No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Wy: « Softie »

Duo originaire de Malmö et couple dans la vie, Ebba et Michel ont formé Wy en 2015 et sorti en 2017 un premier album intitulé « Okay » sur fond de guitares éthérées. La Pop rêveuse du groupe prend aujourd’hui son envol grâce à ce second album de haute tenue qui reprend les mêmes ingrédients mais bénéficie de refrains plus marquant.

On remarquera notamment le « single » « Pavements » au parfum 80’s, les très shoegaze « Tired II » et « Have You Ever Been In Love », sans oublier l’impeccable Pop New Wave du titre qui donne son nom à ce disque, « Softie ».

***

12 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Game Theory: « Lolita Nation »

Dans les années 80, et sous la direction de son leader Scott Miller, Game Theory sortit un double album chose courante à l’époque, nomme Lolita Nation. Comme beaucoup d’oeuvres il fera partie de ces opus encensés par les critiques mais passés inaperçus pour le public.

Ajoutons qu’il est resté indisponible assez longtemps et cela lui a permis de devenir un des ces albums cultes et légendaires sont le rock raffole. La réécoute ne décevra pas : riffs bien balancés et entraînants derrière une ambition dans la conceptualisation, talent démesuré à composer des morceaux qui aguichent et des paroles qui frappent et superbe maniement du contraste entre envolées ensoleillées et accessibles et réflexions plus sombres et matures.

Sur Real Nighttime et The Big Shot Chronicles, ses deux précédents albums, il examinait les petites faiblesses de ce qu’était la vie d’un jeune homme dans l’Amérique des années post-Reagan, Lolita Nation va se monter plus personnel et évoquer les occasions ratées de la vie, les échecs et la résignation qui en découle. Les textes vont devenir plus explicites tout en ménageant une poésie qui pourrait se référer à la psychedelia ou à R.E.M. (« We Love You », «  The Waist and the Knees ») en particulier avec des collages sonores qui avaient été mis en valeur dans le « college rock ».

Les allusions littéraires y sont également fréquentes (Alice, Joyce) et Miller eut même droit une mention dans les cours du philosophe René Girard à l’Université de Stanford. Dans un registre plus proche du sien, notons une collaboration avec Ken Stringfellow et Aimée Mann autres péripéties d’un artiste qui est mort au moment où sa création commençait enfin à prendre de l’ampleur.

****

5 mai 2016 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Azure Blue: « Beneath the Hill I Smell the Sea »

Ce troisième album de Azure Blue ne varie pas l’approche qui est celle de Tobias Isaksson, à savoir une pop douce et lisse, aux synthés soyeux, véhiculant un climat triste mais toujours léger.

Un pourrait la qualifier de New Order à la sauce suédoise ce qui est, ici, un élément propre à booster Beneath the Hill I Smell the Sea. Il est également vrai que Isaksson s’est assuré la participation de plusieurs artistes pour chanter avec lui ce qui accentue la variété du disque.

Le duo de Zrnanda Mair avec Isaksson sur le titre d’ouverture « A Town Like Alice » est très confortant, tout comme les harmonies de Erik Linestad et César Vidal apportent une belle emphase à « Tragedy and Changes ».

Isaksson semble, en effet, avoir souhaité une touche plus chaude à des vocaux ordinairement glaçants comme sur un « There Was A Time » basculant dans une soul émouvante.

Tobias Isaksson poursuit son petit bonhomme de chemin le long d’une pop suédoise qu’il veut de plus en plus sophistiquée. On ne lui niera pas le goût de l’élégance et de la chose bien faite.

***

22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Wild Nothing

Après un premier opus, Gemini, qui était venu aux oreilles de fans sevrés de pop mélodieuse, Jack Tatum s’essaie, avec Nocturne, à des climats moins lumineux. Comment opérer une transition sans heurts ? C’est un délicat exercice auquel il s’est attelé, une tentative qu’il s’emploie, ici, à expliciter.

Ressentiez-vous une forme de pression sur vos épaules à propos de Nocturne ?

Assez oui. Cela a commencé avant que je ne commence un enregistrement qui m’intimidait passablement. Mais, une fois que nous avons commencé à écrire et que j’en avais fini avec les tournées, ce poids a disparu. Je me suis même retrouvé assez excité à travailler sur ce nouveau matériel. Je pense que ces états d’âme se sont avérés positifs et que, maintenant, je suis simplement conscient du fait qu’une audience m’attend.

Qu’en était-il de ce « modèle » Wild Nothing qui était votre marque de fabrique ?

S’il y a une chose avec laquelle je me suis débattu, c’est bien ceci. Je me demandais comment cela serait perçu puis je me suis aperçu qu’il y avait un bon nombre de choses que les gens aimaient sur ce premier album alors que ce n’était pas mon cas.

On en revient donc à une recherche d’équilibre…

Tout à fait. Je cherchais à trouver un climat dans lequel personne ne se sente exclu. Je ne pense pas, à cet égard, que cet album est si différent. Je le vois comme une progression du premier album. Il est certainement plus poli et cohérent car il a été enregistré dans de meilleures conditions.

Certains titres que vous avez écrits vous ont-ils semblé trop hors normes pour être inclus ici ?

C’est vrai oui, je souhaitais continuer à faire un disque de pop et il y a beaucoup de morceaux qui sont restés à l’état de « demos » car je les trouvais trop bizarres.

Depuis Gemini il y a eu un considérable flux de groupes essayant d’incorporer une « vibe » issue de l’indie rock des années 80. Ne vous demandez-vous pas si nous avons atteint un point de saturation ?

C’est une chose à laquelle je ne pense pas ; je ne suis pas du tout dans un circuit quand il s’agit de musique. Je passe pas mal de temps à collectionner et à chercher des vieux trucs. J’ai juste fait la musique que je voulais faire. Je comprends ce que vous voulez dire et c’est le genre de chose qui ne peut que vous effrayer quand il s’agit de sortir un deuxième disque. Je n’ai pas songé à cela quand la question s’est posée

Vous étiez concentré sur la composition.

C’est cela, le « songwriting » est très important pour moi. C’est drôle car, quand Gemini est sorti, vers 2010 je sentais le besoin de ce type de musique. C’était très branché en un sens. Aujourd’hui je pense que ça l’est moins et c’est quelque chose que j’aime car les gens ne vont pas s’arrêter sur ce que je fais simplement parce que c’est dans l’air du temps.

Gemini a été réalisé dans votre chambre, alors que vous étudiez encore. Était-ce moins personnel d’enregistrer Nocturne en studio ?

Le processus a été totalement différent ici. Sur Gemini je rentrais chez moi et travaillais sur un titre jusqu’au bout. J’enregistrais, je mixais jusqu’à ce que je pense qu’il était prêt à figurer sur l’album. Sur Nocturne j’ai énormément écrit avant mais c’est resté très personnel. La différence était que j’amenais ces esquisses en studio et leur donnais plus de chair.

C’est resté un processus très intérieur en ce qui concerne la composition en soi mais la fabrication du disque a résulté d’un effort plus collaboratif, ne serait-ce que parce que j’avais un batteur et Nicolas Vernhes à la production. Il m’a beaucoup aidé quant au son et aux idées que je pouvais grappiller chez lui.

Vous y avez trouvé un plaisir différent ?

Plus plaisant même. Je suis assez maniaque quand il s’agit de production ; j’adore cela ! Alors vous pouvez imaginer le plaisir que j’ai eu à me retrouver dans un endroit avec Nicolas, tout ce matériel, ces instruments et à voir comment tout ça fonctionnait. Pouvoir échanger des idées avec quelqu’un était, en outre, un bonus.

Qu’en est-il des thèmes de l’album ? Le titre du disque, une chanson nommée « Midnight Song «  indiquent-ils que vous avez composé de nuit ?

J’ai habité en Géorgie pendant un an entre les tournées. Quand j’y étais j’écrivais et enregistrais beaucoup. La plupart des morceaux sont nés d’idées étranges qui me venaient quand je ne pouvais dormir ou que je m’ennuyais car je n’avais pas grand chose à faire entre les tournées. Je reste debout à des heures ridiculement tardives et je bidouillais et mixais quelques trucs. Ils ne sont pas bizarres en soi, ils restent « pop » mais sils ont basés sur ces émotions qui sont en vous au milieu de la nuit, quand vous êtes éveillé, agité, à moitié fou…

La chanson titre utilise beaucoup d’effets à la pédale. Vous en possédez beaucoup ?

Je les emploie surtout en concert. En général ce sont des retardateurs, de la reverb et une pédale pour les chorus que j’utilise beaucoup. Sur le premier album j’en avais peu et cela surprendra beaucoup de monde que de savoir que 80 % des effets viennent de GarageBand. Ça a été certainement plus « fun » de travailler avec Nicolas par la suite. On pouvait enregistrer une plage puis brancher des tas de trucs pour voir ce que ça donnait.

Cherchiez-vous parfois des sons spécifiques pour lui montrer ?

Tout à fait ! On les travaillait ensuite ensemble, puis on s’arrêtait pour déjeuner et échanger des idées. Je lui montrais des disques sur lesquels j’aimais les sons de guitare, ou une piste de Fleetwood Mac dont j’appréciais la batterie. On a puisé à plusieurs sources, Des Baech Boys à Bowie. C’était très excitant.

Les textes parlent-ils de personnes en particulier, Heather par exemple ?

Certains sont jute des chansons pour le plaisir d’en écrire. Une chanson comme « Only Heather » n’est pas à propos d’une personne prénommée Heather. Le premier disque était presque entièrement personnel et il en reste quelques-uns ici. Mais le projet principal était de voir ce que signifie le fait d’écrire une « pop song ». « Only Heather » n’est rien de plus qu’une classique chanson d’amour.

20 décembre 2012 Posted by | Rapid Talk | , | Laisser un commentaire