No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Magon: « Out In The Dark »

Magon, c’est l’excroissance d’un duo nommé Charlotte & Magon qui nous avait offert un premier album nommé Lyrical Miracle qui était un pur bijou de pop psychédélique bien cosmique et déjanté. Les deux artistes ont décidé de s’émanciper chacun de son côté et c’est le guitariste originaire de Tel-Aviv Magon de dégainer en premier avec un album solo nommé Out In The Dark.

Magon a décidé de revenir à un côté beaucoup plus épuré et proche de ses racines musicales. Loin de la pop psychédélique, il revient à des sources plus indie rock et lo-fiainqi qu’une esthétique digne de The Cramps.

Cela se matérialiser sur des morceaux comme « King Of Nothing », le mélodique « Thinking Of You » qui suit ainsi que qu’un midtempo façon Breeders nommé « Landslide » .

Rappelant aussi bien les Pixies période Bossanova sur « Third Dimensional Love » que The Cure sur d’autres moments comme le plus pop « Song For Nimrod », Magon est bel et bien dans son élément. Il ne manque plus que d’autres perles acidulés à l’image de « The Streets », « In The Library » et autres « My Reflection » pour s’apercevoir du talent toujours infaillible du guitariste de Tel-Aviv. Avec Out In The Dark, les années 1990 ne sonneront jamais surannées.

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11 octobre 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Puppy: « The Goat »

Trio Londonien formé en 2014, Poppy dispose de beaucoup d’atmes pour plaire et son premier opus pourrait bien allumer la mèche du succès. The Goat est, en effet, un disque qui met en valeur les qualités intrinsèques d’un groupe qui a compris bien des choses et peut-être même déjà tout. Voix plaisante (mais qui pourrait paradoxalement en énerver plus d’un) dans un registre clair et envoûtant (« Poor me » et même « I Feel an Evil »)) refrains imbattables, riffs bien sentis, et aussi et surtout influences bien digérées ! Le mix presque parfait d’un Black Sabbath dans les accroches démoniaques, d’un best of de la scène grunge de Seattle du début des 90’s et de Weezer pour les refrains, le tout saupoudré comme il se doit de plans « modern rock » à la Alter Bridge.

Autant dire qu’on brasse large, mais, Comme tous les champions, le combo a décidé d’ouvrir son disque avec un morceau imparable et premier « single » de l’album. Plutôt malin de leur part. « Black Hole », car c’est ce fameux premier morceau, est un condensé de ce que le disque proposera de mieux pendant 43 minutes. Et pour ne pas relâcher la pression, « Vengeance » pulvérise ra les compteurs du riff puissant et des mélodies vocales attachantes.


La production est soignée, tout est calibré pour que ça marche, et bien entendu, ça marche ! C’est divertissant, enivrant et rafraîchissant, et clairement ça fait du bien. Refrains léchés (« Just Like You »), riffs entraînants (« And so I Burn » en guise d’hommage à Iron Maiden, et, comble du bonheur, on a la chance d’échapper à la sacro-sainte ballade inutile qui aurait pu être le seul défaut de ce disque sans défaut. Véritable machine à tubes, Puppy a été biberonné aux machines de guerre rock’n’roll et ne se garde pas de le faire savoir. Chaque instrument est délicieusement mis en valeur, et le combiné rock metal/pop song est savamment dosé. Du travail d’orfèvre.
Si ce combo n’est que « le groupe d’un seul album », il aura sacrément bien réussi son coup. Par contre, et on ne peut que l’espérer, si le trio persévère et nous propose dans un avenir relativement proche un deuxième album de la même trempe, ça risquera de faire date, et pas simplement que dans nos chaumières.

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23 septembre 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Mal Blum: « Pity Boy »

Pity Boy est un disque grunge mais il n’est pas que cela. Il y à des guitares de la basse comme prévu dans ce segment mais aussi une certaine envie de bien faire, une belle voix ni masculine ni féminise très agréable qui colle parfaitement aux morceaux et se superpose tout en ne s’opposant pas à l’énergie.

Un disque introspectif qui interroge sur pas mal de sujets et Mal Blum est un combo trans genre mais non binaire. À partir de ces éléments, on a un son un peu sale, parfois presque faux mais toujours enthousiasmant, parfois presque sombre mais cherchant la communication. À écouter sans rien occulter.

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2 août 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mozes and the Firstborn: « Deadcore »

Mozes and the Firstborn a fait ses premiers pas en 2013 via le biais d’un premier album éponyme. Très vite, le groupe néerlandais a rapidement su se faire un nom avec un mélange de grunge et de power-pop qui s’est concrétisé avec un successeur, Great Pile Of Nothing trois années plus tard. Aujourd’hui, ils reviennent avec leur troisième effort discographique Dadcore.

Comme on puovait s’y attendre, Mozes and the Firstborn a l’air de se complaire dans lsa zone de confort. On en veut pour preuve leur fusion musicale qui fait toujours effet sur des morceaux à l’image de la chanson-titre mais également « If I », Baldy » et « Sad Supermarket Song » qui auront de quoi ravir les éternels fans de Weezer ou encore de Guided By Voices. Avec l’aide de multiples producteurs dont Chris Coady et Raven Aartsen, le groupe d’Eindhoven saura perfectionner un son en lui donnant plus d’envergure.

Entrecoupés d’interludes, Mozes and the Firstborn saura aussi puiser son inspiration dans les décennies antérieures sans paraîtreringard. Cela donnera des moments comme « Blow Up », « We’re All Saints » ainsi que « Amen » qui viendront se mesurer à des passages plus audacieux comme les allures étrangement slacker de « Scotch Tape/Stick With Me » en compagnie de Kelsey Reckling. Il arrive que le groupe ralentisse le tempo et se fasse plus contemplatif avec notamment la ballade de clôture intitulée « Fly Out II » ponctuant un Dadcore qui se trouvera en bonne compagnie pour les années 2000.

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30 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Fangclub: « Vulture Culture »

Deux ans après un remarqué premier album sis dans une mouvance grunge alternatif nineties , les Irlandais de Fangclub sont de retour sous la même configuration (power trio, et surtout, composition inchangée) pour un disque dont la dure tâche est de confirmer le potentiel du précédent sans en être la copie conforme. « Last Time » nous accueillera façon ballade avant d’exploser en vol et revenir à des paysages plus connus. Le morceau-titre a, alors ,le champ libre pour se lancer à l’assaut des oreilles sans défense. Ensuite, ce sera rebelote et dix de der ; Fangclub pratique toujours ce mélange entre grunge, rock alternatif et punk rock qui prend aux tripes et sonne délicieusement régressif avec un bon gros mur de guitares très actuel. Impossible de ne pas succomber à un titre comme « Hesitations ».

Ce ne sera pas le seul candidat à l’adhésion immédiate, d’ailleurs ; Vulture Culture a toutes les qualités de son prédécesseur, et a capitalisé sur celles-ci pour maximiser son potentiel.

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26 juillet 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Notches: « Almost Ruined Everything »

Ce trio du New Hampshire avait fait ses premiers pas avec un premier EP nommé Huge au tout début de l’année 2015. Depuis, le groupe a poursuivi sa petite carrière avec à un premier album High Speed Crimes qui lui a valu un succés d’estime qui, malgré lé départ de son bassiste puis son retour, n’insultait pas l’avenir.

Sans doute est-ce le sens que l’on peut donner au titre de leur nouvel opus, Almost Ruined Everything.

Le trio est, en effet, de nouveau opérationne avec es nouvelles compositions à mi-chemin entre pop-punk et indie rock. L’énergie sera de rigueur avec des morceaux comme « Sellin’ Lies », « Cymbals », « Big City » en passant par « What’s In Crumbling ? », « Perfectly » et autres « Don’t Lie To Me ».

La production, digne de celle des années 90, fera le bonheur des nostalgiques de Dinosau Jr. Ou autres Lemonheads ; en bref, voici un disque qui montre que la baraque conserve ses solides fondations.

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14 juillet 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Versing: « 10000 »

Le premier album de Versing, l’autoproduit Nirvana, n’avait pas été capté par les radars il y a deux ans. Toujours est-il qu’avec ce premier jet, le quatuor de Seattle a suffisamment séduit un label local qui tenait à diversifier son image pour lui permettre une seconde chance nommée 10000.

A mi-chemin entre noise-pop et post-punk, Versing nous hypnotise, nous entraîne et nous éblouit à chaque seconde. Chaque mélodie de guitares tantôt mélodiques tantôt rugueuses arrive à rentrer dans les oreilles sans jamais en sortir que ce soit sur des titres comme l’introductif gentiment noisy « Entryism », « Offering » ou bien même « Violeta ». Convoquant aussi bien Viet Cong que Protomartyr dans la démarche sans oublier Merchandising période post-punk, le groupe vise toujours aussi juste notamment avec « By Design » où ils privilégient les rythmiques aux distorsions de guitare.

Par moments, Versing semble verser ses hommages aux héros des années 1990 que sont Pavement et Sonic Youth sans jamais tomber dans la pâle copie. Il n’est pas rare de croiser des sonorités que n’auraient renié la bande à Thurston Moore et Kim Gordon comme sur « Tethered » aux guitares dissonantes ou sur la conclusion nommée « Renew » qui a de quoi rappeler les ambiances dignes de Goo. De Stephen Malkmus, il en résulte d’autres perles mélodiques à l’image de « Long Chord », « Sated » sans oublier « Survivalist ».

Ce second opus fait le grand écart habilement entre les années 1990 et cette décennie. Ambitieux, mélodique et résolument entraînant du début à la fin, le groupe de Seattle peut espérer se faire une place qui ira plus loin que les frontières du « Grunge County ».

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12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Drenge: « Strange Creatures »

Strange Creatures, troisième opus de Drenge, est décrit par les frères Loveless comme leur album le plus abouti, intelligent et réfléchi, ce qui peut nous interroger tant ce qui ressortait du groupe jusqu’alors était la spontanéité et l’immédiateté d’un son brut et rugueux.
Au lu de l’énoncé des titres on comprend tout de suite que, tout comme au vu de la pochette,vont s‘ouvrir à nous les portes d’un univers cauchemardesque, tout droit sorti d’un film d’horreur ou un thriller psychologique.
Cette découverte ne sera cependant pas la seule surprise de Strange Creatures. En effet, si « Bonfire Of The City Boys », morceau d’introduction, donne naissance à un son bien gras, des déflagrations de batteries et un chant scandé aux accents de Mark E. Smith, on demeure encore dans une zone de confort identique à celledes albums précédents,. Très rapidement pourtant ce scénario initial sera abandonné au profit d’un sentier sinueux moins direct où chaque virage est l’occasion de découvrir de nouvelles sonorités, et de nouvelles influences.
Les références seront nombreuses ; Killing Joke (« Teenage Love ») mais aussi Depeche Mode (« When I Look Into your Eyes » et ses réminiscences de Dave Gahan.

Il faudra, toutefois admettre, que, même si le résultat n’est pas toujours des plus percutants (comme sur « No flesh Road ») les influences sont bien digérées et maîtrisées.

« Prom Night » et « This Dance » nous envoient sur le dance-floor alors que le slow lanngoureux qu’est « No Flesh Road » ou le conclusif « When I Look Into Your Eyes » marquent, eux, que cette idée festive s’achève quand les lumières se rallument.

Strange Creatures est un opus déroutant parce qu’hybride et parce qu’il nous fait naviguer dans des univers différents. Pas véritablement originaux, que ce soit le post-punk de « Bonfire Of The City Boys » ou le romantisme exacerbé reliquat des années 80 (« Never See The Signs ») , il n’en est que plus louable malgré son parcours en dents de scie et ses circonvolutions un peu floues et approximatives.

***1/2

5 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Swervedriver: « Future Ruins »

Rescapés du bouillonnement rock des 90s, Swervedriver continue à prodiguer aujoirdhui une pop énervée sur fond de murs de guitares explosives. Parmi les derniers représentants du shoegaze encore en activité, le combo livre un album en forme de déclaration d’amour à ce genre enseveli et à la puissance de l’électricité servie par la six cordes.
Le groupe taquine ainsi la mélodie un peu à la façon les Écossais de Teenage Fanclub mais avec un goût plus appuyé pour les arrangements propulsés à la distorsion et aux roulements de caisse claire. « Mary Winter » qui ouvre ainsi l’album se révèle comme le titre le plus réussi de ce Future Ruins, grâce à un cantilène qui s’incruste dans le pavillon auditif pour ne plus en sortir. « The Lonely Crowd Fades In The Air » poursuivra le même registre pop sans se révéler, toutefois, aussi frappant. Plus loin, « Drone Lover » vrombira comme une pépite et le plus power pop « Spiked Flower » se révèle ra tout aussi attachant..


Le reste des morceaux peinera néanmoins à convaincre. La faute à une son monolithique et répétitif et une voix fragile qui manque de charisme pour transformer l’essai de ces brûlots sur la longueur « Golden Remedy » ou « Good Times Are So Hard To Follow , titre on ne peut plus ironique.

La même remarque pourra être également faite sur ce « Everybody’s Going Somewhere & No-One’s Going Anywhere » qui semble, lui, aussi, n’aller nulle part.

Jormis la nostalgie sympathique d’un son anachronique, il ne reste malheureusement pas grand-chose à se mettre sous la dent. Swervedriver auraient sans doute gagné à expérimenter davantage et à débrider leur créativité sur ce Future Ruins, quitte à l’éloigner des codes balisés d’un idiome qu’il a déjà bien longtemps exploré.

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29 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Dilly Dally: « Heaven »

Pas besoin de chercher très loin ces temps-ci pour réaliser que la scène indie rock se plaît à ressusciter le rock alternatif des années 90. Pendant que des groupes tels que Nothing renouent avec le shoegaze, d’autres sautent à pieds joints dans le grunge. C’est le cas de la formation torontoise Dilly Dally, qui nous livre son deuxième album, le très réussi Heaven, après le célébré Sore sorti en 2015.

Dilly Dally, c’est un peu un mélange entre l’énergie brute de Nirvana et un chant désespéré à la Kurt Cobain, avec un soupçon d’arrogance qui n’est pas sans rappeler les Pixies. Le groupe se plaît dans les rythmiques assez lentes qui laissent place aux variations d’intensité, entre des couplets souvent plus doux et des refrains où la voix de la guitariste Katie Monks se déchaîne en cris douloureux.

Pour Heaven, la formation a fait appel au réalisateur Rob Schnapf connu pour son travail sur plusieurs albums d’ Elliott Smith mais qui a aussi collaboré avec Beck et Guided By Voices. Bien sûr, la seule présence de Schnapf contribue à renforcer cette impression que Dilly Dally sort directement d’une autre décennie ; cela pourrait en agacer certains mais on sent qu’ici, la réalisation est au service du groupe, et non l’inverse, ce qui permet aux chansons d’Heaven d’éviter le piège d’une nostalgie trop calculée.

La voix de Monks occupe le centre de l’espace sonore et son timbre peut parfois évoquer Courtney Love (Hole) ou mêmeP.J . Harvey à ses débuts. Les guitares sont toutefois mieux définies laissant les mélodies émerger plus facilement du magma de cris et de distorsion. C’est ce qui permet à Dilly Dally de jouer sur les contrastes, alternant entre lumière et noirceur. C’est sans doute là ce qui distingue Heaven de son prédécesseur, qui sonnait davantage comme un coup de poing, alors que les nuances sont devenues plus riches malgré une uniformité au niveau des tempos.

Il serait présomptueux de qualifier Heaven d’album « féministe », mais il n’en demeure pas moins que plusieurs titres abordent l’importance de s’affirmer en tant qu’individu (sans suivre les stéréotypes de genre, un thème sous-jacent au texte de « Bad Biology »). « Believe in yourself ‘cause that’s all the matters », chante Monks sur le puissant « Believe », tandis que sur « Doom », elle nous invite à préserver notre différence en proclamant : « What’s inside you is sacred ». Le groupe ne craint pas non plus d’explorer ses zones d’ombre, comme sur « Sober Motel », qui aborde les problèmes de toxicomanie qui ont failli sonner le glas de la formation.

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31 octobre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire