Blancmange: « Mindset »

Le nouvel album de Blancmange s’ouvre sur la chanson- titre, « Mindset », et après une introduction musicale d’une minute, la voix incomparable de Neil Arthur chante « Contrairement à mercredi, cette journée est concentrée/Il n’y aura aucune distraction pour nous éloigner de l’action » (Unlike Wednesday this day  is focused/There will be no distraction from the action.). Ainsi commence Mindset, peut-être le meilleur album de Blancmange dans la carrière de Neil Arthur.

Le disque privilégie une musique sombre, à base de synthétiseurs. Il est parfois très dense mais jamais sans mélodie, et jamais trop lourd. Arthur regarde le monde comme il l’a toujours fait, et la place qu’il y occupe. Sur Mindset, il poursuit son voyage en essayant de comprendre ce gâchis et comment nous en sommes arrivés là où nous sommes. « Clean Your House » et « Not Really (Virtual Reality) » en sont les meilleurs exemples. Arthur écrit des mélodies fortes et des diapositives eu milieu des paroles et, à la fin, vous vous retrouvez avec un album étonnant.

Musicalement, c’est de l’electronica, mais cela ne veut pas dire que c’est du pareil au même, loin de là. La musique va de mélodies douces à des chansons lourdes et chargées en basses. Vous sentez votre corps bouger, mais ce n’est pas un album de danse. Cela appelle une version électronique d’un album concept des années 1970. Cela ne veut pas dire que c’est un album conceptuel, car ce n’en est pas un, mais il a cette sensation. C’est, en effet, un disque qui doit être écouté du début à la fin et bien qu’il n’y ait pas de concept, il possède un thème.

Il est incroyable de penser que depuis 2011, date à laquelle Blancmange a été ressuscité, Mindset est leur 10ème album, et leur deuxième pour 2020 (Waiting Room Volume 1, étant sorti en mars). C’est une quantité incroyable de travail, et cela ne tient pas compte des autres groupes (Fader et Near Future), qui ont également été très actifs ces dernières années. Ce qui est étonnant, c’est qu’Arthur ne semble pas être à court d’idées, ni ne s’appuie sur la nostalgie. Mindset est un album créatif et totalement unique. Il plaira aux fans de longue date et pourrait même attirer quelques nouveaux convertis.

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Panic Priest: « Second Seduction »

Mort. Sexe. Romance maudite. Ces trois termes simples définissent la présence sonore et thématique de Panic Priest. Panic Priest, c’est le projet musical du chanteur, compositeur et multi-instrumentiste Jack Armondo (du duo dark-pop My Gold Mask), est centré sur la voix profonde et chantante d’Armondo qui entrelace des beats électroniques, des guitares et des synthés de rêve. Panic Priest crée des mélodies de minuit qui ont le don de ne pas se faire oublier de sitôt une fois le jour venu.

Ce très attendu deuxième album, Second Seduction, est une extension importante de la signature sonore du projet (dévoilée pour la première fois dans son offre éponyme en 2018).

Le nouvel album, coproduit par Brian Fox (Wingtips, Ganser), mélange des genres classiques tels que la darkwave, le post-punk et le goth, tandis qu’une sensibilité pop synthétisée moderne richement stratifiée élève l’album à quelque chose de plus grand qu’une simple récréation nostalgique. Presque entièrement interprété et composé par Armondo (avec d’importantes contributions de Twin Tribes, Vincent Segretario de Wingtips et Gretta Rochelle de My Gold Mask), Second Seduction est à la fois personnel et fantastique. Un récit purificateur des expériences de la vie réelle d’Armondo, découlant de ses peines de cœur, de sa vie de non-monogame et même des craintes politiques actuelles. Préparez-vous à être séduit par le monde de Panic Priest.

« In All Severity » propose une délicieuse darkwave dansante. C’est aussi la première fois que nous est donné d’entendre la belle voix forte d’Armondo, qui d’ailleurs s’accorde parfaitement avec la musique. « (silo) » forme un intéressant intermezzo ambiant sombre et,sur l’agréable roc gothique de « Pretty Evil Seed, » nous pourrions à nouveau mettre en granle des jambes qui ne demanderaient qu’à danser

« Nighthunter » ressemble à un croisement entre Soft Cell et Depeche Mode. C’est un morceau de synthpop sombre et lunatique inspiré des expériences réelles d’Armondo dans l’après-nuit. « Nighthunter », dignifiera sortir et chercher un rendez-vous aux petites heures de la nuit avec atmosphère enfumée et sexy mais sur un ton légèrement menaçant. Au fil de la chanson, il devient clair que le narrateur lui-même peut être victime de son propre chagrin et la proie de sa propre chasse perçue.

Dans « Lonely City, on entendra la pop 80’s à la Tears For Fears et Duran Duran tout comme sur « We’ve Got The Cause »et cette multitude d’influences, de The Human League à Gang of Four en passant par Fad Gadget. « BLOOMNDK » contient une intro à la manière de The Cult, mais sort de la tournée pop-rock avec un clin d’œil aux années 80.

« Bleed Again » apporte une belle chanson darkwave avec le pathos de The Misssion et les synthés sinistres de Clan Of Xymox. « Shiver And Crawl » accentuera la tonalité sombre de l’électro-pop avec une voix empruntée à Tears For Fears et où le fort son du clavier semble avoir été volé au D.A.F. ou au début du Front 242. « Eternal Shine » semble être la ballade émouvante et très gothique de cet album. Si on s’autorise autorisés à citer d’autres noms on ajoutera Echo And The Bunnymen à un disque qui pourrait être dans la playlist d’une fête new wave des années 80 sans que personne n’entende qu’il s’agit d’un album enregistré longtemps après. Second Seduction est, à cet égard, le meilleur album new wave des années 80 qui n’a pas été réalisé dans les années 80.

***1/2

True Body: « Heavenly Rhythms for the Uninitiated »

True Body est un combo post punk et new wave avec une influence gothique originaire de Richmond, en Virginie. Il a passé la majorité de son temps en tant que groupe à sortir quelques singles et EPs et, actif depuis 2015, c’est la première fois qu’il sort un album d’une telle dimension. Le disque est composé de dix titres de chansons très profondes et puissantes qui sonnent comme une expérience originale tant la voix d’Isabella Moreno-Riaño est obsédante et aussi belle que les mots qui résonnent dans un opéra.

Le premier titre et « single » est « Spirit City » ; c’est une chanson qui montre une combinaison de différents types de genres, qui se veut optimiste et est véritablementt addictive. « Holy Child », avec son ouverture au synthé obsédante et son instrumentation sombre, porte un regard lugubre et intense sur l’image que peut véhiculer le groupe quand il commence à monter le volume. Cette composition est marquée par un changement de rythme et d’ambiance par rapport à la précédente, et elle possède un vrai climat façonJoy Division comme pour souligner combien True Body est capable de le faire sien. Les guitares tourbillonnantes qui résonnent et le chant d’Isabella se combinent bien pour ce morceau au son sauvage et anarchique. « Chain » évolue vers un son plus doux, en phase avec le morceau d’ouverture. L’ambiance est plutôt sombre, avec des instruments et des chants si vicéraux qu’ils sonnent sincères.

« First Thing » commence de la même manière, mais cette fois avec un clavier qui met en valeur le travail vocal et se transforme finalement en titre dream-pop. La combinaison du synthé et du chant permet d’ induire en l’auditeur une vraie transe, car la chanson est à la fois angélique et incroyablement atmosphérique, lorsque le chant se fait entendre et que le reste du groupe se joint à lui pour ajouter à ce qui est une très belle conclusion. « Glitter » s’appuie fortement sur l’ambiance et l’humeur générale pour porter la conclusion en face A. C’est profond, et l’instrumentation est agréable à écouter. Il est optimiste et sonne comme un morceau classique du post punk des années 80 avec une influence darkwave/goth. La palette vocale sur ce morceau est à couper le souffle, comme le combo se montre capable de se fondre sans effort de groupe.

« Sympathy » utilise une ligne de synthétiseur pour ouvrir le type d’instrumentation intense et claustrophobe qui suivra. « Youth Hotel » s’ouvre sur des bruits ambient qui rappellent un cimetière sombre et brumeux dans un film d’horreur. Les synthés sont bruyants et pulsent tout au long du morceau, et le groupe se présente comme une sorte de piste d’ondes sombres. Les synthés dominent le mixage et sont bruyants et abrasifs, avec un son presque industriel lorsque les voix se réverbèrent. « Television » utilise un son de synthétiseur plus doux et le style du morceaus era plus dans le ton du titre d’ouverture. C’est une composition romantique, sincère, et elle puise à bon escient dans un semblant de nostalgie pour créer un titre dream-pop véritablement inspiré.

« Ariel » suivra sur le même ton instrumental que « Television », à savoir créer un morceau dream-pop atmosphérique, lourd d’ambiance et de sentiments alors que l’album commence à atteindre sa conclusion. « Phone Off » sert de titre final et son utilisation d’une instrumentation simple est une manière parfaite de terminer le disque. Il s’ouvrira sur rien d’autre que des voix et un synthé qui ajoutera un élément véritablement obsédant. Vers le milieu de la chanson, les synthétiseurs retentissent pendant un moment ou deux et la chanson au rythme lent continue de bourdonner. Alors que les dernières paroles « Drifting Away » sont chantées à voix basse, tous les autres bruits retentissent lentement et paisiblement et l’album se termine sur cette note apaisante.

On remarquera la voix obsédante et emblématique d’Isabella Moreno-Riañoqui contribue à placerle groupe à part des autresformations du genre. L’un des aspects les plus significatifs du disque est sa production et son utilisation de l’instrumentation. Le groupe a joué sur la voix et a ajouté des éléments de synthétiseur et d’autres instruments qui ont créé une expérience sonore vraiment obsédante et éthérée. Piste après piste, l’auditeur est plongé dans un monde de rêve et, une fois le disque terminé, ce monde a été totalement intégré en nos sens.

***1/2

Whispering Sons: « Image »

Whispering Sons est un combo de Bruxelles dont le répertoire est partagé entre post-punk et new wave à grands coups de compositions menaçantes qui retranscrivent des climats visant à nous faire frissonner. À cet égard, on retiendra des morceaux comme « Stalemate » en guise d’ouverture mais également « Alone » et « Skin ». Le groupe belge navigue entre Preoccupations et Joy Division sur « Got A Light » et sur « No Time » où la voix androgyne et hantée de Fenne Kuppens arrive à nous fasciner.

Image respecte la trame avec ses morceaux sombres presque gothiques par moment. On peut citer également le triptyque « Fragments », « Hollow » et « Waste » qui font monter la tension. Leur coldwave dark teinté de post-punk ne laissera jamais de marbre et Whispering Sons peut se vanter d’être parvenu à se faire une place sur une scène pour le moins concentrée.

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Lunch Lady: « Angel »

Lunch Lady qui ne vient pas d’Angleterre mais de la Californie, précision nécessaire tant il est vrai qu’à l’écoute de leur premier album Angel, il y avait de quoi donner cette impression.

Les deux gars et les deux filles qui composent le groupe sont, en effet, à mi-chemin entre post-punk et new-wave. Cet album semblera plonger dans les années 1970-1980 avec des titres aussi bien entraînants. Dépassant rarement les 3 minutes, Lunch Lady envoie la sauce de « Sweet One » à « Preacher Man » en passant par les expéditifs « Sister », « My Dead Dog » et « Pardon Me Miss ».

En 28 minutes chrono, Lunch Lady réussit à se démarquer avec une fusion musicale implacable mais totalement accrocheuse. Avec Angel, les Californiens font forte impression et on attend la confirmation avec un éventuel second album.

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Chain Wallet: « No Ritual »

Chain Wallet est un groupe venu du Bergen en Norvège qui redonne ses lettres de noblesse au shoegaze et à la dream-pop des années 1980 comme l’atteste ce second album, un No Ritual composé de dix morceaux, dans lequel le trio norvégien marche sur les pas de son précédent et éponyme opus. Il sera impossible de ne pas penser à du Depeche Mode ou du Echo & The Bunnymen à l’écoute de titres doucement planants allant de l’introductif « Lost Somewhere » à « Knowing Eyes » en passant par les rêveurs « Ride », « Closer » et autres « Liminal ».

Il ne fait aucun doute que Chain Wallet est du genre à vouloir se démarquer de la concurrence dominée par des groupes comme Wild Nothing et Motorama. No Ritual arrivera à se singulariser comme il se doit avec un disque qui sent bon les années 1980 et la nostalgie à plein nez.

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Imposition Man: « Imposition Man »

Le premier album d’Imposition Man, un groupe partagé entre Berlin et Graz (Autriche), reste fidèle à un credo ; celui de naviquer sous les eaux lourdes du post-punk et du synth-punk qui le réchauffe un peu et l’arrache des abysses froides en le propulsant droit devant. Les claviers désespérés et parfois très envahissants, comme sur l’ultime et conlusif « Promise Of Salvation ». Lla batterie en plastique martiale, les lignes de basse suicidaires, la guitare écorchée majoritairement maussade et le chant vindicatif ramènent à un temps qui ressuscite le vert et le glauque, le punk d’après le punk tendance oscillations disloquées et tout un contexte socio-politique durant lequel le mur de Berlin était encore debout.
La musique d’
Imposition Man a donc quelque chose de morose et d’inquiet. Elle a aussi quelque chose de très accrocheur qui séduit immédiatement. C’est que l’album file vite : les morceaux dépassent rarement les deux minutes et si jamais ils s’éternisent, le trio décide de toute façon de les achever brutalement (la fin brusque de « Plate ») voire de les couper en deux (« Crawler I » et « Crawler II »). Ils renferment également une forme d’évidence mélodique tout à la fois rageuse et fiévreuse qui a tôt fait de nous enfermer dans ses filets. Pour le reste, le florilège d’ondes congelées, les énormes lignes de basse ou la guitare ténue savent très bien s’y prendre pour flinguer les degrés excédentaires et fortement tamiser la lumière. Pas franchement taillé pour la gaudriole mais pas non plus drastiquement atone donc.

Bien sûr, tout cela est très connoté mais le côté racé et l’énergie déployée finissent par emporter la mise : du carillon renfrogné de l’introductif « Fill A Void » aux nappes cold de « No Exile » jusqu’au prototypique « Sysi » en passant par la minute strictement instrumentale de « Scupper », on reste très accroché à l’éponyme qui réveille l’ancien, lui injecte une forme d’exaspération très contemporaine qui ressemble à s’y méprendre à celle d’alors. Ce qu’on veut dire par là, c’est qu’Imposition Man n’a rien d’un exercice de style et que leur colère réfléchie est toutefois loin d’être feinte. On sent bien que s’ils sonnent comme ça, ce n’est nullement pour rendre hommage mais bien parce que c’est comme ça qu’ils sonnent.
Le tout a été enregistré sur un antique 8 pistes à cassette et montre un goût prononcé pour l’évacuation de toute forme de fioriture, pour le moribond fuselé aussi, mais les morceaux sont néanmoins loin de ressembler à ceux des
ensemblent qui les influencent. Imposition Man perpétue l’esprit certes mais a suffisamment de personnalité pour s’habiller avec ses propres frusques sans revêtir celles des autres. Bref, même si la pochette a tout d’un mausolée, ce deuxième album existe pour lui-même et montre au final beaucoup d’atouts : malin, conceptuel et porté par une poignée de morceaux tout simplement très bien agencés.

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Patience: « Dizzy Spells »

Roxanne Clifford se devait de tourner la page Veronica Falls. Changer les habitudes et passer à autre chose. Et pour ça, elle est partie s’installer en Californie et désormais elle se fait appeler Patience, le nom de son nouveau projet déjà squissé dès 2016. Ça s’appelait « The Pressure » , et ce titre annonçait d’ores et déjà le virage à 180 degrés qu’allait opérer Roxanne Clifford pour la suite de ses aventures. Exit les guitares jangly et place à une synthpop anachronique car délibérément 80’s, pour laquelle elle a d’ailleurs créé son propre label.

Après avoir enfoncé le clou avec l’excellent un excellent « White Of An Eyes » façon New Order elle a prêté sa voix à « You’re Sorry » un titre que l’ont doit à Todd Edwards, connu pour son influence dans la House music et le UK Garage et sa collaboration avec Daft Punk. Ce dernier se retrouve d’ailleurs dans la production du titre d’ouverture de l’album, « The Girls Are Chewing Gum ».

C’est comme si on mettait les pieds sur un dancefloor, mais comme dans un cercle fermé qui se laisserait volontiers submergé par une vague de spleen.

En effet, avec Roxanne Clifford, la mélancolie n’est jamais très loin. Ici, la seule différence, c’est qu’elle passe par un traitement différent (new wave, avant-pop et même Italo disco, parfois). Quelque part, comme toute page qui se tourne, c’est assez courageux et il suffit de se laisser tenter pour être récompensé (« Living Things Don’t Last », « The Church » et surtout « White Of An Eye »). Le fantôme des Veronica Falls planera aussi sur ce Dizzy Spells, le temps d’un duo avec Marion Herbain sur « Moral Damage ».

Si Roxanne Clifford ne cache pas son intention de revenir un jour avec une nouvelle formation en dehors des Veronica Falls, elle montre ici sa capacité à proposer autre chose et à se réinventer tout en préservant sa belle sensibilité « pop ».

***1/2

Drahla: « Useless Coordinates »

Les trois membres de Drahla ont echaînés EPs et concerts pendant trois ans dans un esprit punk et arty. Ils ont poussé le trio basse-guitare-batterie au bout de l’expérimentation en y invitant un saxophone et,ne laissant rien au hasard, ils se chargent aussi du design de leurs pochettes, de leurs affiches de concerts et réalisent leur propre vidéos.

Ce premier album a été enregistré entre divers concerts et tournées et il concilie énergie brute à besoin de proposer un son abouti et contrôlé qui colle bien aux tonalités post-punk .
Le début des années 80s hantent les pistes de Useless Coordinates. La guitare est tranchante (Siouxsie And The Banshees, Bauhaus), la basse double les mélodies (Joy Division, The Cure) et on trouve même un saxophone écorché (Psychedelic Furs, Siglo XX). L’ambiance est tellement 80s que le téléviseur dans le vidéo clip de « Stimulus For Living » a un tube cathodique et ,ultime coquetterie, album sort même en cassette.

Signé chez Captured Tracks, label de de The Soft Moon et DIIV ou Mac DeMarco, la filiation avec la première vague post-punk est pourtant moins évidente.
Ces références sonnent néanmoins une idée du son que Drahla développe, mais il n’y a rien de nostalgique ou passéiste dans cet album. L’expérimentation semble sincère, et ce premier disque est le journal d’un groupe qui bascule des répétitions aux tournées. Les « coordonnées inutiles » sont les points de repères que le groupe doit se fixer pour se retrouver dans la bonne ville au bon moment : une invitation au voyage pour le moins brutale et bruitiste pour les adeptes de la chose.

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The Ninth Wave: « Infancy Part 1 »

Qui dit Part 1 implique que The Nignt Wave présente, sur cet opus,la première partie d’un diptyque dont on connaîtra la conclusion plus tard. En attendant, n’est pas question de passer sous silence la new wave de ce tandem de Glasgow dont les deux membres alternent claviers, guitares et chant.

Les six titres de Infancy Part 1 sont contagieux à souhait, une écoute suffira pour comprendre que l’on tient avec eux quelque chose de prometteur et que, forcément on aura très hâte d’en entendre la suite.

***1/2