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Babeheaven: « Suspended Animation »

Babeheaven avait publié un premier EP il y a trois ans et, même q’il navait pas été couronné de succès, le duo composé du guitariste Jamie Travis et de la vocaliste Nancy Andersen s’emploie à réinventer la trip-hop d’antan avec un nouvel EP intitulé Suspended Animation.

En six titres, Babeheaven reprend les codes de ses aînés à savoir Portishead, Morcheeba et Massive Attack en en repoussant les limites. Il en résulte des morceaux plus cinématographiques comme l’introduction nommée « Sarm » où les beats électroniques et les notes de guitare font corps avec le travail titanesque à la production signée Jamie Travis.

Mentionnons également la voix de velours de Nancy Andersen qui brille de mille feux sur la superbe « Jalisco » qui suit mais également le lanche Baby ». On regrettera toutefois le manque de prise de risque sur le cuivré « Who Are We » et « Cat Dance » qui peinent à décoller mais Suspended Animation demeurera un bien joli opus dont le seul défaut est qu’il ne s’est pas transformé en un album qui, de pas son format, aurait peut-être pu esquiver les quelques réserves qu’on peut émettre

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18 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rhi: « The Pale Queen »

Artiste canadienne basée à Londres, Rhi œuvre dans le trip-hop mais le sien est bien loin d’être consensuel comme il le fut au moment où le genre a commencé à faire le « buzz ». son premier « single » ;, « Swagger » déployait un lyriqme envoûtant et des ambiances « chill out » hypnotiques bien an phase avec son « debut album », un Reverie où se mélaient déjà compositions immersives, où affleuraient brio et sensualité et les influences hip-hop, R&B, neo soul et bass music.

Sur The Pale Queen surgissent désormais des textures électroniques minimalistes et éthérées flirtant avec un trip-hop narcoleptique, lle tout conduit par une ligne de basse entêtante et bien dépaisse.

Cet opus est alors suffisamment triste pour émouvoir et suffisamment différent pour que l’écouter en boucle aparaisse comme une évience.

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12 octobre 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Cross Record: « Cross Record »

Loma est un super trio formé par des membres de Shearwater et de Cross Record qui avait su insuffler une dose de trip-hop mystique dans leur slowcore hypnotique et cinématique. Ces influences, on les retrouve plus chez Cross Record qui s’apprête à publier son nouvel album.

À mi-chemin entre drone-ambient inquiétant, indie folk et slowcore, nous voilà plongés dans un univers solennel. Celui-ci débute par un « What Is Your Wish ? » fantomatique tout comme les autres titres aux ambiances de film d’horreur tels que « Licorice » et « PYSOL My Castle » qui habillent le chant habité d’Emily Cross.

Et ce n’est que le début car Cross Record nous entraîne dans les bas fonds. Que ce soit sur des morceaux mystiques comme « I Release You », « Y/O Dragon » ou encore avec « An Angel, A Dove », le groupe arrive à nous frissonner comme jamais. Et réussit également à nous tirer une larmichette sur l’interprétation somptueuse de la demoiselle sur l’envoûtant « Sing The Song » avant de repartir dans des contrées bizarres avec la conclusion en chopped and screwed nommée « I Am Painting ». Ce troisième album significativement éponyme nous invite à voguer vers l’inconnu, un inconnu mystérieux, vaquement inquiétant mais qdonte le trouble qu’il génère est omptuesement addicti.

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15 août 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Sarathy Korwar : « More Arriving »

Ce deuxième album de Sarathy Korwar se veut le reflet de la vie de Korwar en tant qu’indien dans une Grande-Bretagne divisée. En incorporant des rappeurs de Mumbai et New Delhi avec du spoken word, sa propre vision de la musique indienne classique et des instrumentations jazz, le disque rend compte des confrontations d’aujourd’hui. More Arriving est un mélange envoûtant des percussions ondulantes de Korwar avec, entre autres, les synthétiseurs de Danalogue de The Comet Is Coming, le saxophone baryton de Tamar Osborn et le piano du spécialiste de l’indo-jazz Al MacSween, ainsi que les voix de la diaspora indienne. Enregistré sur plus de deux ans et demi entre l’Inde et le Royaume Uni, cet album s’inspire des scènes rap naissantes de Mumbai et New Delhi qui ont fasciné Korwar lors de ses voyages en Inde en 2016. Le premier morceau, « Mumbay » avec MC Mawali joue sur les associations politiques, entre le nom colonialiste Bombay et celui que lui donne les indiens, Mumbai.

Mawali y applique les rythmes carnatiques (musique traditionnelle du sud de l’Inde) classiques à son flow hindi / marathi, dansant sans effort sur les rythmes d’Osborn et Korwar. On retrouve sur « Coolie « le MC Prabh Deep et le rappeur indo- jamaïcain Delhi Sultanate, qui raconte en patois une histoire de travailleurs indiens sous servitude, une nouvelle forme d’esclavage pour travailler dans les plantations britanniques en Jamaïque. Le poète londonien Zia Ahmed apparait sur « Mango » et la pièce centrale de l’album Bol, tandis que l’auteur Deepak Unnikrishnan décrypte la dialectique pour ‘immigrant’ dans « Pravasis ». Enfin, les acrobaties vocales de la chanteuse indienne Mirande sont au cœur de « Good ol’ Viayati ».

Sarathy Korwar offre ici une ode à la pluralité de notre monde, vision universaliste de cultures métissées dont le destin est de fusionner pour porte un message de fraternité.

***1/2

29 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Manonmars: « Manonmars »

Le trip-hop est un genre qui a tenté et réussi, au moins un temps, de substituer la morosité ambiante et l’immobilisme musical en hybridant le hip hop et la musique électronique en amplifiant cette atmosphère poisseuse et mélancolique que la scène urbaine dans laquelle il évolue a su si bien retranscrire.

Depuis quelques années cet idiome se cherche un futur. Manonmars sur cet album éponyme se charge, si ce n’est de cette mission, du moins de lui apporter quelque chose de concluant.

Quand « Blood » débarque très vite que s’installe un brouillard et que la température descend en flèche. Le disque, ne vous arrachera aucun sourire, aucun soupir de satisfaction et ne nous promettra pas des jours glorieux

Ici, c’est l’ambiance générale qui prime ; elle est sombre et dépressive de cette dépression qui nous fait cadeau de jours monotones et perclus d’ennui. Manonwars s’accompagne alors de climats faits de titres fantomatiques et crasseux. C’est un disque qu’on a envie de découvrir et dans lequel on craint de tomber. Pour en être rafraichi on attendra une suite, plus emplie de gloriole de préférence.

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2 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire