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Anteros: « When We Land »

Anteros rêve de CBGB comme aux meilleures heures du débuts des années 2000. Avec leur pop rock’n’oll en étendard, ils entament leur premier album avec un « Call Your Mother » dont l’énergie et la mélodie rappellent les Strokes de Is This It. Leur ambition est palpable (« When We Land ») et ils arborent, chanteuse peroxydée en tête, suave mélange de pop à guitares et discoïde qui crient leur envie de s’imposer comme le Blondie de 2019. Ça tombe bien, ils ont les chansons pour. « Fool Moon » agit ainsi comme une sorte de « Heart Of Glass » miniature « Honey » et sa mélodie bubble gum donnent une furieuse envie de danser et la soul mutante de « Ring Ring » rappellera les meilleures heures de cette période mésestimée.

Le quatuor enchaîne les « singles » potentiels sans se poser de questions avec une efficacité redoutable : « Wrong Side, «  Drive On », « Breakfast » .Les morceaux délivrent leur dose de bonnes vibrations en suivant la formule éprouvée : riff accrocheur, couplets posés et refrains explosifs.

Mais Anteros font aussi merveille quand le tempo se calme, comme sur « Ordinary Girl » façon No Doubt ou sur une ballade comme « Let It Out. »
Anteros réussissent donc avec brio leur atterrissage sous le format album avec When We Land. Sans amais baisser la garde, le groupe enchaîne les coups avec élégance pour laisser l’adversaire K.O. devant une telle énergie et vista musicale. Couplé à leur chanteuse au charisme indéniable, cela suffira peut-être à permettre au combo de faire la pluie et le beau temps un peu plus loin que là où ils ont décidé d’atterrir.

***1/2

14 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Radkey: « Dark Black Makeup »

Quand Radkey émergea vers 2010, ces trois frères teenagers du Missouri furent rapidement considérés comme des prodiges punk. Seront-ils des nouveaux espoirs du genre ou simplement des nouveaux Hanson en mode punk ? Leur premier Dark Black Makeup, n’apporte pas réellement de réponse.

Il s’agit d’une collection de titres garage rock furieux qui justifie ce que la rumeur disait d’eux ; à savoir qu’ils sont des musiciens de rock rétro très compétents. On ne peut s’empêcher néanmoins d’avoir cette impressions que le trio s’efforce avant tout de peindre ses morceaux comme si il imitait les grands figures du punk rock.

Ironiquement, pour un combo dont la réputation se fonde sur des tempos frénétiques, les moments les plus prometteurs sont avant tout les passages les plus lents.
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« Feed My Brain », le « single », choisit une approche axée principalement sur la mélodie avec, toutefois, un chorus bien poussif et la voix de Dee Radkey, charmante dans une variante tamisée, est le mieux mise en valeur à côté des la basse funky et des riffs aigus de « Hunger Pain ».

Radkey peut, sans aucun doute, se faire entendre, reste à parvenir à se faire écouter.

**

7 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire