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Wheel: « Moving Backwards »

D’aucuns attendent le prochain album de Tool, d’autres pourront patienter avec Wheel, combo islandais et qui, en tant que substitution, œuvre dans le métal progressif avec une forte influence du combo mené par Maynard James Keenan.

Interprété par un Anglais et trois Finlandais, Mocving Backwards opère à grands reforts de plages étirées et lacinantes, de guitares oppressantes, d’une basse lourde, de batterie renforcée de percussions et de vocaus charghés en émotions, plaintes ou hurlements.

Après 2 EPs en 2017 et 2018, les 7 titres de Moving Backwards vont nous emmener dans cette atmopshère à la fois sombre et enivrante, poétique et torturée. Et les 3 titres qui flirtent chacun les 10 minutes (le superbe « Wheel »), prendront le temps de nous travailler. On pourrait presue crier au plagiat ou à la copie mais Wheel le fait terriblement bien, qu’on en oublie le style qu’a créé Tool. Wheel le représentera très bien d’autant que cette recréation est parfaitement inspirée et, par conséquent, hautement inspirante.

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30 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Rustin Man: « Drift Code »

Quand Beth Gibbons s’est émancipée pour la première fois de Portishead elle a sorti un album solo où elle s’éloignait du courant trip-hop de son groupe. Elle avait bénéficié de la participation d’un nommé Paul Webb plus connu sous le nom de Rustin Man et qui ‘avait emmenée dans des contrées folk et pop baroque. Dix-sept ans après les faits, le musicien britannique effectue son grand retour avec son nouvel album intitulé Drift Code.

L’ancien bassiste de Talk Talk reste dans son élément avec sa fusion entre folk britannique des années 1960-1970 et pop baroque des temps modernes. Dès le premier titre « Vanishing Heart », Drift Code annonce la couleur avec ses arrangements qui be peuvent que convoquer le spectre de David Bowie aussi bien vocalement que musicalement.

On pourra en dire autant des autres compositions aux couleurs jazzy que sont « Martian Garden » et « All Summer » qui, placées en fin d’albu, donneront un relief particulièrement lustré

Entre ces balises, Rustin Man montrra sa facilité à user d’arrangements prog inoubliables comme qur les douces saveurs intemporelles qui jalonnent « Judgement Train » ou bien même « Our Tomorrows » et « The World’s In Town ». Drif Code nous rappele qu’il est toujours bon de remettre à jour la musique des années 70 dans ce qu’elle a de cohérent et de fluide et nous faire revisiter un voyage sont on sortira , ici, transformé et revigoré.

***1/2

21 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

The Nightime Project: « Pale Season »

The Nightime Project : ne serait-ve que par ce patronyme on sait déjà qu’on ne sera pas face à quelque chose de basique, ; c’est, en effet, le cas avec ce supergroupe composé de memebres de Katatonia et dont ledit projet est, précisément, d’oevrer dans le rock progressif, tendance mélancolie.

Leur deuxième album ne va pas aller dans une direction autre, avec une petite inflexion qui verra Pale Season q’orienter vers un schéma un peu plus gothique, à savoir un rocke qui devient plus sombre et des éléments metal qui ressortent par petites touches plus heavy, et parfois par le biais d’une voix ou des riffs plus agressifs.

Ce disque, constitué de neufs titres délicats et racés, ne s’adresse donc ni aux fans de heavy gothique (pas assez lyrique) ni à ceux de funeral doom (pas assez metal), et pas tout à fait à Ce projet n’est donc pas gagné, pourtant, on ne peut pas dire que, tout nocturne qu’il soit, on peut le qualifier de soporifique. Les musiciens mettent tout leur art et leur doigté au service de titres à la fois beaux, épiques, tortueux, sensibles et mélancoliques, qui pourraient évoquer un croisement entre Porcupine Tree, Anathema et les premiers albums du Nightingale de Dan Swano.

Cela placera l’album en dehors de la juridiction des blockbusters et, eu égard à sa date de sortie estivale,il risque d’avoir une fière allure dans la liste des disques maudits ; raison de plus pour qu’il fasse démentir son appelation et qu’il ne devienne pas le fruit d’une saison si pâle qu’elle soit inaperçue.

***1/2

16 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Mike Pace and The Child Actors: « Smooth Sailing »

En 2015, Mike Pace avait publié son album Best Boy qui fut un cocktail de « feelgood pop ». Depuis, l’auteur-compositeur-interprète new-yorkais a tracé sa route avec d’autres sorties et, cette fois-ci, il revient avec son groupe The Child Actors et un nouvel album intitulé Smooth Sailing.

Pour cet opus, Mike Pace and The Child Actors a décidé d’entreprendre un virage musical plutôt intéressant. On y croisera l’ombre de Todd Rundgren et des influences rock progressif digne des années 1970 à l’image du titre d’ouverture intitulé « Everyone Out Of The Car » qui a de quoi faire penser à The Psychedelic Furs mais également « Senior Statesman » et « Escape The Noise ».

Le groupe new-yorkais nous embarque dans un univers psychédélique bien cotonneux et avec classe et distinction. Que ce soit sur la synthpop de « Service Merchandise » qui nous transporte vers la prochaine décennie ou des plus traditionnels « Troubleshooting » et « Business In Bermuda », Mike Pace and The Child Actors nous embarque dans un voyage vers le passé sans tomber dans le suranné. Avec un Smooth Sailing qui porte bien son nom, les années 1970 n’ont jamais sonné aussi actuelle.

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12 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

King Gizzard and the Lizard Wizard: « Fishing for Fishies »

King Gizzard and the Lizard Wizard est déjà de retour ! En effet, nos hyperactifs favoris n’ont pu s’empêcher de produire un autre album, un an et demi après la naissance de quintuplés qu’ont été Flying Microtonal Banana, Murder of the Universe, Sketches of Brunswick East, Polygondawanaland et Gumboot Soup.

Fishing for Fishies, le 14e album studio en 7 ans pour la bande menée par Stu Mackenzie et le premier lancé par la propre maison de disques du groupe, Flightless Records. Le leader du combo, Stu Mackenzie, voulait, selon lui, laisser chaque chanson bâtir se proprre personnalité et tailler son propre chemin.

King Gizzard and the Lizard Wizard emprunte ainsi une nouvelle direction où il plonge autant dans le jazz-rock FM « à la Steely Dan-Doobie Brothers » que dans le boogie rock à la « T. Rex-Status Quo ». Les vétérans mélomanes ne seront pas dupes. Ils identifieront assez rapidement les emprunts…

Par contre, toutes ces influences sont magnifiquement mâchées et digérées. Puisque la formation fait preuve (et pour une énième fois) d’une dextérité hors du commun, ce Fishing for Fishies se classe de nouveau dans les nombreuses réussites du septuor, même si aux premières écoutes, le fanatique pourrait être déstabilisé par la facture plus léchée de la production.

On ne peut pourtant qu’être séduite par cette réalisation limpide qui permet d’apprécier encore plus la performance musicale irréprochable des Australiens. Sans atteindre les hauts sommets des 5 précédents efforts révélés en 2017, King Gizzard and the Lizard Wizard nous propose un disque divertissant et étrangement accessible.

En plus de 3 excellents boogies (« Boogieman Sam », « Plastic Boogie » et « The Cruel Millenial) », le groupe en ajoute un quatrième avec « Cyboogie » qui constitue le condensé parfait de tout ce qui a été entendu précédemment dans ce Fishing for Fishies. En plus d’avoir été séduit par « The Bird Song » (très Doobie Brothers) et par la stoner-blues « Reals Not Real », les Australiens nous donnent peut-être un indice de ce qui pourrait être la suite pour eux grâce à la conclusion d’« Acarine ».

Dans un prochain processus créatif, si jamais King Gizzard and the Lizard Wizard poursuivait dans la même veine « électro », nous en serions rassurés, mais l’écoute de ce nouvel album, nous rend quelque peu perplexes. Malgré la pertinence de cette nouvelle création, on décèle tout de même chez le groupe une indéniable envie de plaire à un public plus large… ce qui présuppose une approche un peu plus consensuelle. C’est peut-être le seul reproche que l’on pourrait faire mais c’est loin d’être là où le bât blesse tant Fishing for Fishies confirme de nouveau les immenses possibilités à la portée de Stu Mackenzie et ses accompagnateurs.

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1 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

The Windmill: « Tribus »

La première surprise à l’écoute de ce groupe norvégien est que, contrairement à ses compatriotes, il ne propose pas le rock progressif sombre et tourmenté habituel mais carrément un néoprogressif mélodique et enjoué, avec une touche champêtre. La seconde surprise vient de l’existence d’un groupe anglais homonyme pratiquant une pop légère et conventionnelle sans rapport avec le style élaboré des Norvégiens, ce qui complique un peu la recherche d’informations.

Le présent opus, Tribus, est le troisième de The Windmill, fondé à Oslo en 2001 par le claviériste Jean Robert Viita entouré d’Eric Borgen au chant (en anglais), Arnfinn Isaksen à la basse, Stig André Clason aux guitares, Morten Løken Clason à la flûte, au saxophone et à la clarinette, et Sam-Arne Nøland à la batterie. Le titre de l’album se veut évocateur de complacité, celle qui réunit tous les membres du combo à l’élaboration du disque.

Impeccablement produit par Karl Groom (leader du groupe britannique Threshold), ce CD comporte cinq morceaux dont le premier « The Tree » est une éopée de 24 minutes truffée de breaks et qui présente d’emblée tout le savoir-faire des Scandiances. L’introduction plonge l’auditeur dans une atmosphère bucolique par un dialogue entre guitare acoustique et flûte, ambiance délicate que l’on retrouve particulièrement développée dans les morceaux « Storm » et « Make Me Feel ».

La suite délivre un néoprogressif haut de gamme avec des influences variées et parfaitement digérées, allant de Genesis à Jethro Tull en passant par le Floyd ou Camel et parsemé de quelques passages jazzy. Comme une sorte de pause, « Dendrophenia » est le morceau le plus court et le plus rock, donc un peu moins alambiqué que les autres. Enfin le disque se termine par « Play With Fire » plus orienté folk.

Aux antipodes d’un néoprogressif trop souvent conventionnel et stéréotypé, The Windmill se hisse sans peine au niveau des meilleurs de ce genre, et peut rivaliser sans rougir avec des groupes comme Pendragon, IQ, ou The Flower Kings ; à découvrir donc.

***1/2

8 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Nosound: « Allow Yourself »

Il aura donc fallu attendre 2018 pour que Nosound fasse paraître une suite à son magnifique Scintilla datant de plus de deux ans Ce sixième opus navigue dans les mêmes eaux mais permet au combo italien de lui apporter un petit lot de nouveautés pluôt axées sur l’expérimental ; à la lumière du titre d’ouverture, un « Ego Drip » à tendance répétitive, électro et prog.

Cette nouvelle direction plus électronique se vérifiera à des degrés divers au travers des 38 minutes de ce disque. « Shelter » nous replonge dans une atmosphère plus cotonneuse, en incluant également ces nouveaux éléments, mais de manière plus discrète. « Don’t you dare » se fait plus pop, mais n’est que le tremplin vers l’émotion ; « My drug » est le vrai premier temps fort d’un Allow Yourself, qui heureusement en comportera bien d’autres. La jolie « Miracle » et l’escalade émotionnelle de « This Night » apportent un aréopage de chouettes compositions menées de manière sensible, aérienne et expressive.

Quand le prog se fait aussi touchant ; le rock atmosphérique devient alors vecteur de beauté simple et classieuse.

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17 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Pineapple Thief : « Dissolution »

The Pineapple Thief est un de ces combos comme il en existe tant ; leur premier opus, Your Wilderness, avait eu un succès d’estime Dissolution arrive deux ans après, toujours sous la houlette de leur leader Gavin Harrison.

Les travail sur les arrangements demeure la principale qualité du groupe, avec une volonté de ne pas s’enfermer dans une musique trop directe. Le titre d’ouverture, « No Naming Any Names, se veut ainsi alambiqué avec un piano en toile de fond accompagnant une voix solennelle et angoissante.

Il s’agit de donner une thématique que résume le titre du diqsue ; la dissolution des liens sociaux. On retrouvera ces mêmes climats avec « Try As I Mihght » ou « Threatening Wall » avec une emphase sur sur la notion de menace que ce soit par une approche teintée de rock progressif ou dans l’ambiance pesante que véhicule « Uncovering Your Tracks ».

L’identité du groupe est justement de ne pas occulter les influences « prog » ; qu’elles soient aériennes ou mélodiques. Cels s’exemplifiera à merveille sur « White Mist », onze merveilleuses minutes qui réconcilient tenants du rock atmosphérique et amateurs d’un idiome sans prétention.

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13 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Joy Formidable: « Aaarth »

The Joy Formidable revient sur le devant de la scène avec un quatrième opus, Aaarth. Les Gallois livrent un album plus expérimental que ses prédécesseurs mais faisant toujours la part belle aux guitares.

Aaarth, c’est le nom à la sonorité très sauvage qu’a choisi The Joy Formidable pour son quatrième album. Et pour cause, le terme signifie « ours » en gallois. Avec son côté parfois hard-rock, Aaarth semble effectivement tirer son inspiration d’une certaine animalité. « Bluen Eira », le titre d’ouverture annonce la couleur avec ses motifs saturés et ses rythmes endiablés portés par la voix grungy de la chanteuse Ritzy Bryan. S’en suivent deux autres pépites, « The Wrong Side » et « Go Loving », aux mélodies tout aussi abrasives. Aaarth est assurément un album de guitares comme le groupe a l’habitude d’en produire. Le trio use et abuse des effets pour notre plus grand plaisir, à l’instar du très réussi « Cicaca (Land on your back) » où les guitares vrombissent comme il se doit.

En contraste total avec la majorité des morceaux, Ritzy et sa bande glissent quelques ballades pour calmer le jeu : un savant jonglage déjà expérimenté par The Joy Formidable lors de ses précédents albums. « Sur All in All, » l’auditeur se laisse bercer par une voix chaude qui le porte doucement vers un intense moment de shoegazing. Plus loin, le trio nous élève vers un instant suspendu avec « Absence » ; exit les riffs torturés, la mélodie est portée par les arpèges d’un piano aérien.

Aaarth marque également une volonté de s’ouvrir à de nouveaux horizons. La conception de l’album, dans un studio mobile, alors que le groupe arpentait le globe pour sa tournée, n’est certainement pas étrangère à ce résultat. « Cicada (Land on your back) » est l’illustration parfaite d’inspirations puisées de par le monde. Avec sa guitare sèche, ses cigales, ses mélodies orientales, le titre nous propulse vers de lointaines contrées ensoleillées.

Un exotisme renforcé par des couplets qui sonnent comme des incantations scandées d’une voix haletante. Les Britanniques n’en oublient pas pour autant leur terre d’origine. En témoigne parfaitement la chanson « Y Bluen Eira » (« neige bleue »), interprétée entièrement en gallois d’une voix particulièrement gutturale.

Sur ce dernier album, The Joy Formidable mise incontestablement sur l’expérimentation. En effet, Ritzy Bryan a déclaré vouloir faire de ce nouvel opus, un « collage ». L’exercice est particulièrement réussi sur « Caught on Breeze ». Le morceau s’ouvre sur une mélodie funk, évolue ensuite vers une instrumentation plus musclée, pour aboutir à ce qui a tout l’air d’une session jam.

Avec Aaarth, nos Gallois proposent une prestation dénuée de tout carcan.Cette liberté sied parfaitement aux trois musiciens un opus qui sans faire montre d’anthologie ou de classique reste un pari audacieux et réussi.

***1/2

24 octobre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

The Mommyheads: « To the World’s End

The Mommyheads est un combo assez atypique dans la mesure où les New Yorkais s’emploient à faire cohabiter indie et pro-rock depuis une bonne trentaine d’années (hormis un hiatus de dix ens entre 1998 et 2008).

To The World’s End est leur onzième album et, à l’instar de tout prog-rocker qui se respecte, le disque est bâti sur un mode de construction dynamique, faisant alterner rythmes et tempos, soit subtilement, soit de manière plus abrupte.

On aura donc droit à une pléthore d’influences allant de Pink Floyd à Led Zeppelin, en passant par The Police ou Queen.

Retenons une très bonne production, donnant à l’album une certaine intemporalité. NI ringard ni moderne, le son de cet album est bien ancré dans le piège style auquel il se réfère ce qui évite le piège de vouloir sonner actuel.

Alors, To The World’s End doit-il être écouté jusqu’à la fin du monde ? Sans doute pas ; contentons-nous d’en savourer certains moments (« Phatom LImb », « Don‘t Believe The Pilot), « Everybody Needs A Fool » ou le très jazzy « Thank You For The Songs ») sans chercher de midi à quatorze heures.

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23 octobre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire