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People Under The Stairs: « Sincerely, The P »

Thes One (Chris Portugal) et Double K (Mike Turner) ont sorti Sincerely, The P qui serait, selon eux, serait leur dixième et ultime album. Quelques mois sont passés et la situation s’est régularisée et, fnalement, le doux son de la dixième partition des People Under The Stairs continue de tourner.

Sincerely, The P débute en forme de début de la fin par un live de « San Francisco Knights » qui nous rappelle à « The Next Step », premier album des trublions angelinos. Introduction qui voit se glisser un riff de guitare, peu conventionnel pour le groupe, apportant l’énergie habituelle nécessaire à un long format du groupe. Sans contredire leurs essais passés, Thes One & Double K propose un album solide (sans être ce qu’ils ont fait de meilleur)  dans leurs plus pures traditions soit un rap rythmé, fun et funky, aux accents afro par moment ordonnant à notre cou de s’affranchir de sa raideur dont le morceau « Here, For A Good Time » en est le plus représentatif.

Les compères, par leur état d’esprit dandy représentent une certaine image californienne qui colle de manière quasi rigoriste aux préceptes de la culture hip hop (Peace, Love, Unity & Havin’ Fun). Ecouter Chris & Mike donnent à la fois envie de faire du skate du côté de Venice Beach, de faire un bon barbecue entre potes (en famille ça marche aussi) ou de tout simplement profiter de l’instant présent. Pour en revenir à Sincerely, The P,  la conclusion en forme d’hommage aux regrettés énumérés par Double K sur The Sound Of A Memory est un tantinet à contre-courant de cet état d’esprit même si bien sentie pour accentuer une sortie du duo sans fioriture au-delà de tout égotisme. Pour conclure, on a aimé, on aime et on aimera ne pas oublier la discographie décagonale des People Under The Stairs.

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27 juin 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire

Manchild: « Demons »

Des démons, le canadien Madchild en a pas mal dans sa besace. Avec ses goût pour un certain hip-hop et le crossover qu’il a ainsi réalisé on sait qu’il est capable de nous réserver pas mal de surprises.

La dernière en date, The Darkest Hour, avait pourtant été pour le moin raté et il n’est peut-être que logique de le voir glisser vers des terres musicales beaucoup plus « américaines » et classiques, plus groovy et typiquement hip-hop. En quelque sorte, une émancipation de son passé plus sombre.

Et si ce « Demons » est un titre qui nous est brandi sous le nez,les autres smorceaux suivent pour la plupart le même chemin. Il y a quelques succulents moments (« Brainstorm », « Demons », « Death race », « Soiled in regret »), le reste grappillant les mentions bon mais sans plus et pas mal du tout. Oui,pas vraiment de mauvais choix ici juste des options discutables. À prendre ou à laisser suivant qu’on s’attendait à mieux ou pas.

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7 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Billy Woods & Kenny Segal: « Holding Places »

L’année dernière Billy Woods sortait aux cotés de son am Elucid  un somptueux Paraffin, sous le nom de Armand Hammer. Aujourd’hui,l’artiste revient avec Hiding Places, produit par Kenny Segal, album cryptique à la noirceur moite et aux atmosphères enivrantes.

L’association des deux offre un chef-d’oeuvre de hip hop tordu, aux rythmiques lourdes et instrus taillées dans un matériau brut à la beauté d’orfèvre, qui n’est pas sans évoquer la grande époque des albums sortis sur le label Definitive Jux.

Billy Woods continue d’écrire des textes à la densité poétique obscure, faisant voler les mots sous son flow hypnotique, appuyé par la production sophistiquée d’un Kenny Segal au sommet de son art, faisant la part belle à la diversité des samples choisis, alternant ambiances flippantes et envolées sur des routes cabossées, enrobées de grisaille, le ton général restant tout de même du coté du menaçant et tourmenté. Énorme.

