « vague » comme quand on fait un signe d’au revoir à quelqu’un ou quelque chose.

***1/2

21 août 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Viet Cong: « Cassette »

Cassette était au départ un ensemble de titres « live » sortis pour une tournée de concerts de Viet Cong, projet formé par des anciens membres de Women (Matt Flegel et Michael Wallace ainsi que Scott Munro et Daniel Christiansen) et distribué simplement sur cassette.

Touts ceux qui appréciaient Women trouveront de quoi les réjouir dans ce nouvel avatar, ne musique qui peut se faire léger bourdonnement que buzz agité ; un « Oxygen Feed » » fracassé avec ses percussions altières, une guitare angulaire mais des vocaux qui sont un océan de salves douces censées soulager les blessures muiscales.

Les vocaux sont riches et résonnants mais ils peuvent se monter plus vindicatifs comme sur « Throw It Away » ou se faire chuchotement excentrique avec « Static Wall ».

Les sept compositions partagent néanmoins toutes cet élément détraqué, cette production qui érafle, ces rythmes spacieux comme remplis de blancs mais elles offrent chacune de subtiles variations de ces composants.

Le titre le plus excitant sera celui qui achève Cassette, un morceau épique et insistant au point de nous habiter : »Select Your Drone ». Les vocaux hurlent au lointain, l’instrumentation se construit lentement pour édifier une tension de plus en plus percutante avant de déboucher sur un chaos « art-rock » qui, même si il s’avère prévisible, ne peut que nous entraîner dans sa sauvagerie.

Viet Cong n’est pas intéressé par le terrain qui est familier, à cet égard il est une belle analogie musicale avec la manière dont la Viet Cong menait de manière atypique sa guerre contre les Américains ; il ne se repose pas sur ce qu’a été sa carrière précédente et Cassette se révèle à cet égard un disque prometteur que le label Mexican Summer a eu la bonne idée de rééditer.

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30 juillet 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

The KVB: « Out of Body »

Ce duo britannique s’efforce de donner voix à une musique semblabe à un rêve brumeux dont on se souviendrait vaguement, un mélange de shoegaze et de production électronique minimaliste comme si, tel un songe, leur son devait être délicat mais &phémère.

Nicholas Wood et Kat Day ont sorti un premier album, Always Then, en 2012 puis deux autres ont suivi l’année suivante, Immaterial Visions et Minus One qui constitue leur premier véritable opus.

Out of Body nous fait glisser doucement dans le même style, à la fois complexe, aux multiples couches sonores mais en même temps minimaliste. Leur son est linéaire avec un harmonieux mix de guitare formant un mur sonique, de synthés apportant la ligne de basse, d’une boîte à rythmes et des vocaux doucereux de Nicholas Wood.

Le disque est composé de six plages, enregistrées en une semaine au studio de Anton Newcombe (BJM) à Berlin. Un titre hanté, au riff oriental conduit au clavier, « All Around You », servira d’hommage à ce dernier tant il reprend la signature sonique de BJM et Joe Dilworth de Stereolab apportera sa contribution aux percussions sur quelques morceaux.

Out of Body continue d’explorer la fascination du groupe pour la phénoménologie, l’immersion du corps et la conscience. Des cordes et des synthés vont alors apporter de riches nappes sonores aux compositions pendant que des « delays » sur la voix de Wood leur donnent un climat éthéré (« Heavy Eyes »).

Appairé à une rythme de percussion régulier et propulsif, the KVB ne se privent pas de référencer Joy Division et My Bloody Valentine ce qui fait de la poly instrumentation de Out of Body un disque dans lequel l’expérience sonique ne peut que nous engloutir.

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10 juin 2014 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Gold-Bears: « Dalliance »

Des guitares noisy et en feedback, des structures de pop songs plutôt indiscernables et beaucoup de moments où on a envie de reprendre des passages en cœur font de ce deuxième album de Gold-Bear, un exemple d’architecture pop punk.

Dalliance voit son leader Jeremy Underwood rejoint par un nouveau groupe de musiciens avec qui il nous entraîne dans un voyage musical fiche en octane fait d’énergie vocales et de rythmes explosifs.

Le côté positif du disque est que Underwood nous livre une palette de pop songs aux multiples parfums. La dernière plage de Dalliance, « Her Fears » a une vibration enlevée et post-punk alors que sur « rom Tallahassee To Gainesville », Gold-Bears sonne comme du Belle & Sebastian soumis à la distorsion. On notera, en particulier, l’arrangement intelligent de ce dernier titre, avec un solo de guitare en feedback accrocheur et les « backing vocals » de Pam Berry de Black Tambourine.

Ces deux plages montent que ce nouvel album a une plus grande profondeur que leur précédent et cette impression se confirmera avec le « surf rock » de « Hey Sophie » et ses guitares en carillon alors que la fin de « Death With Drums » sera une démonstration spectaculaire de speed rock qui nous mènera à « I Hope They’re Right » embellissant le répertoire du groupe d’une ballade intéressante.

La plus grande partie de Dalliance vous frappera par son allure fiévreuse sans pourtant se montrer agressive. L’album ne se veut pas novateur mais prétend néanmoins avoir insufflé une nouvelle vie à une vieille formule et mis l’accent sur ce qu’il y a de mieux en matière de noise-pop. Maintenant qu’ils sont tout au bord de la confirmation, ce sera avec curiosité qu’on observera comment le groupe va évoluer.

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10 juin 2014 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Parquet Courts: « Sunbathing Animal »

L’imagerie invoquée par Sunbathing Animal, le deuxième album de ce groupe de Brooklyn capture à la perfection l’insouciance calme qui est générée pa run disque qui, tout détendu qu’il paraisse, est capable de se lancer en pleine action à la moindre occasion.

The Parquet Courts ont été ici capable d’affiner leur pop noisy avec des éléments plus cérébraux et cette habileté à aller du languide à l’agité fournit une dichotomie sonorequi fait partie intégrante de leur charme.

Le titre d’ouverture, le lysergique « Bodies », se termine sur une vibration séductrice et jopueuse à la Pavement avant que le morceau suivant, l’urgent « Black And White », ne verse dans le chaotique avec ses guitares en feedback et les vocaux de Andrew Savage comme alimentés par du kérosène.

Voluptueux, l’album le sera comme indiqué avec « Dear Ramona » et son arrangement étrange et captivant tout comme dans la réponse légèrement hypnotique et onirique que semblera être un peu plus loin « She’s Rolling ». Tracklisting impeccable, le morceau débouchera sur la chanson titre, au staccato infernal, avant que le groupe ne paraisse se lancer dans une résignation avec le labyrinthique « Up All Night ».

The Parquet Courts ne se contentent pourtant pas de ne jouer que sur les oppositions. Il est aussi capable de décliner des schémas répétitifs avec une certaines allure : témoins en seront les rythmes haletants façon Velvet Underground de « Vienna II » ou le frénétique « Duckin’ And Dodgin’ » qui, inlassablement, va s’insinuer dans le cerveau.

Si on ajoute des moments comme « Instant Disassembly », jam de sept minutes qui rappellera The Modern Lovers et The Feelies on trouve, avec cet album, un combo qui n’est pas simplement capable de recycler ses influences mais qui est également à même de les transcender et de leur donner une direction qui en fait plus que la simple commodité revivaliste qu’aurait pu faire craindre leur « debut album ».

***1/2

30 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Popstrangers: « Fortuna »

Que n’a-t-on pas glosé sur le fameux « sohomore slump », ce deuxième album qui ne peut être qu’inférieur à un premier qui a fait date et qui guette chaque groupe comme les Néo-Zélandais de Popsstangers devant donner une suite consistante à Antipodes.

Celle-ci se nomme Fortuna et le combo semble avoir mis de côté le son en distorsion de leur effort initial pour s’orienter vers une pop plus brumeuse sise dans l’esprit des 60’s. La combinaison (anxiété urbaine subtile et riffs accrocheurs) fonctionne assez bien et permets d’aborder les thèmes habituels que sont l’amour, la communication ou l’hostilté en lui donnant une humeur particulière explorant la face le plus émotionnelle de la pop.

Cette atmosphère n’est pas joyeuse pourtant mais elle est portée d’une manière qui la rend engageante et satisfaisante, sans paraître laborieuse et compulsive.

Au départ pourtant, la première sensation est celle d’un déséquilibre entre les guitares agitées et des rythmes apaisant qui donnent un climat quelque peu onirique. Fortuna est un disque assez simple mais difficile à catégoriser ; la voix de Joel Flyger oscille ainsi entre l’éructation punk et le phrasé de crooner et les influences musicales vont aller de la psychedelia avec les riffs qui ouvrent « Violet » à la pop-rock façon Elvis Costello rencontre The Stokes du premier « single », « Country KIlls » sans que, néanmoins, ces similarités prennent le pas sur la composition.

Plus que tout ce sera la simplicité sous-jacente qui fait de Forruna un album accessible et donne la sensation d’être un classique : riffs élémentaires, accord atonaux et vocaux suffisamment brouillés pour qu’on tende l’oreille pour les déchiffrer. IL n’y a rien de blasé dans la diction d’un titre comme « Tonight », juste des mélodies accrocheuses qui propulsent l’album de l’avant. Popstrangers utilisent à merveille ce feeling de dérive facile ; celle-ci se situe avec aisance entre minimalisme et complexité et Fortuna a suffisamment de substance pour qu’on y prête attention sans se forcer.

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30 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Haunted Hearts: Initiation »

Dee Dee Penny et Brandon Welchez ne sont pas là pour nous produire en série des chansons d’amour archétypales et clichées. Ce duo mari et femme, de respectivement The Dum Dum Girls et de Crocodiles) ont formé Haunted Heart il y a deux ans et, malgré le titre de leur projet, ils sont plus inclinés à camoufler leur affection derrière une imagerie scabreuse et une instrumentation faite de reverb et de sons étouffés que de remarques sirupeuses.

Les phrases standards de leur romance sur ce premier album comprennent des textes de style : « C’est OK / Tu peux m’attacher/ Si j’en fais aussi. » sur un titre aussi parlant que « Something That Feels Bad Is Something That Feels Good. ». On ne trouvra certainement pas ça dans une déclaration d’amour sur une carte mais on ne rechignera pas à s’approprier cette sérénade joliment balancée.

Initiation se situe musicalement à mi-chemin entre les sons de Penny et de Welchez, assemblant des extraits lo-fi qui n’explorent pas véritablement des nouveaux territoires et préfèrent s’appuyer sur des fondations trépignantes.

Le titre d’ouverture, « Initiate Me », est un morceau dont la séduction opère dans des zones ombragées qui voient les harmonies des deux vocalistes se répondre en écho, des guitares bruissantes et des synthés aux sifflements tapageurs montrant en quoi ce premier opus est fait de mariages contrastés mais heureux.

Si Penny et Welchez partagent la plupart du temps les vocaux, le titre phare de l’album se situera quand Penny se retrouvera en pleine lumière sur une ballade aérienne qui n’aurait pas déparé les 80’s, « Love Incognito » ni des comparaions avec Kate Bush ou Hope Sandoval.

Les six plages baignent toutes dans cette même rêverie brumeuse, telle un brouillard qui avance sans effort et se révèle contagieux. Les deux artistes ne se situeront donc pas en terrain inconnu et ne gagnera aucun fan qui n’aurait pas déjà été séduit par The Dum Dum Girls ou Crocodiles. Ceux-ci y verront une addition qui construira un pont entre deux des groupes garage les plus importants de la scène musicale récente.

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30 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Tobacco: « Ultima II Massage »

Le leader de Black Moth Super Rainbow, Tom Fec ou Tobacco, sort ici son troisième album, Ultima II Massage, nommé d’après le nom d’in institut de massage dan sa Pennsylvanie natale.

Avec une tonalité générale qui semble provenir d’un « ghetto blaster » bousillé, c’est peut-être el disque qie Fac a toujours voulu faire tant il se situe dans la démarche qui a toujours été la sienne : l’agression, la paranoïa et l’obsession de l’apparence qui semble prendre une lage place dans Ultima II Massage (« Good Complexion », « Lipstick Destroyer », « Self Tanner » ou « Face Breakout »).

Les plages sont comme gonflées, à l’image des préoccupations de l’artiste, un retour à des bases musicales directes mais amplifiées jusqu’à l’extrême. Le son est crade, purement analogique et les synthétiseurs bouillonnent d’une acerbité qui ne se démentira jamais.

Derrière ce ton issu des 80’s, on trouve néanmoins des compositions aux mélodies superbes et vivaces, éloignées de la psychedelia samplée de Black Moth Super Rainbow.

Cela permettra à l’album de donner une certaine élégance à un climat qui restera sombre d’un bont à l’autre de l’album (« Streaker » par exemple) et à l’atmosphère de menace d’être parfaitement maîtrisée à l’image d’un «  Video Warning Attempts » sonnant particulièrement torturé.

Avoisinant les 45 minutes, c’est le plus long opus de Tobacco et cette durée est à la mesure du défi que Fec s’est donné. Le disque, bien qu’un peu répétitif, ne donnera pas la sensation d’être trop développé ; il est à l’mage de l’ambition de Fec et, si son but n’est pas pleinement réalisé, il ne peut que lui faire comprendre, ainsi qu’à son audience, que son objectif n’a jamais été aussi proche d’atteindre sa finalité.

***1/2

17 mai 2014 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire