Jiwi jr.: « Cooler Returns »

21 janvier 2021

Kiwi jr. sont de retour avec leur deuxième album, à peine un an après le premier. Cooler Returns poursuit l’approche tourbillonnaire du groupe pour créer une « guitar music » addictive.

« Absurd » est le titre le plus approprié que vous puissiez donner au groupe canadien, qui prend plaisir à créer des chansons pleines de caractère. Dans « Cooler Returns », vous entendrez parler du type d’électeur le plus dangereux, l’indécis, d’une histoire policière et d’une façon intéressante de montrer un nouveau VTT aux voisins, parmi toute une série de personnages. Vous entendrez le chanteur Jeremy Gaudet souligner à quel point le monde dans lequel nous vivons est étrange et particulier, en lisant les gros titres comme un prompteur défectueux.

Les riffs de guitare et les accroches apparaissent comme des personnages secondaires dans ces récits sortis de nulle part pour donner corps aux microcosmes qui les entourent. L’instrument jouant l’un des rôles principaux, c’est un soulagement de voir qu’il est à chaque fois nouveau. Les Kiwi Jr. excellent dans la construction d’un sens constant de la vibrance excitante et étoffent le fond de leurs chansons pour les faire se sentir aussi occupés qu’une rue bondée.

Les paroles de Jeremy Gaudet et sa conscience de soi font en sorte que Cooler Returns ne se lasse jamais et que vous attendez souvent de savoir ce qu’il va proposer ensuite. Qu’il s’agisse de lignes doutant que Woodstock soit jamais arrivé ou de vouloir « étrangler le jangle pop band » lors d’un mariage, un clin d’œil à eux-mêmes. Il semble n’y avoir aucun filtre entre la pensée et la parole et vous vous laissez emporter par ce qui lui vient à l’esprit ensuite.

Cooler Returns vous laissera peu de place pour respirer, mais de la meilleure façon possible. Le groupe ne projette pas seulement son propre sens de l’absurdité, mais il met aussi en évidence à quel point l’être humain est maniaque sur Terre en général. Il y a un niveau de charme incontestable dans leur musique et il y a cette ambiguïté palpitante qui fait que l’on ne sait jamais vraiment où ils vont aller ensuite.

***1/2