***1/2

12 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lowly: « Hifalutin »

Voilà peu, le son du jeune collectif danois Lowly aurait probablement été affublé de l’étiquette « trip hop ». Question de groove, d’abord : l’ensemble mené par la guitariste et chanteuse Nanna Schannong tricote des chansons doucement bondissantes s’appuyant simplement sur la vision sonore, organique et étudiée, des musiciens, qui évitent le plus possible les séquences préprogrammées — le jeu riche et légèrement jazzé du batteur Steffen Lundtoft est particulièrement appréciable, tout comme les tonalités des claviers et synthés de Kasper Staub.

Le quintette navigue dans des eaux douces et claires avec ses chansons dream pop aux structures atypiques, ses tonalités chaudes, les voix de Schannong et, plus mémorable encore, de Soffie Viemose (aussi aux effets sonores), absolument splendide sur « Baglaens »,s’apparentant à quelque chose comme une chanson parfaite et parfaitement mélancolique. Il y en a d’autres semblables, « Stephen » en hommage à Hawkins, les longues « 12:26 » et « Wonder » en fin de cet album dans lequel on a envie de se lover en attendant qu’arrive enfin lun vrai printemps.
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12 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Little Simz: « Grey Area »

Du haut de ses 25 ans, Simbi Akijawo alias Litthe Simz, tape un grand coup avec le sortie de son troisième album, Gey Area. Dix tracks en forme d’uppercut qui claquent dans les oreilles avec son flow mitraillette et ses basses grondantes.

Plus direct et incisif que ses précédents albums, Grey Area réussit la prouesse d’allier modernité groove et tradition soul, offrant un hip hop chaleureux qui voit les influences jazz vibrer sur des rythmiques chaloupées sur lesquelles les mots vibrent de toute leur splendeur.

Il y a du Kendrick Lamar chez la jeune anglaise, avec qui elle partage le gout pour les

ambiances travaillées appuyées par des mots qui frappent forts et justes, alternant instants de fragilité et impétuosité virevoltante. Les ambiances musicales construites à coups de samples tirés de productions seventies, offre une couleur intemporelle qui fait de Grey Area un futur classique du genre, en espérant que cette fois le public ne passera pas à coté du talent brut d’une des plus brillantes Maîtresse de céréominies de ces dernières années.

***1/2

7 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

FEVER333: « STRENGTH IN NUMB333RS »

Après un premier EP, FEVER333 remet le couvert avec STRENGTH IN NUMB333RS, leur « debut album ». Pour rappel, le line-up de la bande, c’est un peu le all-star band de l’emo/hardcore déjanté avec Jason Butler de Letliv., le guitariste de The Chariot et le batteur des fabuleux Night Verses. Et puis, pour couronner le tout, aux manettes de ce premier effort, on retrouve John Feldmann et Travis Barker. Et dès les premières notes, la production est énorme et met en valeur toutes les facettes de la bande : explosif et propre. De l’émo, du néo-metal, du hip-hop, vous entendrez tout ça chez FEVER 333, un opus chaotique mais ultra accesssible.

« Burn It » démarre sur les chapeaux de roue avec un riff digne de Rage Against The Machine pour arriver à un refrain emo en diable et surtout addictif en diable. La suite navigue entre passages hip-hop (« Animal », « One Of Us »), passages electro (la douce « Inglewood/3 »), post-hardcore (« Out Of Contro/3 »l et « Prey For Me/3 » qui renouent avec le Letlive.des grandes heures).

La folle ballade qu’est « Am I Here » prenra bien soin à proposer des refrains accrocheurs au possible quitte à empiéter sur les plate-bande de Linkin Park à certains endroits (le refrain de « The Innocent »’’ ou encore le final « Coup d’Etalk »).

Au final, on ne pourra que s’incliner devant les forces en présence et écouter en boucle cet album à la fois novateur et accessible d par sa section rythmique, ses riffs démentiels, ses mélodies imparable et ses vocaux ahurissants. La moindre des choses eu égard aux CVs le ses membres.

***1/2

2 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire